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Les Espagnols dans les Maquis Français

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Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Invité le Ven 30 Avr - 14:35

voilà un sujet que je m'engage à dévolopper si ça vous interesse, de façon à faire une petite contribution en échange de tout ce que je reçois sur ce site!
Contexte: 1931, le grand-père de Mr Juan Carlos Alfonso Víctor María de Borbón y Borbón-Dos Sicilias, quitte le pays : on était un pays arriéré avec des systèmes productifs qui n'avaient pas evolué dépuis 1812. Mécontentement des grands propriétaires, pas d'appui des militaires, perte des colonies de 1898 etc.
Le coeur du schmilblick: "La reforma agraria" : La récente république de 1931 essaie de mettre en place de mesures visant l'amélioration du systeme productif, notammment dans les milieux ruraux. Chez moi, par exemple, en Extremadure, le département de Badajoz (Le plus vaste de l'Espagne) la proprieté de la terre n'appartenait qu' à une petite douzaine de personnes appartenant aux Grands d' Espagne. Ils étaient les proprietaires, pas que de la terre, mais aussi des animaux à quatre ou à deux pattes (Pas questión de faire des differences, le droit de cuissage c'etait chez nous, un droit plus ou moins légal même dans les années 60).
1934, les mesures mises en place par le gouvernement afin de renverser ce panorama en ce qui concerne les délais, sont loin d'être respectées par les partis de gauche. Ils n'ont pas vu la convenance de rester du côté légalemant établi dans le cadre de la Loi de Réforme Agraire, ils perdent la patience et le calme pour s'embarquer dans un voyage en dehors la légalité. Malheureusement nos champs vont, très vite, voir défiler des politiciens venus de loin à la recherche de voix afin d'avoir une place au parlement (Nelken, Elorza), d'autres sont issus de chez nous (de Pablos, Martinez Cartón) Les tentacules de la pieuvre Staline veulent faire de cette très pauvre Espagne une République Socialiste Populaire.
Le résultat:Un coup d'état en 1934 bien documenté d'un point de vue des archives, et nié honteusement par une partie des "chercheurs d'os" actuellement. Revenons au sujet: Les paysans prennent, envahissent les proprietés des autres. C'est pas légal. Le gouvernement va mettre en place des mesures qui d'une part vont être conséquentes et cohérentes avec la Loi de Réforme Agraire et d'autre part vont respecter les protestations des propriétaires devant la politique illégale développée par les Syndicats de la Terre (notamment CNTT), incarnée dans la realité par l'invasion des terroirs. De l'autre côté on va entendre des mots du genre." Répresión". Cet épisode est connu comme "La Revolución de 1934". Il ne faut pas se tromper: 27 mesures pour faire régner cette révolution sont sorties du Kremlin, des militaires engagés dans le soulèvement, des "Tchecas" toutes prêtes à recevoir des locataires réactionnaires et oposants à la politique du "padrecito Stalin"

Desolés Messieurs dames, le loboloco, n'a pas bien mesuré son temps.
je suis obligé d'arrêter ici ma proposition. Je me permets de vous menacer avec la suite : Coup d'état de 36 par les socialistes et coup d'état des fascistes en 07-1936.


....à suivre

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par olivier le Ven 30 Avr - 17:01

intérressant et inconnus pour moi
merci
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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Invité le Ven 30 Avr - 19:03

Gracias Senor loco

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par lobloco le Ven 30 Avr - 22:02

Nous voilà de retour.
On était en 1934: Le PSOE n'a pas eu de répresentation au gouvernement, la grève éclate partout dans le pays et notamment dans les grands départements féodaux du sud (Andalousie et Extremadure) et dans les Asturies (où un certain Francisco Franco sera chargé par le gouvernement republicain de "remettre les choses dans l'ordre") La liste de ces 27 points (En verité ,73) conseillait vivement le soulèvement des paysans, mineurs, ouvriers et des militaires aussi.
Après l'échec, les prisons vont bien se remplir de.. dirigeants? Pas du tout. Des paysans et quelques maires de petits villages.

