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L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

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L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par Admin le Lun 10 Mai - 6:59

L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40


"Es sind keine Menschen, sondern grüne Wölfe"
(Ce ne sont pas des hommes, mais des loups verts)
(Erwin Rommel, commandant la 7e Panzerdivision, à Chabrehez, le 10 mai 1940.)


Au matin du 10 mai 1940, donc, les Ch A constituent un corps d'armée à deux divisions, avec régiment d'artillerie, bataillon moto et autres troupes de corps d'armée, plus un Centre de Renfort et d'Instruction (CRI) qui serait devenu, si la guerre s'était prolongée, une 3e Division composée des 7e, 8e et 9e Régiments.

Durant l'hiver 39-40, les Chasseurs Ardennais occupent successivement les différents points de défense prévus, et assurent toutes les gardes le long de la frontière, comme les unités Cyclistes Frontière des provinces de Liège et du Limbourg. Ils occupent de petits abris en béton, appelés "abris Devèze", construits dans tout le Luxembourg belge et dans la partie sud de la province de Liège.L'armement des Ch A est semblable à celui de l'infanterie et comprend, au début, le fusil Mauser M 1899, la mitrailleuse Hotchkiss, le FM Mod 30 et le pistolet FN 1910-22 de 7,65 mm. Plus tard, on verra apparaître les fusils Mod 35 ou 36, le GP 35 en 9 mm Para, la mitrailleuse Maxim en calibre 7,65 mm, la mitrailleuse lourde Hotchkiss de 13,2 mm (sur les T 15), le canon de 4,7 cm, le lance-grenades DBT, le mortier d'infanterie de 7,6 mm FRC.

Chaque abri est prévu pour une arme automatique (mitrailleuse ou fusil-mitrailleur) et quatre servants, gradé compris. Il doit pouvoir résister au feu du canon de 77 mm. Ces abris ne comportent pas de système de ventilation, ni de cloche d'observation ni de projecteur. Ils sont de dimensions réduites (3,30 m x 3,25 m) et dissimulés dans des couverts naturels ou des bâtiments.



Ce que nous allons dire de quelques-uns vaut pour les quelque cinq cents chasseurs ardennais tombés au champ d'honneur pendant les dix-huit jours de la campagne de Belgique, en mai 1940. En fait, cela vaudrait aussi, quelle que soit la forme du sacrifice, pour tous ceux et celles dont la vie racheta un jour la liberté de chacun.

CHABREHEZ
Les aléas de la campagne de 1940 vont conduire les régiments à la hure, des coteaux frontaliers jusqu'au réduit de la Lys.
Lorsque le soleil du 10 mai se lève aux horizons d'Ardenne, il reste bien peu d'heures à vivre à Benjamin Gourmet. Sous-lieutenant d'active, il commande les mitrailleurs du point d'appui de Chabrehez, qui va barrer la route jusqu'à la nuit tombante à l'avant-garde de la Division blindée commandée en personne par Rommel. Quand au plus fort du combat, il sera frappé de plein fouet, un dernier réflexe de sa vie terrestre fige le sous-lieutenant Gourmet au garde-à-vous et on l'entendra prononcer deux mots, très distinctement comme un ordre, ou un appel, ou un défi: " Ici Gourmet! "avant de s'abattre d'un bloc, face contre terre. Dernier ordre? Dernier souci de ceux qu'il quittait? Dernier défi à l'ennemi qui vient de l'abattre?
Allez donc savoir! Ou pourquoi pas? - premier message venu du fond de ces limbes dont l'homme ne saura jamais rien avant de les rejoindre, pour affirmer un être unique en même temps que la symbolique de son sacrifice; "Ici Gourmet! Ici un soldat de Belgique envahie! Ici la Belgique!... Passant, va dire à ton peuple... "
Ne serait-pas ainsi que se perpétue par delà le temps et les hommes cette " vertu décisive des défenses nécessaires et la constante valeur de l'action pure d'arrière-pensée et d'intérêt, dans le souvenir de ceux qui furent, jusqu'à leur sang, fidèles... "

