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A ne pas confondre la LVF avec la Légion Etrangère

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A ne pas confondre la LVF avec la Légion Etrangère

Message par Admin le Mer 24 Mar - 8:24

ayant reçu des demandes de renseignements sur des <> je vous place cette Historique pour mieux comprendre la différence qu'il y a entre la LVF et la Légion Etrangère

638ème régiment d’infanterie français (appellation dans l’organigramme de la Heer, de la Légion des Volontaires Français contre le bolchevisme).

Le 22 juin 1941, très exactement le jour où l'attaque de l'Allemagne contre l'URSS a été annoncée, Jacques Doriot (1898-1945, croix de fer 1943), chef du PPF (Parti Populaire Français, le plus actif de tous les partis collaborationnistes français) lance l'idée d'une légion de volontaires Français pour aider à combattre l'armée rouge dans l’idée de la “Croisade contre le bolchevisme”.

Le 23 juin, un de ses concurrents politiques, Marcel Deat, rencontre Otto Abetz, ambassadeur du IIIème Reich en France, pour traiter du sujet. Abetz fait un rapport à Berlin et reçoit le 5 juillet le télégramme numéro 3555 du conseiller Ritter, confirmant l'approbation de von Ribbentrop.

Cette initiative coïncide avec la politique du Reich qui souhaite créer des unités de volontaires dans plusieurs pays européens. Ainsi, Berlin accepte "l’engagement de citoyens français dans la bataille contre l’Union Soviétique".

Mais il y a de nombreuses limitations à cette approbation : Recrutement limité à la zone occupée, nombre de recrues limitées à 15 000 (chiffre jamais atteint). Beaucoup pensent aujourd’hui que, en fait, Hitler ne voulait pas se trouver à devoir quelque chose au Français. Mais ceci est une interprétation à posteriori. Comme dans tout projet d’envergure, en temps de paix ou de guerre, il y a un coût, une budgétisation à programmer. La lenteur de la fourniture d’équipements appropriés à l’hiver Russe est un des éléments qui montre qu’il ne s’agit pas de recruter seulement des volontaires, mais il faut aussi subvenir à leurs nécessités d’instruction, de formation et de matériel..

Le 6 juillet, une réunion a lieu à l'ambassade allemande à Paris. Le 7, une deuxième réunion se tient à l'hôtel Majestic, QG de la Wehrmacht en France. Tous les chefs des groupes collaborationnistes français sont là : Doriot, Deat, Bucard, Costantini, Deloncle, Boissel, Clementi. Ce jour, un Comité central du LVF est créé avec tous les présents étant membres. Un centre de recrutement est créé et Abetz offre pour l’héberger les anciens bureaux de... l’Intourist, l'agence soviétique de tourisme, 12, rue Auber à Paris !

Immédiatement, la LVF est embarquée dans les concurrences politiques franco-françaises, chaque organisation collaborationniste essayant de diriger les opérations, espérant augmenter sa propre influence. Le MSR (Deat) et les PPF (Doriot) auront le plus de succès, en utilisant intensivement la propagande "de croisade Anti Bolchevik" à laquelle une partie de l'opinion française est réceptive. Cette “bataille politique” dont certains disent qu’elle a été active jusque sur le front est exagérée, ne serait-ce que pour entretenir un dilemme entre l’origine Sturmbrigade et LVF, quand l’on parle de la division Charlemagne. S’il est exact que ce phénomène ait existé foncièrement, s’est surtout focalisé sur la première année de création de la LVF. C’est aussi une façon de faire “couler de l’encre”. Il en est de même sur les options religieuses. En un mot, il y avait de tout partout.

Le 5 août 1941, la LVF est officiellement créé comme association privée. Fernand de Brinon, délégué du gouvernement de Vichy, accepte d'être président du comité de soutien auquel plusieurs personnes influentes adhéreront, comme le cardinal français Mgr Baudrillart.