1936. On était dèjà en guerre
: On trouvera pas mal de noms de ces dirigeants dans le cadre d'un nouvel ordre qui devrait être etabli après un deuxieme coup d'état, qui n'aura jamais lieu (premiers mois de 36. Je vais essayer de mettre les documents on line, demandez-les moi si la qualité des images n'est pas bonne) Encore une fois les partis de gauche s'affrontent les uns les autres. La jeune republique est faible, ses ennemis vont voir cette faiblesse. Cette fois un vrai coup d'état assomme tout espoir de progrés et de justice sociale.
Village après village, de Seville à Badajoz suivant la route N-630 , 1% de la population sera fusillée. La panique s'installe: Tous ces paysans échappés des raffles de 34, dont les noms étaient inscrits sur les listes des syndicats déposées dans les mairies, seront les premiers oubliés dans les "fosas comunes".
L'exode: "Rusés comme des coyotes" des mineurs de Huelva, des paysans de Badajoz, des syndicalistes ouvriers, constituent les premiers groupes de Guerrilleros et en 1937, avec l'aide internationale (URSS, BBII) on parle déjà des Comandos integrés dans les BBMM, des Forces Spéciales, et notamment du légendaire XIV Cuerpo de Ejercito (Guerrillero, dont un grand nombre d'officiers et d'hommes de troupe rescapés de la défaite de 02-1939, reprendront en France le nom de XIV Cuerpo de Guerrilleros)
Vous connaissez la suite bien mieux que moi: Les Régiments Ficelle, les CTE, le Camp des Espagnols en Autriche.....

Quelle a été leur sort aprés 05-05-1945?

Comment peut on rapatrier un apatride?

Voilà grosso modo la proposition de débat, et si ça interesse quelqu'un, on ouvre un lien plus serieux.






.....De todas las historias de la Historia
la más triste sin duda es la de España
porque termina mal. Como si el hombre,
harto ya de luchar con sus demonios,
decidiese encargarles el gobierno
y la administración de su pobreza.

Nuestra famosa inmemorial pobreza
cuyo origen se pierde en las historias
que dicen que no es culpa del gobierno,
sino terrible maldición de España,
triste precio pagado a los demonios
con hambre y con trabajo de sus hombres.

A menudo he pensado en esos hombres,
a menudo he pensado en la pobreza
de este país de todos los demonios.
Y a menudo he pensado en otra historia
distinta y menos simple, en otra España
en donde sí que importa un mal gobierno.

De todas las historias de la Historia
la más triste sin duda es la de España
porque termina mal. Como si el hombre,
harto ya de luchar con sus demonios,
decidiese encargarles el gobierno
y la administración de su pobreza.

Nuestra famosa inmemorial pobreza
cuyo origen se pierde en las historias
que dicen que no es culpa del gobierno,
sino terrible maldición de España,
triste precio pagado a los demonios
con hambre y con trabajo de sus hombres.

A menudo he pensado en esos hombres,
a menudo he pensado en la pobreza
de este país de todos los demonios.
Y a menudo he pensado en otra historia
distinta y menos simple, en otra España
en donde sí que importa un mal gobierno....

(
Apología y petición, Gil de Biedma 1961-62), dans la voix de Paco Ibañez les paroles dévienent plus comprensibles) http://www.fronterad.com/?q=node/876

lobloco
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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Admin le Dim 2 Mai - 6:24

merci pour la génèse de ces Maquis et voici en complément ce que Martha Gellhorn a dressé comme bilan de la contribution du maquis espagnol à la Résistance intérieure française en écrivant dans The Undefeated (1945) :

« Au cours de l'occupation allemande en France, le maquis espagnol a conduit plus de quatre cents sabotages de voie ferrée, détruit cinquante huit locomotives, dynamité trente cinq ponts ferroviaires, coupé cent cinquante lignes téléphoniques, attaqué vingt usines, en en détruisant certaines complètement, et saboté cinquante mines de charbon. Ils ont fait prisonniers plusieurs milliers d'allemands et – c'est presque un miracle au vu de leur armement – ils ont capturé trois tanks. Dans le sud-ouest de la France où aucune armée alliée n'a combattu, ils ont libéré plus de soixante-dix villes. »
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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Invité le Dim 2 Mai - 7:41

Un Sacré bilan merci a vous deux

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Invité le Dim 2 Mai - 15:20

Merci aux maquisards espagnols qui contribué à la libération de notre pays.
Merci à vous deux de le rappeler.

