Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Lundi 21 Mai
Aujourd'hui à 12:01 par sylvain

» Dimanche 20 Mai
Hier à 11:55 par sylvain

» Samedi 19 Mai
Sam 19 Mai - 12:33 par sylvain

» Vendredi 18 Mai
Ven 18 Mai - 15:02 par sylvain

» MARDI 15 MAI
Mar 15 Mai - 12:19 par sylvain

» Lundi 14 Mai
Lun 14 Mai - 21:22 par papa schulz

» dimanche 13 mai 2012
Dim 13 Mai - 14:54 par papa schulz

» samedi 12 mai
Sam 12 Mai - 10:54 par sylvain

» vendredi 11 mai 2012
Ven 11 Mai - 19:17 par papa schulz

» Jeudi 10 Mai 2012
Jeu 10 Mai - 15:46 par sylvain

» Mercredi 9 MAI 2012
Mer 9 Mai - 19:02 par sylvain

» mardi 08 mai 2012
Mar 8 Mai - 22:24 par Gibert j

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
musique Légion
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!pagerank
 
Tchat Blablaland

DECES DU GENERAL BIGEARD

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par Admin le Ven 18 Juin - 12:09

j'apprend a l'instant le décès du Général Bigeard




_________________
More Majorum
On ne cesse pas d'être Légionnaire au moment
ou on quitte l'uniforme. On le reste jusqu'a la mort

Admin
Admin

Messages: 4610
Date d'inscription: 10/11/2009
Localisation: Roux

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par coyotte622 le Ven 18 Juin - 12:34

Je viens d'apprendre cette triste nouvelle aussi à l'instant...Mes plus sincères condoléances à sa famille et aux paras qui ont eu l'honneur de servir sous ses ordres..

coyotte622

Messages: 22
Date d'inscription: 28/04/2010
Age: 48
Localisation: 62 270

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par olivier le Ven 18 Juin - 12:49



sincéres condoléances

olivier
Admin

Messages: 3531
Date d'inscription: 10/11/2009
Age: 46
Localisation: 34

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par claise Christian le Ven 18 Juin - 13:58

Nous ne pouvons que s'incliner et rendre hommage à ce Grand Homme

claise Christian

Messages: 181
Date d'inscription: 19/02/2010
Age: 57
Localisation: Fourmies 59

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par Bushman le Ven 18 Juin - 15:40

Un de nos dernier Chef de guerre vient de nous quitter.

Grand souvenir de ce grand soldat

Il a rejoint tout ses amis et anciens.


Que Dieu le mette a sa droite

Bushman

Messages: 636
Date d'inscription: 11/11/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par lafleur931 le Ven 18 Juin - 17:04

En rallumant mon ordinateur ce soir, je viens moi aussi d'apprendre la mauvaise nouvelle;
Jen'ai jamais ete fort dans les mots a employer, a dire ou ne pas dire dans un cas semblable;

Hommage et tristesse.

Voir Le Monde d'aujourd'hui:

http://www.lemonde.fr/carnet/article/2010/06/18/le-general-bigeard-est-mort_1374880_3382.html

lafleur931

Messages: 1422
Date d'inscription: 10/11/2009
Age: 62
Localisation: Sawang Daen Din THAILANDE

http://www.bababobo.net

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par papa schulz le Ven 18 Juin - 17:53

ADIEU MON GENERAL


papa schulz

Messages: 890
Date d'inscription: 12/11/2009

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par Bertrand Robert le Ven 18 Juin - 19:00




Bertrand Robert

Messages: 193
Date d'inscription: 19/04/2010
Age: 69
Localisation: 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par para60 le Ven 18 Juin - 19:44

Que Saint-Michel vous accueille Mon Général.

_________________
http://souvenirs.para.vraiforum.com/index.php

para60

Messages: 790
Date d'inscription: 11/11/2009
Age: 35
Localisation: OISE/IDF

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par sylvain le Sam 19 Juin - 0:12

La France vient de perdre son meilleur fils et moi un morceau de moi


Que le St patron l'acceuille a sa droite

sylvain
Admin

Messages: 2039
Date d'inscription: 10/11/2009
Age: 49
Localisation: Nord

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par Admin le Dim 20 Juin - 8:43

je le rajoute a ce post également pour que le message soit bien capter
Extrait du message du Général PICQUEMAL, président de l'UNP

Bonjour à tous,

Voici ce que j'ai pu recueillir sur les cérémonies en hommage au général Marcel BIGEARD décédé hier vers 10 h du matin à TOUL.