Le fait que, a l’origine, la LVF ne soit "que" une Association privée a fait l’objet de nombreux commentaires négatifs. Il convient de remettre cela dans le contexte de l’époque : La France avait certes rompu ses relations diplomatiques avec l’URSS mais ne lui avait pas déclaré la guerre. Envoyer sur le front de l’Est des combattants sous uniforme français, donc uniforme d’un pays n’ayant pas déclaré la guerre à l’URSS, aurait exposé les volontaires faits prisonniers au traitement réservé aux francs-tireurs, a savoir le peloton d’exécution. Il est intéressant de constater que ce "léger" problème est fréquemment passe sous silence.

De juillet 1941 à juin 1944, 13 000 volontaires se présenteront, mais seulement environ la moitié d'entre eux seront acceptés par l'équipe de sélection composée de médecins militaires allemands. On a beaucoup dit que cette sélection était exagérée par les Allemands, anti-Français.
S’il y a eu certainement des francophobes, il faut noter surtout que la sélection médicale de l’armée allemande était avant-gardiste, et intransigeante notamment sur l’aspect buccal. La France avait encore de grands progrès à faire au niveau de l’hygiène buccale ou la correction oculaire. Ainsi, nos armées occidentales actuelles, sont à égalité dans ces domaines, en restant toujours aussi impitoyables.

La première unité a atteint Deba, base arrière de LVF en Pologne, en septembre 1941. Avec ces 2 500 volontaires, 2 bataillons et unités régimentaires sont créés. Le premier commandant de LVF est le colonel Roger Labonne (1881-1966), ancien commandant d'une unité coloniale française, le RICM. La LVF est enregistré par la Wehrmacht comme le Franzosischer Infanterie-Régiment 638.

Les volontaires doivent porter un uniforme allemand avec un écusson français bleu-blanc-rouge sur la manche droite. Le drapeau régimentaire est également bleu-blanc-rouge et les ordres sont donnés en français. Mais tous les volontaires doivent prêter un serment d’obéissance à Adolf Hitler (en tant que chef des Armées) et cela a créé au début et ponctuellement plusieurs problèmes.

Ainsi, il ne faut pas être devin pour imaginer que ceux qui avaient combattu en 39-40, ont du éprouver un sentiment douloureux. Surtout pour le premier contingent de volontaires de la LVF qui ne pensaient pas du tout être contraint à porter cet uniforme. Il est donc nécessaire de donner ici quelques explications.

Lorsque la “croisade contre le bolchevisme” prend sont essor dans la quasi-totalité des pays européens, toutes les démarches ou attitudes n’ont pas atteint leur apogée. En effet, certains pays déclareront la guerre à la Russie et pourront donc combattre en revêtant leur uniforme d’origine. Pour les Français, cela a été progressif et en quelque sorte inachevé. En effet, notre ambassadeur à été rappelé, les relations diplomatiques ont été rompues, mais sans ultimatum et donc aucune déclaration de guerre. Il faut rappeler que les premiers engagements se font en août 41, tout ceci est précipité et l’on manque de recul. Les premiers livrets d’information de recrutement ne précisent pas en effet que les volontaires porteront l’uniforme de l’ancien ennemi.

Par contre, lorsque le rythme de croisière a été atteint, les livrets suivants porteront, au Chapitre IV, la mention :



LE DRAPEAU DE LA L.V.F.
EST LE DRAPEAU TRICOLORE FRANÇAIS

Equipement – L’équipement et le matériel sont ceux de l’armée allemande. Il faut d’ailleurs souligner à ce sujet que les volontaires français ont été équipés avec les armes les plus perfectionnées qui existent actuellement et dont l’usage n’a toujours pas été généralisé même dans l’armée allemande.

Uniforme. – Chaque soldat a deux uniformes : l’uniforme kaki pour le service courant, et l’uniforme de combat qui est l’uniforme allemand comportant un écusson tricolore sur le bras droit. Il ne saurait en être autrement ; en effet, la France n’étant pas en guerre avec l’U.R.S.S., les volontaires seraient considérés comme francs-tireurs s’ils se battaient sous notre uniforme.

Par ailleurs, pour une raison ne serait-ce que d’efficacité optimale, peut-on imaginer des centaines de milliers d’hommes équipés différemment, avec des armes de calibres différents, des pièces détachées de véhicules et de matériels absolument pas polyvalents et interchangeables ?