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Invité le Mar 4 Mai - 12:39

Demain, dans Paris, à ne pas rater:


Viejos enemigos, un
nuevo campo de batalla.


Programa:
MIÉRCOLES 5 DE MAYO DE 2010 Colegio de
España (CiUP) 7e bd Jourdan, Paris 14e



17.00
Bienvenida – Accueil

Javier de Lucas (Director Colegio de
España -CISP-) y Enrique Camacho (Director Instituto Cervantes Paris)
Presidente de sesión : Diego Gaspar (Dep. HMYC-UNIZAR, EHESS-Paris)

17.15
Josefina Cuesta (Universidad de Salamanca) “Memorias de la guerra de
España y del fascismo en la prensa española y europea”
.

18.00
Geneviève Dreyfus-Armand. (Historienne, ex directrice de la BDIC et du
MHC, Paris) “Des camps d’internement à la Résistance en France :diversité
des engagements”.



19.00 Receso – Pause

19.15
Bruno Vargas (CNRS-FRAMESPA Université Jean-François Champollion)
“José Antonio Alonso Alcalde « Comandant Robert »:itinéraire
d’un guérillero espagnol dans la France de Vichy”.




20.00
Benito Bermejo (Historiador, Madrid) “Deportación de los españoles a
los campos nazis. 1940-1945”


JUEVES 6 DE
MAYO DE 2010
Instituto Cervantes. 7 Rue
Quentin Bauchart, Paris 8e

17.00
Bienvenida – Accueil
Presidente de sesión-
Présidente de séance: Geneviève Dreyfus-Armand

17.05
Robert Coale (Département d'études hispaniques et hispano-américaines.
Université Paris 8 - Vincennes - St Denis) “Clichés republicanos: Robert
Capa y los españoles antifascistas, 1942-1944”


18.00
Stéphane Longuet (Service Historique de la Défense, Université
Versailles Saint Quentin) “L'histoire de l'engagement des Espagnols à
travers les 600 000 dossiers individuels de résistants du Service
Historique de la Défense. ”


19.00 Receso -
Pause
19.15 Christine Levisse-Touzé
(Mémorial du Maréchal Leclerc de Hauteclocque et de La Libération de
Paris et du Musée Jean Moulin de la Ville de Paris – Université
Montpellier) "Les espagnols dans la division Leclerc"


20.00
Mesa redonda - Table ronde. Coordinada por Ana María Pedrerol
(Biblioteca Colegio de España)



______________________________________________________________________

D'une
autre parte:
Merci, Chef, de ton invitación à fairer développer le
schimiblic "de républicaines espagnol à maquis en France" C'est très
tentant et avec les contribution des fidels on va ouvrir un post. Je ne
suis pas sur de pouvoir l'enrechir car je viens juste de mettre mon nez
au-delà de la frontière. Mon engagement initial concernait la periode
avant 02-1939.
En tout cas, c'est un plaisir de povoir "posser mon
sac parmi vous"
Merci à tous

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par olivier le Mer 5 Mai - 10:47

info trouvée sur 700 ANS DE REVOLTE OCCITANES par Gérard de SéDE
JE CITE....
Aprés la débacle de 40,les républlicains espagnols,avaient mis sur pieds dans le sud(OCCITANIE dans le livre) une organisation clandestine forte de 12000 hommes répart en brigade dans 15 départements méridionaux commandés par Jésus RIOS tué au combat en 44 en Ariége puis par Luis FERNANDEZ
Ils ont jouée un role important dans la libération des département de
l'Ariége,l'Aude, le lot, la H Garonne,l'Hérault ete Gard
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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Admin le Jeu 6 Mai - 3:52