1 - Ce samedi 19 juin, le corps du général repose dans son bureau veillé par 4 parachutistes

2 - Dimanche 20 juin, mise en bière à 10H30 à son domicile. De 11H à 20h, le corps du général sera à la cathédrale de TOUL pour l'hommage de la population.

3 - le Lundi 21 juin à 15 H 00 un office religieux sera célébré en la cathédrale de TOUL(54).

4- Le Mardi 22 juin
Transport du corps en avion militaire sur Paris avec la famille. Chapelle ardente à l'Eglise St Louis des Invalides.
A 11 H 00 aux Invalides Hommage national avec les honneurs militaires précédé d'une messe à la cathédrale St LOUIS.
La cérémonie sera télévisée en direct et retransmise sur la 2e chaine

Je souhaite la présence d’une délégation UNP importante pour dire adieu à notre glorieux et grand ancien.

Après la cérémonie, retour du corps sur Toul en avion militaire suivie de la crémation.
Les cendres du général seront bien dispersées selon ses voeux sur Dien Bien Phu ultérieurement.

5 - J'envisage que dans la semaine du 28 juin au 3 juillet, l'UNP organise un hommage personnalisé à TOUL dans un lieu à définir avec le maximum de drapeaux et de paras présents. Il était un enfant de Toul, y a toujours vécu et il me semble donc que c'est l'endroit le plus approprié pour organiser cette cérémonie.

6 - Ce matin, sous l'égide de la municipalité, nous avons à Aix en Provence inauguré un rond point général Marcel Bigeard. Très belle cérémonie avec allocutions et chants "Si tu crois en ton destin" et "Marseillaise".

Merci.

Fidèle amitié para.

CP
Président national UNP

_________________
More Majorum
On ne cesse pas d'être Légionnaire au moment
ou on quitte l'uniforme. On le reste jusqu'a la mort

Admin
Admin

Messages: 4610
Date d'inscription: 10/11/2009
Localisation: Roux

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par claise Christian le Dim 20 Juin - 9:02

L'ancien ministre et grande figure des guerres d'Algérie et d'Indochine s'est éteint vendredi matin à son domicile de Toul. Il avait 94 ans.

C'était un soldat de l'an II devenu maréchal d'Empire. Un gamin de Toul que les guerres du XXe siècle avaient conduit à être l'officier le plus décoré de France. Le général Bigeard était une légende, plus célèbre que ses chefs, les Castries, Navarre, Gilles. Il avait tout fait pour cela: guerrier d'exception en Indochine et en Algérie, se révélant audacieux metteur en scène de sa propre gloire, amateur de parades conçues comme autant de triomphes à la romaine, convoquant la presse, la régalant de coups de gueule, de poses martiales et de répliques de cinéma en adéquation avec son personnage; un centurion, à mi-chemin entre Gabin et Ventura avec les mots taillés pour sa stature: «Arlette Laguiller? Il faudrait la marier à un para.»

Dans son bureau, au milieu des trophées et des médailles, sous le fanion noir «Croire et oser», trônait la photo de Sentenac, jeune sergent-chef tué en Algérie, archange du demi-dieu Bigeard: tout un symbole. Bigeard n'avait-il pas connu tous les grades de l'armée française, assumé pleinement leur grandeur et leurs servitudes?

« Bigeard n'a jamais obéi qu'à Bigeard», disait-il en donnant libre cours à une rhétorique de la troisième personne, servie par une inimitable verve non dénuée d'effets comiques, sinon de modestie. César, dans ses Commentaires, n'était pas moins emphatique. Il n'en revenait pas de ce qu'avait été sa vie. Qui aurait dit au jeune conscrit de 1936, entrant dans la caserne du 23e régiment d'infanterie de forteresse à Haguenau pour accomplir son service militaire, qu'il ne raccrocherait les rangers qu'en 1975 pour s'établir au secrétariat d'État à la Défense, où l'appellerait le président de la République?