BODANGE
" Bricart et ses soixante Chasseurs ardennais! "
Une responsabilité acceptée par chacun, de l'humble soldat au commandant de compagnie
Un chef et quelques hommes, noués les uns aux autres par une foi ardente en leur mission et une volonté déterminée de remplir leur devoir quoi qu'il en coûte. Une poignée d'hommes...
Nous allons les voir accueillir et contenir l'attaque de tout un régiment d'infanterie d'élite soutenu par un groupe d'artillerie, faire face à une double manœuvre d'enveloppement et tenir l'ennemi en échec pendant les six heures d'une résistance acharnée et sans espoir.
La 1ière Division blindée allemande doit atteindre Sedan au plus tôt. Mais bloquée par la résistance de Bodange, elle piétinera pendant toute la journée du 10 mai.
Et quand en fin de journée l'infanterie allemande aura pu se rendre maîtresse de la position, l'adversaire ne voudra pas croire qu'il n'avait devant lui que ces quelques hommes. Quelle leçon.
Le personnel des Chasseurs Ardennais est en grosse majorité originaire des Ardennes, de cette race solide des plateaux ardennais, imperméable à la propagande allemande, car elle garde très vif le souvenir du passage des armées impériales en août 1914 et des atrocités commises (2812 victimes civiles pour les provinces de Namur et de Luxembourg)
Le point d'appui de Bodange est défendu par la 5ème compagnie du 1er régiment de Chasseurs ardennais; avec 2 pelotons de fusiliers et une section de mitrailleuses. Les effectifs sont incomplets par suite des congés agricoles et des permissions. On peut les estimer à 80 combattants.
Un peu avant le combat, le commandant Bricart ayant reçu l'ordre de résister sur place, fait abandonner les positions préparées et occuper les maisons de la rue haute du village. Les Allemands en sont désorientés et signalent dans leurs rapports : " Violents feux d'armes automatiques venant d'emplacements judicieusement camouflés et fortifiés "
Ils abordent la position vers midi et le peloton Sud est bientôt submergé. Le peloton Nord tient fermement malgré l'intervention de l'artillerie allemande à laquelle les solides maisons ardennaises résistent.
Vers 17 heures, les munitions s'épuisent, le lieutenant Autphenne envisage comment il pourrait se retirer. Le sergent Cuvelier, interprète de ses camarades lui déclare: " Quelle que soit votre décision, nous vous suivrons " mais la retraite est impossible. Vers 6 heures, les Allemands se lancent à l'assaut et les Belges, à court de munitions, doivent se rendre. Les Allemands sont stupéfaits du petit nombre de défenseurs: vingt-six hommes valides! " Wo sind die andern ? " (Où sont les autres?)
demandent-ils avec insistance
A son poste de commandement, le commandant Bricart est en situation difficile. Un civil lui dit: "Rendez-vous, mon commandant, vous êtes cerné "
· " Non, j'ai été prisonnier en 1914, je ne le serai plus cette fois-ci "
· " En partant ", dira le civil, je le vois encore, abrité derrière un pan de rocher et tirant au moyen de son revolver sur les Allemands "
Voulant éviter la capture au groupe d'hommes qu'il commande encore, Bricart décide de tenter le repli par un chemin exposé au feu des mitrailleuses ennemies. Il reçoit une balle dans la tête et meurt sur le champ.
Un champ de mines immobilise encore les Allemands jusqu'à 20 heures 15.
Le soir du 10 mai, le commandant de la 1ère Panzerdivision prend la décision de remettre au lendemain la prise de Neufchâteau dont il devait s'emparer le 10 mai.
Deux pelotons de Chasseurs Ardennais ont arrêté une division pendant six heures et l'ont obligée à déployer trois bataillons et un groupe d'artillerie.