Les dix mille Espagnols engagés dans la Légion Etrangère en 1939 rejoignent les forces de la France Libre au moment de la défaite. A ce titre, ils intègrent la Deuxième Division du Général Leclerc. La 9eme compagnie du 3eme bataillon réunit d’ailleurs une majorité de Castillans, d’Aragonais, de Basques. On y parle essentiellement la langue du pays. Ce pays qu’il a fallu abandonner au moment de la victoire franquiste et que l’on voudrait retrouver, une fois la guerre achevée.

Les vaincus de 1939 accomplissent le parcours d’une véritable odyssée. Envoyés combattre les Allemands et les Italiens dans les sables nord africains, ils participent aux grandes campagnes méditerranéennes des Alliés : ceux qui ont survécu aux débarquements de Sicile, de Corse ou de Provence marchent sur Paris. Le jour de la libération, plusieurs chars alliés arborent sur leurs tourelles des noms évocateurs : « Guadalajara », « Madrid », « Guernica »….Un hommage rendu aux volontaires arrivés par delà les Pyrénées. Un moyen de rappeler à la foule venue acclamer les défilés militaires la détresse d’un peuple entier, de l’autre côté de la frontière. Si la capitale doit beaucoup aux soldats espagnols (Ils sont environ un millier à affronter les dernières garnisons allemandes sur le pavé parisien), d’autres villes de province (en particulier le Sud Ouest) leur sont tout autant redevables : à Toulouse, Perpignan, Dax, Arles, l’aide qu’ils fournissent aux Français accélèrent le départ de la Wehrmacht.
mais il y eu aussi des resistants :
En Juin 1940, les Espagnols mobilisés par les Nazis pour l’exploitation des mines d’Aubin et de Cransac, dans l’Aveyron, ralentissent les opérations d’extraction du charbon. Les ouvriers dissimulent leurs outils et réduisent les volumes de la production. Certains récupèrent discrètement les caisses de dynamites utilisées pour le percement des galeries et les transmettent aux premiers maquis de la région. A Carjac, dans le Lot, une poignée de républicains envoyés sur les chantiers d’un barrage s’empare des explosifs nécessaires aux travaux. Les mineurs poursuivent leurs actions les mois suivants : en Septembre 1943, ils font sauter le chevalet d’un puits de forage à Decazeville et incendient deux entrepôts de matériel. En Octobre, un autre attentat endommage la centrale électrique de Viviez.

Les républicains espagnols intègrent les rangs FTP et participent à plusieurs coups de mains prévus par les cadres de l’organisation. Bien que minoritaires parmi leurs compagnons de lutte (Sauf en Bretagne où ils disposent d’une implantation plus solide qu’ailleurs), les vaincus de la guerre civile déploient beaucoup d’énergie. Quelques uns obtiennent à l’occasion des postes clés du réseau ou accomplissent des missions essentielles : transmissions d’informations, coordination des différents groupes d’action….

A Bordeaux, ils commettent une série d’attentats sur les officiers allemands isolés ou les infrastructures de la Wehrmacht. Dans le quartier de la gare Saint- Jean, ils détruisent des convois ferroviaires à destination du Reich puis endommagent la ligne Bordeaux- Bayonne. Rue Sainte- Catherine, Place des Quinconces, des charges explosives visent les bureaux administratifs de la Kommandantur. A Mont de Marsan, une centrale électrique subit l’attaque de maquisards. Ailleurs, on tente de perturber les communications ennemies par les coupures successives de câbles téléphoniques.

En Bretagne, l’implication des Espagnols dans le combat est particulièrement marquée (Les Allemands ont déporté sur les littoraux de l’Atlantique les anciennes compagnies de travailleurs étrangers. Des centaines d’exilés républicains participent aux constructions des fortifications côtières. Beaucoup rejoignent la lutte clandestine à ses débuts). Les actions se multiplient à Lorient, Saint- Nazaire, en divers points du Morbihan et du Finistère. Elles gênent surtout les liaisons de la Wehrmacht et de la Kriegsmarine.