«J'ai été rendu à la vie civile en 1938, caporal-chef et antimilitariste, et je suis retourné à la Société générale, où je travaillais depuis mes 15 ans.» Son destin premier était de devenir directeur d'agence à Nancy ou Verdun. La guerre en décida autrement.

Celle de 1914-1918 d'abord, qui fait irruption dans sa vie dès le berceau. Marcel naît en 1916, dans la Lorraine en guerre: hommes mobilisés et, dans les rues, toute son enfance, un cortège d'éclopés, de gazés, de veuves et d'orphelins. En 1939, mobilisé, il est volontaire pour les corps francs. Il est fait prisonnier, s'évade, est repris, s'évade à nouveau. À la troisième tentative, il entre dans la Résistance. Nice, l'Afrique, Londres. En 1944, il est parachuté dans l'Ariège, libère Foix. Il commande alors à une poignée de maquisards (des républicains espagnols, pour la plupart) face à des milliers d'Allemands, mais fait croire à l'occupant que sa troupe est dix fois plus nombreuse.

«Je suis rentré à Toul après la guerre, au volant du cabriolet Mercedes du chef de la garnison allemande, que j'avais immatriculé MG 6-1-42: la date de mon mariage.»

Kessel et Jules Roy lui tressent des lauriers
Déjà il possède le culot, la flambe, cette manière instinctive de considérer qu'un combat se gagne ou se perd aussi dans les têtes. Cette leçon, il l'administrera souvent. Partout où il passera, il haranguera, rectifiera, fera retailler les treillis, imposera la fameuse «casquette Bigeard» pour donner à ses «p'tits gars» «de la gueule». Il devient «Bruno», un indicatif radio devenu un symbole. Ses hommes, les «Bigeard Boys», et son régiment, le «Barnum Circus» , sont tout pour lui. Il impose à chacun un rythme infernal, celui qu'il s'impose à lui-même. C'est cette énergie qui sauvera son bataillon à Tu Lê, après un raid d'une semaine, Viêt-minh aux basques, en octobre 1952. L'état-major s'apprêtait à rayer son bataillon des effectifs quand celui-ci se présentera au général de Linarès. Il y gagnera le surnom historique de «bataillon Zatopek». Il sera encore de la bataille de Diên Biên Phu, insufflant son énergie à l'ensemble du corps expéditionnaire assiégé. Avec ces soldats oubliés de la métropole, il connaîtra la défaite et la captivité. Mais «Bruno» ne baissera jamais la tête.

Chaque fait d'armes est suivi d'un défilé, ou d'une prise d'armes. Les Champs-Élysées, le stade de Hanoï, les rues d'Alger sont les témoins de sa popularité, relayée dans la presse grâce à des admirateurs nommés Lartéguy, Kessel, Jules Roy, qui lui tressent des lauriers jusqu'à en faire un personnage de roman et de cinéma (dans Les Centurions, c'est Anthony Quinn qui incarne Bigeard). Partout où il passe, Diên Biên Phu ou Philippeville, il ne veut pas seulement être le meilleur, il veut être le premier: «C'est une leçon que m'a transmise la mère Bigeard. Quand je n'étais pas premier à l'école, je prenais une trempe.» C'est d'abord elle, Sophie Bigeard, qui a fait Marcel: une femme de fer, l'accablant pour sa promotion jugée trop lente, l'engueulant à son retour d'Indochine pour s'être laissé prendre. Un aiguillon pour aller de l'avant, envers et contre tout. L'autre femme de sa vie s'appelle Gaby. Elle habitait la maison à côté de la sienne, il l'a épousée en 1942 et elle l'a suivi partout, rejoint au fin fond de la jungle ou de la brousse, accompagné des remparts de Toul aux lambris des palais de la république.