SUR LA DENDRE
Après être remontée le 13 mai aux avant-postes de la ligne KW (ligne de défense Anvers-Namur) à hauteur de Perwez la 1ère Division de Chasseurs Ardennais est à nouveau engagée sur la Dendre le 17 mai. L' ennemi prend le contact dans l'après-midi du 18 et se montre pressant, notamment à
Termonde et à Alost. Dans la nuit les Allemands tentent le passage de la Dendre par surprise sur des canots pneumatiques. Une fois, deux fois, dix fois, le barrage de feu les refoule. A l'aube, c'est l'accalmie pour quelques heures, mais les Anglais qui sont à droite de la Division annoncent qu'ils se replient à 11 heures. La Division reçoit l'autorisation de les suivre dans le repli à condition de ne pas franchir la ligne des avant-postes de la tête de pont de Gand avant 22 heures. Il faut gagner douze heures pour assurer le temps nécessaire à l'occupation coordonnée de la position de l'Escaut.
Vers 13 heures la position de la Dendre n'est plus tenable, sauf à s'y faire clouer. Le décrochage se paie de lourdes pertes. Et la lutte recommença sur une première position intermédiaire, à cinq kilomètres à l'ouest, sans tranchée, sans obstacle valable, sans rien qui puisse sembler une aide à l'homme. On y tient cependant jusqu'aux environs de 20 heures et, après un nouvel arrêt à hauteur de Westrem, la Division rentre dans la tête de pont de Gand vers minuit, ayant chèrement acquis le temps nécessaire à l'armée pour l'organisation et l'occupation de la nouvelle ligne de bataille.
Vinkt
Il n'y a pas vingt-quatre heures que la 1ière Division de Chasseurs Ardennais peut goûter un repos relatif sur l'alignement Lootenhulle - Vinkt quand lui parvient, le 25 mai à 8 heures 30 l'ordre d'alerte qui lui impose de s'installer défensivement à la lisière Est de ses cantonnements.
Une brèche s'est ouverte dans la position du canal de dérivation (Meygem ) et l'ennemi s'y rue. En rase campagne, sans plus de fortifications que lors des combats retardateurs du 19, les 1ier et 3ème régiments vont briser cet élan. Pendant près de trois jours, disposant pour la première fois d'un solide appui d'artillerie, la 1ière Division de Chasseurs Ardennais va repousser tous les assauts. Un moment, l'adversaire se flattera d'atteindre les avancées de Vinkt. Aussitôt une contre-attaque est montée qui devra déboucher par surprise à la nuit. Mais entre-temps le 1ier régiment aura rassemblé quelques pelotons de soutien. D'initiative ils seront lancés en avant, à la grenade, et Vinkt sera tenu, cependant que le coup de balai réalisé du nord au sud par le 3ième régiment donnera de l'air à la défense et renforcera sa garnison.
Les journées des 26 et 27 mai verront se développer des conditions de combat de plus en plus difficiles, du fait de l'effritement des positions belges et de certains retraits effectués en conséquence, tant au sud qu'au nord du secteur de Vinkt toujours tenu par la 1ère Division de Chasseurs ardennais le 27 au soir.
Replacée alors aux ordres directs du Grand Quartier Général, la Division, dont on a pu dire qu'elle restait, la seule encore apte à réagir en grande unité constituée, reçoit l'ordre de se porter à hauteur de la route Bruges-Tournai, pour protéger l'écoulement de l'armée vers l'Yser...
Or voici que le jour se lève… 28 mai, 6 heures, diffusé le long des colonnes, l'ordre sage et fatal est bientôt connu de tous...
Jusqu'au bout, les unités de Chasseurs Ardennais restèrent fidèles à leur esprit, et leur discipline les haussa au-dessus de toutes les dissolutions de l'heure, au-dessus même de leur licenciement forcé dans ce secteur de regroupement que plusieurs bataillons n'atteindront d'ailleurs pas, l'ennemi s'étant assuré de les détenir en captivité en les jetant sans désemparer sur les routes de l'exil…
A Vinkt, pendant ce temps-là, il y eut suffisamment de haine exaspérée par la résistance des Chasseurs ardennais pour qu'y soit perpétré de sang-froid le massacre de plus de quatre-vingt martyrs: parmi les prisonniers et parmi la population civile, autochtones et réfugiés, notables, femmes, vieillards, enfants.…
Du 10 au 28 mai 1940, l'ensemble des unités de tradition ardennaise compta cinq cent vingt-huit morts et près de deux mille cinq cents blessés, soit plus de 10% des effectifs globaux.


Source bibliographique:
Article de L. Champion dans "20 Héros de chez nous" par le Général Crahay


La campagne des 18 jours.

En mai 1940, les Ardennais remplissent magnifiquement leur devoir, forçant l'admiration de l'ennemi; ils se battent courageusement du début à la fin, faisant ainsi honneur à leur devise. Voici quelques exemples :

- Le commandant Kelecom, à la tête de la 4e Cie du II/1 Ch A, accroche l'ennemi qui se présente à Martelange vers 7 heures du matin le 10 mai et lui occasionne des pertes sensibles.

- A Bodange, la 5e Cie du II/1 Ch A, du commandant Bricart, bloque l'avant-garde de la 1ère Panzerdivision toute la journée; à Strainchamps, le 1er peloton du sous-lieutenant Nemry se maintient même jusqu'à la tombée de la nuit, arrêtant un élément avancé de la 2e Panzerdivision.