Les témoignages précisent que les rescapés de Madrid, de Barcelone agissent également en région parisienne où certains intègrent la 2eme section espagnole des FTP- MOI. Un ancien maquisard évoque sa participation à des opérations conduites en banlieue et dans la capitale : attaque d’un détachement militaire ennemi à Issy-Les-Moulineaux et rue de Vaugirard, manifestation de protestation devant les usines de Boulogne- Billancourt, explosion d’une bombe au passage d’un groupe de la milice du PPF….


et pour conclure Beaucoup des vaincus de 1939 ne sont jamais rentrés chez eux. Soixante ans après les faits, ceux qui ont combattu l’ennemi nazi attendent toujours la reconnaissance d’une nation sauvée avec leur concours. Une reconnaissance qui permettrait de rappeler que Paris fût aussi libéré par un millier de Castillans, d’Aragonais ou de Basques. Une reconnaissance nécessaire au souvenir parfois occulté des 60000 maquisards espagnols engagés auprès de leurs compagnons français.
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Agrupació de Guerrilleros Españoles (AGE)

Message par Invité le Ven 7 Mai - 20:18

Le document que, humblement, je vous présente, me semble très intéressant car c'est un recueil des informations tenues par le Servicio de Inteligencia Militar de Franco en 1953 concernant les maquis en France, son réseau, ses activités et sur tout parceque
nous pressente l’importance de L’Organisation. La guerre d’Espagne fut une Guerre Idéologique où l’organisation était essentielle pour la survie dans la lutte de Guerrillas. Les espagnols rouges, dès leur arrivée aux camps du sud, mettent en place leurs réseaux et créent une Organisation Politico Militaire Clandestine. C’est aussi une forte organisation qui va devenir essentielle pour garantir la survie à Mauthausen.

Source :Tomás Cossias, La lucha contra el maquis en España, Editora Navcional. Madrid, 1956

La Agrupación de Guerrilleros Españoles (AGE).
Au printemps 1941 ils avaient déjà fait de nombreux petits sabotages avant d’intégrer, à l’été 41, les Unités des FFI .

Revenant à l’importance de l’Organisation, trois des plus précieux militants du PCE, Francisco Antón,Vicente Uribe et Antonio Mije, reçoivent du Comité Central du PC l’ordre de quitter la France devant la présence des allemands dans le sud. La Délégation du Comité reste á la charge du dit « Mariano » pour qui l’organisation politique doit être la base pour toute activité guerrillera. Pas d’activité militaire sans organisation politique.
L’efficacité de ces unités de Guerrilleros sous le commandement politique de « Mariano » est dûment reconnue par tous : Equivalence de grades, même salaire (800 fr. pour un simple guerrillero)

Mariano était le Secrétaire Général.
« Jimeno », Secrétaire d’organisation, « Marie la Gorda », Secrétaire
d’Agitation et Propagande, et des adjoints de la « Unión Nacional » (créée en septembre 1941 et qui regroupe toutes les forces antifranquistes espagnoles sous le contrôle des communistes) et finalement la Délégation de « Mariano » qui comptait aussi avec le Secrétaire Général de las Juventudes Socialistas Unificadas( JSU), un/une tel « Raquel ou Rebeca ».
Concernant l’appareil militaire, la AGE :
Evaristo Luis Fernández, chef ;
Delgado et Instructeur Politique, Juán Blázquez Arroyo ;
De son côté, la JSU comptait avec Ramón « El Chato », Secretario de Organización; “Pepito”,Agitación y Propaganda; et Miguel Ortiz pour les affaires de la Unión Nacional.