Officier adulé ou haï, Bigeard ne sera jamais du sérail. Il n'est pas saint-cyrien. Alors il feint de mépriser ces filières. Pour lui, ontologiquement, les généraux sont des «cons». Et les cours d'état-major? «Face à une situation, il n'y a que deux solutions: celle de l'École de guerre et la bonne.» Il galèje. Mais pas seulement. Face aux bêtes à concours de l'institution militaire, il pallie ses lacunes par une exceptionnelle intuition, des colères et du culot. Et ça marche.

Lorsque le général de Gaulle se rend en Algérie pour la «tournée des popotes», sa visite est pour ce chef atypique mais hors pair qui a réalisé des prodiges sur le terrain: à Saïda, l'homme du 18 Juin s'entend dire quelques vérités sur la situation. Caractère contre caractère. Cette attitude est peu appréciée. En 1960, Bigeard est envoyé en République centrafricaine, avec des étoiles de général de brigade pour apaiser l'impétueux colonel. Cette mutation le sauvera des déchirements que connaîtront ses pairs en 1961 et 1962.

En accédant au pouvoir, en 1974, Valéry Giscard d'Estaing prend conscience d'un fait: l'armée va mal; les blessures de l'Algérie sont mal cicatrisées et Mai 68 y a mis du sel. Des comités de soldats fleurissent; dans les rues des villes françaises, l'uniforme est mal vu. La Grande Muette gronde sourdement. Une solution: Bigeard et son bagou. Celui-là, Giscard le connaît depuis le milieu des années 1950, quand, ministre des Finances, il envoyait au jeune colonel des lettres de félicitations pour ses faits d'armes. Jamais leur amitié ne se démentira: en 1978, le vieux soldat sera encore député et battra les estrades en 1981 pour le président candidat, et VGE sera là pour l'inauguration à Toul de l'avenue du Général-Bigeard.

Les dernières années de son existence, Bigeard fut le conservateur en chef de l'épopée Bigeard, répondant à l'abondant courrier que les Français lui envoyaient. Il recevait des visiteurs de passage, vieux amis ou admirateurs anonymes pour qui il incarnait un pays au combat. Il passait ses journées à répondre, bouillonnait encore, pestait de ne plus pouvoir courir ou nager comme il le faisait quotidiennement au temps de sa splendeur. Toutes générations confondues, ses admirateurs aimaient qu'il leur fasse oublier le temps des défaites.

La baraka
Son retrait de la vie publique fut assombri par les polémiques sur l'usage de la torture en Algérie. Personnalité emblématique de la gloire militaire contemporaine, il fut nommément accusé par une militante du FLN, Louisette Ighilahriz: «Le problème est que je n'étais pas à Alger au moment des faits qu'elle me reproche», assurait-il.

Au contraire, il expliquait qu'il avait tenu récemment à rencontrer à Alger la famille de Larbi Ben M'hidi, ce chef du FLN qu'il avait arrêté et pour qui il confessera avoir eu de l'estime, avant qu'il soit exécuté par les services d'Aussaresses. Le déjeuner avait été, selon ses dires, plus que chaleureux: la paix des braves.

Le général Bigeard avait été plusieurs fois blessé. À Bône, il avait échappé à un attentat et, dans la baie de Diego-Suarez, s'était relevé d'un accident de parachutisme. Il demeurait suspendu à ce qu'il nommait sa «baraka». «Ma vie, c'est une histoire trop rapide. La guerre, la gloriole. J'ai aimé ça, quoi .»

LIRE AUSSI :

» L'héritage politique du général Bigeard

» Un officier «modèle» pour l'armée d'aujourd'hui

» Bigeard, l'éternel combattant

» La biographie de Marcel Bigeard (avec Evene.fr)

Une carrière exceptionnelle
• Naissance de Marcel Bigeard, le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle).

• Parachuté dans l'Ariège en 1943, où il dirige un maquis de la Résistance.

• De 1945 à 1954, effectue trois séjours en Indochine où il devient lieutenant-colonel après son action de défense de la cuvette de Diên Biên Phu.

• Envoyé en Algérie en 1956 où il prend le commandement du 3e régiment de chasseurs parachutistes. En 1958, toujours en Algérie, il dirige le centre d'entraînement à la guerre subversive.

• 1963 : commande la 25 e brigade de parachutistes.

• Général de brigade en 1967.