- Entre Vielsalm et Houffalize, la 3e Cie du 1/3 Ch A accroche le 7e Panzer et le bloque pendant plusieurs heures à Chabrehez, obligeant Rommel à intervenir en personne.

- A Léglise, les aéroportés allemands transportés par Fieseler Storch sont contre-attaqués par la Cie Motos du 1 Ch A et doivent abandonner le village.

- A Rochelinval, un peloton de la 5e Cie du 11/3 Ch A, commandé par le sous-lieutenant Liégeois, contient pendant 5 heures la 8e Infanteriedivision, l'empêchant de contourner la position de Trois-Ponts.

Pour toutes ces actions, les Chasseurs Ardennais reçoivent une citation "Ardennes 40".

Par la suite, sur la Meuse, le Canal Albert, la Dendre et la Lys, les Chasseurs Ardennais combattront avec un rare courage, contre-attaquant avec succès à Vinkt, à Gottem, à Deynze; ils réoccuperont de nombreuses positions prises par les Allemands.

Pour l'ensemble de la brève Campagne des 18 Jours, les Chasseurs Ardennais auront reçu 6 citations : "Ardennes 40", "La Dendre", "Vinkt", "La Lys 40", "Canal Albert", "Bataille de Belgique 1940".

Les Anglais, impressionnés par les actions des Chasseurs Ardennais, doteront leurs commandos de bérets verts, en hommage à leur bravoure.

Le 1er Ch A recevra en outre, suite aux combats livrés dans la région de Neufchâteau, la Croix de Guerre française avec palme, et la fourragère aux couleurs de l'Ordre de Léopold. Les autres régiments recevront également la fourragère.

Durant l'occupation est créé le Service Social des Chasseurs Ardennais, qui viendra en aide aux Chasseurs et aux familles des prisonniers.

Plusieurs réseaux de résistance adopteront, en signe de symbole, le béret vert des Chasseurs, et certains groupes, comme celui d'Orchimont (Armée Secrète), compteront dans leurs rangs de nombreux Chasseurs rescapés de la Campagne de 40.






Les insignes avec la célèbre hure de sanglier.





un site a voir beaucoups de photos et l'histoire su cette pérode 40 des chasseurs Ardennais :
j-mc.ifrance.com/.../album33-45/album-3345.html

Collection: Musée de la Fraternelle Royale des Chasseurs Ardennais, Marche-en-Famenne, Belgique Photo Patrick MASSON

La devise des Chasseurs Ardennais
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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par olivier le Lun 10 Mai - 18:21

merci DANIEL
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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par Admin le Mar 11 Mai - 7:51

Beaucoup de Chasseurs Ardennais réussiront à échapper à la captivité et se retrouveront dans les maquis ardennais. Là-bas, leur béret vert devenait le signe distinctif de nombreux autres résistants qui ne l'avaient jamais porté auparavant.
Près de mille Chasseurs Ardennais perdraient la vie à la guerre. Les citations Ardenne, La Dendre 1940, Vinkt, la Lys, Canal Albert, Belgique 1940, seront octroyées à nos Régiments.
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PETITE HISTOIRE DU BERET VERT des CHASSEURS ARDENNAIS