Mgr Mayol De Lupe (1873-1975, croix de fer 1942), aumônier général de la LVF, a été fédérateur pour certains réticents au “vert de gris”, il célèbre une messe au matin du 5 octobre, jour de cette première prestation de serment.


Un message du Marechal Petain figure dans le livret de recrutement de la LVF :

"Le message de fidélité que vous m’adressez, en votre nom et au nom de vos amis, avant de monter en ligne, a aussi profondément touché en moi le soldat que le chef de l’Etat à la veille de vos prochains combats.

Je suis heureux de savoir que vous n’oubliez pas que vous détenez une part de notre honneur militaire. Il ne peut pas être de tâche plus utile à l’heure présente que de rendre à notre pays confiance dans sa propre vertu, mais de servir aussi la France d’une manière plus directe.

En participant à cette croisade dont l’Allemagne a pris la tête, acquérant ainsi et à juste titre la reconnaissance du monde en contribuant à écarter de nous le péril bolchevique, c’est votre pays que vous protégez ainsi en sauvant également l’espoir d’une Europe réconciliée.

Pour ces raisons, je vous souhaite bonne chance, dans l’accomplissement du devoir que vous avez choisi. Pour ma part, je vous suivrai dans vos épreuves de toute ma sollicitude, jusqu’au jour glorieux du retour dans votre patrie".

Comme souvent pour ce qui concerne cette dramatique période, ce message est cité dans de nombreux ouvrages historiques mais tronqué et hors contexte.

Les 2 bataillons quittent Deba les 28 et 30 octobre 41, le premier bataillon sous le commandement de capitaine Leclercq, puis du commandant de Planard, le second avec le commandant Girardeau. Ils atteignent Smolensk d'où ils prennent la route de Moscou le 6 novembre, marchant dans le terrible climat de l’hiver russe. L'équipement lourd est transporté avec de grandes difficultés dans des chariots à chevaux. Ce voyage est une tragédie : Les uniformes et l'équipement individuel ne sont pas adaptés pour les températures d'hiver, tempêtes de neige et pluies glaciales tombent, un tiers des hommes est affecté par la dysenterie. Avant d'atteindre la ligne de front, le LVF a perdu 400 hommes, malades ou perdus.

Ils ont par la suite atteint l'extrémité de l’avancée allemande, à 63 kilomètres de Moscou. Ayant été positionné à l’extrême pointe Est du front, il serait tentant d’imaginer que l’armée allemande ait voulu rendre un hommage guerrier aux Français, eu égard à leur Campagne de Russie…
Le régiment 638 est alors incorporé, tout d’abord, à la 7ème Division d'Infanterie du général von Gablenz Gablenz (ancienne division d’infanterie d’Adolf Hitler lors du Premier conflit mondial.).

Le 24 novembre 1941, les 4 pelotons du 1er bataillon se dirigent vers la ligne de front près du village de Djukovo. Le QG régimentaire atteint Golowkowo. La terre est gelée. Après plusieurs jours d’attentes dans des conditions épouvantables, l'ordre d'attaque est donné le 1er décembre dans une tempête de neige horrible, avec des températures qui ont baissé de 20 degrés durant la nuit, sans équipement d'hiver, sans l'appui de Panzers.

Du côté opposé, la trente-deuxième Division sibérienne, bien équipée, bien formée, est soutenue par de l'artillerie lourde.

Les Français morts et blessés jonchent le sol ; des armes automatiques sont bloquées par le gel. Au poste médical, le médecin capitaine Fleury lutte pour traiter tous les blessés, les malades et les hommes avec des membres gelés. Après une semaine, le 1er bataillon est presque disloqué et doit être remplacé. Les lieutenants Dupont et Tenaille, des commandants de pelotons réputés, ont été tués par le même obus d'artillerie, le capitaine Lacroix est grièvement blessé.

Plus au Nord, le deuxième bataillon est moins affligé par la bataille, mais autant par les conditions climatiques. Tandis que la 7ème division d'infanterie demeure sur la ligne de front, la totalité du régiment 638 est retiré les 6 et 9 décembre.

Il a perdu 65 morts, 120 blessés, plus de 300 malades ou avec les membres gelés.