• Promu général de division, il prend en 1971 le commandement supérieur des Forces françaises du sud de l'océan Indien.

• Est nommé adjoint au gouverneur militaire de Paris le 20 juin 1973.

• Promu général de corps d'armée en décembre 1973.

• Prend en mars 1974 le commandement de la 4 e région militaire, à Bordeaux.

• 31 janvier 1975 : nommé secrétaire d'État à la Défense. Démissionne le 4 août 1976.

• Élu député (UDF) de Meurthe-et-Moselle en 1978. Battu en 1988.
L'ancien ministre et grande figure des guerres d'Algérie et d'Indochine s'est éteint vendredi matin à son domicile de Toul. Il avait 94 ans.

C'était un soldat de l'an II devenu maréchal d'Empire. Un gamin de Toul que les guerres du XXe siècle avaient conduit à être l'officier le plus décoré de France. Le général Bigeard était une légende, plus célèbre que ses chefs, les Castries, Navarre, Gilles. Il avait tout fait pour cela: guerrier d'exception en Indochine et en Algérie, se révélant audacieux metteur en scène de sa propre gloire, amateur de parades conçues comme autant de triomphes à la romaine, convoquant la presse, la régalant de coups de gueule, de poses martiales et de répliques de cinéma en adéquation avec son personnage; un centurion, à mi-chemin entre Gabin et Ventura avec les mots taillés pour sa stature: «Arlette Laguiller? Il faudrait la marier à un para.»

Dans son bureau, au milieu des trophées et des médailles, sous le fanion noir «Croire et oser», trônait la photo de Sentenac, jeune sergent-chef tué en Algérie, archange du demi-dieu Bigeard: tout un symbole. Bigeard n'avait-il pas connu tous les grades de l'armée française, assumé pleinement leur grandeur et leurs servitudes?

« Bigeard n'a jamais obéi qu'à Bigeard», disait-il en donnant libre cours à une rhétorique de la troisième personne, servie par une inimitable verve non dénuée d'effets comiques, sinon de modestie. César, dans ses Commentaires, n'était pas moins emphatique. Il n'en revenait pas de ce qu'avait été sa vie. Qui aurait dit au jeune conscrit de 1936, entrant dans la caserne du 23e régiment d'infanterie de forteresse à Haguenau pour accomplir son service militaire, qu'il ne raccrocherait les rangers qu'en 1975 pour s'établir au secrétariat d'État à la Défense, où l'appellerait le président de la République?

«J'ai été rendu à la vie civile en 1938, caporal-chef et antimilitariste, et je suis retourné à la Société générale, où je travaillais depuis mes 15 ans.» Son destin premier était de devenir directeur d'agence à Nancy ou Verdun. La guerre en décida autrement.

Celle de 1914-1918 d'abord, qui fait irruption dans sa vie dès le berceau. Marcel naît en 1916, dans la Lorraine en guerre: hommes mobilisés et, dans les rues, toute son enfance, un cortège d'éclopés, de gazés, de veuves et d'orphelins. En 1939, mobilisé, il est volontaire pour les corps francs. Il est fait prisonnier, s'évade, est repris, s'évade à nouveau. À la troisième tentative, il entre dans la Résistance. Nice, l'Afrique, Londres. En 1944, il est parachuté dans l'Ariège, libère Foix. Il commande alors à une poignée de maquisards (des républicains espagnols, pour la plupart) face à des milliers d'Allemands, mais fait croire à l'occupant que sa troupe est dix fois plus nombreuse.

«Je suis rentré à Toul après la guerre, au volant du cabriolet Mercedes du chef de la garnison allemande, que j'avais immatriculé MG 6-1-42: la date de mon mariage.»