Toute cette organisation s’éparpille en trois zones:
I.- Hautes et Basses-Pyrénées plus le Gers, contrôlé par Julio Mera (neveu du célèbre Cipriano Mera).
II.- Haute-Garonne, Ariège et Pyrénées Orientales, sous le commandement de Agustín
Cortés.
III.- Tarn, Héraultet Aude, « Aguado », plus tard Chef des Renseignements de l’ Etat-Major de la AGE.

Dans chacune d’elles, dans cette période (jusqu’en mars 44) la AGE était composée, non pas de Divisiones, mais de Brigadas portant le nom du département :
Hautes-Pyrénées :
Chef, Cristino García Granda ;
Manuel Castro, Chef du 1er. bataillon et Pablo Vaca II éme. Bon. (Arreau)

Basses-Pyrénées :
José Vitini Flores et « Vallador » : comme Chefs ;
« Crespo »,Instructeur Politique du Parti (Pc) et Jesús López dit « el Gafas » comme représentant de la JSU.

Gers :
« Camilo » (unijambiste depuis la Guerre d’Espagne), Vargas et Rianco chefs de bataillon.

Haute-Garonne : Acevedo, Brigade Especiale. Plus tard, la Brigade de Toulouse
deviendrait l’ État-Major de la AGE.

Ariège :
Royo. 3 bataillons : Anastasio Serrano Rodríguez « Capitán », « Alfonso » et « El Tanque ». Instructeur de la JSU, Sebastián “El Peque”.

Pyrénées-Orientales :
« Medrano », Chef ;
Instructeur du PC, « Miguel Angel » et de la JSU, José Tomás Pianes « Tomasín ».

Aude :
Angel Fuertes Vidosa « Antonio » ;
Instructeur du PC, Antonio Medina “El Canario”. Trois bataillons : Molina, Soriano et Antonio Gil.

De cette période on retiendra la lutte entre le PCE et les JSU pour le contrôle politique des Brigades,et l’inexistence d’un véritable Etat-Major unifiant les efforts. Cependant, les brigades ont réussi de nombreux coups notamment entre le printemps 42 et le printemps 44, avant le Débarquement de Normandie. (Empêcher toute sorte de communication et déplacement des forces allemandes, faire exploser ou voler du matériel dans des usines et les entrepôts d’armement, représailles contre les collaborationnistes et les milices de Pétain,…)

Ils recevaient un appui de la plus part des français et plus tard même de la Gendarmerie et de la propre Milice Pétainiste. Ils ne se servaient pas que des nouvelles armes mais aussi des nouveaux explosifs : Tol et plastique (si vous me permettez un commentaire personnel, je vous transmet le témoignage d’un ancien de la Banlieue Rouge (Bègles, 2000) « On faisait, aussi, dérailler des trains comme en Espagne, à l’aide d’une corne de vache »).

Revenant aux actes de représailles contre l’envahisseur, voilà quelques actions que la
source franquiste consultée(Tomás Cossias) avouait, en même temps qu'il précisait que : «les nommer toutes (Les actions de sabotage) serait « énervant » (voire honteux, pag.63 .)

À Carcassonne, Ángel Fuertes Vidossa « Antonio » en 1942 et ses Guerrilleros tuent
un riche homme d’affaires tenu pour collaborationniste, auquel ils avaient volé auparavant quelques millions de francs. Plus tard un des bataillons de « Royo », Chef de la Brigade d’Ariège, prend d’assaut le camp de Pamiers en libérant de nombreux prisonniers.

Dans une ferme, près de Foix, conséquence d’une délation, « Alfonso » tue un officier
et un soldat allemands alors que ces derniers venaient arrèter des guerrilleros. La réunion des guerrilleros avait été dénoncée. Quelques mois après, la dénonciatrice est trouvée morte. L’importance du lieu est remarquable car, non loin de la ferme se trouvait le « Centro de Capacitación de las JSU ».

Montauban, novembre ou décembre 1942, Cristino García Granda et les siens, parviennent à libérer la prison militaire du Tarn.

Janvier/Février 1943 à la sortie de la messe à Toulouse, Acevedo et ses hommes tuent un Général de la Gestapo.

Mars 1943, un bataillon de « Alfonso » déguisé en officiers allemands, avec des
ambulances et l’aide d’un interprète et des français qui travaillent à l’Hôpital Militaire de Toulouse, réussissent à libérer les guerrilleros qui s’y trouvaient prisonniers.

Carcassonne, avril 1943, Ángel Fuertes et Antonio Medina « El Canario », en plein
midi et dans un café central de la ville, tuent les Chefs Régional et Départemental
des Milices de Pétain. (Après, tous les deux s’enfuient à vèlo !!)

Printemps 44. Foix, tenue par une garnison de 2.000 allemands. Un bataillon de « Royo » met une telle pagaille que les nazis, se croyant attaqués
par des parachutistes, se rendent sans conditions. Le Chef de la Gestapo, quelques adjoints et des collaborationnistes vont être pendus sur la place principale.

Encore à Foix, lors d’une réunion, des dirigeants des JSU, un bataillon motorisé allemand et plusieurs Groupes d’Assaut de la S.S. se font massacrer par une quarantaine de Guerrilleros italiens quand ils essaient d’arrêter les espagnols.

Concernant le soutien économique, l’Organisation avait ses propres moyens indépendants : les « Grupos Económicos » c’est-à-dire « Groupes de Services Spéciaux » : Crées à Toulouse et composés par un nombre réduit de guerrilleros de courage, sang froid et fidélité démontrée, qui avaient comme objectif faire des vols, des attaques et des assauts à des entités financières.

Excepté le matériel d’artillerie, ils disposaient de tout : d’armes modernes et aussi
d’argent, fournis par les parachutage alliés, appui de la population, du courage et des ruses acquises en Espagne, etc.

Mars 44 La période des Divisions sous un Etat-Major. Voici le réseau :

État Major :
Général en Chef : Evaristo Luis Fernández.
Capitaine adjoint : Antonio López Oceda « El Paisano »
Délégué Politique de l’AGE: Général Juán Blázquez Arroyo « César »
Santiago SánchezViesma, Capitaine adjoint.
Colonel en Chef de l’État Major : « Acevedo »
Instructeur des JSU : Antonio López “Pepito”, Luis González, Adjoint.
Commandant Chef d’Information: “Aguado” ; Agustín Cortés, Adjoint.
Commandant Chef de Service : Ángel Fuertes Vidosa « Antonio.
Chef de Protocole: “Camilo” (En Espagne, il était Chef de Brigade avec Enrique Lister)
Commandant Chef de la Section Topographique : « Gay » ;
Adjoint, Capitaine « Vivanco ».
Capitaine Chef du Bataillon spécial (Garde du Corps de l’État Major) : « Alfonso »
(Excusez-moi l’expression: « Un type qui en avait… »). Délégué politique du bataillon, Capitaine Antonio Medina.
Liens avec le Commandement Français : Colonel « Miguel Ángel » et Commandant
« Medrano ».

Liens Politico-militaire entre la Délégation du PCE et l’État Major (Les femmes de l’ombre, à mon avis) :
Carmen Royo, épouse de Miguel Ángel.
Natividad Peribáñez, épouse de « El Canario »
Dolores Cabrero, épouse de Juan Blázquez “Géneral César”
María “Mari”, épouse de Ángel Fuertes, compagnon de Mateo Martínez “Mateo” devenu Chef d’information de l’AGLA (Agrupación de Guerrilleros de Levante y Andalucía) en Espagne.
Elena, compagne de “Mariano”.
Esperanza Rodríguez, épouse de Ignacio Gallego. (Le Monsieur, revenu d’URSS, quitte la fille de “La Pasionaria”Amaya Ruiz Ibarruri et se marie avecEsperanza).


Division 102 de Pau:
Lieutenant Colonel Chef: José Vitini Flores, remplacé par « Vallador ».
Instructeur du PCE. Commandant « Crespo ».
Instructeur des JSU : « Paquito ».
Chef de Brigade. « Andrés », le dernier Chef de l’AGLA.
Commandant de Brigade : « Jimeno ».