Les rapports publiés par les inspecteurs militaires allemands ne sont pas tendres, comme cet extrait daté du 23 décembre 1941: "[…]
Les hommes font généralement preuve de bonne volonté mais manquent de formation militaire. Les sous-officiers sont bons en général mais ne peuvent pas vraiment être actifs, car leurs supérieurs sont inefficaces. Les officiers sont incapables et recrutés seulement selon des critères politiques […]"(oberstleutnant Reichet, commandant le Bureau Opérations de la 7ème Division d’Infanterie).

La forme de ces critiques a aussi marqué la “débâcle” française de 1940. Mais comme en 40 et plus tard, que ce soit au sein de la Première Armée ou en Poméranie, le soldat français fera preuve de ressaisissement dans les difficultés.

Alors tombe la conclusion :

"[…] La légion ne peut pas être engagée dans le combat. Une amélioration ne peut seulement être obtenue que par le renouvellement du corps des officier et une forte formation militaire. […]"
La retraite se fait dans des conditions vraiment horribles, les hommes ayant perdu confiance dans leurs officiers. La LVF est enlevée de la ligne de front et regroupée en Pologne pour y être complètement réorganisée et être formée, 1 500 recrues étant enlevées et renvoyées en la France, incluant la plupart des officiers.

Reconstruite avec l'arrivée de nouveaux volontaires, la LVF de 1942 sera plus dure, plus qualifiée et plus homogène. Son efficacité militaire sera basée sur un excellent groupe de sous-officiers. La LVF connaît à ce moment une véritable mutation.

Maintenant organisé en 3 bataillons d'environ 900 hommes chacun, la LVF sera engagée à l’arrière du front, combattant les partisans soviétiques. Type de combat très spécifique et particulier qu’est la guerre contre les partisans et la guerre de poste. Les Allemands qui n’avaient aucun expérience en ce domaine et n’excellaient pas de fait dans cette tactique de combat, ont su, à travers leurs critiques cinglantes mais justifiés, relever les réelles compétences militaires françaises. Ainsi, la gloire de la France sera relevée comme peuvent en témoigner les rapports et 1 citation à l’ordre de l’armée et 2 à l’ordre de la division :

LE GENERAL le 12 décembre 1941
Commandant
la 7ème Division d’Infanterie.

ORDRE DU JOUR
adressé à la Légion des Volontaires Français.

Dans les temps difficiles que traverse notre patrie, vous êtes venus vous joindre aux armées du Führer pour combattre l’ennemi de notre culture européenne : le bolchevisme. Venus très vite sur les lieux du combat par des marches longues et épuisantes, mis en ligne par un froid excessif auquel vous n’étiez pas habitué, vous êtes parvenus à atteindre les objectifs d’attaque qui vous étaient pour la première fois assignés, et cela en dépit d’une résistance farouche de l’adversaire ; vous avez ainsi fait preuve des plus belles qualités militaires.

L’héroïsme de vos camarades tués à l’ennemi et la magnifique tenue de ceux qui ont été blessés donnent une idée de la valeur dont vos pères ont rempli l’Histoire. C’est grâce à cet héritage que les vertus guerrières françaises ont pu se manifester à nouveau.

Je connais les grandes difficultés que chaque nouvelle troupe nouvellement formée doit vaincre et combien les vôtres ont été accrues dans ce premier combat, coude à coude avec vos camarades allemands, par des difficultés linguistiques et tactiques qui disparaîtront rapidement, grâce à la volonté qui nous anime et à la grande et sincère camaraderie qui règne entre nous.

Soyez toujours conscients que vous êtes les combattants de l’Europe nouvelle et de la renaissance de votre glorieuse patrie. La nation française, et son vénéré chef le maréchal PETAIN, suivent avec attention et confiance vos combats et vos faits d’armes.

Pour nous, soldats allemands, nous considèrerons toujours comme un honneur et comme la garantie des temps nouveaux d’avoir scellé notre fraternité d’armes en versant notre sang en commun sur les champs de bataille.

En tant que général commandant votre Division, je vous exprime ma reconnaissance et ma haute satisfaction de votre bravoure.

Vive notre guide dans le combat contre le bolchevisme : Adolf HITLER ! Vive une France heureuse dans une Europe unie !