Kessel et Jules Roy lui tressent des lauriers
Déjà il possède le culot, la flambe, cette manière instinctive de considérer qu'un combat se gagne ou se perd aussi dans les têtes. Cette leçon, il l'administrera souvent. Partout où il passera, il haranguera, rectifiera, fera retailler les treillis, imposera la fameuse «casquette Bigeard» pour donner à ses «p'tits gars» «de la gueule». Il devient «Bruno», un indicatif radio devenu un symbole. Ses hommes, les «Bigeard Boys», et son régiment, le «Barnum Circus» , sont tout pour lui. Il impose à chacun un rythme infernal, celui qu'il s'impose à lui-même. C'est cette énergie qui sauvera son bataillon à Tu Lê, après un raid d'une semaine, Viêt-minh aux basques, en octobre 1952. L'état-major s'apprêtait à rayer son bataillon des effectifs quand celui-ci se présentera au général de Linarès. Il y gagnera le surnom historique de «bataillon Zatopek». Il sera encore de la bataille de Diên Biên Phu, insufflant son énergie à l'ensemble du corps expéditionnaire assiégé. Avec ces soldats oubliés de la métropole, il connaîtra la défaite et la captivité. Mais «Bruno» ne baissera jamais la tête.

Chaque fait d'armes est suivi d'un défilé, ou d'une prise d'armes. Les Champs-Élysées, le stade de Hanoï, les rues d'Alger sont les témoins de sa popularité, relayée dans la presse grâce à des admirateurs nommés Lartéguy, Kessel, Jules Roy, qui lui tressent des lauriers jusqu'à en faire un personnage de roman et de cinéma (dans Les Centurions, c'est Anthony Quinn qui incarne Bigeard). Partout où il passe, Diên Biên Phu ou Philippeville, il ne veut pas seulement être le meilleur, il veut être le premier: «C'est une leçon que m'a transmise la mère Bigeard. Quand je n'étais pas premier à l'école, je prenais une trempe.» C'est d'abord elle, Sophie Bigeard, qui a fait Marcel: une femme de fer, l'accablant pour sa promotion jugée trop lente, l'engueulant à son retour d'Indochine pour s'être laissé prendre. Un aiguillon pour aller de l'avant, envers et contre tout. L'autre femme de sa vie s'appelle Gaby. Elle habitait la maison à côté de la sienne, il l'a épousée en 1942 et elle l'a suivi partout, rejoint au fin fond de la jungle ou de la brousse, accompagné des remparts de Toul aux lambris des palais de la république.

Officier adulé ou haï, Bigeard ne sera jamais du sérail. Il n'est pas saint-cyrien. Alors il feint de mépriser ces filières. Pour lui, ontologiquement, les généraux sont des «cons». Et les cours d'état-major? «Face à une situation, il n'y a que deux solutions: celle de l'École de guerre et la bonne.» Il galèje. Mais pas seulement. Face aux bêtes à concours de l'institution militaire, il pallie ses lacunes par une exceptionnelle intuition, des colères et du culot. Et ça marche.

Lorsque le général de Gaulle se rend en Algérie pour la «tournée des popotes», sa visite est pour ce chef atypique mais hors pair qui a réalisé des prodiges sur le terrain: à Saïda, l'homme du 18 Juin s'entend dire quelques vérités sur la situation. Caractère contre caractère. Cette attitude est peu appréciée. En 1960, Bigeard est envoyé en République centrafricaine, avec des étoiles de général de brigade pour apaiser l'impétueux colonel. Cette mutation le sauvera des déchirements que connaîtront ses pairs en 1961 et 1962.

En accédant au pouvoir, en 1974, Valéry Giscard d'Estaing prend conscience d'un fait: l'armée va mal; les blessures de l'Algérie sont mal cicatrisées et Mai 68 y a mis du sel. Des comités de soldats fleurissent; dans les rues des villes françaises, l'uniforme est mal vu. La Grande Muette gronde sourdement. Une solution: Bigeard et son bagou. Celui-là, Giscard le connaît depuis le milieu des années 1950, quand, ministre des Finances, il envoyait au jeune colonel des lettres de félicitations pour ses faits d'armes. Jamais leur amitié ne se démentira: en 1978, le vieux soldat sera encore député et battra les estrades en 1981 pour le président candidat, et VGE sera là pour l'inauguration à Toul de l'avenue du Général-Bigeard.