Division 88 de Toulouse :
Colonel Chef : Acevedo, remplacé plus tard par le Commandant Antonio Molina.
Instructeur du PCE : Commandant Rogelio Santiago, remplacé par le Commandant García « Verruga ».
Instructeur des JSU : José Chinchilla « Ricardito ».
Commandants de Brigade : Vicente Galarza Santana « Andrés », Atilano Quintero
Morales « Tomás » et « El Rubio de Almería ».

Division 26 de Perpignan :
Commandant chef « Medrano », remplacé par le lieutenant-colonel Manuel Castro, et
après par le lieutenant-colonel Aymerich.
Instructeur du PCE : commandant Carrero Sancho.
Instructeur des JSU : Jose Tomas Planas, dit « Tomasin ».
Commandants chefs de brigade : Castillo Soriano y Camacho.

Division 158 de Tarbes :
Lieutenant-colonel chef : Cristino Garcia, remplacé par le colonel Sanchez Tobar, compagnon d’une belle française « Mimi » ou « Fifi ».
Instructeur du PCE : commandant Julio Mera, remplacé par Mariano Ortega Galan, Borrás, etaprès par le commandant Núñez.
Instructeur des JSU : Jésus Lopez « El gafas ».
Commandants chefs de brigade : José Cortés et « Simarro ».

Le Quartier Général de la AGE siégeait à Toulouse, et pendant l’occupation allemande, les premières réunions de l’État-major et des membres de la délégation du PCE avaient lieu chez un cordonnier espagnol résident en France depuis des années, dans une rue proche de la place Jeanne d’Arc.
Après l’occupation allemande, l’État-major s’installe à l’hôtel Les Arcs, place du Capitole, et peu après à Montréjeau, protégé par le bataillon spécial de Alfonso.
La Délégation sera arrêtée par la Gestapo, et remise en liberté : Le débarquement vient de se produire. Après que les allemands soient obligés de se retrancher de l’autre côté du Rhin, les unités de Guerrilleros prennent le nom de Batallones de Seguridad de la FFI.. Le haut Commandement Français croit convenable d’envoyer ces unités vers l’arrière-garde ennemie, mais le PCE arrive à lui faire croire qu’il n’y a plus de Batallones ni de AGE.
À la demande du Haut Commandement de rendre l’armement, le PCE lui fait arriver
l’arsenal le plus ancien et dans le pire état. Le PCE croit à la possibilité, une fois libérée La France, de reprendre la lutte en Espagne.(fin du dociment)
------------------------------------- --------------------------------------
Mais une fois de plus les dissensions internes vont faire échouer cet essai : Deux scénarios s’envisageaient : à long terme, l’invasion en Espagne ne se produira qu’une fois que les effectifs, ayant passé la frontière en petits groupes, installés dans des bases éparpillées dans tout le pays et comptant sur l’appui des patriotes espagnols, reçoivent l’ordre de se soulever contre Franco, tous au même moment. Le deuxième scénario est de tous connu : La grande armée recrutée en France va traverser la frontière le même jour. Le gros des effectifs se fait massacrer à Arán.

Permettez-moi de conseiller aux intéressés au sujet, deux livres de Eduardo Pons Prades : Españoles en los maquis franceses y Republicanos españoles en la II G.M.
Si vous voulez approfondir
dans les biographies ou trouver des documents bibliographiques des spécialistes, vous pouvez vous servir de la moteur de recherche de la web http://losdelasierra.info


Dernière édition par loboloco le Ven 7 Mai - 20:36, édité 1 fois (Raison : trop de fauttes d'ortographe)

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Pons Prades et le maquis

Message par Invité le Ven 7 Mai - 22:17



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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Admin le Sam 8 Mai - 6:38

merci pour le complément loboloco
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http://patrianostra.forum-actif.eu

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

Message par Invité le Dim 25 Juil - 18:40

je ne vous oublie pas,
bon répos aux guerriers
trèes amicalement

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Re: Les Espagnols dans les Maquis Français

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