Freiherr von GABLENZ,
Generalleutnant.

(Cet ordre du jour comportait l’attribution de 200 citations et de 40 Croix de Fer au bataillon, qui seront remises le 3 mars 1942 au camp de Kruzsyna.)

LE COMMANDANT DE LA 7ème DIVISION
Sur le front, le 16 décembre 1941.

"Cher Monsieur le colonel,

Je regrette bien vivement de n’avoir pu prendre personnellement congé de vous, en raison de mon départ précipité.

Qu’il me soit donc permis de le faire par la présente.

J’aurais été très heureux de pouvoir vous saluer en même temps que votre Légion, qui a lutté dans les rangs de ma division contre un ennemi commun : le Bolchevisme.

Sous votre commandement éprouvé, et malgré les grandes difficultés que nous connaissons bien tous deux, la Légion s’est battu bravement. Dans son baptême du feu, elle a versé son sang et s’est ainsi lié à la camaraderie exigée pour bâtir une Europe nouvelle et heureuse.

Vous me permettrez, cher Monsieur le colonel, de vous exprimer mes remerciements profonds pour votre commandement et votre collaboration amicale. Mes vœux les meilleurs vous accompagneront, ainsi que votre troupe.

Je souhaite que, dans cette guerre, la chance vous favorise toujours, ainsi que vos braves soldats, et que de nombreux succès et l’honneur vous soient rendus pour la gloire de votre Patrie.

Je tiens à vous assurer que ma joie serait grande si nos chemins venaient à se croiser à nouveau ultérieurement. J’espère que vous pourrez rester le plus longtemps possible auprès de ma chère Division et cela à votre entière satisfaction.

Je vous salue, ainsi que Messieurs vos Officiers, vos Sous-Officiers et Soldats, en vous priant de bien vouloir croire à l’expression de ma considération parfaite, ainsi qu’à mes sentiments de camaraderie".


Signé : Votre général
von GABLENZ.


Là, la LVF s'appliquera avec quelques succès des méthodes provenant de l'armée coloniale française dont les savoir-faire et savoir-être seront efficaces et appréciés. La LVF qui se forme et s’instruit à partir de 1942, fera réparation aux appréciations cinglantes mais justifiées de l’hiver 1941.

Le Commandant général de Troupes de Sécurité dans le Secteur Central Ia
P.C. le 16 février 1943 à la 221ème Division de Sécurité.

Depuis des semaines, la Division a dû mener de durs combats pour l’anéantissement de bandes ennemies dans la partie Nord-Est du secteur de la Division (Opérations “Ankara I” et “Ankara II”) puis participer aussitôt après à l’opération “Klette II” pour détruire les bandes ennemies dans la forêt de Mamajevka.

L’accomplissement de ces missions n’a pas été simple, parce que, d’une part, le Commandement ne disposait pas de forces suffisantes et que, d’autre part, le terrain offrait à l’adversaire de bonnes possibilités de s’y cacher.

Grâce à de minutieux préparatifs et à une conduite systématique du combat, la Division et parvenue à encercler des forces ennemies supérieures en terrain particulièrement difficile et à les détruire ou à les disperser.

Au cours de ces semaines de combats, officiers, sous-officiers et soldats ont fait preuve de l’ardeur au combat et se sont magnifiquement tenus.

J’ai le plaisir de noter dans le compte-rendu de la Division que le IIIème bataillon du régiment français 638 ainsi que le Bataillon de l’Est 604 combattant côte à côte avec leurs camarades allemands, se sont également distingués.

Si un anéantissement absolu des bandes n’a pas été possible, une dispersion des groupes ennemis a pu cependant être obtenue. On a fait un butin considérable et de nombreux cantonnements d’hiver ou blockhaus ont été détruits.

J’exprime ma reconnaissance particulière à la Division pour son commandement remarquable et l’exécution de l’opération et la prie de bien vouloir transmettre mes remerciements et ma reconnaissance à tous les officiers, sous-officiers et soldats qui y ont participé.


Le Commandant Général :
von SCHENKENDORFF
General der Infanterie.

Un nouveau commandant est nommé en juin 1943 : Le colonel Edgar Puaud (1889-1945, croix de fer de 1ère et 2ème classe, 44-45), ancien officier de la Légion Etrangère, qui est nommé général de brigade. Nous le retrouverons, encore, à la tête de la brigade française de Waffen-SS puis, plus tard, de la Division de Waffen-SS Charlemagne.

C’est en 1943 qu’interviendra une modification importante dans le statut de la LVF : Il y eut un premier drapeau remis à la LVF en 1941, mais il ne correspondait pas au cahier des charges d'un réel emblème militaire, étant donné qu'il s'agissait d'une association privée. Mais en février 43, la LVF devient d'Utilité Publique, avec un certains nombre d'adaptation au niveau des pensions diverses, de l'homologation des grades au niveau militaire, des décorations, etc. C'est donc un nouveau drapeau aux normes militaires qui est remis le 27 août 43, lors d'une cérémonie officielle aux Invalides, aux représentants de la LVF. Ce drapeau devait servir de référence aux drapeaux de la future armée française telle que l’état Français rêvait de la bâtir.

A partir de juillet 42 jusqu’en décembre 43, le 1er bataillon (commandant Lacroix, capitaine Poisson, commandant Simoni) est engagé à Borissov, Smolensk, Sitsch, Kotovo où 150 Légionnaires résistent à 1 000 partisans soviétiques le 22 mai 43, et a Murovo.

Le 2ème bataillon (commandant Tramu) sera constitué seulement en novembre 1943. Ses compagnies opèrent autour de Micheïkovo.

Le 3ème bataillon (Capitaine Demessine, commandant Pane) participe en juin 1943 à l'opération de Kolmi. Après de durs combats contre les partisans soviétiques dans la forêt de Briansk, le bataillon est envoyé dans la région de Mohilev pour combattre les partisans jusqu'en février 1944. C'est là que le commandant Panné, généralement considéré comme le meilleur officier de la LVF, est tué à son poste de commandement.

L'un des témoins de la mort du commandant Panné (le Légionnaire Grenier) a survécu et nous apporte ce témoignage :
"Le vendredi 18 février 1944, je me trouvais dans un village du nom de Suscha. Je crois me souvenir qu'il se situe dans le secteur de Mohilev. J’étais installé dans un poste de combat avec ma mitrailleuse, à une des entrées et en surplomb du village. Tout était calme, les compagnies du IIIéme bataillon étaient d'ailleurs en repos dans le secteur. Nos éléments allaient et venaient a proximité même du village. Soudain, j’aperçu un traîneau qui sortait des lisières d'un bois à quelques centaines de mètres. Il transportait du personnel vêtu de l'identique survêtement blanc que nous portions en cette saison.
Nous pensons dans notre poste qu'il s'agit d'une patrouille de retour de mission. Au même moment, le commandant Panné et quelques autres cadres se trouvaient devant une isba et à découvert. Ils entraient ou sortaient d’un bagniou en contrebas. Le bagniou était une isba qui faisait fonction de sauna. Des pierres brûlantes étaient arrosées d’eau et dégageaient une importante vapeur. Le fameux traîneau remontait les abords de Suscha et surprise totale, les occupants devaient lâcher quelques rafales, atteignant le commandant Panné. Je me jetais sur ma M.G ripostant d'un long tir soutenu, mais l’équipage avait déjà rejoint les lisières. Je compris notre méprise. La témérité de ces partisans avait été fatale, notre commandant de bataillon devait succomber à ses blessures.
Nos unités spéciales, comme les sections de chasse, pratiquaient aussi avec succès ce genre d'incursion. Les hommes devaient avoir du cran, car ils pouvaient investir en peu de temps un village de partisans à un ou deux traîneaux tout en rafalant aux armes automatiques et en lançant des grenades.
Ces traîneaux qui nous servaient souvent de moyens de transports étaient nommes araba. Une araba hippomobile pouvaient être sur roues ou sur skis. Toutes les pièces étaient en bois et chacune d’elles pouvait être remplacée et taillée sur place."

Ceux qui sont revenus vivants du front de l’Est se féliciteront tous de l'attitude des soldats allemands. Ecoutons-les :

"Un soldat allemand pèse 5 ou 6 russes. Les Soviétiques ne peuvent gagner que quand ils ont une énorme supériorité numérique".

François Gaucher, 30 mars 1944.
"Nous étions tous des camarades. Ceux qui étaient là vivaient et agissaient seulement en fonction de la vie et de l'action de leur unité. Un général de la Wehrmacht pouvait manger à côté d'un caporal la même ration qu'il a juste obtenue de la même Schwester avec le même sourire et le même "Bon appétit".

Eric Labat dans "Les places étaient chères ", Paris, 1969.



OBERKOMMANDO DER WEHRMACHT
HAUT COMMANDEMENT DES FORCES ARMEES
27 février 1944.

COMMUNIQUE

Dans les régions de l’arrière du secteur central, des troupes de sécurité opérant avec la Légion des Volontaires Français ont dispersé de fortes bandes bolcheviques, leur infligeant des pertes sanglantes et capturant un important butin.
Quarante trois camps de partisans, avec plus de mille blockhaus et des bases de ravitaillement ont été détruits.
A cette citation du communiqué s’ajoute les félicitations du commandant en chef de la IVème Armée :

FELICITATIONS DU COMMANDANT EN CHEF
DE LA IVEME ARMEE

Je félicite le régiment français 638 et en particulier son chef éprouvé et chevaleresque, le colonel PUAUD, pour la citation dans le communiqué de la Wehrmacht de ce jour, par laquelle les actions de cette troupe courageuse, dans les durs combats des dernières semaines, ont trouvé une si juste appréciation.

En fidèle fraternité d’armes, toujours, dans la lutte pour la préservation de l’Europe et de sa culture, contre le bolchevisme asiatique.


Gotthard HEINRICI
Generaloberst.


Au printemps 1944, la rupture du front Est central fournira a la LVF l’occasion de confirmer que le courage, la bravoure, la gloire et l’abnégation du soldat français ont été une réalité, quelque fut l’uniforme, durant ces cinq années de guerre.

Le 22 juin 1944, le front allemand est terriblement affaibli par l'assaut de 196 divisions soviétiques. Tandis que la Wehrmacht retraite partout, un bataillon de LVF, formé en Kampfgruppe, est envoyé pour couper la route Moscou-Minsk devant Borrisov, près de la Beresina.

Commande par le commandant Bridoux, fils du ministre de guerre de Vichy, le Kampfgruppe se compose de 400 hommes, tous les vétérans.
Mgr Mayol de Luppe, 71 ans, est avec eux !

Leurs positions sont équipées des mitrailleuses MG42, de canon anti chars de 37 et de quelques rares chars Tigre.

A l'aube du 22 juin, l'armée rouge lance une importante offensive d'infanterie, soutenue par des chars. La bataille durera jusqu’à la nuit du 23. Les Soviétiques ne sont pas passés. Puis La LVF a retraité, à cours de munitions et risquant un débordement de part et d’autre, maintenant inévitable avant l’encerclement. 41 morts, 24 sont blessés mais, de l’autre côté, plusieurs centaines de morts et environ de 40 chars détruits.
Cet acte de combat aurait certainement fait l’objet d’une citation, qui n’a pas été attribuée aussi du fait des préparatifs la mutation de la LVF dans la Waffen-SS.

Djukowo 1941-1942 et Bérésina 1942-1943, figureront seules sur le drapeau de la LVF, décoré par ailleurs de la Croix de Guerre Légionnaire avec trois citations.)

2 semaines plus tard, épuisés et mourants de faim, les survivants sont recueillis au camp de Greifenberg, en Poméranie, qui est le dépôt de la LVF. Les Légionnaires découvrent là leurs camarades volontaires français dans la Waffen-SS. C’est la fin de l'histoire de la LVF, tous les Légionnaires étant incorporés dans la brigade française de la Waffen-SS, seuls les officiers, de part leur état, auront éventuellement le choix.
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Re: A ne pas confondre la LVF avec la Légion Etrangère

Message par olivier le Mer 24 Mar - 19:21

MERCI Daniel
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Re: A ne pas confondre la LVF avec la Légion Etrangère

Message par Invité le Jeu 25 Mar - 5:54

merci Daniel

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Re: A ne pas confondre la LVF avec la Légion Etrangère

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