Les dernières années de son existence, Bigeard fut le conservateur en chef de l'épopée Bigeard, répondant à l'abondant courrier que les Français lui envoyaient. Il recevait des visiteurs de passage, vieux amis ou admirateurs anonymes pour qui il incarnait un pays au combat. Il passait ses journées à répondre, bouillonnait encore, pestait de ne plus pouvoir courir ou nager comme il le faisait quotidiennement au temps de sa splendeur. Toutes générations confondues, ses admirateurs aimaient qu'il leur fasse oublier le temps des défaites.

La baraka
Son retrait de la vie publique fut assombri par les polémiques sur l'usage de la torture en Algérie. Personnalité emblématique de la gloire militaire contemporaine, il fut nommément accusé par une militante du FLN, Louisette Ighilahriz: «Le problème est que je n'étais pas à Alger au moment des faits qu'elle me reproche», assurait-il.

Au contraire, il expliquait qu'il avait tenu récemment à rencontrer à Alger la famille de Larbi Ben M'hidi, ce chef du FLN qu'il avait arrêté et pour qui il confessera avoir eu de l'estime, avant qu'il soit exécuté par les services d'Aussaresses. Le déjeuner avait été, selon ses dires, plus que chaleureux: la paix des braves.

Le général Bigeard avait été plusieurs fois blessé. À Bône, il avait échappé à un attentat et, dans la baie de Diego-Suarez, s'était relevé d'un accident de parachutisme. Il demeurait suspendu à ce qu'il nommait sa «baraka». «Ma vie, c'est une histoire trop rapide. La guerre, la gloriole. J'ai aimé ça, quoi .»

LIRE AUSSI :

» L'héritage politique du général Bigeard

» Un officier «modèle» pour l'armée d'aujourd'hui

» Bigeard, l'éternel combattant

» La biographie de Marcel Bigeard (avec Evene.fr)

Une carrière exceptionnelle
• Naissance de Marcel Bigeard, le 14 février 1916 à Toul (Meurthe-et-Moselle).

• Parachuté dans l'Ariège en 1943, où il dirige un maquis de la Résistance.

• De 1945 à 1954, effectue trois séjours en Indochine où il devient lieutenant-colonel après son action de défense de la cuvette de Diên Biên Phu.

• Envoyé en Algérie en 1956 où il prend le commandement du 3e régiment de chasseurs parachutistes. En 1958, toujours en Algérie, il dirige le centre d'entraînement à la guerre subversive.

• 1963 : commande la 25 e brigade de parachutistes.

• Général de brigade en 1967.

• Promu général de division, il prend en 1971 le commandement supérieur des Forces françaises du sud de l'océan Indien.

• Est nommé adjoint au gouverneur militaire de Paris le 20 juin 1973.

• Promu général de corps d'armée en décembre 1973.

• Prend en mars 1974 le commandement de la 4 e région militaire, à Bordeaux.

• 31 janvier 1975 : nommé secrétaire d'État à la Défense. Démissionne le 4 août 1976.

• Élu député (UDF) de Meurthe-et-Moselle en 1978. Battu en 1988.

claise Christian

Messages: 181
Date d'inscription: 19/02/2010
Age: 57
Localisation: Fourmies 59

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par Bertrand Robert le Dim 20 Juin - 9:12



Un pays qui renie son passé,scie la branche
sur laquelle il est assis.
Général Marcel Bigeard

Bertrand Robert

Messages: 193
Date d'inscription: 19/04/2010
Age: 69
Localisation: 26

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par Admin le Dim 20 Juin - 9:48


_________________
More Majorum
On ne cesse pas d'être Légionnaire au moment
ou on quitte l'uniforme. On le reste jusqu'a la mort

Admin
Admin

Messages: 4610
Date d'inscription: 10/11/2009
Localisation: Roux

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par tenardier le Ven 20 Aoû - 18:41

Bonjour à tous

je me suis point exprimé sur cette dramatique disparition, 3 mots me viennent à l'esprit, courage, patrie, respects, je ne vais pas vous faire un discours, je ne vais pas non plus epiloguer en relatant des paroles de ministres, mais simplement donner la parole à un caporal de la legion.
Des mots simples, qui pour moi sont plus importants que des discours.

ADIEU MON GENERAL
" Ce jour vendredi 18 juin 2010 je viens d'apprendre via les médias le décès de l'un des héros de notre patrie .
Originaire de Lorraine , parachutiste et légionnaire de première classe d'honneur , le Général Marcel Bigeard participa aux guerres de 39-45 , Indochine et Algérie .