Message par Admin le Mar 11 Mai - 7:56

A l'origine le concept du béret nous vient du Moyen-Age et est né dans le Béarn au sud de la France non loin du pays basque. Ce sont les Basques qui vont le reprendre à leur compte et le populariser d'abord en France et puis dans le monde entier. Nous connaissons tous la caricature du Français moyen avec sa baguette de pain sous le bras, sa bouteille de rouge et son béret sur la tête. Le béret est fait de laine tricotée qui après d'innombrables lavages et battages prend son aspect feutré.
Le béret de Chasseur Ardennais est né en 1933 et est inspiré d'un croisement entre celui des Chasseurs Alpins français de couleur bleue, le béret basque bien connu et celui des cyclistes fron-tières belges.
Dans la circulaire relative à la tenue du Régiment des Chasseurs Ardennais du Journal Militaire Officiel du 14 avril 1933 on parle explicitement du port du béret basque.
A cette date, les Chasseurs Ardennais ne disposent pas encore de la déjà célèbre coiffure et quelques commerçants avisés d'Arlon arrivent à s'en procurer. C'est la ruée et beaucoup de militaires du régiment possèdent le béret avant que celui-ci ne soit distribué en dotation officielle à l'unité. On le porte pour rentrer en permission et on l'arbore à qui mieux mieux.
Ces bérets officieux se font tellement voir que le Chef de Corps doit en interdire le port.
Les premiers à recevoir le béret vert officiel seront les miliciens de la levée du 15 octobre 1933. Il faudra attendre les mois de mars et avril 1934 pour que tous soient en possession de ce déjà très convoité couvre-chef.
Retenons également au passage l'Ordre du Jour Régimentaire dans lequel le Colonel précise que le bé-ret alpin doit obligatoirement être :
de teinte vert foncé
de 10,5 pouces (29,35 cm) de diamètre
orné de la hure de façon que cette dernière soit placée au-dessus du milieu du front
placé sur la tête de sorte que, incliné à 40°sur l'oreille droite, la hure soit horizontale.
La première photo de presse de Chasseurs Ardennais en béret à la hure paraît dans " l'Avenir du Luxembourg " le 24 décembre 1933.
La première sortie officielle des Chasseurs Ardennais en béret vert se fera le vendredi 23 février 1934 lors de l'avènement du Roi Léopold III sur le trône de Belgique.
La veille, ils participèrent aux funérailles du Roi Albert ler, mais casqués, en mémoire du Roi Chevalier qui sut conquérir le respect de ses soldats par son engagement à leurs côtés sur le front de l'Yser en 1914-18.
Avant la seconde guerre mondiale, outre la hure, on pouvait retrouver sur le béret le numéro du régiment, une roue de vélo en lieu et place de la hure si on faisait partie d'une compagnie cycliste, ou le caducée si on faisait partie d'une compagnie médicale. Nos artilleurs avaient remplacé la hure de sanglier par deux canons croisés.
Certains officiers comme le Général Descamps portaient sur leur béret les attributs des officiers supérieurs et parfois même les foudres de guerre.
De 1933 à nos jours, il a existé trois modèles officiels de hure. Celui d'avant 1940 de forme allongée et assez plate ressemblait un peu à une sole. Le modèle que nous connaissons aujourd'hui est une variante plus ramassée et touffue.
Pour la petite histoire, notons que ce béret aura après la campagne des 18 jours en 1940 une telle aura que sa couleur sera considérée comme celle des unités d'élite au sein de certaines armées étrangères. Les Chasseurs Ardennais les plus chauvins prétendent que Winston Churchill s'en inspira quand il créa ses fameux commandos.
Juste retour des choses, en 1946 après la libération du pays et la renaissance d'une armée belge officielle, les Chasseurs Ardennais devront pendant quelques mois porter des bérets verts de commandos anglais ornés de la hure. En effet, les ap-provisionnements en bérets de Chasseurs Ardennais se sont fait attendre.
En 1960 les Chasseurs Ardennais qui sont envoyés au Congo sont équipés d'un chapeau de brousse arborant la hure, mais, même sous des températures tropicales, ils préféreront porter le béret vert.
Notre béret bénéficie aussi de certains privilèges, nous sommes les seuls avec les Para-commandos à pouvoir porter le béret en tenue de cérémonie et en grande tenue.
La façon de porter le béret vert à aussi évolué ; aujourd'hui il se met moins incliné vers la droite et la hure se porte plus vers l'avant au dessus du nez.
Nous connaissons aussi aujourd'hui deux qualités de bérets, ceux fournis par les magasins militaires et ceux que l'on peut se procurer à la boutique de notre Fraternelle. La différence se situe dans le seul domaine de la qualité. Ceux de la Fraternelle sont de qualité supérieure et offrent un meilleur maintien par rapport à ceux fournis par la chaîne logistique militaire.
(d'après Jacques Gaand, dans la revue de notre Régiment " A toute al'hure " n°5.)



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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par commandoair40 le Ven 8 Juin - 21:43

Un dernier complèment :


Chasseurs Ardennais a Bastogne .


Monument du 1er Chasseur Ardennais , tué a Bastogne en 1940 dans sont blockhaus situé a doite du monument .


La plaque du monument : Caporal Emile CADY .



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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par Invité le Sam 9 Juin - 11:27

Merci JP

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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par olivier le Dim 10 Juin - 8:01

merci jp
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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

Message par commandoair40 le Mar 28 Mai - 17:05

Pour finir en beauté avec les "Chasseurs Ardennais"



Ne riez pas , c'est une Unité d'Elite de l'Armée Belge

Honneurs a eux



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Re: L'épopée des Chasseurs ardennais en mai 40

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