Il n'y a rien à rajouter sur le passé prestigieux de cet homme qui fit toute sa vie durant , dans le milieu civil et militaire preuve de courage , servant la France avec Honneur et Fidélité comme on dis à la Légion .

Il a été , il sera toujours dans le coeurs des nobles individus l'exemple à suivre et son esprit veillera sur notre patrie à jamais .

Une chose est sur nous devons poursuivre chacun en ce qui nous concerne l'objectif , ne pas perdre de vue ces derniers je veux parler de préserver les interets de la France , faire respecter les valeurs de moralité , d'honneur , de courage , professionalisme , et la liste est encore longue pour me permettre de tous les citer.

Montrer l'exemple à nos enfants et/ou petits enfants jusqu'à notre dernier souffle comme il le disais lui même .

A nous de tourner à 3000 tours et de travailler avec acharnement comme celà se pratique déjà pour certains .

Une dernière chose les amis , il faut à tout prix préserver sa mémoire !

Saint Michel désormais veillera sur lui ....

Une pensée toute particulière à son épouse Gaby et sa fille Marie France , sincères condoléances .

Mon Général je ne vous oublierais jamais .

VIVE LA FRANCE "

Caporal PLY D
ancien du 2 REI
Chevalier de l'Odre National du Mérite
Croix de guerre TOE

tenardier

Messages: 71
Date d'inscription: 06/04/2010
Age: 46
Localisation: Digne les bains

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par sylvain le Ven 20 Aoû - 19:20


_________________
http://soldat-d-hier.forumgratuit.org/

sylvain
Admin

Messages: 2039
Date d'inscription: 10/11/2009
Age: 49
Localisation: Nord

Revenir en haut Aller en bas

Re: DECES DU GENERAL BIGEARD

Message par tenardier le Ven 27 Aoû - 23:27

Allons enfants de la Patrie
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie
L'étendard sanglant est levé
Entendez-vous dans nos campagnes
Mugir ces féroces soldats?
Ils viennent jusque dans vos bras.
Égorger vos fils, vos compagnes!

Aux armes citoyens
Formez vos bataillons
Marchons, marchons
Qu'un sang impur
Abreuve nos sillons

Que veut cette horde d'esclaves
De traîtres, de rois conjurés?
Pour qui ces ignobles entraves
Ces fers dès longtemps préparés?
Français, pour nous, ah! quel outrage
Quels transports il doit exciter?
C'est nous qu'on ose méditer
De rendre à l'antique esclavage!

Quoi ces cohortes étrangères!
Feraient la loi dans nos foyers!
Quoi! ces phalanges mercenaires
Terrasseraient nos fils guerriers!
Grand Dieu! par des mains enchaînées
Nos fronts sous le joug se ploieraient
De vils despotes deviendraient
Les maîtres des destinées.

Tremblez, tyrans et vous perfides
L'opprobre de tous les partis
Tremblez! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix!
Tout est soldat pour vous combattre
S'ils tombent, nos jeunes héros
La France en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre.

Français, en guerriers magnanimes
Portez ou retenez vos coups!
Épargnez ces tristes victimes
À regret s'armant contre nous
Mais ces despotes sanguinaires
Mais ces complices de Bouillé
Tous ces tigres qui, sans pitié
Déchirent le sein de leur mère!

Nous entrerons dans la carrière
Quand nos aînés n'y seront plus
Nous y trouverons leur poussière
Et la trace de leurs vertus
Bien moins jaloux de leur survivre
Que de partager leur cercueil
Nous aurons le sublime orgueil
De les venger ou de les suivre!

Amour sacré de la Patrie
Conduis, soutiens nos bras vengeurs
Liberté, Liberté chérie
Combats avec tes défenseurs!
Sous nos drapeaux, que la victoire
Accoure à tes mâles accents
Que tes ennemis expirants
Voient ton triomphe et notre gloire!

tenardier

Messages: 71
Date d'inscription: 06/04/2010
Age: 46
Localisation: Digne les bains

Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum