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Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

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Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 1 Aoû - 13:12

Voici le "Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE"



Je mettrais chaque jour une lettre (de A a Z) lorsque je ne serai pas absent bien sur .
Comme moi , vous allez apprendre plein de choses magnifiques , sur notre vielle et Belle Légion .

Le 1er AOUT 2012 : A .

AA 52 : mitrailleuse de calibre 7, 62 fabriquée à St Etienne en 1952, adoptée par l’armée française et utilisé en Indochine et en Algérie.

AAGE DE DANEMARK : prince héritier de la couronne danoise, né à Copenhague (1887-1940), lieutenant dans l’armée danoise pendant la 1ère guerre mondiale, trois fois cité ; engagé comme capitaine à la Légion Etrangère en 1922 sous le pseudonyme de comte de Rosenberg. Il s’illustre pendant les campagnes de pacification du Maroc –Moyen Atlas, Ouergha, Rif, etc.- en 18 ans de service, aux 2ème et 3ème régiment étranger. Parvenu au grade de lieutenant/colonel ; Grand Croix de la Légion d’Honneur à titre militaire, Croix de guerre des T.O.E., Croix du combattant, Médaille coloniale, Médaille militaire, Commandeur du Ouissam alaouite chérifien. Blessé au Maroc, mais décédé de maladie, enterré à Sidi bel Abbes, son corps sera rapatrié à Puyloubier en 1962.

ABSTEIN (Johann) : grand sous-officier né à Oberingelheim (Allemagne) en 1931, engagé à la Légion Etrangère en 1950, affecté au 3ème B.E.P., part en Indochine, caporal au 2ème B.E.P., 1 citation Croix de guerre des T.O.E. (1952), caporal/chef, deux citations supplémentaires, participe ensuite aux opérations d’Algérie, sergent en 1955, 1 citation, Croix de la valeur militaire, 1 blessure en 1958, Médaille militaire, 6ème citation. Sergent/chef en 1959, 1 citation, 1 blessure en 1960. Chevalier de l’O.N.M. en 1961, adjudant en 1963, Adjudant/chef en 1967. Sert ensuite outre-mer et prend sa retraite en 1979 au 1er R.E. Légion d’Honneur en 1978. Un « maréchal de la Légion ».

ACHDIJIAN (Jousep dit Joseph) : légionnaire égyptien né à Alexandrie (1891-1955), dans une famille arménienne établie à Marseille. Volontaire au R.M.L.E. en 1915, trois fois blessé, gazé ; Médaille militaire, Croix de guerre, insigne des blessés, Croix du combattant volontaire, 12 décorations au total. Grand mutilé, son nom sera donné à un square de Marseille.

AD UNUM : jusqu’au dernier, jusqu’au bout ; devise du 6ème Régiment Etranger du Génie.

ADRIAN : casque français modèle 1915 équipant le R.M.L.E. pendant la première guerre mondiale.

AGOUY : victoire au Dahomey le 27 Décembre 1892 d’une section de légionnaires et d’une compagnie de tirailleurs sénégalais sur les rebelles de Béhanzin.

AISNE (bataille de l’) : combats autour de Soissons menés par le R.M.L.E. les 30 et 31 Mars 1918 pour stopper l’avance allemande. La Légion y perdra plus de 400 hommes dont le commandant Germann, du 2ème bataillon. Du 1er au 12 Juin le régiment, réduit à 1.200 hommes en raison de ses sacrifices, arrête encore l’ennemi, au prix de lourdes pertes. Le 18 Juillet, sous l’orage, il doit procéder à une contre-attaque face à l’offensive allemande, avec l’aide d’une division américaine. Il s’empare, entre autres, de 38 canons, fait prisonniers 400 hommes, et conserve toutes ses positions. Mais il a perdu 780 hommes dans tous ces combats, ce qui lui vaudra une nouvelle citation à l’ordre de l’Armée.


Le corps du prince Aage de Danemark ramené en France


Vicente Almonacide en uniforme d’officier de la Légion


AÏSSA (Bernard) : marocain né à Fez (1902-1989), enfant abandonné recueilli par un détachement de la Légion au Maroc. Il sert d’interprète et d’éclaireur au général Rollet, qui l’adopte. Converti au catholicisme, il quitte la Légion entre les deux guerres, et participe à diverses missions pour les services de renseignements français, puis entre dans la Résistance en 1940. Commandeur de la Légion d’Honneur, il aura le grade de capitaine.

AKA (Paul-François) : chef de musique né à Bordeaux en 1882, d’abord musicien dans le civil, puis chef de 3ème classe en 1906, il rejoint le 1er R.E. en 1909 et réorganise la musique de la Légion, qui va faire des tournées dans toute l’Afrique du Nord. Passé chef de musique de 2ème classe, il quitte la Légion en 1938 pour prendre sa retraite. Titulaire de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, Officier du Ouissam alaouite chérifien, et des palmes académiques.

ALGER (bataille d’) : opération de police menée pendant la guerre d’Algérie et particulièrement dans la casbah pour démanteler le terrorisme urbain ; différentes unités de parachutistes y furent engagées, dont le 1er R.E.P., d’abord du 14 Janvier au 15 Avril 1957, puis du 1er Septembre à la mi-Octobre de la même année.

ALGERIE (conquête de l’) : ensemble des opérations militaires engagées de 1831 à 1858, puis plus tard jusqu’au début du XXème siècle, en particulier contre Abd El Krim ; ils furent marqués par la bataille de Sidi Chabel en 1831, la prise de Constantine, de Mostaganem, la bataille de Moulay Ismaël, en 1835, de la Macta, de la Djurdjura, de Ziliane en 1844, de la Zaatcha en 1849, de Takitount en 1858.
Pour la première période, l’Ancienne Légion, la Nouvelle Légion, les 1er et 2ème régiments de Légion, et la 2ème Légion Etrangère furent engagées, perdant au total 27 officiers, 61 sous-officiers, et 756 légionnaires au combat. A partir de 1881, les Français reçurent l’autorisation de s’engager comme homme de rang à la Légion, qui participa aux combats de Chott Tigri (1882), puis occupa les oasis du Sahara en 1900, et en 1901 de Geryville, Timimoun, Beni Abbes, Kersas.
La Légion construisit en même temps des routes –celles de la Casbah, la « chaussée du légionnaire », de Fort l’Empereur, de la ceinture de Bône-, fit des fouilles archéologiques (découverte des ruines de Lambèse), bâtit des camps (Ouferia, Kouba), assécha des marais, ouvrit des voies d’eau, et édifia des casernes et postes militaires.

ALGERIE (guerre d’) : ensemble des opérations dites de maintien de l’ordre menée sur tout le territoire algérien et au Sahara contre le FLN de 1954 à 1961. De nombreuses unités de la Légion Etrangère y furent engagées :
-le 1er Régiment Etranger demeure, à Sidi bel Abbes, le régiment administratif et de formation ; mais son 1er bataillon de marche sera engagé dans les Aurès, le 2ème bataillon de marche à Lalla Marnia, et des compagnies portées du 6ème bataillon participèrent à diverses opérations.
-le 2ème REI basé à Saïda sera engagé à Tikechkach, Mzi, Beni Smir, Teniet Ben Saied.
-le 3ème REI intervint dans les Aurès, à El Milia - où il perd son chef de corps, le lieutenant/colonel Brochet de Vaugrineuse en 1957-, à Bône, sur la ligne Morice, en Oranie, dans les Hodna, le Constantinois, au djebel Mermara, à nouveau dans les Aurès, puis dans l’Ouarsenis, avant de quitter l’Algérie en 1962.
-le 4ème RE s’installe à Tebessa, venant du Maroc, en 1958, intervient dans les Aurès, le Bônois en 1964, le massif d’Edougli. A la fin de 1963 il est dirigé sur le Sahara et sera dissous en 1964.
-le 5ème REI établi à Turenne en 1956, combat à Sidi Mohamed, le Fillaoussène, la Tafna, dans les djebels, contre Bellounis en 1958, dans l’Ouarsenis et la Grande Kabylie, les Aurès, le Constantinois, la frontière tunisienne, et rejoint Tahiti en 1963.
-la 13ème DBLE combat dans le Sud et le Nord Constantinois à partir de 1965, les montagnes du Nementcha, à Bou Yardanne en 1957, dans les Aurès et différents djebels, à la frontière tunisienne, avant de rejoindre Djibouti en 1961.
-le 1er REC basé à Mers El Kébir est réduit à 3 escadrons de combat en Algérie ; il surveille la frontière tunisienne, et participe aux grandes opérations de l’Est algérien et de Kabylie. Un escadron à pied (capitaine Pfirmann) est engagé dans les Aurès et met hors de combat 41 rebelles. En 1962 il stationne dans les palmeraies du Sahara puis à nouveau à Mers El Kébir, avant de rejoindre la métropole.
-le 2ème REC venu du Maroc s’installa en 1956 en Oranie ; il combat dans les djebels, à Zaccar, sur la frontière tunisienne, dans le Constantinois, dans le djebel Sahary. En 1960 il se réinstalle dans la région de Biskra, et sera dissous en 1962.
-le 1er REP participa au maintien de l’ordre à Alger en 1955, puis se regroupe à Zeralda en 1956. Il intervient à nouveau à Alger, puis dans les djebels, à Médéa, sur la route de Hassi Messaoud, Guelma, et perd son chef de corps le colonel Jeanpierre en 1958. Engagé dans la bataille d’Alger en 1960, puis dans les Aurès, le Bônois, en Kabylie. Participant au putsch manqué de 1961, il est dissous le 30 Avril.
-le 2ème REP basé à Philippeville en 1956 combat dans les Aurès, à Tebessa, et met prés de 1.000 rebelles hors de combat. Il est également en opérations à Beni Sbihr, Philippeville, Batna, et Souk Ahras.
-4 CSPLE opèrent au Sahara et à la frontière tunisienne.
Au total la Légion perdra 63 officiers, 264 sous-officiers, et 1.582 caporaux et légionnaires pendant cette guerre.

ALI KHAN : prince pakistanais fils du chef spirituel des Ismaéliens, né à Turin (1911- 1960) ; il sert comme lieutenant à titre étranger en Syrie de 1938 à 1939 au 1er REC puis au 6ème R.E. ; Croix de guerre et Légion d’Honneur. Passe ensuite dans les services de renseignements britanniques, participe au débarquement de Provence. Play-boy, éleveur de chevaux de course, marié à Rita Hayworth à Vallauris, délégué de son pays à l’ONU en 1958. Il trouve la mort au volant de sa voiture de sport en France.

ALLEMAGNE (campagne d’) : combats menés du Rhin à l’Autriche par le R.M.L.E. et le 1er R.E.C. marqués par la prise de Stuttgart et de Gross Gladbach.

ALLIGATORS : engins amphibies blindés de débarquement, de fabrication américaine, utilisés par le REC en Indochine de 1945 à 1950.

ALMA (bataille de l’) : combat mené le 20 Septembre 1854 pendant la guerre de Crimée entre Franco-anglais et Russes ; une brigade de deux régiments de Légion, puis le bataillon d’élite parvenu plus tard, y participèrent en dépit du choléra qui affecta les rangs. La Légion sera félicitée pour son comportement exemplaire et discipliné.

ALMONACIDE (Vicente Almandos) : aviateur argentin né à La Rioja (1881-1953), breveté pilote en France en 1913, pilote en Argentine, engagé à la Légion Etrangère en 1914, versé dans l’aviation ; capitaine, Médaille militaire, Légion d’Honneur, Croix de guerre. Ami de Mermoz, il fut un des pionniers de l’aviation argentine, réalisant la traversée des Andes.

ALOUANA : village du Sud marocain ; le 25 Mai 1911 35 hommes de la 22ème compagnie montée du capitaine Labordette y résistèrent pendant cinq heures aux dissidents ; 29 légionnaires furent tués, 6 autres, le sergent Ehmann et 5 légionnaires, blessés. On retrouva la culasse de leur arme, rendue ainsi inutilisable, sur les corps du caporal Breval et du légionnaire Petersen. Elles sont exposées au musée d’Aubagne.

ALPES (bataille des ou 2ème bataille des) : ensemble des combats menés par la 13ème DBLE, de retour d’Alsace, au sein de la 1ère DFL relevant les Américains à partir du 14 Mars 1945 contre les troupes de l’Axe, dans les secteurs d’Isola et de Lantosque (Alpes Maritimes) puis vers Vinadro et Turin, en Italie. La France y gagna les hautes vallées de la Vésubie et de la Tinée, et le retour de Tende et La Brigue.
ALSACE (campagne d’) : combats contre les Allemands menés par le 1er REC et la 13ème DBLE à partir de Novembre 1944 dans la trouée de Belfort puis vers les Vosges, qui permirent la libération d’Aspach, Colmar, Soultzmatt, la vallée d’Orbey, en tout 22 localités. Les unités seront ensuite mises au repos, le REC ayant perdu 30% de ses effectifs, dont 9 officiers.

AMBROSCH (Franz Josef) : célèbre légionnaire allemand né en 1930, engagé comme 2ème classe à 17 ans en 1947 ; en 35 ans de service, participe aux campagnes d’Indochine, d’Algérie, totalisant 1 blessure et deux citations. Médaille militaire, Chevalier de l’ONM, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN, Médaille des blessés, Légion d’Honneur en 1982. Prend sa retraite cette même année parvenu au grade de capitaine, se retire à Marseille.

AMILAKVARI (Dimitri) : prince géorgien né en Russie, 1906-1942, d’une famille réfugiée en France à la révolution bolchevique. Sorti de Saint Cyr en 1926, il rejoint la Légion Etrangère, au 1er RE, puis participe avec le 4ème RE en 1929 à la pacification du Maroc (1ère citation en 1932, 2ème en 1933). Capitaine en 1937, il participe au défilé du 14 Juillet où pour la première fois La Légion arbore le képi blanc sur les Champs Elysées. Affecté à la 13ème DBLE en 1940, il participe à la campagne de Norvège. Lieutenant/colonel et chef de corps de la « 13 », il la commande à Bir Hakeim et El Alamein où il tombe le 24 Octobre 1941 à la tête de son unité. 5 fois cité, Croix de Guerre 1939-45, Croix de Guerre des TOE, Légion d’Honneur, il venait d’être décoré de la Croix de la Libération.

AMPHIBIES (unités) : unités de la Légion pendant la guerre d’Indochine, à savoir escadron du 1er REC crée à Tourane en 1951 et en service jusqu’en 1955, plus un 1er et un 2ème groupe, ainsi qu’un groupe amphibie d’obusiers d’Avril à Décembre 1954. Ces unités étaient équipées de véhicules « crabes » et « alligators ».

ANASTASIU (Paul) : légionnaire roumain né en 1971, engagé à la Légion en 1992, libéré en 1997 (Yougoslavie, Djibouti, Afrique), peintre et sculpteur, peintre officiel aux Armées, a offert plusieurs œuvres à la Légion. Il obtiendra de nombreux prix en France et à l’étranger.

ANCIENNE LEGION : premier corps de la Légion Etrangère crée en 1831, et composée de bataillons nationaux divisés en compagnies de 112 hommes, à encadrement suisse et allemand. Les 1er, 2ème, et 3ème bataillons (Allemands et Suisses) étaient stationnés à Alger, le 4ème (Espagnols) à Oran, le 5ème (Italiens) à Alger, le 6ème (Belges et Hollandais) à Bône, le 7ème (Polonais) également à Alger. Les hommes portaient le pantalon garance, une veste bleue, une capote grise, le shako et des guêtres. Son premier engagement eut lieu le 27 Avril 1832 prés de maison Carrée (Alger), contre la tribu d’El Ouffia. Elle participa aux combats de Sidi Chabel, Arzew, et Mostaganem. Ses chefs de corps furent les colonels Stoffel (1831), puis Combe (1832), le lieutenant/colonel de Mollenbeck, puis le colonel Bernelle, qui procéda à l’amalgame de toutes les nationalités. En 1835 le Légion fut prêtée à l’Espagne, sous les ordres des colonels Lebeau puis Conrad, et remplacée par une nouvelle Légion formée à Pau.

ANDOLENKO (Serge) : officier russe né en 1907 à Volotchisk, dont la famille se réfugia en France à la révolution bolchevik. Entré à Saint Cyr en 1924, il s’engage à la Légion et sert comme sous-lieutenant au 1er Etranger et sert ensuite aux 2ème, 3ème, 4ème, 5ème et 6ème Régiment Etranger ; campagnes d’Algérie, du Levant, du Maroc. Naturalisé français en 1928, affecté à l’Inspection de la Légion Etrangère, corps dans lequel il reste vingt ans. 2ème guerre mondiale au 2ème Bureau, chef de corps du 5ème R.E. en Algérie, parvient au grade de général. 9 citations, commandeur de la Légion d’Honneur, décorations françaises et étrangères.

ANDRE : légionnaire belge, un des « maréchaux de la Légion » né en 1919, engagé à la Légion en 1939, campagne d’Algérie, du Maroc au 1er R.E., puis sert au Sénégal et en Tunisie. Passé au R.M.L.E., campagnes de France, d’Allemagne ; médaille militaire, 5 fois blessé, puis séjour en Indochine, au 3ème R.E.I., et en Algérie. Croix de guerre 1939-45, des T.O.E., croix de la valeur militaire, termine sa carrière comme adjudant/chef.

ANGELL (Henrik) : colonel norvégien né en 1861 ; engagé volontaire dans la Légion pendant la première guerre mondiale comme lieutenant après un stage à Saint Cyr. Il combat à Fort de Vaux et en Champagne, mais va avoir les membres inférieurs gelés au front, ce qui nécessite une amputation. Démobilisé, il regagnera son pays et décède en 1922. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-18, Médaille des blessés.

ANNE-MARIE : chant du 3ème RE, d’origine allemande :
Mon régiment, c’est ma patrie
Je n’ai jamais connu ma mère
Pour son honneur mon père a donné sa vie
Et je suis seule sur la terre
Mein name ist Anne Marie
Ein Jeder kennt mich schon
Ich bin, ja, die tochter
Vom ganzen batalion.

APKA : village du Dahomey où le 13 Octobre 1892 le bataillon de la Légion défit les troupes de Béhanzin, perdant 4 légionnaires tués, 1 officier et 4 légionnaires blessés.

ARAGO (Joseph-Victor) : officier français né à Paris (1833-1970), muté sur sa demande à la Légion Etrangère pendant la guerre de 1870 ; chef de bataillon commandant le 5ème bataillon à 8 compagnies –Français, Autrichiens, Anglais, Belges, Suisses, Roumains, Irlandais, Hongrois, Serbes, Espagnols, Italiens, Polonais- engagé au siège d’Orléans, où il est tué au combat le 11 Octobre. Le bataillon perdra les deux tiers de ses effectifs.

ARBA DE TAHACA (l’) : victoire au Maroc le 6 Avril 1918 de la compagnie montée du 2ème REI, après une charge à la baïonnette.

ARGONNE (bataille de l’) : combat du 17 décembre 1914 mené par la 4ème Régiment de Marche du 1er Etranger, ex Légion garibaldienne, chef de corps Lieutenant/colonel Peppino Garibaldi, à encadrement franco-italien. L’occupation du site fut marquée par les batailles de Claon, du bois de Bolante, et de la Haute Chevauchée. L’unité connut de nombreuses pertes, dont celle du capitaine Bruno Garibaldi. Le 5 Janvier 1915 le bataillon capture toute une compagnie allemande à Courte Chausse.

ARLABA : localité d’Espagne ; le 17 janvier 1836 la Légion y repoussa les Carlistes par une charge à la baïonnette.

ARNAULT (Paul) : officier français né à Cherbourg (1911-1989) ; Saint-Cyrien, rejoint la Légion comme lieutenant en 1937 au 1er RE, puis au 3ème REI au Maroc. Campagne de Norvège avec la 13ème DBLE en 1940, capitaine la même année, commandant en 1943, il est engagé dans les combats d’Erythrée, de Syrie, de Lybie, de Tunisie, d’Italie, et de France. Plusieurs fois cité, chevalier de la Légion d’Honneur, compagnon de la Libération, croix de guerre 1939-45 et des T.O.E. Campagne d’Indochine à la « 13 », chef de corps de ce régiment à 36 ans, lieutenant/colonel, cité à nouveau, termine sa carrière de légionnaire en 1958. Quitte l’Armée en 1968 avec le grade de général. Deux de ses fils servent alors à la Légion comme officiers.

ARVIN (Léon) : légionnaire né en 1929 en Egypte, engagé à la Légion en 1946 à 17 ans, participe à deux campagnes d’Indochine, aux conflits d’Algérie, du Maroc, de Madagascar. Accède au grade d’adjudant/chef et à un record de 38 ans de service jusqu’à sa retraite en 1984. Croix de guerre des T.O.E., Médaille militaire, Chevalier de l’O.N.M., 2 blessures et deux citations.

ASCENCIO (Tony) : légionnaire né à Oran en 1901, engagé à la Légion en Octobre 1917, à 16 ans ; participe au sein du RMLE aux combats de la Somme, de l’Oise, et sera deux fois blessé. Démobilisé avec la Croix de guerre 1914-1918, la Médaille militaire, la Croix du combattant, la Médaille de Verdun, l’insigne des blessés. Il devient alors boxeur professionnel totalisant plus de 20 victoires, puis sera l’entraîneur de Marcel Cerdan. Il finit ses jours en France après son rapatriement d’Algérie en 1962.

AS SALMAN : aérodrome militaire d’Irak pris sans combat par la Légion –éléments du 2ème REI, du 1er REC, du 2ème REP et du 6ème REG- le 25 Février 1991 pendant la guerre du Golfe.

AUBAGNE : ville des Bouches du Rhône dans la banlieue de Marseille ; depuis le départ de la Légion d’Algérie, elle a remplacé Sidi Bel Abbés et abrite le 1er Régiment Etranger, le Groupement de la Légion Etrangère, le monument aux morts, le musée et la musique principale de la Légion.

AUBERIVE : localité de la Somme et victoire le 17 Avril 1917 du RMLE après trois jours de combats dans les tranchées face à une forte résistance allemande ; le régiment y perd des centaines d’hommes, dont le lieutenant/colonel Duriez et le capitaine de Lanurien. Il a conquis 7 kilomètres de tranchées avant d’être relevé et cité à l’ordre de l’armée.



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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Invité le Mer 1 Aoû - 16:07

bonjour merci pour ses renseignements

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Invité le Mer 1 Aoû - 19:36

Beau boulot JP

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Bushman le Jeu 2 Aoû - 8:14

Tres Bon JP
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Jeu 2 Aoû - 12:42

Merci C-H !!!!!!

Jeudi 02 Aout 2012 : B .

BA CUM : village du Viêt-Nam (Cochinchine) où le1er Avril 1950 la 2ème compagnie du 2ème BEP met hors de combat 100 rebelles Viêt-Minh, obtenant une citation à l’ordre de l’Armée.

BACHELET (Martin Rudolf) : un « maréchal de la Légion », légionnaire allemand né en 1927, engagé en 1947 ; part en Indochine avec le 2ème BEP, 1 citation, un seconde, nommé sous-officier au feu, parachuté sur Dien Bien Phu, gravement blessé, Médaille militaire, Croix de guerre des T.O.E. ; puis campagne d’Algérie au 2ème REP, 1 citation, sergent/major, retraité en 1963, avec 8 citations et la Légion d’Honneur.

BAKOS (Josef) : un « maréchal de la Légion », né en Hongrie en 1902 ; engagé en 1923, REI, 3ème REI, campagne du Maroc en 1924-25, 1 blessure. Se retire à Nice en 1928, et rengage en 1931 ; campagnes d’Algérie et du Maroc, caporal en 1936, campagne de Norvège en 1940 avec la 13ème DBLE, puis campagnes d’Afrique –caporal/chef, 1 citation- de Syrie. Sergent en 1942, campagne d’Italie et débarquement de Provence, campagne de France, mort au combat en Haute Saône en 1944. Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix du combattant, Médaille coloniale, Médaille des blessés.

BAKTHIAR (Shapour) : homme politique iranien né en 1914 à Kanarak, effectue ses études en Iran et au lycée français de Beyrouth, volontaire pour la Légion en 1940, retourne en Iran en 1946 après avoir participé à la seconde guerre mondiale. Ministre du Shah d’Iran, réfugié en France après l’effondrement de la monarchie, assassiné en France par des terroristes islamistes en 1991.

BARBASTRO : ville d’Espagne, théâtre d’un combat entre les Carlistes et la Légion le 2 Juillet 1857, au cours duquel le colonel Conrad, chef de corps, trouva la mort.

BARRETO (Marino) : chanteur et musicien cubain né en 1925, engagé à la Légion en 1944, blessé au feu en Algérie, membre des chœurs de la Légion, libéré en 1948, accomplit une carrière de chanteur populaire en Italie.

BATAILLON DE LA LEGION D’ARKHANGELSK : unité mise sur pied en Août 1918 en Russie à l’initiative des Français et des Britanniques, pour lutter contre les bolcheviks. Successivement commandé par la capitaine Lichtfuss, les commandants Vitry puis Monod, le bataillon était à fort recrutement russe, avec les 1ére et 2ème et 3ème compagnies du RMLE et la compagnie de mitrailleuses. Engagé le 3 Mars 1919 contre les communistes, il leur barra la route d’Archangelsk. Mais les échecs des armées blanches rendirent inutiles la poursuite de cette expérience ; le bataillon fut dissous le 14 Octobre, et les hommes rattachés au 1er RE.

BATTERIES PORTEES SAHARIENNES DE LA LEGION : unité crée pour la première fois à Ouargla en Octobre 1940, et équipées de canons de 75 transportés sur toutes sortes de véhicules militaires. Il y eu une seconde B.P.S.L. en Tunisie le 3 Novembre 1942 ; l’une et l’autre participeront à de nombreux engagements avant d’être dissoutes fin 1943.

BAZAINE (Achille) : maréchal de France né à Versailles (1811-1888), affecté comme sous-officier à la Légion Etrangère en 1832, il participe à la conquête de l’Algérie ; lieutenant en 1833, chef de corps du 1er RE en 1851 avec le grade de colonel. Général en 1855, il commande la Légion en Crimée et en Italie, puis au Mexique. Maréchal de France en 1864, il connut la disgrâce et l’exil après la défaite de 1870.

BELLOY EN SANTERRE : combats de la somme sous la pluie en Juillet 1917. En cinq jours, le RMLE commandé pat le lieutenant/colonel Cot perd 25 officiers –dont les chefs de bataillon Mouchet et Ruelland- et 844 sous-officiers et légionnaires, parmi lesquels le poète américain Alan Seeger. Malgré les contre-attaques allemandes, le régiment enlèvera le village et sera cité à l’ordre de l’Armée.

BELFORT (bataille de) : combats du 13 Novembre au 3 Décembre 1944, menés par la 1ère Armée française –dont le 1er REC et le RMLE- du général de Lattre, et les forces américaines, pour libérer Belfort et s’ouvrir la voie de l’Alsace. La défense allemande força les hommes à des combats de rue. Le seul RMLE a eu 867 hommes, dont 30 officiers, tués ou blessés dans les affrontements.

BENCO : poste de Cochinchine tenu par une section de la 13ème DBLE qui, le 8 Juillet 1946, résista 6 heures au Viêt-Minh, jusqu’à l’arrivée des renforts ; elle y perdra un officier et 18 légionnaires.

BENI BOUZERT : tribu rebelle du Maroc défaite par le 6ème bataillon du 1er REC (commandant Kratzert) et le 2ème bataillon du 3ème RE (commandant Naeglin) le 5 Mai 1923.

BENI GUITOUN : violent combat au Sud de Taza (Maroc) le 27 décembre 1914, impliquant 3 compagnies de Légion qui pourront décrocher et ramener 30 des leurs, tués ou blessés.

BENI SMIR : le « Camerone » algérien : djebel à la frontière marocaine où le 2 Décembre 1960, quatre légionnaires du 2ème REI et leur chef le sergent Sanchez Iglesias résistèrent toute une journée à une compagnie –katiba- de l’ALN, sans subir de perte.

BEN TARDA : village dissident marocain enlevé le 28 Novembre 1916 par le 2ème bataillon du 1er Etranger.

BEP : bataillon étranger de parachutiste ; unités aéroportées de la Légion Etrangère crées en AFN par le commandant Morin pour la guerre d’Indochine, avec une forte proportion d’Allemands, et qui incorporera sur place des volontaires Vietnamiens.
Le 1er BEP mis sur pied à Sétif en 1948 fut envoyé en Extrême-Orient où il intégra dans ses rangs la compagnie parachutiste du 3ème REI. Anéanti à That Khé, sur la RC 4 en Septembre 1950 : 21 officiers, 45 sous-officiers, 420 légionnaires tués.
Reformé en Mars 1951, il reprend le combat ; en Novembre 1953 il est stationné à Dien Ben Phu, où il sera décimé le 7 Mai 1954, ayant perdu 475 hommes de tous rangs. De même la 1ère compagnie étrangère parachutiste de mortiers lourds, datant de Septembre 1953, et qui dépendait du 1er BEP, sera également anéantie à Dien Ben Phu. Reconstitué le 1er Novembre de la même année, il débarque en AFN, et devient le 1er REP le 1er Septembre 1954.
Le 2ème BEP est formé au Maroc en 1948 et embarque pour l’Indochine en 1949 ; il participe aux campagnes du Cambodge et du Viêt-Nam. Il perd son chef de corps, le commandant Raffalli, sur la RC 6 en 1952. Après une campagne au Laos, il est parachuté sur Dien Ben Phu en Avril 1954. Il y obtient la Croix de guerre des TOE, la Légion d’Honneur, et une 6ème citation à l’ordre de l’Armée. Rapatrié en AFN, le 2ème B EP devient le 2ème REP le 1er Décembre suivant.
Le 3ème BEP également crée à Sétif en 1949, et dissous en 1955, avait été transformé en 3ème REP pendant un mois ; il constituait en fait les réserves de deux précédents.

BERGMANN (Rolf) : un des « maréchaux de la Légion » né en Allemagne (1928-1957) ; engagé en 1949, campagne d’Indochine au 2ème BEP en 1950, puis au 2ème REP en Algérie. Sergent, 5 citations dont 2 à l’ordre de l’Armée, Croix de guerre des TOE, blessé à Dien Ben Phu, Médaille militaire. Tombé au combat en Algérie, Légion d’Honneur à titre posthume.

BERGOT (Erwan) : officier français né en 1930, servant d’abord au 6ème BPC en Indochine puis au 1er BEP (compagnie des mortiers lourds), fait prisonnier à Dien Ben Phu. Libéré, sert en 1955 en Algérie comme capitaine au 2ème REP ; grièvement blessé, il quitte l’Armée en 1961. Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Croix du combattant volontaire, Médaille des blessés, Croix de la Valeur Militaire. Il sera ensuite écrivain, spécialiste des troupes de choc et de la Légion en particulier.

BEVALOT Jacques : Le Sous Lieutenant BEVALOT était le seul officier survivant de la bataille de Phu Tong HOA le 25/07/1949. Il finira sa carrière comme lieutenant colonel après avoir servi uniquement la Légion. Il a été le patron de la compagnie de pionniers à AUBAGNE. Il est titulaire de cinq citations et attends à 91 ans sa cravate de commandeur.

BEYROUTH : capitaine du Liban, agitée par des combats opposants différentes factions libanaises et les forces voisines en 1982 ; le 2ème REP fera partie de la force d’interposition du 20 Août au 13 Septembre.
Puis des éléments du 1er RE, 2ème REI, et du 1er REC participèrent à la force multinationale, de Juin à Septembre 1983, opposée à des milices pro-iraniennes et pro-syriennes. Dans cette opération, le 2ème REI perdra 6 hommes tués en service : Caporal/chef Verdon, caporaux d’Amaiooro et Ribe, 1ère classe Stijovic, légionnaires Lejeune et Peigney.

BINH LU : combat le 6 Novembre 1886 de la colonne Bercant contre 300 Chinois, défaits après une charge à la baïonnette ; 3 légionnaires seront tués, et 4, dont 2 officiers, blessés.

BIR HAKEIM : oasis de Lybie où, à partir du 27 Mai 1942, 3.200 hommes des FFL du général Koenig, dont ceux de la 13ème DBLE, résistèrent 16 jours à 3 divisions germano-italiennes, les légionnaires attaquant même les chars à la grenade par les fentes de visée.
Le Maréchal Rommel demanda le 3 Juin à la garnison encerclée de se rendre, et devant le refus des Français l’ennemi procéda à une série d’attaques par 45 degrés, avec aviation et artillerie. La Légion reçut l’ordre d’ouvrir une brèche, ce qu’elle fit les 11 et 12 Juin, parvenant à rompre l’encerclement pour permettre à 2.500 hommes d’être évacués. C’est la première victoire française depuis Narvik. La Légion aura 234 légionnaires tués –dont le capitaine Lamaze et le lieutenant Dewey- ou blessés, au cours des combats.

BIR HALIMA : citadelle tenue par les forces de l’Axe et prise par le 3ème REI en Tunisie le 8 Mai 1943.

BIT EL ARBI : combats à partir du 22 Juin 1943 en Tunisie du 3ème Bt/1er REC et du 1er Bt/3ème REI pour rompre l’encerclement des forces de l’Axe.

BIZERTE : base navale française en Tunisie ; le 23 Juillet 1961 l’armée tunisienne tenta de la prendre de force en s’opposant à l’armée française ; au cours de ces quatre jours de combats, les Tunisiens perdirent 700 tués et 700 prisonniers, les Français eurent 27 tués et 100 blessés. Parmi les forces françaises –aéronavale, parachutistes, commandos, artillerie- des éléments du 3ème REI.

BJERRING (Oswald) officier danois né à Copenhague en 1886 ; engagé à la Légion en 1907, campagne du Maroc, Légion d’Honneur, campagne de France en 1914, 1 blessure, capitaine, sert au front d’Orient. Croix de guerre en 1915, 2ème blessure, démobilisé en 1918. Rengage à la Légion en 1920, sert au Maroc et en Indochine au 5ème RE. Termine sa carrière comme commandant, reste en Indochine et anime la résistance française contre les Japonais en 1945 à Hanoï. Arrêté, torturé, il meurt à l’hôpital d’Hanoï la même année.

BLEM : Bataillon de la Légion Etrangère à Madagascar ; unité créée en Octobre 1956 à partir d’éléments du 4ème REI. Devenu bataillon en 1957, qui sera le noyau du nouveau 3ème REI à Diego-Suarez en 1962.

BLIGNIERES (Hervé Le Barbier de) : officier français né dans le Morbihan en 1914, Saint-Cyrien, qui sert d’abord dans la cavalerie en 1939-45, et rejoint le 1er REC en Indochine. Plusieurs citations, croix de guerre des TOE, Légion d’Honneur ; affecté ensuite en Algérie comme commandant, puis lieutenant/colonel commandant le 1er REC en 1958, qu’il quitte en 1960 avec le grade de colonel. En désaccord avec la politique algérienne du général De Gaulle, il quitte le service actif.

BOHNERT (Georg) : légionnaire allemand né dans le Palatinat, ayant servi 20 ans à la Légion. Décédé en 1946 dans son pays, il avait exprimé la volonté d’être enterré dans un drapeau tricolore en présence d’un détachement militaire français, ce qui fut exécuté.

BONAPARTE (Jérôme-Napoléon II) : petit-neveu américain de Napoléon Ier, de la branche émigrée aux Etats-Unis, né à Baltimore (1830-1893) ; sorti de West Point, sert dans l’armée américaine au Texas, puis comme capitaine au Régiment Etranger de 1863 à 1867, pendant la campagne du Mexique. Sert encore dans l’armée française en 1870, puis retourne finir sa vie aux Etats-Unis.

BONETTI (Pascal) : patriote et poète né à Saint Martin Vésubie (A-M) en 1884, ingénieur, officier d’artillerie en 1914, commandeur de la Légion d’Honneur, Grand Prix de l’Académie française, auteur de nombreux poèmes en l’honneur de la Légion, et des vers fameux :
« Qui sait si l’inconnu qui dort sous l’arche immense
Mêlant sa gloire épique aux orgueils du passé
N’est pas cet inconnu devenu fils de France
Non par le sang reçu mais par le sang versé ».

BONNIN : un des « Maréchaux de la Légion » né à Beaufort (Jura), 1925-1952 ; maquisard en 1944, engagé à la Légion en 1945. Trois séjours en Indochine, 1er et 2ème BEP, 16 citations Légion d’Honneur, médaille militaire, adjudant à 27 ans, tombe au col de Kem (Indochine).

BONTOUX (Hélène) : sous-officier féminin du service social des armées, engagée volontaire pour l’Extrême-Orient en 1950 ; elle effectue deux séjours en Indochine : 3 citations. Participe ensuite aux activités de l’Armée en AFN, affectée à la Légion Etrangère de 1963 à 1985 ; prend sa retraite comme adjudant/major, Médaille militaire, Officier de l’ONM, commémoratives d’Extrême-Orient et AFN.

BORELLI (Emmanuel de) : officier français né à Brayas (Gironde) en 1837, fils d’un général, sorti de Saint Cyr, il sert d’abord dans les chasseurs en Italie et en France, de 1857 à 1872, et parvient au grade de capitaine, décoré de la Légion d’Honneur. Quitte l’armée en 1872 après avoir été fait prisonnier en 1870, mais s’engage à la Légion en 1883, au 1er RE. Sert en Algérie, au Tonkin, en Afrique. Poète et écrivain, il sera couronné à plusieurs reprises par l’Académie française.

BOTTAI (Giuseppe) : journaliste, officier, et homme politique italien né à Rome (1895-1952) ; sous-lieutenant pendant la première guerre mondiale, chef de bataillon en Erythrée, Lieutenant/colonel en 1939. Fasciste de la première heure, licencié en droit, et gouverneur de Rome, ministre de l’Education nationale de Mussolini, à qui il s’oppose en 1943. Engagé à la Légion Etrangère sous les noms de Battaglia puis Jacquet, intègre le RMLE ; débarquement de Provence, campagne de France, sert ensuite au 1er REC en Algérie. Démobilisé en 1948 avec le grade de sergent. Auteur d’un livre de souvenirs : »Mon nom est Légion ».

BOU AMANA : Cheik algérien qui animal a rébellion de 1881 à 1908 avant de vivre en exil forcé au Maroc. Au Chott Tighri dans le Sud Oranais la compagnie montée du lieutenant Massone fut attaquée par 2.600 de ses partisans le 26 Avril 1882, et perdit 49 tués et 29 blessés.

BOU DENIB : place forte du Maroc, créée par la Légion ; le 13 Mai 1908 la 4ème compagnie montée y fut attaquée devant la palmeraie de Beni Ouizen, et 2 officiers, et 18 légionnaires furent tués ou blessés. Le 1er Septembre la garnison fut de nouveau attaquée par des milliers de Marocains, et elle résista pendant 18 heures jusqu’à l’arrivée des renforts. Elle participa ensuite à la poursuite des assaillants et à la liquidation du camp rebelle de Moulay Lassen.

BOUDIN : marche officielle de la Légion Etrangère créée par M. Wilhelm, chef de musique au RE en 1863. Les paroles datent de 1870 ; le boudin dont il est question est la couverture roulée sur le sac à dos des légionnaires. S’il n’y en a plus pour les Belges, c’est que le roi Léopold, craignant des représailles allemandes, avait obtenu du gouvernement français le retrait des légionnaires belges des unités combattant les Prussiens. La Légion ayant reçu l’ordre l’exécuta, officiellement en tous cas.
Le texte du chant est le suivant :
Tiens, voilà du boudin, voilà du boudin, voilà du boudin
Pour les Alsaciens les Suisses et les Lorrains.
Pour les Belges y en a plus, pour les Belges y en a plus
Ce sont des tireurs au cul. (bis)
I
Au Tonkin, la Légion immortelle
A Tuyen Quang illustra notre drapeau
Héros de Camerone et frères modèles
Dormez en paix dans vos tombeaux
II
Au cours de nos campagnes lointaines
Affrontant la fièvre et le feu
Oublions avec nos peines
La mort qui nous oublie si peu
Nous la Légion

1ère sonnerie 2ème sonnerie
Nous sommes des dégourdis Nos anciens ont su mourir
Nous sommes des lascars Pour la gloire de la Légion
Des types pas ordinaires Nous saurons bien tous périr
Nous avons souvent notre cafard Suivant la tradition
Nous sommes des légionnaires

BOU GAFER : localité marocaine ; le 23 Février 1933 la compagnie montée du 3ème REI y combat les rebelles et y perd son chef le capitaine Faucheux, dont le corps est ramené sous le feu ennemi par les légionnaires Abassia et Vurusic. La Légion perd 18 tués, 12 blessés, dont les lieutenants Brouckle et Binet. Le corps de Binet fut ramené par les légionnaires Coghetto et Schweighofer.

BOUGIE : ville d’Algérie ; le 25 Août 1842 le 2ème bataillon de 2ème RE y résista à 5.000 fantassins et 600 cavaliers kabyles. Le 11 Mars 1884 le 7ème bataillon de Légion –Polonais- chargea victorieusement les Kabyles à la baïonnette.

BOU KHAIL : djebel d’Algérie où le 27 Juillet 1958 une section du 5ème REI participa au violent combat qui leur coûtera 9 tués dont le lieutenant Logueau de Saint Michel et le sergent Klocke.

BOU LEGGOU : localité du Sud Marocain ; le 30 Août 1930 la compagnie montée du 2ème REI –capitaine Fouré- y fut attaqué par les dissidents et eut 18 tués et 13 blessés.

BOULIGNY (Edgar John) : légionnaire américain né au Nevada en 1888 ; engagé à la Légion en 1914 au sein du RMLE, 4 fois blessé, Croix de Guerre, 1 citation, sergent. Intégré à l’escadrille Lafayette en 1917, puis dans l’aviation américaine en 1918. Termine la guerre comme sous-lieutenant et retourne aux Etats-Unis.

BRAMOUILLE (Jean) : officier né à Dunkerque en 1921 ; engagé volontaire en 1940, sous-lieutenant, puis affecté à la légion Etrangère en 1945. Campagne d’Indochine au 5ème REI, puis sert au Maroc (4ème REI), et en Algérie. Chef de corps du 3ème REI en 1969-71, général, retraité en 1974. Légion d’Honneur, Croix du combattant volontaire, Croix de guerre 1939-45 et des TOE, Croix de la Valeur Militaire, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

BRAYER (Michel, comte) : célèbre officier né à Paris (1813-1870), élève officier à 18 ans, sert dans l’infanterie en Afrique et en Crimée, chef de corps du 1er Etranger de 1858 à 1959, pendant la campagne d’Italie. Retourné dans l’infanterie, général de brigade. Tué face à l’ennemi. Grand officier de la Légion d’Honneur, décoré de l’ordre du Christ du Portugal, de la Croix de commandeur de l’ordre de Léopold d’Autriche, de la Médaille de la campagne d’Italie.

BRELE : nom tiré de l’arabe, donné par les légionnaires des compagnies montées aux mulets qu’ils utilisaient en Afrique du Nord.

BROTHIER (Albert) : général né à Nantes en 1911, Saint-Cyrien, passé à la Légion en 1940, 12ème REI, fait prisonnier. Sert à la Légion de 1945 à 1961 : 13ème DBLE, BEP, 1er REP (1956 et 1958) ; 2 séjours en Indochine, chef de corps du 3ème BEP en 1951, du 1er BEP en 1952, du 1er REP, puis du 1er RE en 1959. Général en 1964, quitte le service en 1969, 13 citations, grand Officier de la Légion d’Honneur, Grand Croix de l’ONM, Croix de guerre 1939-45, et des TOE .

John Bouligny

BRUNDSAUX (Paul) : général né en Meurthe et Moselle, 1855-1930. Saint-Cyrien, affecté comme capitaine à la Légion en 1888, participe aux campagnes d’Algérie, du Tonkin, du Dahomey, de Madagascar. Commandant au 1er RE en 1897, colonel en 1903, nouvelle campagne du Tonkin en 1905. Il quitte la Légion en 1908 avec le grade de colonel, et finira général en 1916. Commandeur de la Légion d’Honneur, Médaille du Tonkin et du Dahomey. Son visage a servi de modèle à l’un des quatre personnages du monument aux morts de la Légion.

BRUNET DE SAIRIGNE (Gabriel) : officier né à Paris (1913-1948), Saint-Cyrien, affecté comme lieutenant à la Légion en 1939 ; après avoir participé avec la 13ème DBLE aux combats de Norvège (1 citation) de Bir Hakeim et d’El Alamein, il est capitaine en 1941, et Compagnon de la Libération en 1942. Engagé dans les campagnes de France et de Tunisie, débarquement de Provence, libération de l’Alsace ; il est à 32 ans lieutenant/colonel. Chef de corps de la 13ème DBLE en Indochine en 1946, il est tué dans une embuscade. Commandeur de la Légion d’Honneur, 9 citations, Croix de Guerre 1939-45 et des TOE.

BRUNSWICK : victoire du bataillon de Légion sur les Bulgares en Orient le 9 Juillet 1917.

BRUSCHI (Augusto) : légionnaire né en Italie en 1920, dans une famille émigrée en Corse ; ses quatre frères engagés dans la Légion étrangère, il l’est lui-même en 1938. Campagne de Norvège avec la 13ème DBLE, Bjervok et Narvik. Rengagé après l’armistice, campagne d’Erythrée, où il est tué en 1941. Il était Chevalier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, et titulaire de la Croix de guerre 1939-45 avec 1 palme.

BUK : surnom du bataillon N° 115 de protection ukrainien rattaché à la 30ème division SS « Ruthénie « ; ses hommes décidèrent de rallier la Résistance dés leur arrivée en France. Lors de la bataille de Belfort, ils éliminèrent son encadrement allemand, le 27 Août 1944, et combattirent remarquablement aux côtés des Alliés sous le nom de BUK, bataillon ukrainien ; à l’initiative des Américains, l’unité renforça la Légion Etrangère et ses hommes furent incorporés à la 13ème DBLE le 3 Octobre.
Le bataillon N° 118 en fit de même, et fut placé sous le commandement du chef de bataillon français Petit ; il combattit aux côtés de la Résistance dans la Haute Saône et le Doubs. Le 30 Octobre prés de 200 Ukrainiens de l’unité s’engagèrent à la Légion Etrangère.

BULLARD (Eugene) : Noir américain né à Columbus (Ohio) en 1894, engagé à la Légion en 1914, au 3ème RM/1er RE ; participe aux combats de l’Artois, de Champagne, de Verdun, blessé. Devient alors pilote de guerre jusqu’à la victoire. Croix de Guerre, Légion d’Honneur, Médaille militaire.

BURDA (Rudolf) : sous-officier né à Vienne (Autriche) en 1930, engagé à la Légion en 1949 ; campagne d’Indochine, 1 blessure, sergent en 1954, campagne d’Algérie, combats de Bizerte. Collaborateur et caricaturiste à la revue « képi Blanc », il quitte le service comme adjudant/chef en 1989 : 40 ans de service ! Médaille militaire, Officier de l’ONM, Médaille des blessés, Médaille coloniale, commémorative d’Indochine et d’Algérie.

BURGENS (Hervé de Brocas, dit) : homme politique né en 1894 en Saône et Loire ; Normalien, attaché du cabinet d’Edouard Herriot, sous-secrétaire du gouvernement Reynaud, secrétaire d’Etat à Vichy, ardent maréchaliste, il est condamné à mort par contumace en 1945. Engagé à la Légion la même année, il sert en Indochine au 3ème REI ; comptable de la compagnie, secrétaire du capitaine Mattei, il s’illustre au combat, sera décoré et accède au grade de Sergent/major.



Dernière édition par commandoair40 le Mer 22 Aoû - 12:35, édité 1 fois
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par olivier le Jeu 2 Aoû - 13:16

merci JP
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Invité le Jeu 2 Aoû - 16:15

bonjour et mérci de ses renseignements

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Ven 3 Aoû - 13:45

Le 03 Aout 2012 : C .


CABIRO (Bernard) : officier légendaire de la Légion né à Mont de Marsan (Landes) en 1925 ; engagé pendant la campagne d’Italie en 1944, aspirant en 1952, volontaire pour la Légion, premier séjour en Indochine au 2ème REI. Rejoint ensuite le BEP, puis sert en Algérie, jusqu’en 1961. Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Légion d’Honneur, Croix de la Valeur Militaire agrafe « Algérie », Commémorative d’Indochine et d’Algérie. Quitte le service actif en 1961 comme chef de bataillon pour cause de désaccord avec la politique gaulliste.

CADRES BLANCS : sous-officiers français de la « régulière », affectés à une unité de la Légion en renfort d’encadrement en raison de leur spécialisation : génie, parachutisme, blindés, etc.

CAID : de l’arabe, chef ; surnom des chefs de corps à la Légion. La sonnerie « au caïd » est jouée au clairon à l’arrivée du chef de corps à son arrivée dans chaque unité de la Légion.

CAMERINI (Gustavo) : légionnaire italien né à Alexandrie (Egypte) en 1907 ; service militaire en Italie, avocat, engagé à la Légion en 1940. Affecté à la 13ème DBLE, campagne de Norvège, d’Afrique. Lieutenant en 1941, campagne d’Erythrée, 1 blessure, puis de Syrie, Lybie, Bir Hakeim, El Alamein, Tunisie, 2ème blessure, puis 3ème. Capitaine, démobilisé en 1945, retourne en Italie exercer sa profession d’avocat. Commandeur de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, ONM, Croix de guerre 1939-45 avec 5 citations, médaille coloniale, médaille des blessés.

CAMERONE : nom déformé du village de Camaron, sur la route de Vera Cruz au Mexique. Hacienda où s’illustra héroïquement le 30 Avril 1863 la 3ème compagnie du régiment étranger, commandée par le capitaine Danjou, et forte de 62 hommes : 20 Allemands, 14 Belges, 13 Français, 9 Suisses, 2 Hollandais, 1 Autrichien, 1 Italien, 1 Danois, 1 Espagnol. Encerclée par 2.000 Mexicains, elle résista toute la journée et refusa par deux fois de se rendre. Un caporal et deux légionnaires résistèrent jusqu’au bout.
3 officiers, 49 sous-officiers, caporaux et légionnaires y furent tués, le reste faits prisonniers dont presque tous étaient blessés. Un des légionnaires, le Belge Catteau, fut tué de 19 balles en protégeant de son corps le lieutenant Maudet. Les Mexicains perdirent 100 tués et 200 blessés, et soignèrent très humainement les survivants, dont beaucoup succombèrent à leurs blessures. Le 2 Mai les 12 rescapés furent remis aux Français en échange d’un colonel mexicain.
Ce fait d’armes est devenu la fête officielle de la Légion Etrangère, célébrée par les légionnaires en toutes circonstances, même en opération. Le nom de Camerone est inscrit sur tous les drapeaux régimentaires de la Légion Etrangère. Faire Camerone est une tradition de légionnaires qui consiste à résister jusqu’au bout et qui est systématiquement observée depuis 1863. La composition de la compagnie était la suivante :





Combat de Camerone, tableau exposé au musée de la Légion à Aubagne


Capitaine Danjou Jean † Gorski Léon †
Sous lieutenant Maudet Clément † Groux Louis †
Vilain Jean † Haller
Sergent/ Major Tonnel Henri † Hipp Emile †
Sergent Germeys Jean † Jeannin Adolphe
Morzycki Louis † Konrad Ulrich †
Palmaert Alfred † Kurz Hans †
Schaffner Charles † Kunassec Hyppolite
Caporal Berg Evariste Langmeier Félix †
Del Caretto Adolphe † Lemmer Friedrich †
Favas Aimé † Leonhard Baptiste †
Magnin Karl Lernould Ludwig †
Maine Louis Merlet Edouard †
Pinzinger Andreas † Rerbers Josef †
Tambour Lai Casimiro Reuss †
Légionnaire Baas Jean † Rohr Ludwig †
Bernardo Aloisio † Schreiblich Joseph †
Bertoletto Gustave † Schiffer Hermann
Billod Claude † Seffrin Hans †
Bogucki Anton † Segers Joseph
Brunswick Félix Seiler Daniel †
Burgiser Nicolas † Stoller Louis
Catenhusen Georg † Timmermans Jean †
Catteau Victor † Van Den Buckle Pharaon †
Fritz Friedrich † Conrad Peter †
Furbasz Georg † Constantin Laurent †
Gaertner Aloïs Dael Constant †
Légionnaires Daglincks François †
De Vries Hartog †
Dicken Peter †
Dubois Charles †
Friedrich Friedrich †
Vandermeersch Jacques †
Van De Savel Henry †
Van Opstal Lentpog †
Verjus Jean-Baptiste
Wensel Gottfried
Wittgens Karl
Zey Nicolas

A chaque célébration de Camerone, un légionnaire lit à ses camarades le récit officiel du combat :
« L’armée française assiégeait Puebla. La Légion avait pour mission d’assurer, sur 120 kilomètres, la circulation et la sécurité des convois.
Le colonel Jeanningros, qui commandait, apprend le 29 Avril 1863 qu’un gros convoi, emportant 3 millions de numéraire, du matériel de siège, et des munitions, était en route pour Puebla. Le capitaine Danjou, son adjudant-major, le décide à envoyer au-devant du convoi une compagnie. La troisième compagnie du régiment étranger fut désignée, mais elle n’avait pas d’officiers disponibles. Le capitaine Danjou en prend lui-même le commandement, et les sous-lieutenants Maudet, porte-drapeau, et Vilain, payeur, se joignent à lui volontairement.
Le 30 Avril à 1 heure du matin, la 3ème compagnie, forte de 3 officiers et 62 hommes, se met en route. Elle avait parcouru environ 20 kilomètres quand, à 7 heures du matin, elle s’arrête à Palo Verde pour faire le café. A ce moment l’ennemi se dévoile et le combat s’engage aussitôt. Le capitaine Danjou fait former un carré, et tout en battant en retraite, repousse victorieusement plusieurs charges de cavalerie, infligeant à l’ennemi des premières pertes sévères.
Arrivé à hauteur de l’auberge de Camerone, vaste bâtisse comportant une cour entourée d’un mur de 3 mètres de haut, il décide de s’y retrancher pour fixer l’ennemi et retarder ainsi le plus possible le moment où celui-ci pourrait attaquer le convoi.
Pendant que ses hommes organisent à la hâte la défense de cette auberge, un officier mexicain, faisant valoir la supériorité du nombre, somme le capitaine Danjou de se rendre. Celui-ci fait répondre : » Nous avons des cartouches et nous ne nous rendrons pas ». Puis, levant la main, il jura de se défendre jusqu’à la mort, et fit prêter à ses hommes le même serment. Il était 10 heures.
Jusqu’à 6 heures du soir, ces 60 hommes, qui n’avaient pas mangé ni bu depuis la veille, malgré l’extrême chaleur, la faim, la soif, résistèrent à 2.000 Mexicains : 800 cavaliers, 1.200 fantassins.
A midi, le capitaine Danjou est tué d’une balle en pleine poitrine. A deux heures, le sous-lieutenant Vilain tombe, frappé d’une balle en plein front. A ce moment le colonel mexicain réussit à mettre le feu à l’auberge.
Malgré la chaleur et la fumée qui viennent augmenter leurs souffrances, les légionnaires tiennent bon, mais beaucoup d’entre eux sont frappés. A 5 heures, autour du sous-lieutenant Maudet, il ne reste que douze hommes en état de combattre.
A ce moment le colonel mexicain rassemble ses hommes et leur dit de quelle honte ils vont se couvrir s’ils n’arrivent pas à abattre cette poignée de braves (un légionnaire qui comprend l’espagnol traduit au fur et à mesure ses paroles). Les Mexicains vont donner l’assaut général par les brèches qu’ils ont réussi à ouvrir, mais auparavant le colonel Milan adresse encore une sommation au sous-lieutenant Maudet, celui-ci la repousse avec mépris.
L’assaut final est donné. Bientôt il ne reste autour de Maudet que cinq hommes : le caporal Maine, les légionnaires Catteau, Wenzel, Constantin et Leonhart. Chacun garde encore une cartouche, ils ont la baïonnette au canon et, réfugiés dans un coin de la cour, le dos au mur, ils font face ; à un signal, ils déchargent leur fusil à bout portant sur l’ennemi, et se précipitent sur lui à la baïonnette. Le sous-lieutenant Maudet et deux légionnaires tombent frappés à mort. Maine et ses deux camarades vont être massacrés quand un officier mexicain se précipite sur eux et les sauve ; il leur crie « Rendez-vous ! ». « Nous nous rendrons si vous nous promettez de relever et de soigner nos blessés et si vous nous laissez nos armes ». Leurs baïonnettes restent menaçantes. « On ne refuse rien à des hommes comme vous ! », répond l’officier.
Les 60 hommes du capitaine Danjou ont tenu jusqu’au bout leur serment ; pendant 11 heures ils ont résisté à 2.000 ennemis, en ont tué 300 et blessé autant. Ils ont, par leur sacrifice, en sauvant le convoi, rempli la mission qui leur avait été confiée.
L’empereur Napoléon III décida que le nom de Camerone serait inscrit sur le drapeau du régiment étranger, et que, de plus, les noms de Danjou, Maudet et Vilain, seraient gravés en lettres d’or sur le mur des Invalides à Paris.
En outre, un monument fut élevé en 1892 sur l’emplacement du combat. Il porte l’inscription :
ILS FURENT MOINS DE SOIXANTE
OPPOSES A TOUTE UNE ARMEE
SA MASSE LES ECRASA
LA VIE PLUTOT QUE LE COURAGE
ABANDONNA CES SOLDATS FRANÇAIS
LE 30 AVRIL 1863
A LEUR MEMOIRE LA PATRIE ELEVA CE MONUMENT
Depuis, lorsque les troupes mexicaines passent devant le monument, elles présentent les armes ».

CAMBODGE : Théâtre de l’opération « Apronue » menée en 1992-93 par l’ONU pour désarmer les Khmers rouges et assurer des élections libres ; la 2ème compagnie du 2ème REI y assura la sécurité des convois, les patrouilles, et la récupération des armes. Elle regagna Nîmes au bout de quatre mois.

CAMPANELLA (Luigi) : un des « maréchaux de la Légion », né à Rome en 1922 ; parachutiste de l’armée italienne en Yougoslavie et en Sicile en 1942, il s’engage à la Légion en 1944. Caporal en 1945, un séjour en Indochine (1946), 1 citation, caporal/chef, blessé, sergent en 1947. Médaille militaire en 1948, rapatrié. Deuxième séjour en Indochine, deuxième blessure ; troisième séjour, puis opérations en AFN. Adjudant et chevalier de la Légion d’Honneur en 1957, adjudant/chef en 1959 ; prend sa retraite en 1969, 10 citations, Croix de guerre des TOE, insigne des blessés, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN.

CANROBERT (François Certain de) : maréchal de France né dans le Lot (1809-1896), sorti de Saint-Cyr en 1828, colonel de la régulière en 1848, il commanda quelques mois le 2ème RE en 1848, puis participera à la campagne de Crimée, d’Italie, et finira sénateur.

CANUDO (Ricciotto) : critique littéraire et journaliste italien né à Bari en 1879, émigré en France en 1902 ; signataire avec Blaise Cendrars de « L’appel aux étrangers » en 1914, il s’engage à la Légion, sert au 4ème RM/2ème RE (Légion garibaldienne), combat en Argonne, puis est muté dans un régiment de Zouaves. Croix de guerre.

CAO BANG : théâtre au Viêt-Nam de violents combats sur la Route Coloniale 4, du 17 Septembre au 9 octobre 1950 dans la région de That Khé. La colonne Charton, 1.600 hommes du 3ème REI et des Tabors marocains, devait faire jonction avec la colonne Lepage, 1er BEP et tirailleurs marocains. Mais d’accrochages en accrochages les deux colonnes, fortement attaquées par 30 bataillons vietminh, seront anéanties. Le 1er BEP sa sacrifie et sera détruit à 95%, perdant son chef le commandant Segrétain, le 3ème REI perdant l’équivalent d’un bataillon dans la jungle. Au total, 26 officiers, 98 sous-officiers, 963 caporaux et légionnaires seront mis hors de combat. Tous les postes durent être évacués l’un après l’autre, et il ne survivra qu’une poignée de légionnaires.

CAPDEVIELLE (Fernand) : légionnaire américain né à New York en 1893 d’un père français ; engagé au 2ème RM/2ème RE en 1914, légionnaire de 1ère classe, muté en 1915 dans la régulière, Croix de guerre, accède au grade de sous-lieutenant, tué au front en 1918, dernier Américain à tomber de la Grande Guerre.

CAPOLUNGO : célèbre sous-officier né en Italie en 1922, engagé à 17 ans à la Légion ; participe à la 2ème guerre mondiale avec le RMLE, campagne de France et d’Allemagne, 1 citation, croix de guerre 1939-45, puis part en Indochine avec le 3ème REI. Croix de guerre des TOE, affecté ensuite en Algérie, croix de la Valeur Militaire, termine sa carrière en 1975, adjudant/chef, 36 ans de service, Médaille militaire, Légion d’Honneur, commémoratives d’Extrême-Orient et Afrique du Nord.

CARBUCCIA (Jean-Luc) : officier français né à Bastia en 1808, sorti de Saint Cyr en 1825, sert en Algérie pendant la conquête de 1830, capitaine en 1839, trois fois blessé, quatre citations, chef de corps du 2ème RE en Algérie en 1848, où il découvre les ruines de Lambèse. Volontaire pour commander la brigade de la Légion en Crimée en 1854, il y meurt de l’épidémie de choléra. Légion d’Honneur, médaille coloniale, médaille des blessés.

CARDONA (Raffaelle) : officier italien né à Milan (1815-1897), capitaine dans l’armée piémontaise, engagé à la Légion en 1849, participe aux campagnes de Crimée et d’Italie, parvient au grade de lieutenant et termine colonel de la Légion en 1861. Médaille militaire, Légion d’Honneur, Croix de guerre, commémoratives de Crimée et d’Italie.

CARLES (Pierre) : officier français né à Laverune (Hérault) en 1921 ; campagne de France et d’Italie 1944, sorti de l’école d’officiers de Cherchell en 1945. Aspirant au 3ème REI, sert pendant plus de 20 ans à la Légion, 13ème DBLE puis 4ème REI. Campagne d’Indochine, d’Algérie, Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire, commémoratives d’Extrême-Orient et d’Afrique du Nord. Finit sa carrière en 1973 avec le grade de colonel, et devient historien et chercheur eu CNRS.

CARLETTO (Mario) : légionnaire italien « maréchal de la Légion » né à Limone en 1917 ; émigré en France, engagé à la Légion en 1938, sert au Maroc au 2ème REI, caporal, affecté au 3ème REI en 1942, sergent, campagnes de Tunisie et d’Italie puis de France. Sergent/chef en 1945, part pour l’Indochine, tombe au feu en 1946. Croix de guerre 1939-45, Médaille militaire à titre posthume.

CARTOUCHIERE NEGRIER : cartouchière du légionnaire en toile ou en peau, fabriquée par les légionnaires eux-mêmes, qui se fixait sur la poitrine ; elle apparut dans le Sud Oranais en 1881 et fut utilisée jusqu’en 1895.

CASQUE COLONIAL : coiffe des légionnaires à Madagascar et au Dahomey, adoptée par les compagnies montées à partir de 1900 dans le Sud Oranais ; il y eu des modèles blancs en 1878 et 1890, puis kakis en 1905.

CATTANEO (Fulvio) : une des figures de la Légion, né à Curno (Italie) en 1927, émigré en France, Résistant, engagé à la Légion en 1946. Part pour l’Indochine, sergent en 1948, médaille militaire, campagne d’Algérie, Légion d’Honneur en 1961, Croix de la Valeur militaire ; passe adjudant/chef, puis sous-lieutenant, et capitaine en 1973. Quitte le service après 27 années, et dirige la maison de retraite des légionnaires à Auriol (B. d. R.) jusqu’en 1999. Médaille de la Résistance, commémorative d’Extrême-Orient et d’Afrique du Nord.

CAZABAN (Jean) : général français né à Pau (1882-1980), lieutenant au 1er RE en 1910, puis muté dans l’infanterie de 1914 à 1924, affecté à nouveau au 1er RE à cette date ; met sur pied le 6ème bataillon de ce régiment, qui est engagé au Maroc dans les combats les plus durs : Astar le 4 Juin 1927 -71 légionnaires hors de combat- et Medjounia le 6 Juin -38 légionnaires hors de combat-. Il sert ensuite au 2ème Etranger, et quitte le service en 1940, commandant la division africaine du Levant. Grand officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-18 et 1939-45, Médaille coloniale.

CECCONI : famille de légionnaires italiens originaires de Lucca, comprenant :
-Giuseppe, engagé à la Légion en 1832, qui termina sergent/major en 1863 -31 ans de service.
-Ippolito, son frère, engagé à la Légion et tombé au siège de Sébastopol en 1855.
-Augusto, son autre frère, enfant de troupe au 2ème Etranger en 1852, 11 ans de service.
-Mario, fils de Giuseppe, sergent au 1er RE qui fut blessé et fait prisonnier au Mexique en 1863 ; évadé, passe le Rio Grande au Texas, rejoint la Nouvelle Orléans pour demander à reprendre son poste. Il fut aussitôt nommé adjudant ; finit sa carrière comme commandant en 1890.

CENDRARS (Frédéric Sauser, dit Blaise) : écrivain suisse né à la Chaux de Fonds (1887-1961), ami d’Apollinaire et des surréalistes ; co-auteur de l »Appel aux étrangers » en 1914, il s’engage à la Légion, est nommé caporal, grièvement blessé et amputé d’un bras en 1915, réformé et naturalisé français en 1916. Croix de guerre, insigne des blessés, n’acceptera la Légion d’Honneur qu’à titre militaire (Grand Croix de l’ordre en 1961).

CENTRE-ANNAM : théâtre des batailles du 23 Août au 3 Septembre 1952 en Indochine, opposant des unités de la Légion -1er REC, 5ème REI- des parachutistes et des troupes nord-africaines à 2.000 vietminh. L’ennemi laissera sur le terrain 1.400 tués ou prisonniers, les troupes de l’Union française perdant 578 tués et 114 blessés.

CENT SUISSES : compagnie d’infanterie suisse datant de 1496 affectée à la garde du roi de France ; dissoute en 1792, elle fut reformée par Louis XVIII en 1814, et exista jusqu’en 1830. Elle perdit beaucoup d’hommes au service de la France, et les survivants formèrent l’embryon de la première Légion avec le régiment de Hohenlohe.

CHABRIERES (Marie Louis de Granet-Lacroix de) : officier né à Bollène (Vaucluse), 1807-1859 ; Saint-Cyrien, il sert dans l’infanterie en 1831, et se voit affecté à la Légion en 1843, au 2ème bataillon à Bône. Campagne d’Italie -1 blessure- avec le 2ème RE, où il sert en 1855 à titre étranger. Campagne de Crimée, combat d’Ischeriden en 1857. Chef de corps du 2ème RE avec le grade de colonel pendant la campagne d’Italie, il tombe à la tête de son unité à la bataille de Magenta. Légion d’Honneur, médaille coloniale, médaille des blessés, médaille de Crimée, médaille d’Italie.

CHAMPAGNE : théâtre du combat du 2ème RM du 1er RE dans la région de Cuperly le 28 Septembre 1915 dans le ferme Navarin ; en prenant position, l’unité se sacrifia, au prix de 19 officiers et 608 légionnaires mis hors de combat.

CHAP LE : lieu d’une attaque du Vietminh repoussée par le 4ème Bt/2ème REI, le 20 Juin 1950 en Indochine.

CHARLES-ROUX (Edmonde) : femme de lettres, épouse de l’homme politique Gaston Deferre, née en 1920, prix Goncourt 1966, puis membre du jury de ce prix. Infirmière en 1940 au 11ème REI, citée à l’ordre du corps d’armée. Assistante sociale en 1945 au RMLE, nommée légionnaire honoraire de 1ère classe, elle a continué à participer fidèlement aux ouvres sociales de la Légion et à assister aux cérémonies. Croix de Guerre, médaille de la Résistance, médaille des blessés, Croix de la Libération.

CHARTON (Antoine) : célèbre officier de la Légion né à Poligny (Jura), 1903-1996 ; lieutenant en 1928, il choisit la Légion. Campagnes du Maroc, d’Algérie, de Tunisie, du Tonkin, 2ème guerre mondiale au RMLE, puis Indochine avec la « 13 ». Plusieurs fois blessé, plusieurs fois cité, il est fait prisonnier en 1950 lors des combats de la RCC 4 à Cao Bang, et ne sera libéré qu’en 1954. Légion d’Honneur, médaille des blessés, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, DUC des Etats-Unis, médaille commémorative d’Indochine.

CHASSEPOT : fusil à aiguille utilisé par l’armée française de 1866 à 1874.

CHAUSSEE DE LA LEGION : route empierrée construite par les légionnaires en 1838 entre Boufarik et Douera (Algérie).

CHEFS DE CORPS des régiments ou bataillons de la Légion Etrangère morts au combat ou en service commandé :
Colonel Combe, ancienne Légion, mort à Constantine, 1832
Colonel Conrad, ancienne Légion, mort à Barbastro (Espagne), 1837
Colonel de Hulsen, nouvelle Légion, mort à Foudrouk (Algérie), 1840
Général de Carbuccia, 2ème Légion Etrangère, mort en Crimée, 1854
Colonel Viénot, 2ème Légion Etrangère, mort à Sébastopol, 1855
Colonel de Chabrières, 2ème régiment étranger, mort à Magenta (Italie), 1859
Colonel Guilhem, régiment étranger, mort à Paris, 1870
Lieutenant/colonel Duriez, RMLE, mort à Auberive, 1917
Lieutenant/colonel Lacombe de Latour, 97ème GRD, mort en France, 1940
Lieutenant/colonel Amilakvari, 13ème DBLE, mort à Bir Hakeim, 1941
Lieutenant/colonel de Sairigné, 13ème DBLE, mort en Indochine, 1946




Mort du colonel Chabrières en Italie


Commandant Raffalli, 2ème BEP, mort en Indochine, 1950
Lieutenant/colonel Gaucher, 13ème DBLE, mort à Dien Ben Phu, 1953
Lieutenant/colonel Jeanpierre, mort en Algérie, 1958.

CHENEL (Maurice) : officier né à Tarquimpol (Moselle), 1916-1996 ; Saint-Cyrien, affecté en 1939 au 1er REI, puis 5ème REI au Tonkin. Sous-lieutenant, il s’illustre dans les terribles combats contre les Japonais en 1945. Capitaine au Cambodge, il sert pendant la guerre d’Indochine à la tête des commandos thaïs. Fait prisonnier après Dien Ben Phu, il retrouve le 5ème REI en 1956 comme commandant. Lieutenant/colonel commandant le GLE en 1959, puis chef de corps du 2ème REP en 1962, ensuite du 1er REI en 1966. Il quitte la Légion en 1968, mais continue à s’occuper de ses œuvres sociales, et termine général de brigade. Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand Officier de l’ONM, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, 8 citations.

CHEVRONS : marques d’ancienneté portées sur l’écusson de la manche, à raison d’un par contrat de 5 ans.

CHOTT TIGRI : combat du Sud-Oranais le 26 Avril 1882, entre deux compagnies montées de la Légion et 1.600 fantassins arabes ; les 200 hommes des compagnies de la Légion résistèrent toute la journée jusqu’ à l’arrivée des renforts. Mais ils avaient perdu 2 officiers dont le chef de la colonne le capitaine Barbier, et 46 sous-officiers et légionnaires.

CHUNG KHI HOA : citadelle du Tonkin enlevée le 22 Novembre 1890 par 50 légionnaires du capitaine Ramadie et 119 tirailleurs tonkinois. Le capitaine Ramadie sera mortellement blessé, mais la position sera conquise après une charge à la baïonnette.

CIBIC (Rajko) : légionnaire né en Slovénie en 1914, engagé en 1936 en tant que yougoslave, sergent en 1940, aspirant en 1943 ; campagnes de Tunisie, de France, d’Alsace, blessé devant Colmar en 1945. Lieutenant en 1946, 3 séjours en Indochine, campagnes d’Algérie et du Maroc. Quitte le service en 1957, capitaine de réserve ; Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de Guerre des TOE, 3 citations dont une à l’ordre de l’armée.

CITATIONS A L’ORDRE DE L’ARMEE FRANCAISE DES UNITES DE LA LEGION :
3ème compagnie du Régiment Etranger à Camerone (Mexique), 30 Avril 1863
2ème Régiment de Marche du 2ème Régiment Etranger sur la Marne, 1915
Bataillon Légion du RMA dans les Dardanelles, 1915
2ème Régiment de Marche du 1er Régiment Etranger en Artois, 1915
2ème Régiment de Marche du 1er Régiment Etranger en Champagne, 1915
Compagnie montée de la Légion au Maroc, 1915
Bataillon Légion du RMA en Serbie, 1916
RMLE sur la Somme, 1916
RMLE aux monts Verdun-Auberive, 1917
Bataillon Légion du RMA en Serbie, 1917
RMLE à Verdun, 1917
RMLE en Picardie, 1918
RMLE dans le Soissonnais, 1918
RMLE sur la ligne Hindenburg, 1918
2ème compagnie montée du 1er RE à Gaouz (Maroc), 1918
3ème bataillon du 2ème REI à Taza (Maroc), 1922
1er bataillon du 3ème REI à El Mers, Maroc, 1922
1er bataillon du 1er RE au Levant, 1925
4ème bataillon du 1er RE au Levant, 1925
1er REC au Levant, Septembre 1925
1er REC au Levant, Novembre 1925
4ème bataillon du 1er RE au Levant, 1926
1er bataillon du 1er RE au Levant, 1926
Compagnie montée du 2ème REI à Tadighoust (Maroc), 1930
GR 97 du 1er REC en Picardie, 1940
13ème DBLE à Narvik (Norvège), 1940
1ère compagnie du 3ème bataillon du RMLE au Djebel Mansour (Tunisie), 1943
1er REC en Tunisie, 11 Janvier 1943
1er REC en Tunisie, 22 Janvier 1943
1er Bataillon de la 13ème DBLE en Italie, 1944
1er REC en Alsace, 1945
RMLE en Alsace, 1945
1er REC entre Danube et Autriche, 1945
5ème REI en Indochine, 1946
1er Bataillon du 2ème REI au Tonkin (Indochine), 1946
3ème REI en Indochine, 1947
2ème REI en Indochine, 1948
1er escadron du 1er REC dans la plaine des Jarres (Indochine), 1949
2ème compagnie du 2ème BEP à Ba Cum (Indochine), Janvier 1950
2ème BEP en Indochine, Avril 1950
2ème compagnie de la 13ème DBLE en Indochine, 1951
1ère compagnie du 5ème RE à Hoa Binh (Indochine), 1952
1er REC en Indochine, 1952
2ème bataillon du 2ème REI en Indochine, 1952
2ème bataillon du 5ème REI à Dien Ben Phu (Indochine), 1954
1er bataillon du 3ème REI à Dien Ben Phu (Indochine), 1954
3ème bataillon de la 13ème DBLE à Dien Ben Phu (Indochine), 1954
1er bataillon du 2ème REI à Dien Ben Phu (Indochine), 1954
2ème BEP à Dien Ben Phu (Indochine), 1954
3ème bataillon du 3ème REI à Dien Ben Phu (Indochine), 1954
2ème REI en Indochine, 1955
1er REC en Indochine, 1955
3ème REI en Indochine, 1955
2ème REP à Kolwezi (Zaïre), 1978
1er REC au Koweït, 1991
2ème REI au Koweït, 1991
6ème REG au Koweït, 1991

CODE D’HONNEUR : serment prêté par tout légionnaire lors de la remise de son képi blanc, et qui est le suivant :
1-Légionnaire, tu es volontaire, servant la France avec honneur et fidélité.
2-Chaque légionnaire est ton frère d’arme, quelle que soit sa nationalité, sa race ou sa religion. Tu lui manifesteras toujours la solidarité étroite qui doit unir les membres d’une même famille.
3- Respectueux des traditions, attaché à tes chefs, la discipline et la camaraderie font ta force, la courage et la loyauté ta vertu.
4-Fier de ton état de légionnaire, tu le montres dans ta tenue toujours élégante, ton comportement toujours digne mais modeste, ton casernement toujours net.
5-Soldat d’élite, tu t’entraînes avec rigueur, tu entretiens ton arme comme ton bien le plus précieux, tu as le souci de ta forme physique.
6-La mission est sacrée, tu l’exécutes jusqu’au bout dans le respect des lois, des coutumes de la guerre et des conventions internationales, et, si besoin, au péril de ta vie.
7-Au combat, tu agis sans passion et sans haine, tu respectes les ennemis vaincus, tu n’abandonnes jamais ni tes morts, ni tes blessés, ni tes armes.

CO HA : pagode du Tonkin ; le 2 Avril 1892 le caporal Gilson de la Légion y chargea à la baïonnette avec son escouade un parti d’ennemis qui perdit 12 hommes.

COLMAR : chef-lieu du Haut Rhin ; théâtre de combats durant l’hiver 1944-45 par -15 °, du 7 Janvier au 4 Février. Le 1er REC, le RMLE, et la 13ème DBLE y furent engagées. Chaque localité des alentours sera libérée maison par maison, coûtant la vie à 500 Allemands, 600 autres étant faits prisonniers. En reconnaissance, la ville de Colmar nommera une rue de la ville « Rue de la Légion étrangère ».

COLONNE (la) : chant du 1er régiment étranger de cavalerie de 1928 ; il évoque la campagne du Levant (Liban-Syrie) menée par le régiment en 1925. Le premier chant régimentaire s’appelait « Wir sind die légionnaire ». Les paroles de « la colonne » sont les suivantes :

« Une colonne de la Légion Etrangère
S’avance dans le bled en Syrie
La tête de la colonne est formée
Par l’premier étranger de cavalerie

Les Druzes s’avancent à la bataille
En avant, légionnaire, à l’ennemi
Le plus brave au combat comme toujours
C’est l’premier étranger de cavalerie

Un légionnaire tombe frappé d’une balle
Adieu, mes parents, mes amis
Toutes mes fautes je les ai expiées
Au premier étranger de cavalerie

Sur sa tombe une simple croix s’élève
Sur laquelle ces seuls mots sont inscrits
Il a servi honnête et fidèle
Au premier étranger de cavalerie »

COLONNE RANDON : monument de Bône (Algérie) commémorant la construction par la Légion en 1842 sous l’autorité du général Randon, d’une route de 19 kilomètres en direction d’Edough. Le monument a été transféré au musée d’Aubagne.

COM.LE : commandement de la Légion étrangère crée le 1er juillet 1984 en remplacement du GLE. Il regroupe toutes les unités, qu’elles soient administratives (1er RE, 4ème RE) ou incluses dans la Force d’intervention rapide (2ème REP, 1er REC, 6ème REG), ou stationnés outre-mer (3ème REI, 13ème DEBL, 5ème RE, DLEM).

COMMUNE DE PARIS : combats qui virent la Légion engagée en 1971 après le désastre de Sedan, dans les affrontements avec les Communards du 1er au 16 Avril 1871 à Asnières, Clichy et Paris. Le commandement de la Légion a décidé de supprimer cet épisode de son Livre d’or.

COMPAGNIES DISCIPLINAIRES : camp de discipline situé à Colomb Béchar (Sahara) où, entre 1920 et 1940 les légionnaires coupables de fautes graves (désertion, vol de matériel, indiscipline, etc.) étaient détenus. Les hommes y subissaient un régime très dur et étaient astreints à des travaux pénibles. Transféré au Maroc, le camp fut supprimé en 1964.

COMPAGNIES MONTEES : unités constituées de deux légionnaires montant alternativement un mulet portant des charges lourdes. Créées d’abord au Mexique par le capitaine Achili au début de 1866, elles disparurent en Janvier 1867. L’idée fut reprise par le colonel Négrier en 1881.
Malgré une défaite subie par la première compagnie dans le Sud-Oranais le 26 Avril 1882, l’expérience fut reprise au Soudan en 1892, à Madagascar en 1895 par le général Metzinger, et à nouveau dans le Sud-Oranais où chaque régiment de Légion possédait une compagnie montée.




Les compagnies montées, un mulet et deux légionnaires


Les compagnies montées s’illustrèrent à El Moungar en Juillet 1900, Taghit au Maroc la même année, et encore à El Moungar en Août 1903. Lyautey en relança le principe au Maroc en 1904, et ces unités remportèrent nombre de succès, contre Bou Anama (1906), à Menabba en 1908, à Bou Denib.
Le futur général Rollet, alors lieutenant, en prit le commandement en 1911, engageant les compagnies montées dans les opérations de pacification, y compris pendant la Grande Guerre : Taza, contre les Berabers, ce qui leur valut deux citations à l’ordre de l’armée. Il y avait alors une quatorzième compagnie montée du 2ème RE (1913-1922), la 3ème du 2ème RE (1913 également), la compagnie montée du Maroc (1913-1920), puis les 1ère et 2ème du 2ème RE, puis la compagnie mixte montée, la compagnie montée d’Algérie (1922-1939). Elles s’illustrèrent encore à Gaouz (1918), Taza (1923), dans la guerre du Rif et le Sud-Marocain de 1926 à 1929.
Ces unités commencèrent à être motorisées en 1930 en Algérie et au Maroc, dans la conquête du Tafilalet, où une compagnie fut citée à l’ordre de l’armée. En 1934 fut créé la 1ère compagnie montée du 1er REI, qui exista jusqu’en 1938. Durant la seconde guerre mondiale ces compagnies existèrent encore ; toute leur motorisation fut accomplie à partir de 1948, et la dernière compagnie montée fut dissoute en 1958.

COMPAGNIES DE DISCIPLINE DES REGIMENTS ETRANGERS D’EXTREME-ORIENT : compagnie disciplinaire rattachée au 2ème REI, qui fut stationnée sur l’île de Tague de 1946 à 1954.

COMPAGNIES SAHARIENNES PORTEES DE LA LEGION : unités motorisées créées dans le Sud-algérien et au Sahara, et dont le personnel était doté d’une tenue spéciale inspirée de celles des Touaregs, veste blanche et sarouel noir.
La 1ère CSPL mise sur pied en Octobre 1940 opérait à Ouargla et Fort Flatters, sera dissoute en 1963, son personnel incorporé au 2ème REI.
La 2ème CSPL qui date d’Avril 1946 intervint à Laghouat et en Tunisie ; dissoute en 1963, son personnel fut intégré au 4ème REI.
La 3ème CSPL qui date de Février 1949 opérait à Fort Leclerc et au Fezzan ; dissoute en 1963, son personnel fut également intégré au 4ème REI.
La 4ème CSPL datant d’Août 1955, était l’unité de Colomb Béchar ; elle fut dissoute en 1963, son personnel affecté au 2ème REI.
Un escadron SPL de 1961 à 1963 fut aussi incorporé au 2ème REI.

CONRAD (François, dit « Le vieux Fritz ») : officier français né à Strasbourg en 1788, sorti de l’Ecole militaire en 1807 ; campagnes napoléoniennes d’Allemagne et d’Espagne, décoré par Napoléon à Leipzig. Chef de bataillon en 1830, lieutenant/colonel pendant la guerre d’Espagne de 1835 à 1838. Chef de corps de la Légion étrangère, il tombe à la tête de celle-ci au combat de Barbastro.





Uniforme des compagnies sahariennes portées de la Légion
(musée de la Légion étrangère d’Aubagne)


CONSTANTINE : ville d’Algérie enlevée le 13 Octobre 1837 après des combats contre les Turcs et les Kabyles, par une colonne de la Légion forte d’un bataillon, appuyée par de l’artillerie et du génie. Une première attaque kabyle fut repoussée dans la nuit du 6 au 7 Octobre, puis le 7 au matin, par prés de 1500 Kabyles. Après un duel d’artillerie et l’ouverture de brèches, la Légion entra dans la ville où le sergent/major Doze s’illustra en enlevant son drapeau à l’ennemi. Le chef de bataillon Bedeau, commandant la colonne légionnaire, fut nommé lieutenant/colonel, et la Légion put depuis cette prise former des compagnies d’élite.

CONTRE LES VIETS : chant du 1er BEP puis du 1er REP
Contre les Viet, contre l’ennemi
Partout où le combat fait signe
Soldats de France, soldat du pays
Nous remonterons vers les lignes

O, Légionnaires, le combat qui commence
Met dans nos âmes enthousiasme et vaillance
Peuvent pleuvoir grenades et gravats
Notre victoire en aura plus d’éclat

Et si la mort nous frappe en chemin
Si nos doigts sanglants se crispent au sol
Un dernier rêve, adieu à demain
Nous souhaiterons faire école

Malgré le vent, malgré les obus
Sous les rafales et sous les bombes
Nous avançons vers le même but
Dédaignant l’appel de la tombe

CORPS DE DEBARQUEMENT DE CASABLANCA : force organisée pour l’expédition du Maroc en 1903 ; les 22ème et 23ème compagnies de la Légion y furent citées à l’ordre du corps pour avoir « résisté dans la plus grande discipline pendant 3 heures à l’attaque de Marocains » le 19 octobre.

CORTA (Renaud de) : officier né à Paris en 1915, Saint-Cyrien, participe à la campagne de France (Alsace) en 1939, puis rejoint les FFL en 1940 ; affecté à la 13ème DBLE –campagnes de Dakar, Gabon, Erythrée- lieutenant en Syrie, 1 blessure, capitaine en 1941, combat à El Alamein, 1 citation. Blessé en Tunisie en 1943, puis pendant la campagne d’Italie. Participe au débarquement de Provence en 1944, à la campagne des Vosges, blessé une nouvelle fois, à la libération de l’Alsace en 1945, 1 citation. Combat dans les Alpes, puis sert dans la « régulière ». Rejoint la Légion en Indochine au 5ème REI 1952-54, accède au grade de lieutenant/colonel, est ensuite affecté à l’OTAN. Est nommé chef de corps du 3ème REI en 1958-60, puis au cabinet militaire de Pierre Messmer. Rejoint la « régulière » en Allemagne, nommé général en 1967, retraité en 1973. Grand officier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, ONM, Croix de guerre 1939-45 7 citations, Croix de guerre des TOE 3 citations, Croix de la Valeur militaire, Médaille de la Résistance, Médaille des blessés, Médaille coloniale, Commémoratives de 1939-45, d’Indochine, et d’AFN, Médaille de la France Libre, Etoile de bronze des Etats-Unis, Ouissam Alaouite du Maroc.

COTE D’IVOIRE : théâtre d’opérations en Afrique de l’opération « Licorne » où les troupes françaises intervinrent à la demande du gouvernement ivoirien et de l’ONU dans un pays en guerre civile. A partir d’Octobre 2003 jusqu’à 2009 des compagnies du 1er REC, du 2ème REI, du 2ème REP et du 1er REG furent engagées. La médaille militaire fut décernée aux légionnaires blessés au feu : Sergent/chef Ribeiro Almeida Joao, sergent Richepani, caporal /chef Godefroy, caporal/chef Caldas de Azevedo Artur, caporal Yakhirev Andriy, caporal Djadi Yazid, 1ère classe Konev Igor, 1ère classe Baranowski Adam.

COULEURS : vert et rouge, les couleurs de la Légion, sont héritées du 2ème bataillon (Suisses) de 1885 ; on les retrouve sur les fanions, les écussons de manche, les insignes de poitrine, etc.

COULMIERS : localité du Loiret ; victoire le 9 Novembre 1870 des forces françaises, dont le régiment étranger sur les Bavarois de l’armée prussienne ; surpris par une préparation d’artillerie et une charge à la baïonnette, l’ennemi subit une défaite sans lendemain.

COULON (Jean) : général français né à Maves (Loir et Cher) en 1929. Saint-Cyrien, il sert en Indochine en 1950, puis se trouve affecté au 2ème REI en Algérie. Lieutenant en 1954, capitaine en 1960, il quitte la Légion pour la retrouver de 1969 à 1973 comme chef de bataillon. Lieutenant/colonel et chef de corps de la 13ème DBLE en 1976. Quittant à nouveau la Légion en 1978, il est général de brigade en 1982, et s’en voit confié le commandement. Il sert à Beyrouth, et quitte définitivement la Légion en 1985. Grand Officier de la Légion d’Honneur, Croix de la valeur militaire, 6 citations, Croix de guerre des TOE.

COZETTE (René) : officier français né à Blida (Algérie), 1920-1956. Participe à la campagne de France en 1940, comme aspirant dans les troupes nord-africaines. Algérie, Tunisie, Maroc puis campagne de Corse (une blessure), première citation, débarquement de Provence, Vosges, Alsace (seconde blessure). Rejoint la Légion étrangère en 1946 au 2ème REI, deux séjours en Indochine et troisième blessure, puis affecté avec le grade de capitaine en Algérie, où il tombe au combat sur la frontière marocaine. Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, 5 citations, Croix de guerre des TOE avec 4 citations, Croix de la Valeur militaire avec palme.

CRABE : engin d’assaut amphibie à chenilles de fabrication américaine, utilisé par le 1er REC en Indochine de 1948 à 1950.

CRESPO (Julio) : légionnaire bolivien (1903-1984), en service de 1925 à 1930, qui tira de son expérience à la Légion un livre, « Por los caminos de la aventura ».

CRIMEE : presqu’île d’Ukraine dans la Mer Noire ; théâtre d’une guerre opposant, de 1854 à 1855 la France, la Grande Bretagne, la Turquie et le Piémont à la Russie. Les 1er (colonel Bazaine, puis Viénot) et 2ème (colonel de Caprez) régiments de Légion y furent engagés, prenant l’Alma et Sébastopol. Première guerre de tranchées qui dura tout l’hiver 1854-55, elle amena 4 officiers et 175 sous-officiers et légionnaires à servir dans une batterie d’artillerie. Un bataillon du 1er Etranger s’illustra à la bataille d’Inkermann, perdant 12 officiers et 148 hommes, puis à la bataille de la Quarantaine en janvier 1955. En Mai la Légion enleva le bastion central de la défense russe, mais le colonel Viénot fut tué dans l’action. S’ensuivirent la batailles des Ouvrages Blancs le 7 Juin, et la prise de Malakoff le 8. L’Empereur accorda la nationalité française à tous les légionnaires qui souhaitaient rejoindre la « régulière ».
L’essentiel des pertes de la Légion -25 officiers, 32 sous-officiers, et 387 légionnaires- est dû au choléra qui fit des ravages.

CUNNINGHAM (William) : journaliste irlandais né à Dublin en 1914, engagé dans la Légion en 1933, il se retrouve dans les rangs de la 13ème DBLE en 1939 ; évacué en 1940 sur Londres après Narvik, il entre dans les services de la Résistance, et sera plusieurs fois parachuté en France. Croix de guerre 1939-45, Médaille de la Résistance, Croix du combattant volontaire.








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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Sam 4 Aoû - 10:36

Samedi 04 Aout 2012 : D .


DAHOMEY : colonie française d’Afrique ; le 1er bataillon de marche de la Légion (800 hommes, commandant Faurax), débarqué le 26 Août 1892, y mena campagne jusqu’en 1894 contre le roi Béhanzin, un pillard qui avait usurpé le pouvoir et pratiquait la traite des Noirs. Béhanzin opposait 1 500 hommes équipés à l’africaine mais aussi de fusils et de canons européens, plus sa troupe d’élite…féminine.
La colonne française commandée par le général Dodds était forte de 3 000 hommes, dotés d’artillerie, génie, et infanterie. Les hommes portaient la tenue claire et le casque colonial en liège. Les combats commencèrent à Dogba le 18 septembre, et le commandant Faurax y sera tué. Malgré la chaleur et la maladie, Abomey, la capitale ennemie, fut prise le 16 Novembre 1893. Poursuivi, Béhanzin sera capturé en Janvier 18943, et déporté.
Le bataillon Légion y perdit 2 officiers, 4 sous-officiers, et 31 légionnaires de rang.

DALADIER (Edouard) : homme politique français né à Carpentras (Vaucluse), 1884-1970, qui fut ministre et président du Conseil. Il servit comme sergent au 2ème régiment de marche du 1er Etranger de 1914 à 1915, puis comme officier dans la régulière, obtenant 4 citations durant la Grande guerre.

DAMOUR : combat en Syrie le 6 juillet 1941 entre le 2ème bataillon du 6ème RE qui, après avoir été bombardé par 30 000 obus, se battit à un contre cinq, repoussant l’ennemi ; mais il perdra 80 morts dont le lieutenant Lesueur, et 140 blessés.

DANJOU (Jean) : officier français né dans l’Aude (1828-1863). Saint-Cyrien, il choisit la Légion en 1852 et participe aux campagnes d’Algérie en 1853 comme sous-lieutenant et lieutenant, obtenant la Légion d’Honneur. Amputé d’une main après un accident en Kabylie, il portera alors une main de bois. Participe à la guerre de Crimée, et est nommé capitaine du 2ème Etranger en 1855 après Sébastopol ; campagnes d’Italie ensuite, batailles de Magenta et Solferino en 1859.
Pendant la campagne du Mexique il commande le détachement de Camerone où il perd la vie. Retrouvée par les Mexicains après les combats, la main de bois restituée aux Français est conservée comme relique dans la crypte du 1er Etranger d’Aubagne. Chaque 30 Avril lors de la célébration de Camerone, elle est portée en tête du défilé par un ancien légionnaire.

DARDANELLES : bataille de la première Guerre mondiale le 28 avril 1915, dans le détroit séparant la Turquie d’Asie et celle d’Europe, contre les Turcs et Bulgares, alliés de l’Allemagne. Un bataillon de Légion (commandant Geay) faisant partie du régiment de marche d’Afrique fut engagé ; il participa au débarquement manqué de Gallipoli, au cours duquel de nombreuses unités irlandaises de l’armée britannique furent sacrifiées. En octobre une contre-attaque face aux Bulgares fut couronnée de succès devant Stroumitza, mais la Légion y perdit le commandant Homo. La débâcle des Serbes, alliés des Français, força ceux-ci au repli sous protection de la Légion. Le bataillon participa ensuite au combat de Monastir le 19 novembre 1916, avant d’être dissous en octobre 1917. Une seule compagnie resta sur place et rejoignit l’Algérie après la victoire.

DA RIF (Emilio) : légionnaire italien né à Falcade en 1914, émigré en France en 1920 avec sa famille, il s’engage à la Légion en 1933 ; caporal au Maroc, réengagé, sergent en 1938, affecté à la 13ème DBLE, Narvik, sergent/chef, campagnes de Dakar, Syrie, adjudant en 1941, campagne de Lybie, Bir Hakeim, blessé, campagnes de Tunisie en 1943, mortellement blessé. Décoré de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre, médaille militaire, Croix du combattant, médaille coloniale, médaille des blessés.

DE BATTESTI : colonel français (1902-1981), qui connut plusieurs affectations à la Légion, en 1920, 1943, 1949 à 1951, en particulier au 1er REC ; il participa à la pacification du Maroc, à la campagne de France de 1940, à la guerre d’Indochine. A la fin de la présence française au Maroc, il devint un remarquable administrateur civil. Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, 5 citations.

DEGAGEMENT : dans l’argot de la Légion, la permission au cours de laquelle le légionnaire si livre à quelques excès.

DEGUELDRE (Roger) : légionnaire né à Louvroil (Nord), 1925-1962 ; ancien FTP pendant l’occupation, il s’engage dans la Légion en 1945. Campagnes d’Indochine au 1er BEP, blessé à Dien Ben Phu, nommé sous-officier. Puis il participe au conflit algérien, est nommé lieutenant au 1er REP. Médaille militaire, Croix de guerre des TOE. Passé dans les rangs de l’OAS en 1961, chef des commandos chargés d’éliminer les adversaires de l’organisation, il est arrêté, condamné à mort, et fusillé.

DEL FAVERO (Dino) : légionnaire italien né à Venise en 1910. Engagé à la Légion en 1931 ; campagne du Maroc au 1er RE, 1ère classe, réengagé en 1938, caporal en 1940 avec la 13ème DBLE. Campagne de Norvège, blessé, caporal/chef, campagnes de Dakar, Erythrée, tué en 1941 face aux Italiens. Compagnon de la Libération, Croix de guerre, Croix du combattant, médaille des blessés.

13ème DEMI-BRIGADE DE LA LEGION ETRANGERE : unité créée à Sidi Bel Abbes en 1940, à partir d’éléments pris sur place ou venus du Maroc, et forte de 2 000 hommes, dont le promoteur fut le colonel Magrin-Verneray, futur général Monclar. Le 5 Février 1940 transformée en unité de montagne, elle est expédiée sur le front finlandais pour défendre l’armée du pays, attaqué par l’URSS. Mais les belligérants ayant signé un armistice, l’Allemagne attaque la Norvège, et la « 13 » est dirigée sur ce théâtre d’opérations, aux côtés de forces britanniques et polonaises. Motorisés, équipés de canons et chenillettes, les légionnaires, portant canadienne et béret, sont associés à la 27ème demi-brigade de chasseurs alpins. Ils comptent dans leurs effectifs un fort contingent d’anciens républicains espagnols.
Du 13 au 20 mai la 13ème DBLE s’illustre à Narvik et Bjervik, puis est cantonnée en Angleterre où, le 19 Juin elle se rallie au général De Gaulle, sauf un détachement qui rentre au Maroc. Transférée au Cameroun en novembre, puis au Gabon, elle participe à la conquête dl’Erythrée du 27 février au 8 avril 1941 : combats de Cheren et Messaouah. Réorganisée en Juin en Syrie sous les ordres du lieutenant/colonel Amilakvari. Elle entre en Syrie au sein de la future 1ère DFL en Janvier 1942 et s’installe à Bir Hakeim. Le 23 Octobre elle perd son chef de corps au combat d’El Alamein.
La 13ème DBLE est ensuite engagé dans la campagne de Tunisie, le débarquement d’Italie, de Provence, dans celle de France et la libération de l’Alsace. En 1945 la 13 participe au conflit indochinois : batailles de Hué, Quang Tri, Quang Nam. En 1948 elle perd au combat son deuxième chef de corps, le lieutenant/colonel de Sairigné. En 1954 elle se trouve dans la cuvette de Dien Ben Phu ; son troisième chef de corps, le lieutenant/colonel Gaucher, tombe pendant les combats.
Elle regagne l’AFN en 1955 pour participer aux opérations de Tunisie et d’Algérie. Transférée à Djibouti en 1962 elle demeure sur ce territoire après l’indépendance au titre de la coopération militaire. Sur cette importante base elle constitue une unité blindée légère spécialisée dans les évolutions en zones désertiques.
Son drapeau porte les inscriptions « Camerone 1863, Bjervik-Narvik 1940, Keren-Messaouah 1941, Bir Hakeim 1942, El Alamein 1942, Rome 1944, Colmar 1945, Authion 1945, Indochine 1946-1954 ». Il est titulaire de la Croix de la Libération, de la rosette de la Résistance, de la Croix de guerre 1939-45 avec 4 palmes, de la Croix de guerre norvégienne avec glaives, de la Médaille militaire, et de la Croix de guerre des TOE.

DE NEDDE (Heinz Max Liske Zür Nedden, dit) ingénieur allemand né à Berlin en 1914. Antinazi déclaré, il quitte l’Allemagne en 1932 avec un faux passeport hollandais. Engagé aussitôt à la Légion, et affecté au 1er REC. Campagnes d’Afrique du Nord –Algérie, Maroc, Tunisie- jusqu’en 1942 où il sert contre les forces de l’Axe en Tunisie et au Maroc. Il parvient alors au grade de lieutenant. Il quitte la Légion en 1943, s’engage dans les Forces hollandaises libres, et finira sa vie aux Pays-Bas.

DENOIX DE SAINT MARC (Elie) : officier français né à Bordeaux en 1922, résistant, déporté à Buchenwald, choisit la Légion en 1944, sert au 3ème REI puis au 1er BEP en Indochine -2 séjours- puis au 1er REP en Algérie. Commandant en second cette unité en tant que chef de bataillon, il s’engage dans le putsch de 1961. Condamné à 10 ans de prison, il est libéré en 1966, et s’implique alors dans diverses œuvres caritatives en faveur des boat poeple ou des harkis. Légion d’Honneur, médaille de la résistance, Croix du combattant volontaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire.

DEUTSCH (Max) : compositeur, chef d’orchestre et professeur de musique autrichien naturalisé français, né à Vienne dans une famille juive (1892-1982). Sert dans les rangs de la Légion de 1940 à 1945.

DEUXIEME LEGION : nom du corps créé par Napoléon III le 17 Janvier 1855 et composé essentiellement de Suisses, dont le chef était le général Ochsenbein, servant comme officier à titre étranger. Elle se composait de deux régiments stationnés à Dijon et à Besançon, et eut par la suite les colonels Meyer et de Chabrières comme chefs de corps. Mais faute d’effectifs suffisants elle fut dissoute le 16 avril 1866.

DHAMOUR : ville de Syrie, victoire du 2ème bataillon du 6ème REI, resté aux ordres du gouvernement de Vichy, sur les Anglais le 6 juillet 1941, au prix de 80 tués et 140 blessés.

DIEN BEN PHU : plaine dans la cuvette du pays thaï dans le Haut Tonkin ; l’armée française y installa un camp retranché en Février 1954, fort de 14 000 hommes : 5 bataillons de parachutistes, 5 bataillons Nord-Africains, 4 bataillons Vietnamiens, 2 escadrons de blindés, de l’artillerie, du Génie, des Transmissions, un service Santé, l’intendance, un soutien aérien, et la Légion. Pendant 4 mois cette garnison va résister aux assauts de 33 bataillons Vietminh appuyés par 2 régiments d’artillerie et utilisant 75 000 coolies. Les principaux points d’appui seront tenus par la Légion : « Gabrielle » par la 2ème Cie du 5ème REI, « Anne-Marie » par la 1ère Cie du 3ème REI, « Béatrice » par la 3ème Cie de la 13ème DBLE, « Huguette » par la 1ère Cie du 2ème REI, « Dominique » par le 2ème BEP, « Claudine » par la 1ère Cie de la 13ème DBLE, « Eliane » par le 1er BEP, et « Isabelle » par la 3ème Cie du 3ème REI.
Le 2ème BEP sera largué en renfort le 13 Mars, mais la garnison finira par tomber le 7 mai après avoir subi la perte de 2 300 tués dont 1 500 légionnaires (331 pour le seul 3ème bataillon de la « 13 » et 500 hommes sur 600 lors d’une dernière sortie), plus un colonel (Gaucher de la « 13 »). Citée à l’ordre de l’Armée et se voyant décernée la Croix de guerre des TOE, cette garnison, où le 1er BEP a été détruit à 80%, perdra encore 71% des 11 721 soldats faits prisonniers, victimes de mauvais traitements.

DIESBACH (Gabriel Torny de) officier suisse né à Fribourg d’une famille aristocratique ayant fourni de nombreux notables et des régiments au service de la France (1830-1902). Engagé à la Légion comme 2ème classe en 1855, sergent en 1856, campagnes d’Algérie, Italie, et du Mexique. Sous-lieutenant, puis lieutenant en 1863. Il a laissé d’intéressants mémoires « Au service de la France ».

DJEBEL ASDEN : localité du Maroc ; de violents combats s’y déroulèrent le 25 juillet 1925, remportés par le 3ème escadron du 1er REC.

DJEBEL IDLANE : combat au Maroc le 11 Août 1923 entre les rebelles et les 2èle et 3ème compagnies du 2ème RE, qui perdra 33 tués et 68 blessés.

DJEBEL MANSOUR : combat en Tunisie le 5 Février 1943 opposant le 3ème bataillon du RMLE et les forces de l’Axe. La compagnie Favreau y obtiendra une citation à l’ordre de l’Armée, mais l’unité a perdu 1 600 légionnaires tués ou blessés.




Parachutage de renforts sur Dien Ben Phu


DJEBEL MESSAOUD : victoire du 2ème bataillon du 3ème REI sur les rebelles marocains le 25 Octobre 1925.

DJEBEL SAGHO : combat au Maroc en Février 1933 des compagnies portées des 1er, 2ème et 3ème RE opposées aux tribus rebelles ; celles-ci firent leur reddition après 42 jours de siège. Mais le Légion a perdu le capitaine Faucheux et le lieutenant Brencklé.

DJIDJELLI : localité du Constantinois où, le 6 juillet 1842, une compagnie du 2ème Etranger repoussa 1 500 Kabyles.

DJINANI : localité du Sud-marocain ; en 1929 la compagnie montée du lieutenant Fiore y perdit 41 hommes dans un accrochage avec des dissidents.

DJINTCHARADZE (Alexandre) : officier géorgien, 1996-1970, réfugié en France après la victoire bolchevique, sorti de l’Ecole militaire de Saint Maixant, choisit la Légion en 1921 ; sous-lieutenant affecté au 1er REC, campagnes du Levant, Afrique du Nord, deuxième guerre mondiale. 30 ans de service à la Légion, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45. Termine chef d’escadron (commandant).

DJURDJURA : chaîne de montagnes de Haute Kabylie où, en 1856, les généraux Renault, McMahon, Maissiat, et Youssouf, lancèrent une offensive contre les rebelles. Le 1er bataillon du 1er RE et deux bataillons du 2ème RE y furent engagés contre des milliers de Kabyles. Les villages rebelles pris, il restait le principal, Ischeriden ; devant l’échec des zouaves et des lignards, McMahon fit donner la Légion, qui mit l’ennemi en déroute.

DODDS (Alfred) : général français né au Sénégal (1842-1922) ; après s’être illustré en France en 187, il sert au Sénégal, en Cochinchine et surtout au Dahomey où en tant que colonel il commanda la colonne qui battit Béhanzin, et au sein de laquelle la Légion joua le principal rôle. Grand Croix de la Légion d’Honneur, médaille militaire.

DOGBA : localité du Dahomey ; le 19 septembre 1892 un bataillon de la Légion y repoussa à quatre reprises les assauts des guerriers de Béhanzin, qui auront 832 tués. Mais dans les combats le commandant Faurax, chef de corps du bataillon, trouve la mort.

DOMINE (Edmond) : officier français né à Vitry-le-François (Marne), 1848-1921. Saint-Cyrien, il sert en Algérie dans les zouaves (1 blessure), puis est affecté à la Légion au sein de laquelle il participe à la campagne du Tonkin (bataille de Tuyen Quang), du Maroc, et de France en 187 (1 blessure). Capitaine à 26 ans, il quitte l’Armée en 1891 à l’âge de 43 ans. Il reprend du service en 1914 comme colonel et chef d’une brigade, et se retire après la victoire.

DOMMIERS : localité française, victoire du RMLE le 18 juillet 1918 au prix d’énormes pertes ; le régiment sera cité à l’ordre de l’Armée, ayant fait 450 prisonniers, et saisi 20 canons.

DONG KHE : poste d’Indochine tenu par deux compagnies du 3ème REI le 18 septembre 1950 ; les légionnaires vont résister pendant 50 heures à 16 bataillons vietminh, avant de succomber sous le nombre, perdant 85 tués et 140 blessés. Mais l’ennemi laisse 685 hommes sur le terrain.

DONG XA : localité d’Indochine, théâtre d’un combat le 12 janvier 1953 entre le 2ème bataillon de la 13ème DBLE et les rebelles.

DORFLINGER (Fritz) : un des « maréchaux de la Légion » né en Allemagne en 1930. Engagé à la Légion en 1949 : 2ème REI au Maroc, puis 1er REC en Indochine en 1950, 1 citation, Croix de guerre. Brigadier en 1951, 1 blessure, maréchal des logis en 1952. Retour en AFN Algérie et Maroc, 2ème séjour en Indochine 1953, 1 citation, maréchal des logis/Chef en 1955. Affecté à la 2ème CSLE, médaille militaire en 1956. Participe aux opérations d’Algérie : 3 citations, Croix de la Valeur militaire. Adjudant en 1958, affecté en Corse puis à Djibouti. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1974. Adjudant/major en 1977, retraité en 1983.

DORIA (Rafaele, comte de Monteleone) : artiste peintre italien, Grand officier de l’Ordre de saint Lazare de Jérusalem, né en Calabre en 1942. Engagé à la Légion en 1960, libéré en 1965 avec le grade de caporal. Rendu à la vie civile, il a offert plusieurs de ses œuvres à la Légion.

DOVECAR (Albert dit Bobby) : légionnaire né en Slovénie, 1937-1962. Engagé comme yougoslave, sergent du 1er REP pendant la guerre d’Algérie, blessé, trois fois cité, il déserte pour rejoindre l’OAS ; impliqué dans la mort d’un commissaire de police spécialisé dans la lutte contre l’organisation, sous les ordres du lieutenant Degueldre. Arrêté, condamné à mort, il est fusillé.

DUNE (Edmond) : écrivain et poète luxembourgeois de langue française, né en Belgique (Arthus, 1914) ; après ses études en Belgique et en France, il s’engage à la Légion en 1938 et sert jusqu’en 1943 (campagne de Tunisie). Libéré, s’engage dans l’armée britannique avant de devenir journaliste de radio.

DUOC : localité du Tonkin ; victoire le 19 novembre 1884 de la colonne Duchesne –compagnie du capitaine de Borelli du 1er RE, marsouins et artilleurs- sur les pirates chinois. Deux officiers Légion et trois légionnaires seront blessés.

DUSSERT (Paul) : officier français ; 1912-1989 ; Saint-Cyrien, participe aux combats de la 2ème guerre mondiale (plusieurs citations, Croix de guerre) puis rejoint la Légion en Indochine comme capitaine au 2ème REI. Ensuite affecté au 1er BEP, chef de bataillon en 1951, commande le 3ème BEP. Lieutenant/colonel en 1959, il quitte le service en 1961, en désaccord avec la politique algérienne de De Gaulle. Plusieurs fois cité, Croix de guerre des TOE.

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Message par commandoair40 le Dim 5 Aoû - 18:10

Dimanche 05 Aout 2012 : E .


ECKSTEIN (Hermann) : légionnaire allemand né en 1903, engagé en 1924 au 3ème REI ; campagne d’Algérie, d’Indochine, réengagé en 1929, caporal en 1931, caporal/chef en 1932. 2ème séjour en Indochine ; Maroc, naturalisé français en 1939. 13ème DBLE, campagne de Norvège, d’Afrique. Sergent en 1943, Erythrée, 1 citation, Bir Hakeim, 1 blessure, prisonnier, rapatrié. Reprend du service en 1943 au Levant, comme sergent/chef. Adjudant/chef et réformé en 1945. Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre, médaille militaire, médaille coloniale.

EGGS (Rudolf) : légionnaire suisse né en Allemagne en 1915. Engagé dans la Légion en 1936, caporal en 1937, campagne du Maroc. Sergent en 1940, 13ème DBLE, campagne de Norvège, puis d’Afrique, d’Erythrée, de Syrie en 1941. Adjudant, campagnes d’Egypte, de Tunisie, Adjudant/chef en 1943, débarquement d’Italie, 1 citation, de Provence, 1 blessure. Campagne d’Alsace, 1 blessure. Sous-lieutenant en Indochine, 1946-1954, 1 citation ; lieutenant en 1948, 1 blessure en 1949 avec une citation. Campagne du Maroc de 1954 à 1957, capitaine en 1957, puis guerre d’Algérie de 1957 à 1962 : 3 citations. Retraité en 1964, Grand officier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, médaille des blessés, médaille coloniale, Croix du combattant Volontaire de la résistance, Croix de la Valeur militaire, commémorative d’Extrême-Orient, commémorative d’Afrique du Nord.

EHRART (Joseph) : légionnaire français né en Seine maritime en 1883, engagé dans la Légion en 1906 ; il servit en Algérie, au Maroc, en Indochine, et en Pologne contre l’armée soviétique en 1920. De 2ème classe, il termina ses 13 ans de service comme sous-lieutenant, et entra dans la « régulière » jusqu’en 1937. Il a laissé d’intéressants mémoires : »Mes treize ans dans la Légion étrangère ».

EL ALAMEIN : localité de Lybie, importante victoire des forces alliées commandées par Montgomery en octobre 1942 contre les forces de l’Axe de Rommel. Deux contre-offensives germano-italiennes ayant échoué, 30 000 soldats ennemis furent capturés. La 13ème DBLE s’y illustra, mais perdit son chef, le lieutenant/colonel Amilakvari.

EL CHAMAL : combat au Mexique le 12 janvier 1866, où 40 légionnaires de la 3ème compagnie du 5ème bataillon forcèrent 500 Mexicains qui les assiégeaient à lever le camp.

EL HIMMER (Driss) : légionnaire marocain né à Rabat en 1974, engagé dans la Légion en 1996 ; champion de cross, 5 fois champion de France militaire, 1 fois champion du monde. Libéré en 2001, ayant servi avec « Honneur et Fidélité ».

EL MERS : combat au Maroc le 24 juin 1923 entre le 1er bataillon du 3ème REI et la 1ère compagnie montée du 2ème RE, plus 2 bataillons d’infanterie, contre les dissidents. Les pertes furent élevées, le bataillon sera cité à l’ordre de l’Armée.

EL MOUNGAR : combat du Sud-marocain le 12 janvier 1903 au cours duquel la 22ème compagnie montée du 2ème RE -113 hommes- résista pendant 8 heures à 2 000 dissidents ; elle perdit 2 officiers, le capitaine Vauchez et le lieutenant Selchauhansen, 38 sous-officiers, caporaux et légionnaires, et eut 48 blessés. Le 30 juillet 1900 la même unité avait repoussé une attaque au même endroit.

EPAULETTES : ornements à franges décorant les tenues d’apparat des légionnaires aux épaules ; à l’origine elles étaient jaunes et rouges, devenus rouges et vertes en 1868. Supprimées en 1915, elles ont été rétablies en 1930 par ordre du général Rollet.

ERULIN (Philippe) : officier français né à Dôle (Jura), 1932-1979. Elève-officier, caporal en 1953, sergent, sous-lieutenant en 1954, sort de Saint Maixent en 1955. Lieutenant puis capitaine de parachutistes en Algérie de 1956 à 1962, il continue à servir dans les troupes aéroportées jusqu’en 1976. Il est alors nommé colonel et chef de corps du 2ème REP, et dirige en 1978 les opérations sur Kolwezi. Il décède brutalement un an plus tard. Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de la Valeur militaire 4 citations, Médaille d’Outre-mer, commémoratives du Moyen-Orient et d’AFN, Croix de la Bravoure zaïroise.

ESCADRILLE LAFAYETTE : escadrille de volontaires américains formée le 20 Avril 1916 avant l’entrée en guerre des Etats-Unis, et rattachée à la Légion étrangère (dépôt des régiments étrangers de Lyon). Elle réunit un personnel de 180 pilotes, parmi lesquels 4 Français. L’ensemble enregistra 199 victoires, mais perdit 66 tués, le premier étant Victor Chapman, et 19 blessés, ainsi que 15 prisonniers. Certains pilotes – Eugene Bullard, William Thaw, ou Paul Rockwell- s’étaient engagés dans la Légion dés 1914. Au nombre de ses effectifs, figure le cinéaste William Wellman. Le 1er janvier 1918 l’escadrille passa sous commandement américain. En 1925 9 officiers et 7 sous-officiers anciens de la « Lafayette » participèrent au sein d’un groupe aérien de volontaires à la guerre du Rif du côté français.

ESPAGNE (guerre d’) : intervention française dans la guerre civile opposant de 1835 à 1838 les partisans de la reine Isabelle à ceux de son oncle Don Carlos. Louis-Philippe prêta à la reine l’ancienne Légion, sous les ordres du général Bernelle. Les légionnaires combattirent à Trapegui, et à l’issue du combat le général créa des unités de service santé, artillerie, et cavalerie au sein de la division. Deux officiers français et un officier légionnaire allemand commandaient l’artillerie ; la cavalerie était constituée de 500 lanciers polonais de la Légion.
Mais les Espagnols abandonnèrent vite la Légion à son sort sans subsistance ; Bernelle démissionna, remplacé par Lebeau, puis Conrad. La Légion combattit pourtant encore à Ferrandorena, Huseca en 1837, Somo Sierra, Allo, Barbastro, où Conrad perdit la vie, et Iarainzar. Livrée à elle-même, la Légion vit fondre ses effectifs, les hommes désertant…pour s’engager en France dans la nouvelle Légion. Sans vivre ni matériel, les dernières unités furent dissoutes en 1838-39.
28 officiers, 98 sous-officiers, 977 caporaux et légionnaires avaient été tués dans ces combats.

ESPINASSE (Charles) : officier français né à Castelnaudary (1815-1859), Saint-Cyrien, sert d’abord dans l’infanterie puis dans la Légion en Algérie, nommé lieutenant après Médéa, cité à l’ordre de l’Armée en 1840, officier de la Légion d’Honneur, capitaine, 4 fois blessé, chef de bataillon en 1845. Sert dans l’infanterie en Italie, Grand Officier de la Légion d’Honneur, général en Crimée. Devenu ministre, sénateur en 1858, reprend du service comme général en Italie, tué à Magenta.

ESTRADA (Lorenzo) : légionnaire espagnol, en service dans les rangs de la Légion en Afrique du Nord de 1948 à 1953, et libéré avec le grade de caporal. Peintre et dessinateur de métier, Estrada fut décorateur de l’Opéra d’Oran, puis premier décorateur de l’Opéra de Paris.

EUGENIE : chant du régiment étranger pendant la guerre du Mexique, dédiée à l’impératrice de France Eugénie de Montijo.

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Message par commandoair40 le Lun 6 Aoû - 8:29

Lundi 06 Aout 2012 : F .


F.A.A.L.E. : Fédération des amicales d’Anciens de la Légion étrangère ; union d’entraide et de commémoration des anciens légionnaires, regroupés sous la présidence d’un général de réserve ayant servi à la Légion. Elle possède un code d’honneur stipulant, entre autres choses, qu’un ancien légionnaire ne peut pas s’engager en politique en faisant référence à son passé militaire. Il existe au total des centaines de sections et amicales, essentiellement en France et en Allemagne, mais aussi en Suisse, Belgique, Espagne, Italie, Luxembourg, Pays-Bas, Grande-Bretagne, Autriche, Hongrie, Pologne, Portugal, et hors d’Europe en Australie, Canada, Etats-Unis, Israël, Mexique, Maroc, Madagascar, etc.


FABER (François) : coureur cycliste luxembourgeois né en 1887 ; vainqueur du Tour de France 1909, il termina deux fois second de l’épreuve, une fois troisième, remportant 18 étapes au total, et 28 victoires dont Bordeaux-Paris et le Tour de Lombardie. Engagé en 1914 au 2ème Régiment de Marche du 1er RE, caporal, médaille militaire, Croix de guerre, il tombe au champ d’honneur en 1915. Médaille militaire à titre posthume.


FAMAS : fusil automatique de calibre 5,56, surnommé « le clairon », équipant l’Armée française depuis 1983. Il permet le tir automatique ou au coup par coup, et le lancer de grenade.


FARKAS (Janos) : un « maréchal de la Légion » né à Tlaegerstek (Hongrie) en 1927 ; engagé dans la Légion en 1947, combat en Indochine de 1948 à 1952, 1 citation. Sert au Maroc, puis second séjour en Indochine en 1953-54. Caporal/chef, 3 fois blessé, 2 fois cité. Prisonnier à Dien Ben Phu, libéré, campagnes du Maroc et d’Algérie. Sergent/chef, affecté en Polynésie, puis à Aubagne. Prend sa retraite en 1971 avec le grade d’adjudant/chef. Chevalier de la Légion d’Honneur, médaille militaire, ONM, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire, 4 citations dont 1 à l’ordre de l’Armée.


FARNSWORTH (monument) : monument édifié à Souain (Champagne), élevé à la mémoire des légionnaires morts au combat en 1914-18 ; initiative de la famille du légionnaire américain Henry Farnsworth tombé face à l’ennemi en Septembre 1915.


FAULQUES (Roger) : officier légendaire né en 1924, FFI en 1944, Saint-Cyrien, puis officier au 3ème REI en Indochine en 1946, fait Chevalier de la Légion d’Honneur ; blessé et laissé pour mort à Cao Bang, rapatrié, 2ème séjour en Indochine en 1953. Il sert ensuite en Algérie est nommé officier de renseignement au 1er REP, participant entre autres à la bataille d’Alger. Nommé capitaine, puis commandant en 1959 au 2ème REP. Il est mis en disponibilité sur ordre du ministre Pierre Messmer pour servir comme cadre des mercenaires européens au Katanga en 1960. Il quitte l’Afrique en Décembre 1961, mais jusqu’en 1963 il sera la cheville ouvrière du recrutement de mercenaires français pour différents combats –Yémen- avant de se retirer sur ses terres.
Le Chef de bataillon Faulques est Grand Croix de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de guerre des TOE, de la Médaille coloniale, de la Médaille des blessés, de la Croix de la Valeur militaire.


FERKLA : palmeraie du Sud-marocain tenue par des rebelles et occupée le 11 février 1932 après une charge du 1er REC (compagnie du capitaine d’Avila), et une colonne à pied du 4ème REI.





François Faber


FIALA (Hans) : légionnaire allemand né à Sarrebruck en 1824, engagé dans la Légion en 1841 à 17 ans ; participe aux campagnes d’Algérie, d’Afrique, d’Italie, et de Crimée. Décoré de la médaille militaire, sergent pendant la campagne du Mexique. Prisonnier, il s’évade et rejoignant le Texas en radeau, va se représenter aux autorités militaires au Mexique pour reprendre son poste. Cet exploit, qui rappelle celui de Mario Cecconi, lui valut la Légion d’Honneur.
Fiala prit sa retraite à Pau en 1866 après 25 ans de service.

FIGENSCHUH (Jean-Joseph) : légionnaire français né à Strasbourg en 1869, d’une famille patriote réfugiée après 1870 ; engagé dans la Légion en 1887, 2ème RE au Tonkin, puis en Algérie. Caporal, sergent en 1892, présenté à l’Ecole d’officiers de Saint Maixant, en 1894. Devenu officier dans la « régulière », capitaine, mort au feu en Afrique en 1910.


FLIREY : secteur de Meurthe et Moselle, où, les 7 et 8 janvier 1918 le 2ème bataillon du Régiment de Marche de la Légion enleva plusieurs positions ennemies, faisant sauter 30 ouvrages et fit 200 prisonniers ;


FLOCH (Louis) : prêtre né à Guipavas (Finistère), 1910-1998 ; ordonné en 1935, mobilisé en 1940, prisonnier, résistant. Vicaire aux Armées en Indochine en 1949, aumônier du 2ème REI -1 citation- puis affecté en Algérie -1 nouvelle citation-. Premier aumônier à Aubagne après 1962, jusqu’en 1966. Retraité il continua à exercer son sacerdoce en Bretagne jusqu’en 1976. Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire.


FOREY (Elie) : maréchal de France né à Paris, 1804-1872, Saint-Cyrien, lieutenant en 1830, capitaine en Algérie où il rejoint la Légion avant l’infanterie ; campagnes de Crimée, d’Italie, commandant en chef au Mexique où il fut l’artisan de la victoire de Puebla en 1863. 3 fois blessé, il fut également sénateur.


FOREY (Pierre) : officier français, une des grandes figures de la Légion (1860-1946) ; engagé comme sergent en 1884, sous-lieutenant en 1886, colonel en 1919. Il participa aux campagnes d’Algérie, d’Extrême-Orient, du Sahara, Maroc, Serbie et Dardanelles en 1914-18. Il se retira à Sidi bel Abbés.


FORGET : officier français né à Paris (1910-1950), sorti de Saint Cyr en 1931, lieutenant, affecté dans l’infanterie en 1937, rejoint la Légion -3ème REI- au Maroc, puis campagne de France 1940 au 11ème REI. Prisonnier, évadé, capitaine en 1941 ; participe aux campagnes d’Italie et d’Alsace. Premier séjour en Indochine en 1945 au 2ème REI, puis sert au Sahara en 1947, et retourne en Indochine, chef de bataillon au 3ème REI. Mortellement blessé à Cao Bang, son nom a été donné au quartier général de ce régiment en Guyane. En Avril 1954 un autre chef de bataillon du 3ème REI, le commandant Carabirière, trouve la mort en Indochine ; son nom sera donné au quartier général de la Légion à Mayotte (DLEM).


FORMOSE (campagne de) : expédition menée en représailles aux agissements chinois au Tonkin, de Janvier à Juin 1885. Le 4ème bataillon du 2ème RE débarqua dans l’île de Taïwan, et obligea les Chinois à concéder un armistice devant son avancée. Mais la campagne a coûté 3 officiers, 6 sous-officiers, et 24 légionnaires au bataillon.


FORT HASSA : poste du Sud-marocain à proximité duquel les 1er et 2 février 1908 la 2ème compagnie du 1er RE perdit 39 hommes morts dans une tempête de neige.


FOUM ES GAOUAFEL : localité de Tunisie ; victoire le 11 janvier 1943 du 1er bataillon du 3ème REI et du 1er GA du 1er REC sur les forces de l’Axe.


FOUM ZABEL : tunnel construit sur la route de Zie (Maroc), du 27 juillet 1927 au 6 Mars 1928, à même le roc et à l’aide de seuls pics et barres à mines, par les pionniers du 3ème RE ; long de 60 mètres, large de 8 et haut de 3, l’ouvrage justifie la pose d’une plaque scellée à son entrée, et portant cette inscription : « La montagne nous barrait la route. Ordre fut donné de passer quand même. La Légion l’exécuta ». On l’appelle depuis « le tunnel du légionnaire ».


FRANCE (campagnes de) :
1°) combats menés en 1870 contre les Prussiens par 3 bataillons du Régiment étranger dont les éléments allemands et belges avaient été théoriquement tenus en réserve en Algérie. Sous le commandement d’Arago ses effectifs étaient essentiellement composés d’Autrichiens, Suisses, Belges, Polonais, Italiens, et Espagnols. La Légion s’illustra à Orléans, mais ses pertes rendirent obligatoires l’envoi de renforts venus d’Afrique du Nord ; ils formèrent un régiment avec les rescapés du 5ème bataillon. Elle se sacrifia à nouveau à Cercotte pour protéger l’Armée de la Loire en déroute. Le11 décembre dans la Région de Bourges elle fut renforcée par une compagnie d’Irlandais et …2 000 Bretons. Le 14 janvier 1871 les légionnaires remportèrent la victoire de Sainte Suzanne. Mais après les combats de Béthancourt, la Légion fut noyée dans le désastre de l’Armée. Le 1er avril elle combattit la Commune de Paris, puis regagna l’Afrique du Nord le 17. Au total 14 officiers, 52 sous-officiers, et 864 légionnaires tombèrent en 1870-71.
2°) : combats menés de 1914 à 1918 par les 4 bataillons étrangers puis par le RMLE au sein de la division marocaine dans l’Argonne (1914), la Champagne, l’Artois, la Somme (1915), les Ouvrages Blancs, la ferme Navarin, Belloy en Santerre, les monts Auterive, Verdun, Soissons, Dommiers, et la ligne Hindenburg. Plus de 100 nationalités furent représentées, les plus nombreux étant les Italiens, suivis des Russes, Français, Allemands, Suisses, Alsaciens-Lorrains (alors occupés par l’Allemagne), Grecs, Espagnols, Belges, etc. Les Austro-hongrois et les Allemands non volontaires servirent en Afrique du Nord, assurant la présence française. En métropole la Légion fut citée 9 fois à l’ordre de l’Armée, et perdit 139 officiers, 349 sous-officiers, et 3 628 légionnaires au front.
3°) ensemble des combats de la 2ème guerre mondiale de 1939 à 1945, dans lesquels furent engagés les 11ème et 12ème RE, les 21ème, 22ème, et 23ème RMVE, le 3ème REI, la 13ème DBLE, le 1er REC , le RMLE, et le 5ème RE en Extrême-Orient. Ses effectifs comprennent surtout des Français, Espagnols, Allemands (dont de nombreux juifs), Tchèques, Belges, Italiens, Polonais, Autrichiens, Russes, et Suisses. Les combats les plus importants eurent d’abord lieu outre-mer –Norvège, Lybie, Tunisie, Italie- et à partir du débarquement de Provence en métropole –Alpes du Sud, Alsace-. Certaines batailles qui ont vu la Légion engagée sont des références historiques, Narvik, Bir Hakeim, Colmar. La Légion fut citée sept fois à l’ordre de l’Armée, plus une fois pendant la campagne d’Allemagne ; elle aura perdu 118 officiers, 821 sous-officiers, 8087 légionnaires dans ces combats.


FRANTZ (Alfred) : un des « maréchaux de la Légion » né en Allemagne ; engagé dans la Légion en 1949, sert au Maroc au 1er RE, puis en Indochine avec la 13ème DBLE ; prisonnier à Dien Ben Phu, libéré. Sergent en 1954, 5ème REI. Sert ensuite en Algérie, sergent/chef en 1958. Affecté à Madagascar en 1961, adjudant en 1963, adjudant/chef en 1967. En poste à Djibouti, puis dans le Pacifique, en Guyane, en métropole. Adjudant/major en 1968, retraité en 1986, après 37 ans de carrière dans les cinq continents. 3 blessures, 5 citations, Légion d’Honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, médaille des blessés, Croix de la Valeur militaire, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.


FREYTAG (Siegfried) : légionnaire allemand né en 1919, engagé en 1939 dans la Luftwaffe ; capitaine comptant 102 victoires homologuées, Croix de fer. Engagé dans la Légion en 1952, 13ème DBLE, campagne d’Indochine, Algérie, Djibouti. Sergent/chef en 1962, rétrogradé sur sa demande au rang de caporal/chef au 1er RE. Se retire en 1971 à l’Institution de Puyloubier, après 18 ans de service, décédera en 2003. Croix de guerre des TOE, Médaille militaire, Médaille coloniale.


FRF1 : fusil de calibre 7,5 pour le tir de précision, équipant actuellement l’Armée française.


FROUART (Ernest) : un « maréchal de la Légion » né en France en 1927, engagé en 1946 ; campagne d’Indochine en 1947 au 3ème REI, puis sert au Cambodge. Caporal en 1948, sergent en 1950. Volontaire pour le 3ème BEP puis le 2ème BEP, et deuxième séjour en Indochine avec cette unité ; 1 citation, Croix de guerre des TOE, 1 blessure, deuxième citation, puis troisième, médaille militaire. Sergent/chef en 1952, deux fois cité à nouveau, troisième séjour en Indochine, retour en AFN en 1955. Campagne d’Algérie au 2ème REP ; adjudant en 1956, Légion d’Honneur, 1 citation, adjudant/chef en 1959, rejoint le 1er RE et prend sa retraite en 1964, huit fois cité.


FUSIL modèle 1857 : arme à canon rayé, à balle cylindrique de 17 mm équipant les légionnaires à partir de 1859.

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Message par Invité le Lun 6 Aoû - 19:40

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Message par commandoair40 le Mar 7 Aoû - 9:58

Mardi 07 Aout 2012 : G .

GALLIPOLLI : ville de Turquie dans le détroit des Dardanelles ; en avril 1915 les Français et des troupes du Commonwealth –Australiens, Néo-Zélandais, Irlandais- y tentèrent de débarquer, et une compagnie du 2ème REI participait à l’opération au sein du 1er régiment de marche d’Afrique. Ce fut un échec et les Alliés durent se replier à la fin de l’année.

GAOUZ : oasis du sud-marocain ; le 9 Août 1918, la 2ème compagnie montée du 1er Etranger –essentiellement composée d’Allemands- chargea victorieusement à la baïonnette les rebelles, mais au prix de 49 tués et 7 blessés ; l’action lui vaudra une citation à l’ordre de l’Armée.

GARDY (Paul) : général français né à Paris, 1901-1975, Saint-Cyrien, choisit le 1er REC en 1925, campagne du Levant (Syrie), 2 fois blessé, cité à l’ordre de l’Armée ; sert en Tunisie, au Maroc, puis campagne de France 1939 dans la régulière, deux fois cité, blessé, campagne de Tunisie avec les FFL. Campagne d’Indochine avec le REC. Affecté au commandement des Forces françaises en Allemagne en 1950, puis chef du GALE en 1951 jusqu’en 1955 ; inspecteur général de la Légion étrangère de 1958 à 1960. Devenu un des chefs de l’OAS, s’exile en Argentine et décède plus tard dans un accident. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix du combattant volontaire, Croix de la valeur militaire, médaille coloniale, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

GARIBALDI petits-fils du libérateur de l’Italie, engagés tous les six dans la Légion étrangère dés le déclenchement de la première guerre mondiale. Il s’agissait de :
-Giuseppe dit Peppino, né à Melbourne (Australie), 1879-1950, lieutenant/colonel et chef de corps du 4ème régiment de marche du 1er RE, qui deviendra général italien en 1918.
-Bruno, sous-lieutenant tombé en Argonne en 1915.
-Constante, adjudant/chef, également tombé en Argonne en 1915.
-Riciotti, capitaine.
-Sante, lieutenant
-Enzio, adjudant.

GARIGLIANO : fleuve au pied du Mont Cassino au Sud-est de Rome ; de janvier à mai 1944 les troupes françaises, dont la 13ème DBLE, combattirent victorieusement les Allemands, dans un affrontement où aviation, chars, artillerie furent engagés ; l’ennemi dut battre en retraite, mais la « 13 » perdit 3 officiers, 12 sous-officiers, et 190 légionnaires tués ou blessés dans les combats.

GASTAUD (Jean) : officier français né à Mourmelon (Marne) d’une famille de militaires originaire de Golfe-Juan (A-M), 1929-1958 ; lieutenant au 2ème REP, tombé en opération dans le Constantinois (Algérie). Légion d’Honneur, Croix de la Valeur militaire, 5 citations.

GASTAUD (René) : lieutenant du 2ème REP, frère du précédent, né à Mourmelon, 1931-1958, tombé en opération sur la route d’Orléansville (Algérie). 4 citations.

GAUCHER (Jules) : officier français né à Bourges (1905-1954) ; Saint-Cyrien, rejoint la Légion en 1931 au Maroc, sert au 1er RE en 1934, puis au 3ème REI. Capitaine en 1938, rejoint le 5ème REI au Tonkin, campagne jusqu’en Chine en 1945. Chef de bataillon en 1946, second séjour en Indochine en




Les 6 frères Garibaldi, engagés dans la Légion


1949, puis affecté à la 13ème DBLE ; lieutenant/colonel en 1951, chef de corps de la « 13 » en 1953. Tombe à Dien Ben Phu en défendant le poste « Béatrice ». Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, médaille coloniale.

GAULOIS : terme désignant les Français dans la Légion étrangère ; la grande période « gauloise » de la Légion se situe après 1870 lorsque les Alsaciens-Lorrains s’engagèrent en nombre et devinrent le premier contingent, ce qui, ajouté aux autres Français de métropole et aux francophones de Belgique et de Suisse, donnait des effectifs en majorité de langue française

GAULTIER (Louis-Antoine) : officier français né à Guelma (Algérie), 1898-1970, Saint-Cyrien, combat dans la « régulière » pendant la 1ère guerre mondiale, sous-lieutenant au 1er RE en 1919 ; sert en Algérie, puis au Maroc (4ème RE). Campagne de France en 1940 au 11ème RE, chef de bataillon, prisonnier, évadé, affecté au 2ème REI au Maroc en 1941, puis au RMLE. Lieutenant/colonel en 1943, colonel en 1945. Commandant le dépôt commun de la Légion étrangère à Sidi Bel Abbés, et crée la revue « Képi blanc ». Quitte la Légion en 1950, retraité en 1955. Président des amicales d’anciens de la Légion en 1956. Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1914-1918, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, 11 citations.

GAY SOAP : localité de Cochinchine ; le 8 juillet 1946 des éléments de la 9ème compagnie de la 13ème DEBLE y tombèrent dans une embuscade. Le capitaine de Bazeleine étant tué, ainsi que 18 légionnaires ; 2 survivants et 15 blessés tiendront jusqu’ à l’arrivée des renforts.

GENIE-LEGION : ensemble d’unités de transport et de génie formées par du personnel légionnaire pendant la guerre d’Indochine :
1ère section de bateaux pliants, 1946-48
2ème section de bateaux pliants
40ème compagnie de camions-bennes, 1946-1955
38ème compagnie de camions-bennes, 1947-1955
15ème compagnie d’entretien du génie, 1947-1952
1ère CISG, 1948-1950
21ème compagnie du 61ème bataillon du Génie
21ème compagnie du 71ème bataillon du Génie, 1949-1955
21ème compagnie du 72ème bataillon du Génie
21ème compagnie du 73ème bataillon du Génie, 1949-1955
4ème compagnie de bateaux
16ème compagnie d’entretien du Génie
2ème compagnie du 74ème bataillon du Génie, 1951-1952
76ème bataillon Génie-Légion, 1951-1955
39ème compagnie d’engins fluviaux, 1951-56

GEOFFROY (Hugo Gottlieb dit) : officier autrichien né à Vienne en 1919 dans une famille juive, réfugié en France à l’Anschluss, engagé en 1939 dans la Légion ; 1er RE, sert au Levant, en Tunisie à la 13ème DEBL, caporal, combat à Bir Hakeim et El Alamein, débarquement de Provence, Italie, campagne d’Alsace et des Alpes du Sud ; il est naturalisé français en 1945 sert encore dans les rangs de la Légion en Indochine avec la « 13 », prisonnier en 1948, évadé, quitte la Légion en 1954. Officier d’Etat-major, puis de liaison avec les Britanniques au débarquement de Suez, sert ensuite en Algérie, à Djibouti, au Liban. Finit sa carrière au grade de général, officier de la Légion d’honneur, médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Croix de la Libération, commémoratives d’Algérie et d’Indochine, médaille des évadés. Décédé en 2007.

GEORGI (Horst) : un « maréchal de la Légion » né en Allemagne en 1929 ; engagé en 1948, 1er séjour en Indochine, caporal en 1951, sergent en 1952, puis 2ème séjour. Parachuté sur Dien Ben Phu en 1954 ; blessé, refuse son évacuation, prisonnier, libéré. Sert en Algérie, sergent/chef en 1957, adjudant en 1964, quitte le service la même année. 9 citations dont 2 à l’ordre de l’Armée, Légion d’Honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, insigne des blessés, médaille coloniale, commémorative d’Extrême-Orient, commémorative d’Afrique du Nord.

GERYVILLE : ville d’Algérie dans l’Oranais ; le 18 septembre 1881 800 soldats français, dont la moitié du 2ème bataillon de Légion, y capturèrent un important groupe de dissidents.

GHEYSSENS (Yves) : officier français de la Légion, d’abord lieutenant au 11ème REI en 1940 ; après avoir combattu pendant la seconde guerre mondiale il part pour l’Indochine comme capitaine au 2ème REI en 1949. Il tombe au feu en 1950. Titulaire de la Légion d’Honneur, de la Croix de guerre 1939-45, de la Croix de guerre des TOE, de la médaille coloniale, des palmes académiques. Un des fondateurs de la revue « Képi blanc ».

GIA CA : région d’Indochine ; le 29 Août 1949 le 6ème escadron du 1er REC y met en fuite une formation ennemie.

GIEBEL (Günther) : un des plus célèbres caporaux de la Légion étrangère né en Allemagne en 1929, engagé en 1952. Campagne d’Indochine, 1 blessure, 1 citation. Puis Algérie, seconde blessure et seconde citation ; nommé caporal en 1957, troisième citation. Blessé une troisième fois en 1958, réformé. Légion d’Honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, médaille des blessés, 4 fois cité dont 1 à l’ordre de l’Armée.

GILE Groupement d’instruction de la Légion Étrangère Formé en 63 en Corse au retour d'Algerie Constitué de 1° Cie d'EV à Bonifacio - 2°Cie d'EV à Corte et la Compagnie d'instruction des cadres (CME-CM1-CM2 ) et la Compagnie d'Instruction des Spécialiste (formation technique ; chauffeur, secretaire, infirmier etc...) A Corte
En 1976, le GILE (groupement d'instruction de la Légion étrangère) est déplacé à Castelnaudary et prend le nom de RILE (régiment d'instruction de la Légion étrangère) le 1er septembre 1977. Il reçoit alors la garde du drapeau du 4e RE.
Et prend la dénomination de 4e régiment étranger le 1er juin 1980.

GIVENCHY : combat sur le front de l’Aisne le 16 juin 1915 dans lequel la Légion perd 21 officiers, et 624 sous-officiers et légionnaires.

GLE : Groupement de la Légion étrangère ; appellation à partir de 1972 de l’organisme regroupant les 1er, 2ème et 4ème Régiments étrangers, successivement nommé DCRE (dépôt commun des régiments étrangers) puis en 1950 DCLE (dépôt commun de la Légion étrangère), puis en 1957 ILE (inspection de la Légion étrangère). Il stationne à Aubagne.

GNASSINGBE (Eyadema) : militaire et homme politique togolais né à Pya en 1935 ; engagé dans la Légion en 1952, sert pendant 10 ans. Campagnes d’Indochine, Algérie, termine au grade de sergent/chef ; et doit quitter la Légion pour servir son pays indépendant en 1962. Devenu colonel, puis président, il va exercer le pouvoir pendant 38 ans.

GNIEWEK (Francisek) : légionnaire né en Pologne en 1927 ; émigré en France, FFI, engagé dans la Légion en 1944. Sert à la 13ème DBLE, à la 4ème CSPLE, et au 2ème REC. Participe à deux campagnes d’Indochine, Dien Ben Phu, puis Algérie. Totalise 4 blessures au combat, 9 citations dont 2 à l’ordre de l’Armée. Quitte le service en 1961 avec le grade d’Adjudant/chef, et sera nommé lieutenant de réserve. Officier de la Légion d’Honneur, de l’ONM, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur militaire. Un des « maréchaux de la Légion ».

GOLE : Le Groupement opérationnel de la Légion étrangère (GOLE) est une unité de la Légion étrangère à vocation opérationnelle.
Avec son « grand frère », le Groupement d'instruction de la Légion étrangère (GILE) stationné à Corte, ils font partie du 2e régiment étranger, reconstitué à partir d'éléments du 1er régiment étranger, eux-mêmes regroupés au sein du Groupement de Légion étrangère (GLE) crée le 1er septembre 1972.
En 1976, le départ du groupement d’instruction pour Castelnaudary laisse le 2e étranger face à ses seules missions opérationnelles.
Il est stationné à Bonifacio jusqu'en 1977, année de sa dissolution.

GOMEZ URTIZBEREA (Manuel) : légionnaire né au pays basque espagnol en 1922 ; engagé dans la Légion en 1941. Caporal au 1er bataillon de marche du 1er Etranger, campagne de Tunisie -1 citation- caporal/chef puis sergent au RMLE en 1944. Participe au débarquement de Provence, à la campagne de France -2 blessures, 4 citations- nommé sergent/chef en 1945. Part pour l’Indochine en 1946, nommé adjudant, 1 citation, promu adjudant/chef à la 13ème DBLE. Puis opérations en AFN, Maroc et Algérie, 4 citations. Parvenu au grade de sous-lieutenant, retraité en 1970. Légion d’Honneur, médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, commémoratives d’Indochine, du Maroc, et d’Algérie.

GOTOVINA (Ante) : légionnaire croate né en 1955, engagé à 18 ans ; affecté au 2ème REP puis au CRAP, commando des opérations spéciales ; sert à Djibouti, Kolwezi, en Côte d’Ivoire. Termine caporal/chef en 1979, libéré et naturalisé français. Milite dans les milieux d’extrême-droite en France, puis vit une vie d’aventurier qui le verra servir de mercenaire en Amérique latine. Engagé en 1991 dans l’embryon de la future armée croate, il participe aux guerres de l’ex-Yougoslavie et atteint le rang de général. Mais le TPI de La Haye l’accusant de crimes de guerre, il est arrête en en attente de jugement malgré le soutien d’une majorité de la population de Croatie.

GOULD (William) : légionnaire suisse né en 1913, engagé dans la Légion comme 2ème classe en 1937 ; campagne du Maroc, Norvège avec la 13ème DBLE, Narvik 1940, 1 citation. Campagnes d’Afrique et d’Erythrée, caporal en 1941, 1 blessure. Syrie, sergent en 1941, Bir Hakeim, 1 blessure en 1942, El Alamein. Sergent/chef en 1943, campagne de Tunisie, adjudant la même année, aspirant en 1944. Campagnes d’Italie et débarquement de Provence, sous-lieutenant en 1944 ; campagnes d’Alsace et des Alpes du Sud, 2 citations. Se retire à Nice.

GOUPIL (Bernard) : général français, ancien des 3ème REI et 2ème REP de 1972 à 1974, puis commandant du GLE de 1976 à 1980.

GRAS : fusil modèle 1874 à cartouche avec douille en cuivre, utilisé par les légionnaires dés cette date.

GRAVEY (Fernand Mertens, dit) : acteur de cinéma belge naturalisé français né à Bruxelles, 1904-1970. Engagé comme simple légionnaire au RMLE en 1944, participe à la campagne de France, puis d’Allemagne. Libéré en 1945 comme lieutenant de réserve à titre étranger, reprend alors son métier d’acteur, et va acquérir la nationalité française.

GRENADE A SEPT FLAMMES : emblème de la Légion étrangère, qui se retrouve sur les écussons de manches, les épaulettes, les revers de vestes d’officiers, les véhicules, les murs d’entrée des quartiers, les insignes régimentaires, etc. Il date de 1832 en raison de la présence de grenadiers dans les rangs des légionnaires, et sera définitivement adopté comme signe distinctif de la Légion en 1875.

GRIMAULT (Francis) : un « maréchal de la Légion », ancien du RMLE pendant la seconde guerre mondiale, Croix de guerre 1939-45, Effectue 3 séjours en Indochine, où il combat comme sergent/chef au 2ème BEP, Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, médaille militaire ; il tombe face à l’ennemi à Dien Ben Phu en 1954.

GROTE (Friedrich) : sous-officier allemand, un « maréchal de la Légion », engagé en 1948 ; campagne d’Indochine au 3ème REI, il s’illustre sur la RC4 en 1950. Sergent en 1951, participe ensuite à la guerre d’Algérie, toujours au « 3ème ». Sergent/chef en 1956, 5 citations, médaille militaire, Croix de guerre des TOE avec étoile d’argent, Croix de la Valeur militaire avec palmes, 1 étoile de vermeil, 2 de bronze, médaille coloniale, commémorative d’Indochine et d’Algérie. Tué au combat en 1960, fait chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.

97ème GROUPE DE RECONNAISSANCE DE DIVISION D’INFANTERIE : groupe motorisé de reconnaissance et de renseignements formé en Mars 1940 à partir d’éléments des 1er et 2ème REC ; engagé en Picardie et dans le Centre, il affronte l’ennemi et perd 12 officiers sur 23, et 400 sous-officiers et légionnaires, obtenant une citation à l’ordre de l’Armée.

GUE SAN : combat au Tonkin le 28 janvier 1891 qui voit une section de légionnaires anéantir une bande de pirates.

GUILLOT (Marcel) : légionnaire français (1911-1984) engagé en 1936, affecté au 3ème REI au Maroc. Caporal, sergent en 1939. Passe à la 13ème DBLE ; bataille de Narvik, nommé adjudant, puis participe aux campagnes du Soudan, d’Erythrée, au combat de Bir Hakeim. 6 fois blessé, puis campagne de France, d’Italie. Chevalier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, capitaine en 1945, médaille des blessés, Croix du combattant volontaire. Il quitte alors le service.




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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 8 Aoû - 9:05

Mercredi 08 Aout 2011 : H .

HABERTUR : célèbre légionnaire suisse né en 1883 ; engagé au 1er Etranger, cuisinier et légionnaire de 1ère classe, il se porta volontaire le 12 juillet 1910 pour le combat de Moulouya (Maroc). Blessé au visage, il resta aveugle, fut décoré de la Légion d’Honneur et rapatrié à Bâle.

HACHIMETTE : localité du Haut Rhin, victoire du RMLE sur les Allemands le 10 décembre 1944.

HA GIANG : ville du Nord-Tonkin ; le 5 mars 1945 les Japonais y attaquèrent une section spéciale du 5ème REI, qui résista toute la nuit. Sur 87 légionnaires, il ne resta que 23 survivants, dont 18 furent massacrés.

HANGARD EN SANTERRE : village de la Somme, théâtre du combat remporté le 26 avril 1918 sur les Allemands par le RMLE, au prix de pertes énormes : 18 officiers et 830 hommes hors de combat. Le régiment y obtiendra une citation à l’ordre de l’Armée.

HALLO (Charles) : officier français né à Lille (1882-1969), ancien combattant de 1914-18 (bataille de la Marne), élève des Beaux-arts, dessinateur et affichiste réputé. Combattant de 1940, prisonnier et résistant, il suivit le RMLE où servait son fils comme lieutenant pendant la campagne d’Alsace de l’hiver 1944, en tant que peintre aux Armées. Il en a laissé de précieux documents, qui lui vaudront la Légion d’Honneur, et la distinction de légionnaire honoraire de 1ère classe.

HALLO (Jean-Pierre) : officier français né à Paris, 1915-2000, fils de Charles Hallo. Saint-Cyrien, il rejoint la Légion étrangère en 1939 en Algérie, puis au Sénégal. Participe ensuite à la campagne de Tunisie au RMLE, et obtient une citation. Débarquement de Provence, campagne d’Alsace comme lieutenant, 4 citations dont 3 à l’ordre de l’Armée. Capitaine en 1945, il part pour l’Indochine, et y est cité 2 fois. De 1948 à 1951 il dirige la revue de la Légion « Képi blanc », puis occupe diverses fonctions et participe à la guerre d’Algérie. Il quittera la Légion en 1960, et finit sa carrière comme général en 1975. Il présidera alors la FAALE. Il est l’auteur d’un ouvrage de référence « Monsieur légionnaire ».

HALLOULA : localité d’Algérie ; en 1840 les 1er et 4ème bataillons de Légion –composés de Suisses, d’Allemands et d’Espagnols- y affronta les troupes d’Abd El Kader. Une compagnie de 1er bataillon perdra 13 tués et 27 blessés dans les combats, et son chef, le capitaine de Saint Arnaud, sera cité à l’ordre du régiment.

HAMENCHAS : région à la frontière algéro-tunisienne ; de Mai à Août 1834 le bataillon de Légion du commandant Lafont de Villiers y défait toutes les tribus révoltées. 4 officiers, 3 sous-officiers, et 2 légionnaires seront cités à l’ordre de l’Armée.

HARTUNG (Hans) : célèbre peintre allemand naturalisé français né à Leipzig (1904-1990). Elève des Beaux-arts en Allemagne, il est opposant au régime nazi et se réfugie en France en 1934 ; il s’engage dans la Légion en 1939, dirigé sur l’Indochine puis l’Afrique du Nord, démobilisé à l’Armistice. Rengagé en 1943, participe à la campagne de France ; grièvement blessé devant Belfort, amputé. Médaille militaire, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-1945, médaille des blessés. Devenu Français en 1946, il s’affirme comme un des maîtres de l’art moderne, et sera membre de l’Institut en France et de l’Académie des Beaux Arts en RFA. A partir de 1972 il s’installe définitivement à Antibes.

HASEY (John) : légionnaire américain né dans le Massachusetts, étudiant en France en 1916 ; engagé volontaire comme ambulancier en 1939, puis détaché dans l’armée finlandaise en lutte contre l’URSS en 1940, blessé et rapatrié aux Etats-Unis. Engagé dans la Légion en Août de la même année ; campagne d’Afrique, de Lybie avec la 13ème DBLE où il est sous-lieutenant. 1 citation, blessé en Syrie, rapatrié une nouvelle fois dans son pays. Reprend son poste en 1942 et participe aux opérations de libération de la France où il demeure jusqu’en 1949. Est ensuite agent de la CIA dans 17 pays, décède en 2005 en Virginie. Seul Compagnon de la Libération américain, Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, médaille des blessés.

HAVRESAC : sac à dos modèle 1879 porté par les légionnaires ; la tente était roulée en boudin par-dessus, et les gamelles attachées au sac.

HEDIGER (Heinz) : légionnaire suisse engagé en 1958 ; sert en Algérie au 4ème RE, 1 blessure, Croix de la Valeur militaire. Sergent en 1961, affecté au 2ème REP en 1964, puis rejoint la 13ème DBLE en 1975 (Djibouti), une nouvelle fois le 4ème RE. Adjudant/major en 1976, puis le 5ème RE et prend sa retraite en 1990. 4 fois champion de France militaire de pentathlon par équipes, 2 fois champion de France de parcours d’obstacles, 1 fois champion du monde, 2 fois champion de France de lancer de grenades, 1 fois champion du monde.

HEINTZ : caporal du 2ème BEP, l’un des héros mythiques de la Légion ; trois fois blessé pendant la bataille de Dien Ben Phu, il tint à rejoindre son poste à chaque fois. Mais le 15 Avril 1954, blessé une quatrième fois, il dut être amputé de deux bras et d’une jambe. Soigné in-extremis et évacué mourant sur ordre du général en chef, il survécu contre tout pronostic. Reclassé comme gardien du Musée des Invalides, et équipé de prothèses, Heintz est titulaire de la Croix de guerre des TOE, de la Médaille militaire, de l’insigne des blessés.

HENSCHEL (Ernst) : légionnaire allemand né en 1934, engagé dans la Légion en 1953, participe aux guerres d’Indochine et d’Algérie, passant par tous les grades d’hommes du rang puis de sous-officier ; parvenu au grade de sous-lieutenant en 1976, capitaine en 1980, chef de bataillon en 1985. Il quitte le service en 1989 après 36 ans de Légion étrangère ; Légion d’Honneur, médaille militaire, chevalier de l’ONM, Croix de guerre des TOE, médaille coloniale, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.
HOA BINH : village d’Indochine, sur la RC 4 ; les 22 et 23 février 1952 des combats y ont opposé le 2ème BEP, le 3ème bataillon de la 13ème DBLE, et la 1ère compagnie du 5ème REI au Viet Minh. La compagnie du 5ème REI se sacrifiera et sera citée à l’ordre de l’Armée.

HOA MOC : village du Tonkin ; le 4 mars 1885 la 3ème compagnie du 1er Etranger y charge l’ennemi à la baïonnette.

HOFFMANN (Karl Von Der Hayden dit) : capitaine de la Luftwaffe né en Allemagne en 1920, as de l’aviation pendant la seconde guerre mondiale : 20 victoires aériennes homologuées, décoré de la Croix de fer. Engagé comme 2ème classe dans la Légion en 1946, participe à la guerre d’Indochine avec le 3ème REI. Blessé en 1947, amputé et démobilisé. Croix de guerre des TOE, médaille des blessés, commémorative d’Indochine.

HOHENLOHE : principauté allemande du Wurtemberg, dont les souverains, alliés de Louis XVIII, fournirent un régiment d’élite à la France. L’un de ses souverains, Louis Aloys, fut maréchal de France, son frère Joseph Justin général de l’Armée française. Le régiment de Hohenlohe servit avec les Suisses de noyau lors de la formation de la Légion étrangère ; c’est lui qui imposa son fameux pas lent lors des défilés, qui fut d’abord de 105 pas à la minute, ramené ensuite à 85.

HOMA : crête en Serbie qui fut le théâtre d’un combat le 3 décembre 1915 entre le bataillon Légion du 1er RMA et l’ennemi ; celui-ci fut stoppé, mais les légionnaires perdirent 5 tués et 3 blessés.

HONNEUR ET FIDELITE : devise de la Légion étrangère inscrite sur les drapeaux de tous ses régiments, en lieu et place de « Honneur et Patrie » inscrit sur ceux du reste de l’Armée française.

HORA (Charles) : légionnaire né en 1908 à Yokohama (Japon) d’un père tchèque et d’une mère japonaise, décédé en 1989. Officier de l’Armée tchécoslovaque, il s’engage comme 2ème classe dans la Légion en 1939 ; nommé 1ère classe, blessé, cité à l’ordre de l’Armée, prisonnier, évadé en 1941. Il rejoint Londres et intègre la 13ème DBLE comme sous-lieutenant. Parachuté auprès de la Résistance, 5 citations, capitaine, Chevalier de la Légion d’Honneur. Revenu en Tchécoslovaquie en 1945, major dans l’armée du pays, il s’exile après le coup d’Etat communiste, et s’engage de nouveau dans la Légion en 1949. Capitaine en Indochine où il effectue 2 séjours, volontaire pour le bataillon français de Corée de 1952 à 1953, cité à l’ordre de l’Armée. Sert ensuite en Tunisie et en Algérie de 1955 à 1961 - une nouvelle citation- Quitte alors le service comme chef de bataillon, et écrit plusieurs ouvrages sur la Légion. 13 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix du combattant volontaire, médaille des blessés, médaille des évadés, médaille de la Résistance, médaille des services volontaire de la France Libre, Silver Star a des USA, Military Cross britannique, Etoile d’argent de la Corée du Sud, médaille de l’ONU.




Commandant Charles Hora, héros de quatre guerres


HOTTER (Frantz) : légionnaire autrichien né en 1931, un des « maréchaux de la Légion ». Engagé en 1950 en même temps que son frère au 3ème BEP, puis 2ème BEP ; effectue deux séjours en Indochine. Alors que son frère rentre en Autriche après 5 ans de service au 1er BEP, il continue sa carrière en Algérie. Blessé, parvenu au grade de sergent, il se retire après avoir servi à Djibouti à la 13ème DBLE ; Légion d’Honneur, médaille militaire, médaille des blessés, commémoratives d’Indochine et d’Algérie, 2 fourragères à titre individuel.

HRESCHATITSKY (Boris) : général de l’armée impérial russe né en 1885, ayant débuté sa carrière dans un régiment de Cosaques ; guerre russo-japonaise, 1ère guerre mondiale, guerre civile russe, exilé après la victoire bolchevique, il s’engagé en 1925 à l’âge de 40 ans comme légionnaire de 2ème classe au 1er REC. Campagne du Levant, atteint le grade de maréchal des logis en 1926, blessé contre les Druzes, 2 citations. Médaille militaire, nommé lieutenant en 1929. Commande un détachement de lanciers Tchétchènes en 1930. Mis en route pour l’Afrique du Nord en 1933, chevalier de la Légion d’Honneur, naturalisé français, se retire en Tunisie en 1940, où il décède de maladie. 20 décorations russes, Croix de guerre des TOE avec 2 palmes, médaille interalliée 1914-18, DSO britannique, mérite syrien, mérite libanais.

HUICHAPAM : localité mexicaine ; victoire le 15 octobre 1866 du 1er bataillon de Légion étrangère qui met en fuite un ennemi abandonnant 30 tués et 52 chevaux scellés sur le terrain, le bataillon n’ayant que 2 blessés.

HUONG GIAO : village du Tonkin ; victoire le 3 novembre 1892 contre les pirates de la colonne Deleuze, composée de 11 légionnaires et 22 tirailleurs tonkinois.

HYERES : ville du Var libérée le 16 août 1944 par la 13ème DBLE débarquée de Cavalaire.



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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par olivier le Mer 8 Aoû - 19:57

TIENS UNE QUESTION ME TARAUDE
OU PLUTOT ME FOU LES BOULES
EST CE QUE LA FRANCE A RECU DES EXCUSES(au niveau diplomatique) POUR LES MASSACRES DE MARS 45 DE LA PART DU JAPON???????????
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 8 Aoû - 20:43

olivier a écrit:TIENS UNE QUESTION ME TARAUDE
OU PLUTOT ME FOU LES BOULES
EST CE QUE LA FRANCE A RECU DES EXCUSES(au niveau diplomatique) POUR LES MASSACRES DE MARS 45 DE LA PART DU JAPON???????????

Voici ce que j'ai pour le moment :

Excuses officielles

Le gouvernement japonais considère qu’il convient d’opérer une distinction entre le point de vue juridique et le point de vue moral. Par conséquent, tout en soutenant que le Japon n’a pas violé le droit international ni aucun traité, les gouvernements japonais ont officiellement reconnu les souffrances causées par l’armée japonaise et de nombreuses excuses ont été présentées par le gouvernement japonais. Par exemple, le premier ministre Tomiichi Murayama a déclaré en août 1995 que le Japon « par sa domination et son agression coloniale, a provoqué de terribles dommages et souffrance pour les peuples de nombreux pays, en particulier pour ceux de nations asiatiques », et il a exprimé son « sentiment de profond remords » et présenté ses « sincères excuses ». De même, le 29 septembre 1972, le premier ministre japonais Kakuei Tanaka avait déclaré que « la patrie japonaise est intensément consciente du grave dommage que le Japon a causé par le passé au peuple chinois par la guerre et se le reproche vivement. »

Toutefois, les excuses officielles sont souvent considérées comme insuffisantes par de nombreux survivants de ces crimes et/ou par les familles des victimes décédées. La question des excuses officielles est controversée car de nombreuses personnes affligées par les crimes de guerre japonais soutiennent qu’aucune excuse n’a été présentée pour des actes précis et/ou que le gouvernement japonais s’est borné à exprimer des regrets ou du remords. Certains prétendent que dans certains pays les médias travestissent ou cachent les efforts de réconciliation consentis par le Japon, malgré les aides généreuses du Japon, particulièrement dans les pays où les médias sont sous contrôle étatique qu’il soit formel ou seulement factuel. On prétend en outre que ceci reflète un sentiment anti-japonais.

Au Japon, certains ont affirmé que ce qui est demandé est que le premier ministre japonais et/ou l’empereur se livre à la « dogeza », au cours de laquelle une personne s’agenouille et incline sa tête vers le sol – une façon très formelle de présenter ses excuses dans les société est-asiatiques à laquelle le Japon ne semble pas vouloir se prêter. Certains citent l’exemple du chancelier Willy Brandt qui s’agenouilla devant le monument au victimes du Ghetto de Varsovie en 1970 comme un exemple d’un acte d’excuse et de réconciliation fort et efficace, bien que tout le monde ne soit pas d’accord.

Citant l’acte de Brandt en exemple, John Borneman, professeur d’anthropologie à Cornell déclare qu'« une excuse représente un échange non matériel ou purement symbolique par lequel celui qui a commis la faute rabaisse son propre statut en tant que personne ». Il ajoute qu’une fois que ce type d’excuse est présentée, la partie lésée doit pardonner et rechercher la réconciliation, sans quoi l’excuse n’a aucun effet. La partie lésée peut rejeter les excuses pour plusieurs raisons, l’une d’elles étant d’éviter la réconciliation parce que « en gardant vivante la mémoire de la blessure, les refus empêchent une affirmation d’humanité mutuelle en instrumentalisant le pouvoir qui s'attache au statut de victime permanente. »

Par conséquent, certains font valoir que la réticence d’un pays à accepter les gestes de conciliation posés par le Japon peut être dû au fait que ce pays estime que le Japon ne s’est pas abaissé suffisamment pour présenter des excuses sincères. D’autre part, d’autres disent que ce pays choisit de rejeter la réconciliation en vue de se garantir un statut de victime permanent qui serait une façon d’établir un certain pouvoir sur le Japon.
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Invité le Jeu 9 Aoû - 7:00

bonjour je voudrais dire dans les années 1970 le térme gaulois etait inconnu pour appeler les français dans la légion étrangére on disait les français tout simplements des menbres du forum pourrait t'ils donnés plus de renseignements ,cordialement

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Jeu 9 Aoû - 16:06

lefebvre a écrit:bonjour je voudrais dire dans les années 1970 le térme gaulois etait inconnu pour appeler les français dans la légion étrangére on disait les français tout simplements des menbres du forum pourrait t'ils donnés plus de renseignements ,cordialement

Bonne question ,

Aucunes idées ............je vais creuser pour savoir .
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Jeu 9 Aoû - 16:22

Jeudi 09 Aout 2012 : I .

ICH HATT’EIN KAMERADEN : j’avais un camarade ; chant d’origine allemande célébrant le camarade disparu au combat, et souvent entonné lors des obsèques d’un légionnaire.

IILE : institution des invalides de la Légion étrangère ; maison de retraite des légionnaires invalides établie à Puyloubier (B d R). L’établissement possède plusieurs ateliers dont la production –céramique, reliure, menuiserie- est commercialisée, ainsi qu’un des vignobles les plus réputés des Côtes de Provence. D’autres annexes de l’institution existent dans le Sud-est, comme à La Ciotat.

INCARNACION : hacienda du Mexique où les 3 et 4 juillet 1866 deux compagnies du régiment étranger -125 hommes- commandées par le capitaine Frenet tinrent en échec 5 à 600 Mexicains, qui perdirent une quarantaine d’hommes et levèrent le siège.

INDOCHINE (guerre d’) : ensemble des opérations militaires menées de 1946 à 1954 contre le Viet Minh, soutenu par la Chine et l’URSS, par un corps expéditionnaire français, équipé par les Etats-Unis, allié de troupes vietnamiennes ; la Légion étrangère y tint la première place.
Dés 1946 le 2ème REI combattit à la frontière de Cochinchine dans le Sud-Annam, au Tonkin, et au Laos, et commença à incorporer les premiers volontaires vietnamiens dans ses rangs en 1949. En 1951 il perdit toute une compagnie lors du combat de Taï Binh au Sud-Annam. Il s’illustra à Pleïku en 1954, et fut engagé à Dien Ben Phu où il eut tout un bataillon mis hors de combat. Il quitta l’Indochine pour l’AFN en 1955.
Le 3ème REI fut expédié en 1946, combattit à Cao Bang et à Song Ky Cong en 1949 où l’une de ses compagnies tint en échec 1 500 combattants vietminh, puis s’illustra encore à Dong Khé. En 1950 il dut participer à l’évacuation de Cao Bang, où la jonction des colonnes Lepage et Charton ne fut pas effectuée en temps voulu. Il y perdit le commandant Forget, et dut se sacrifier pour assurer le repli des rescapés. Son 2ème bataillon en fera de même à Dong Khé, à Hoa Binh en 1951 où il perdit le commandant de Vincelles, puis à Cao Bang et à Dien Ben Phu. Il quitta l’Indochine en 1954.
Le 5ème REI combattit au Tonkin à partir de 1946, puis dans le Haut Laos, à nouveau dans le delta du Tonkin, sur la RC 6, la RC 4, à Hoa Binh, dans le delta du Tonkin une nouvelle fois en 1952, à Daï Vi Thuong, perdant 39 sous-officiers et légionnaires et 3 officiers dans ce seul affrontement, puis à Na Sang, et toujours dans le delta du Tonkin. Il quitta l’Indochine en 1956.
La 13ème DBLE fut engagée en 1946 en Cochinchine, au Cambodge et au Centre Annam. Puis elle participa aux batailles du Mékong, de Hué, et perdit son chef de corps le lieutenant/colonel de Sairigné en 1948 à Dalat. Elle participa ensuite aux batailles de An Hoa, Hoang Xa, et Dien Ben Phu, où elle perdit tout un bataillon, y compris son chef de corps, le lieutenant/colonel Gaucher. Elle fut rapatriée en 1955.




Légionnaires en patrouille en Indochine sous la protection d’un char de fabrication américaine


Le 1er REC débarqua en 1947, combattit dans le Centre-Annam, dans la Plaine des Joncs, avec des unités amphibies. Dispersé du Nord au Sud de la péninsule, le régiment la quitta en 1954.
Le 1er BEP combattit à partir de 1949 : Tuyen Quang, Hoa Binh, où il perdit son chef le commandant Segrétain, avec 21 officiers et sous-officiers et 420 légionnaires. Reformé, il fut engagé sans répit du Nord-Viet-Nam à l’Annam, parachuté et anéanti à Dien Ben Phu. Il fut reconstitué en 1954 pour l’AFN.
Le 2ème BEP fut envoyé en 1949, combattit dans le Sud, au Tonkin, et fut parachuté plusieurs fois en opération : Ba Kum, Khé Sat, Nghia Lo, au Laos, à Loc Binh et Dien Ben Phu. Il fut rapatrié vers l’Algérie en 1955.
La Légion a perdu en Indochine 309 officiers, 1082 sous-officiers, et 9092 légionnaires tués, 7200 blessés, et plus de 5000 prisonniers.

INDOCHINE (médaille d’) : médaille commémorative accordée aux membres du corps expéditionnaire français d’Extrême-Orient, décidée en 1953, et couvrant les activités militaires de la période 1946-1954.

ISABELLE : nom de code d’un poste de Dien Ben Phu (3ème REI) et d’une route ouverte le 22 mars 1954 en Indochine par le 1er BEP appuyé par des chars, au prix de nombreuses pertes ; la Légion y perdra les lieutenants Lecoq, Bertrand, et Reynaud.

ITALIE (guerre d’) : intervention militaire française contre les Autrichiens au cours des guerres pour l’unité italienne. Le 12 avril 1859 600 hommes du 1er RE (colonel Brayer) débarquèrent à Gênes, et le 26 ce fut le tour des 1 400 hommes du 2ème RE (colonel de Chabrières). Associés aux zouaves dans la 2ème brigade, les légionnaires s’illustrèrent à Magenta et Solferino. L’ensemble de leurs pertes pour cette période allant jusqu’à Août 1859 s’élève à 4 officiers, 11 sous-officiers, et 128 légionnaires tués.

ITALIE (campagne d’) : combats menés par la 13ème DBLE (colonel Miquel) au sein du corps expéditionnaire français commandé par le général Juin ; débarqué en avril 1944, l’unité combattit au Garigliano avec le 22ème bataillon Nord-africain, puis à Monte Leucio, Tivoli. Elle prit Rome, se battit en Toscane – à Radicofani- avant de débarquer en Provence.

ITZKOVITZ (Eliahu) : marin israélien né en Roumanie en 1931 ; sa famille ayant été massacrée avec tout un village juif pendant la 2ème guerre mondiale, il apprit que le responsable du crime, un Roumain, s’était engagé dans la Légion. Il déserta la marine pour s’engager à son tour, et retrouva le coupable en Indochine. Pendant une opération il se fit connaître de lui, l’abattit, mais ramena son corps en le déclarant tué face à l’ennemi. Puis il termina son contrat de 5 ans, et rentra en Israël. Malgré ses explications, il fut condamné à un an de prison pour désertion.

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Message par Invité le Jeu 9 Aoû - 16:53

ITZKOVITZ Eliahu Chapeau voila un homme d'honneur


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Message par commandoair40 le Ven 10 Aoû - 8:01

Vendredi 10 Aout 2012 : J.

JACQUEMART (Claude) journaliste français né à Sedan en 1936 ; licencié de Sciences Politiques en 1957, appelé en Algérie la même année, il se porta volontaire pour servir comme officier à la Légion en tant que sous-lieutenant. Libéré en 1959, il anima la revue nationaliste « Le Charivari », puis fut membre de l’OAS et dut s’exiler en Belgique. Rentré en France après l’amnistie, il collabora au « Figaro » et autres revues, et écrivit de nombreux livres sur les guerres et l’Armée française.

JALUZOT (Pierre) : officier français né à Paris en 1920, engagé en 1940, sous-officier, démobilisé. Sorti de l’école d’officiers en 1947, affecté à la Légion en 1948, 1er séjour en Indochine en 1949 avec le 3ème REI ; 1 blessure, évacué. Effectue un 2ème séjour en 1951 : 2 citations, croix de guerre des TOE, nouvelle blessure. 3ème séjour en 1953, puis rejoint l’AFN en 1955 : 8ème citation au 3ème REI en 1958, puis muté à la CSPL. Capitaine, puis commandant en 1964, il quitte alors le service. Commandeur de la Légion d’Honneur, 8 citations, colonel de réserve.

JAMAPA : localité du Mexique ; victoire le 18 avril 1863 de la compagnie de Légion du commandant Munier qui défait les partisans de Diaz, tué lui-même par l’officier de la Légion Milson Von Bolt.

JARRA :ville du Mexique ; défendue victorieusement le 2 mars 1866 par la 5ème compagnie de Légion du lieutenant Bastidon, qui résista trois jours jusqu’à l’arrivée des renforts.

JASCHKE (Karl) : boxeur professionnel allemand né en 1936, champion d’Allemagne et d’Europe des légers entre 1957 et 1959, engagé dans la Légion en 1960 ; sert au 1er REP, au 1er RE, 2ème REP et 5ème REI. Moniteur de sports, il participe à 60 combats de boxe au sein de l’Armée : 49 victoires et 2 titres de champion de France militaire, et un titre de champion du monde à New York en 1967. Il quitte le service en 1973 avec le grade de sergent/chef, médaille militaire, Croix de la Valeur militaire, commémoratives d’Algérie.

JEANNINGROS (Pierre-Joseph) : général français né en Haute Saône (1816-1902) ; sorti du rang, caporal en 1835, sergent en 1836, sous-lieutenant en 1840, capitaine en 1847, colonel commandant le Régiment Etranger au Mexique en 1865, nommé général et commandant des forces françaises de l’expédition, il conserva jusqu’en 1866 le commandant de son régiment. Retiré du service en 1881, 6 fois blessé, 4 fois cité, Grand Officier de la Légion d’Honneur, médailles de Crimée, d’Italie, et du Mexique.

JAUFFRET (Jacques) : officier français né en 1928 ; officier de réserve, il se porte volontaire pour l’Indochine en 1952, sert au 1er REC au Tonkin jusqu’en 1955. En 1954 il est volontaire pour être parachuté sur Dien Ben Phu. Sert ensuite comme lieutenant en Tunisie, en Algérie de 1957 à 1963 au 1er REC. Breveté parachutiste et capitaine en 1962. Puis il est breveté de l’




Le colonel Jeanpierre


Ecole de Guerre, accède au rang de général en 1985. 8 fois cité, 4 fois blessé, Grand Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Médaille des blessés, Médaille coloniale, Croix du Combattant volontaire, Commémorative d’Extrême-Orient et d’AFN.

JEANPIERRE (Pierre) : officier français né à Belfort (1912-1958). Engagé dans l’infanterie comme 2ème classe, passe et réussit le concours d’officier de Saint Maixant. Sorti sous-lieutenant en 1936, choisit la Légion, affecté au 1er RE en 1937, puis 2ème REI. Campagne du Maroc, puis du Levant au 6ème RE, campagne de France 194. Refusant les FFL, entre dans la Résistance. Arrêté, déporté à Mauthausen, libéré par les Alliés il retourne à la Légion et se porte volontaire pour le BEP en 1948 comme capitaine. Campagnes d’Indochine, 2 séjours, avec le 1er BEP, parvient au grade de commandant, quitte l’Indochine en 1954. Rapatrié en AFN, lieutenant/colonel en 1956 et chef de corps du 1er REP. Abattu en opération dans son hélicoptère dans le secteur de Guelma, son corps sera transféré à Puyloubier . Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, médaille de la Résistance, médaille coloniale, Croix de la Valeur militaire, 9 citations, 2 blessures.

JEAN-RICHARD (Jean Bressel, dit) : légionnaire suisse engagé comme 2ème classe dans la Légion en 1949 ; sert en Indochine de 1952 à 1954, puis en Algérie. Sergent en 1955, officier en 1964, capitaine au 1er RE en 1973, muté à la 13ème DEBL ensuite. Il termine sa carrière comme lieutenant/colonel, à la tête du service de relations publiques de la Légion, après 33 ans de service, en 1983. Légion d’Honneur, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, ONM, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

JUNGER (Ernst) : écrivain et philosophe allemand, un des chantres du conservatisme, né à Heidelberg, 1895-1998. Engagé à 17 ans dans la Légion, il participe aux campagnes d’Algérie et du Maroc de 1912 à1914 ; libéré de ses obligations par la guerre de 1914-18, il sert dans l’armée allemande. Plus tard, réprouvant le nazisme, il se tiendra éloigné du pouvoir. Il a tiré de son expérience de légionnaire un livre « Jeux africains ».

JUUTLAINEN (Arne) : militaire et héros national finlandais né à Sortavala en 1904 ; volontaire en Pologne contre les bolcheviks en 1920, officier de réserve de l’armée finlandaise en 1925. Engagé dans la Légion en 1930, il sert jusqu’en 1935 ; campagnes d’Algérie et du Maroc, Croix de guerre, médaille coloniale, il obtient la naturalisation française. Il retourne toutefois en Finlande, où il combattra les Russes en 1940 lors de l’attaque de la Carélie, y trouvera une gloire nationale, mais sera blessé .
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par olivier le Ven 10 Aoû - 14:18

commandoair40 a écrit:
olivier a écrit:TIENS UNE QUESTION ME TARAUDE
OU PLUTOT ME FOU LES BOULES
EST CE QUE LA FRANCE A RECU DES EXCUSES(au niveau diplomatique) POUR LES MASSACRES DE MARS 45 DE LA PART DU JAPON???????????

Voici ce que j'ai pour le moment :

Excuses officielles

Le gouvernement japonais considère qu’il convient d’opérer une distinction entre le point de vue juridique et le point de vue moral. Par conséquent, tout en soutenant que le Japon n’a pas violé le droit international ni aucun traité, les gouvernements japonais ont officiellement reconnu les souffrances causées par l’armée japonaise et de nombreuses excuses ont été présentées par le gouvernement japonais. Par exemple, le premier ministre Tomiichi Murayama a déclaré en août 1995 que le Japon « par sa domination et son agression coloniale, a provoqué de terribles dommages et souffrance pour les peuples de nombreux pays, en particulier pour ceux de nations asiatiques », et il a exprimé son « sentiment de profond remords » et présenté ses « sincères excuses ». De même, le 29 septembre 1972, le premier ministre japonais Kakuei Tanaka avait déclaré que « la patrie japonaise est intensément consciente du grave dommage que le Japon a causé par le passé au peuple chinois par la guerre et se le reproche vivement. »

Toutefois, les excuses officielles sont souvent considérées comme insuffisantes par de nombreux survivants de ces crimes et/ou par les familles des victimes décédées. La question des excuses officielles est controversée car de nombreuses personnes affligées par les crimes de guerre japonais soutiennent qu’aucune excuse n’a été présentée pour des actes précis et/ou que le gouvernement japonais s’est borné à exprimer des regrets ou du remords. Certains prétendent que dans certains pays les médias travestissent ou cachent les efforts de réconciliation consentis par le Japon, malgré les aides généreuses du Japon, particulièrement dans les pays où les médias sont sous contrôle étatique qu’il soit formel ou seulement factuel. On prétend en outre que ceci reflète un sentiment anti-japonais.

Au Japon, certains ont affirmé que ce qui est demandé est que le premier ministre japonais et/ou l’empereur se livre à la « dogeza », au cours de laquelle une personne s’agenouille et incline sa tête vers le sol – une façon très formelle de présenter ses excuses dans les société est-asiatiques à laquelle le Japon ne semble pas vouloir se prêter. Certains citent l’exemple du chancelier Willy Brandt qui s’agenouilla devant le monument au victimes du Ghetto de Varsovie en 1970 comme un exemple d’un acte d’excuse et de réconciliation fort et efficace, bien que tout le monde ne soit pas d’accord.

Citant l’acte de Brandt en exemple, John Borneman, professeur d’anthropologie à Cornell déclare qu'« une excuse représente un échange non matériel ou purement symbolique par lequel celui qui a commis la faute rabaisse son propre statut en tant que personne ». Il ajoute qu’une fois que ce type d’excuse est présentée, la partie lésée doit pardonner et rechercher la réconciliation, sans quoi l’excuse n’a aucun effet. La partie lésée peut rejeter les excuses pour plusieurs raisons, l’une d’elles étant d’éviter la réconciliation parce que « en gardant vivante la mémoire de la blessure, les refus empêchent une affirmation d’humanité mutuelle en instrumentalisant le pouvoir qui s'attache au statut de victime permanente. »

Par conséquent, certains font valoir que la réticence d’un pays à accepter les gestes de conciliation posés par le Japon peut être dû au fait que ce pays estime que le Japon ne s’est pas abaissé suffisamment pour présenter des excuses sincères. D’autre part, d’autres disent que ce pays choisit de rejeter la réconciliation en vue de se garantir un statut de victime permanent qui serait une façon d’établir un certain pouvoir sur le Japon.
MERCI JP
Donc pas d'excuses si j'ai bien compris le fait de décapiter des tetes de soldats et d'officiers est reconnu par le droit international??????
BON bon je m'arrétent vaux mieux
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par olivier le Ven 10 Aoû - 14:20

olivier a écrit:
commandoair40 a écrit:
olivier a écrit:TIENS UNE QUESTION ME TARAUDE
OU PLUTOT ME FOU LES BOULES
EST CE QUE LA FRANCE A RECU DES EXCUSES(au niveau diplomatique) POUR LES MASSACRES DE MARS 45 DE LA PART DU JAPON???????????

Voici ce que j'ai pour le moment :

Excuses officielles

Le gouvernement japonais considère qu’il convient d’opérer une distinction entre le point de vue juridique et le point de vue moral. Par conséquent, tout en soutenant que le Japon n’a pas violé le droit international ni aucun traité, les gouvernements japonais ont officiellement reconnu les souffrances causées par l’armée japonaise et de nombreuses excuses ont été présentées par le gouvernement japonais. Par exemple, le premier ministre Tomiichi Murayama a déclaré en août 1995 que le Japon « par sa domination et son agression coloniale, a provoqué de terribles dommages et souffrance pour les peuples de nombreux pays, en particulier pour ceux de nations asiatiques », et il a exprimé son « sentiment de profond remords » et présenté ses « sincères excuses ». De même, le 29 septembre 1972, le premier ministre japonais Kakuei Tanaka avait déclaré que « la patrie japonaise est intensément consciente du grave dommage que le Japon a causé par le passé au peuple chinois par la guerre et se le reproche vivement. »

Toutefois, les excuses officielles sont souvent considérées comme insuffisantes par de nombreux survivants de ces crimes et/ou par les familles des victimes décédées. La question des excuses officielles est controversée car de nombreuses personnes affligées par les crimes de guerre japonais soutiennent qu’aucune excuse n’a été présentée pour des actes précis et/ou que le gouvernement japonais s’est borné à exprimer des regrets ou du remords. Certains prétendent que dans certains pays les médias travestissent ou cachent les efforts de réconciliation consentis par le Japon, malgré les aides généreuses du Japon, particulièrement dans les pays où les médias sont sous contrôle étatique qu’il soit formel ou seulement factuel. On prétend en outre que ceci reflète un sentiment anti-japonais.

Au Japon, certains ont affirmé que ce qui est demandé est que le premier ministre japonais et/ou l’empereur se livre à la « dogeza », au cours de laquelle une personne s’agenouille et incline sa tête vers le sol – une façon très formelle de présenter ses excuses dans les société est-asiatiques à laquelle le Japon ne semble pas vouloir se prêter. Certains citent l’exemple du chancelier Willy Brandt qui s’agenouilla devant le monument au victimes du Ghetto de Varsovie en 1970 comme un exemple d’un acte d’excuse et de réconciliation fort et efficace, bien que tout le monde ne soit pas d’accord.

Citant l’acte de Brandt en exemple, John Borneman, professeur d’anthropologie à Cornell déclare qu'« une excuse représente un échange non matériel ou purement symbolique par lequel celui qui a commis la faute rabaisse son propre statut en tant que personne ». Il ajoute qu’une fois que ce type d’excuse est présentée, la partie lésée doit pardonner et rechercher la réconciliation, sans quoi l’excuse n’a aucun effet. La partie lésée peut rejeter les excuses pour plusieurs raisons, l’une d’elles étant d’éviter la réconciliation parce que « en gardant vivante la mémoire de la blessure, les refus empêchent une affirmation d’humanité mutuelle en instrumentalisant le pouvoir qui s'attache au statut de victime permanente. »

Par conséquent, certains font valoir que la réticence d’un pays à accepter les gestes de conciliation posés par le Japon peut être dû au fait que ce pays estime que le Japon ne s’est pas abaissé suffisamment pour présenter des excuses sincères. D’autre part, d’autres disent que ce pays choisit de rejeter la réconciliation en vue de se garantir un statut de victime permanent qui serait une façon d’établir un certain pouvoir sur le Japon.
MERCI JP
Donc pas d'excuses si j'ai bien compris le fait de décapiter des tetes de soldats et d'officiers est reconnu par le droit international??????
BON bon je m'arrétent vaux mieux
JP
TU SAIS OU Y PEUT SE LE FOUTRE SONT POINT DE VUE LE GOUVERNEMENT JAPS
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Ven 10 Aoû - 15:20

Olivier , sauf respect a certains , c'est la mentalité des Asiatiques .

Sont experts pour détourner les choses .

Oui , tu as raison , plus rien a dire , mais nous aurons une discution ensembles , en privé , car nous sommes sur la même longueur d'onde !!!! surtout toi qui était "TRANS"
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Sam 11 Aoû - 12:48

Samedi 11 Aout 2012 : K .

KAHLEN (Hubert) : sous-officier allemand né à Cologne (1892-1976), engagé dans la Légion en 1913 ; campagnes d’Algérie et du Maroc, sergent, adjudant en 1925, participe ensuite à la campagne du Levant. 3 fois blessé, 6 fois cité dont 4 fois à l’ordre de l’Armée, Légion d’Honneur, médaille militaire. Retraité en 1935, il reprend du service actif en Afrique de 1940 à 1945 au service de la France. Son fils, sergent de la Légion étrangère engagé en 1937, tombe au combat de Djebel Mansour en 1943.

KALIAMAN KHAN (Nazare Age) : fils de l’ambassadeur de Perse (Iran) à Paris, engagé comme légionnaire de 2ème classe au RMLE en 1914 ; démobilisé en 1919 avec le grade de capitaine. 10 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre.

KARA (Petro Karageorgevic, dit) : roi des Serbes sous le nom de Pierre Ier (1844-1921) ; il s’engagea comme sous-lieutenant à titre étranger dans les rangs de la Légion en 1870, participa à la campagne de France, et s’illustra particulièrement à la bataille d’Orléans.

KEMENCEI (Janos) : légionnaire hongrois né en 1929 à Budapest ; après avoir combattu les Soviétiques lors de leur entrée en Hongrie en 1945, il s’engagea dans la Légion en 1946. Campagne d’Indochine, dont la bataille de Dien Ben Phu, plusieurs fois blessé, deux fois prisonnier. Participe ensuite à l’opération de Suez, puis à la guerre d’Algérie. Quitte le service en 1963 avec le grade d’adjudant/chef. Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, médaille coloniale, commémorative d’Indochine et d’Algérie. Il a publié ses souvenirs dans un livre « Légionnaire, en avant ».

KEPI BLANC : revue mensuelle de la Légion étrangère fondée à Sidi Bel Abbés en 1947 par le colonel Gaultier. Editée depuis 1962 à Aubagne, la revue est entièrement rédigée, mise en page, illustrée et imprimée par du personnel légionnaire. Elle a été précédée d’autres publications de la Légion, comme « Légion étrangère » de 1912 à 1914, et porta le nom de « Vert et Rouge » en 1945.

KERRY (Arnold Kaiser dit Norman) : acteur de cinéma américain vedette du muet né à Rochester (New York) de parents allemands, 1894-1956. Engagé dans la Légion en 1936, après avoir joué un rôle de légionnaire en 1928. Servant en AFN, il fut libéré lors de l’invasion en France de 1940, et regagne les Etats-Unis.

KIRWAN (Martin) légionnaire irlandais né au Canada, 1841-1899. En 1870 il commanda en tant que capitaine une compagnie d’Irlandais encadrée par d’autres officiers venus d’Irlande (McAlerey, Cotter, le chirurgien Mackey). L’unité fut engagée à Montbéliard le 5 janvier 1871, mais dut regagner l’Irlande après la défaite française.

KISSLING (Moïse) : peintre polonais, un des maîtres du « postimpressionnisme » né à Cracovie (Pologne) dans une famille juive, 1891-1953 ; installé à Paris en 1910, il s’engagea dans la Légion en 1914, et y rencontra Blaise Cendrars. Blessé sur la Somme en 1915 dans les rangs du RMLE, il fut réformé et naturalisé français.

KITCHENER (Lord Horatio Herbert) : maréchal britannique né à Ballylanford (Irlande), 1850-1916 ; en 1870 il servit en France dans les rangs de la Légion. Il conquit le Soudan anglais, fit la guerre contre les Boers, command l’attaque des Dardanelles, et fut ministre de la Guerre fin 1914 ; il périt en mer en service prés des Orcades, son navire heurtant une mine.

KOENIG (Pierre) : général né à Caen dans une famille alsacienne réfugiée après 1870, 1898-1970. Officier d’infanterie pendant la première guerre mondiale, Médaille militaire, il sert ensuite en Allemagne et en AFN entre les deux guerres. Capitaine à la 13ème DBLE en 1940, campagnes d’Erythrée, du Levant, Bir Hakeim, El Alamein en 1942. Général des FFI en 1944, commandant les Forces françaises en Allemagne en 1945-49, il entame ensuite une carrière politique, sera député et ministre. Maréchal à titre posthume, Grand Croix de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-18, Croix de guerre 1839-45, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, croix du Combattant.

KOLWEZI : ville du Zaïre, ex Congo belge dans la province du Shaba, anciennement Katanga ; en mai 1978 les légionnaires du 2ème REP sautèrent –sans appui feu aérien- sur la ville, pour libérer des milliers d’otages européens retenus par des rebelles Katangais. 247 rebelles furent tués, et 851 armes saisies. Le régiment perdit 1 sous-officier et 4 légionnaires, et fut cité à l’ordre de l’Armée pour ce fait d’arme.

KOUROU : ville de Guyane, centre de la recherche aérospatiale française ; le 3ème REI y fut installé en 1973, et entraîne ses effectifs et des stagiaires étrangers aux techniques du combat de jungle. Chargé d’ouvrir des voies pour le Centre National d’Etudes Spatiales en 1980, le régiment eut 70 légionnaires blessés dans l’accomplissement de cette mission ; il se vit attribuer la médaille de vermeil du CNRS, ce qui est exceptionnel pour une unité de l’Armée de Terre.

KOVACS (Imre) : légionnaire hongrois né en 1925 dans une famille juive ; résistant, il s’engagea sur ordre de la Résistance juive dans les Waffen SS, et fut de ce fait prisonnier des Russes. Libéré, il poursuivit les responsables nazis dans les camps en 1945. Il servit ensuite dans l’armée israélienne –Tsahal- de 1946 à 1949, puis s’engagea dans la Légion ; campagnes d’Indochine et d’Algérie, il finit son service en 1956 et se fixa à Paris. Après la disparition du rideau de fer il rejoignit la Hongrie où il finit ses jours.

KRAFT HELMHACKER (Emil) : officier né à Vienne (Autriche), 1883-1967. Diplômé de l’Ecole polytechnique et l’Université de son pays, officier d’artillerie dans l’Armée impériale jusqu’en 1918. Engagé dans la Légion en 1920, avec le grade de capitaine comme officier à




Kolwezi : les légionnaires du 2ème REP après l’opération


titre étranger. Sert en Afrique du Nord jusqu’en 1936. Naturalisé français en 1927, il participa à presque toutes les activités techniques et scientifiques de l’Armée, particulièrement au Maroc, où il sera à l’origine de nombreux travaux et réalisations. Après sa retraite de la Légion, il effectua des recherches dans le domaine scientifique, géographique, et astronomique.

KRAUS (Johann) : légionnaire allemand (1927-1959), un « maréchal de la Légion » engagé en 1948 ; 1er séjour en Indochine, 1 citation en 1950, 1 blessure, sergent en 1952, 2 nouvelles citations, nouvelle blessure en 1953, 2 autres citations. Rapatrié sur la Maroc, puis deuxième séjour en Indochine, au 3ème REI. Nommé sergent/chef à Dien Ben PHU, fait prisonnier, rapatrié, rejoint la 23ème CSPL en Algérie ; 2 autres citations. Mortellement blessé au combat, 11 citations, médaille militaire, Croix de guerre des TOE, commémorative d’Indochine et AFN, chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.

KREPPER (Gunther) : sous-officier allemand né en 1931, engagé en 1951 ; campagnes d’Algérie et du Maroc au 1er RE, sergent en 1953, puis campagne d’Indochine de 1954 à 1956. Retour en Algérie, sergent/chef en 1958, muté au 2ème REP en 1960. Adjudant en 1961, adjudant/chef en 1966. Sert ensuite à Madagascar, Djibouti, puis au 1er RE de 1977 à 1985. Adjudant/major en 1978, 2ème président des sous-officiers de la Légion étrangère. 1 blessure, 5 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, médaille militaire, ONM. UN « maréchal de la Légion ».

KUONG KHOUEI : localité d’Indochine ; combats menés du 29 janvier au 3 février 1954 par le 2ème bataillon du 3ème REI contre 3 bataillons du Vietminh. L’unité perdit 9 officiers, 26 sous-officiers, 252 caporaux et légionnaires. Le capitaine Cabarrière y fut capturé par l’ennemi et parvint à s’évader ; mais il sera tué deux mois plus tard dans un combat.


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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Dim 12 Aoû - 7:49

Dimanche 12 Aout 2012 : L .

LALANDE (Pierre) : officier français, 1913-1995, Saint Cyrien, sous-lieutenant des Chasseurs à Narvik en 1940, 1 blessure, rejoint ensuite les FFL. Affecté à la « 13 » en 1941 : Bir Hakeim, 1 blessure, nommé chef de bataillon en 1943, campagne d’Italie 1944, débarquement de Provence, bataille d’Alsace et des Alpes du Sud 1945. Il se porte volontaire pour l’Indochine, colonel et chef de corps du 3ème REI, combat à Dien ben Phu, prisonnier des Viet. Il sert ensuite en Algérie comme commandant de Région militaire, nommé général en 1961, retraité en 1970. Grand officier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, ONM, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Médaille de la Résistance, Médaille des blessés.

LA LEGION MARCHE : chant du 2ème BEP puis du 2ème REP, d’origine allemande, au texte suivant :

Nous sommes les hommes des troupes d’assaut
Soldats de la vieille Légion
Demain, brandissant nos drapeaux,
En vainqueurs nous défilerons.
Nous n’avons pas seulement des armes
Mais le diable marche avec nous
Ha ! ha ! ha ! ha ! ha !
Car nos aînés de la Légion
Se battent là-bas, nous emboitons le pas.

La Légion marche vers le front
En chantant nous suivons
Héritiers de ses traditions
Nous sommes avec elle.
Par ce destin de chevalier
Honneur, fidélité
Nous sommes fiers d’appartenir au 2ème REP.

LAMBESE : ville d’Algérie ; d’importantes ruines romaines y ont été découvertes à la suite des fouilles entreprises de la conquête par les éléments du 2ème Régiment étranger sous la direction du colonel Carbuccia.

LANAS (Agapito) : sous-officier né à Pampelune (Espagne), 1936-1961 : engagé dans la Légion en 1956, affecté au 2ème REP, participe à toutes les interventions du régiment en Algérie. Obtient 6 citations, dont 3 à l’ordre de l’Armée, la médaille militaire. Sergent en 1960, blessé en décembre de la même année. Fait Chevalier de la légion d’Honneur, il meurt de ses blessures le 27 Mars 1961.

LANG SON : ville du Tonkin, théâtre des combats menés par la Légion contre les pirates chinois ; le 4 Février 1885, prise de Thaï Ho Ha par un bataillon du 1er Etranger qui perd 2 officiers et 42 hommes. Le 22, prise de Dong Dang, et combats jusqu’au 24, qui se solde par une retraite couverte par les légionnaires, qui perdent 18 tués et 88 blessés. Les 1er et 2ème bataillons ont été engagés.

LARAINZAR : combat en Espagne le 15 Mars 1837, où une compagnie du Régiment étranger commandée par un Allemand, le lieutenant Hebich, engagé en 1831 et déjà blessé par deux fois en Algérie et en Espagne, arrête l’avance carliste.

LARDRY (Paul) général français né en 1928 ; Saint-Cyrien, choisit la Légion Etrangère, sert en Indochine -1er REI puis 13ème DBLE- 1 blessure puis en Algérie, 2ème CSPL. Chef de corps de la « 13 » de 1974 à 1976, commandant le GLE entre 1980 et 1982. Il quitte alors la Légion pour de plus hautes fonctions, entre autres celle de commandant de la Force d’Intervention Rapide, et prendra sa retraite en 1991. Légion d’Honneur, Odre national du Mérite, Croix de Guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire.

LEBEL: fusil modèle 1886-1893, à magasin, équipant les légionnaires dés sa sortie.

LEBOURG : famille française, ayant donné dans les années 1970 six frères à la Légion Etrangère : Marc, sergent/chef, Norbert, sergent/chef, Eric, adjudant/chef, Luc, sergent/chef, Frank, légionnaire, et Bernard, caporal/chef.

LEFORT (Jacques) : général français, 1915-1972, Saint Cyrien, choisit la Légion, lieutenant à la 13ème DBLE en Norvège, participe à toute la 2ème guerre mondiale (débarquement de Provence, campagne des Vosges), capitaine en 1943, chef de bataillon en 1944, puis campagne d’Indochine dans les troupes de choc, commande entre 1958 et 1960 le 2ème REP en Algérie, inspecteur de la Légion Etrangère entre 1962 et 1964, puis commande la 11 Division de Parachutistes, avant d’être nommé général de corps d’Armée. Décède de maladie.

LEGION ARMENIENNE : unité créée en 1916 au sein de la Légion Etrangère, sous le commandement du lieutenant/colonel Romieu, pour le front d’Orient ; elle regroupait des volontaires arméniens de Turquie, de la communauté américaine, et des chrétiens de Syrie, soit plus de 4 000 hommes, encadrés par des légionnaires souvent arméniens. D’abord appelée Légion d’Orient, elle fut placée dans la division britannique du général Allenby, et engagée en Palestine et en Cisilie. Elle fut dissoute en 1920.

LEGIO PATRIA NOSTRA : la Légion notre Patrie ; devise de la Légion étrangère, inscrite sur tous les tambours régimentaires.

LAMAHIEU (Marcel) : légionnaire français, un des « Maréchaux de la Légion », 1926-1959, engagé en 1947 ; plusieurs séjours en Indochine, sergent à Dien Ben Phu, passe du 1er BEP au 1er REC en Algérie, et accède au grade de sous-lieutenant. 7 fois blessé, Chevalier de la Légion d’Honneur, plusieurs fois cité, Médaille militaire, Croix de Guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Médaille des blessés. Tombe au combat en Algérie.

LENTULO (Henry) : médecin piémontais né à Nice (1889-1981) et élevé en France, puis chirurgien dentiste à Turin ; engagé dans la Légion en 1914, au 4ème RMLE, blessé, gazé, Croix de Guerre avec palmes et étoiles, passé de 2ème classe au rang de capitaine, libéré en 1918.

LENNUYEUX : général né à Brive La Gaillarde dans une famille lorraine, 1904-1990 ; Saint Cyrien, choisit d’abord la cavalerie, et rejoint le 1er REC au Maroc (1929-1934) : 3 citations, capitaine en 1934, Chevalier de la Légion d’Honneur en 1936. Affecté au 1er puis 2ème REC en 1939 ; débarquement de Provence 1944, comme chef d’escadron, campagne de France et d’Allemagne, 2 nouvelles citations. Chef de corps du 2ème REI au Maroc 1946-1949, puis campagne d’Indochine 1949-1953, 2 séjours. Général et Inspecteur de la Légion Etrangère de 1955 à 1959, 2 nouvelles citations. Quitte le service actif en 1964. Grand Officier de la Légion d’Honneur, 10 citations, Croix de guerre 1939-45 et des TOE.

LE PEN (Jean-Marie) : homme politique français né à La Trinité sur Mer en 1928 ; pupille de la nation, président de la corpo de droit de Paris, élu plusieurs fois député. Officier parachutiste de réserve, il s’engage au 1er BEP au moment de Dien Ben Phu, mais n’aura d’affectation en Indochine qu’après les combats. Parlementaire, s’engage à nouveau en Algérie au 1er REP, et participe aux campagnes d’AFN et de Suez. Croix de la Valeur Militaire, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN.

LE SCOUEZEC (Gwenc’hlan) : écrivain français né à Plouescat, 1918-2008, élevé à Madagascar et en Bretagne, diplômé de la Sorbonne. Officier de réserve, appelé dans la Légion en 1951-53 en AFN, au 1er RE, rappelé en 1957-58 au 5ème RE. Enseignant le français en Grèce, puis médecin, publie une quinzaine d’ouvrages. Adepte du néodruidisme et druide lui-même.

LETESTU (Marcel) : général né dans le Val d’Oise en 1918 ; engagé volontaire comme 2ème classe dans l’infanterie en 1936, sergent en 1938, sergent/chef en 1940, 1 citation. Prisonnier, évadé, reprend le combat ; adjudant en 1944, aspirant pendant la campagne de France, campagne d’Alsace, capitaine en 1951. Rejoint le 5ème REI en Indochine et en Algérie de 1954 à 1955. Affecté à Coëtquidan, 3ème REI en Algérie comme chef de bataillon en 1958. Le quitte en 1962, revient en 1966 lieutenant/colonel et chef de corps des 3ème puis 1er RE. Chef du GLE en 1972, quitte la Légion en 1973 et le service en 1977. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45 et des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Croix du Combattant volontaire, 3 blessures, 13 citations.



A Alger, le lieutenant Le Pen (de face) et le général Massu

LEVANT : appellation désignant les anciennes possessions turques de Syrie et du Liban ; la France reçut le mandat par la Société des Nations de l’occuper en 1920. En Mars 1921 un bataillon du 2ème REI fut envoyé contre l’offensive kémaliste, puis en Août débarquement d’un bataillon du 4ème Etranger (chef de bataillon Goepfert). Campagne très dure en 1925 face aux attaques des Druzes, qui entraînent l’engagement du bataillon Kratzert du 4ème RE et de l’escadron Landriau du 1er REC. Batailles de Messifré et de Rechaya, où sont engagés le 1er REC en entier, ainsi que des bataillons des 1er, 2ème et 4ème Etranger. Les troupes françaises ont la mission prioritaire de protéger les chrétiens de la région, attaqués par les musulmans et les Druzes. La Légion va construire la route la plus élevée du Moyen-Orient, sur 3 kilomètres de Baalbeck à Tripoli.
En 1939 un 6ème Régiment étranger fut formé sur place, qui resta aux ordres du gouvernement de Vichy, se heurta aux Britanniques, puis fut dissous. Les troupes françaises ont quitté la région en 1941 ; elles avaient permis de proclamer l’indépendance du Liban (1922) et de la Syrie (1942).

LIGNE HINDENBURG : ensemble des lignes fortifiées allemandes établies dans le Nord de la France depuis 1916 ; le 30 Août 1918 le RMLE, au sein de la division marocaine, y relève une division américaine qui vient de prendre Juvigny, et passe à l’attaque. 500 Allemands sont faits prisonniers, mais les combats, sous le feu de l’aviation ennemie, se poursuivront jusqu’au 14 Septembre. Le lieutenant/colonel Rollet conduit les bataillons Sanchez Carrero et Maire, capturant tout un bataillon. Mais le capitaine Sanchez Carrero est tué après la capitaine Lannurien. Il y aura 275 tués dans les rangs de la Légion, dont 10 officiers, et 1 185 blessés dont 15 officiers. Le RMLE obtient une dernière citation à l’ordre de l’Armée avant d’être relevé.

LIVRE D’OR DE LA LEGION ETRANGERE : recueil des faits d’armes de la Légion, décidé en 1930 par le colonel Rollet, qui en confia la réalisation au capitaine Coulomb. L’ouvrage, décoré par de grands artistes, fut lancé par souscription en 1932 avec le soutien de l’écrivain Pierre Mac Orlan. Plusieurs autres éditions ont suivi, dans lesquelles ont été ajoutées des études sur les uniformes et les drapeaux des légionnaires.

LONG QUANG : localité du Tonkin ; victoire le 3 Novembre 1890 des 70 légionnaires du lieutenant Meyer sur un parti de pirates chinois.

LONGUE MARCHE : périple dramatique du 5ème REI en Indochine occupée par les Japonais en Mars 1945. Le 9 au matin à Hagiang la section spéciale de l’adjudant/chef Sury – 87 hommes- fut surprise par une attaque japonaise et résista jusqu’au lendemain matin. Faute de munitions, les légionnaires durent se rendre après avoir eu 9 tués au combat ; les Japonais massacrèrent les 55 survivants.
Le même jour à Lang Son attaque de la garnison motorisée du lieutenant Duronsoy, qui dut également se rendre après avoir résisté toute la nuit. Les prisonniers, Duronsoy en tête, furent fusillés, le légionnaire Olesky étant le seul parvenu à s’échapper.
Le 10 le lieutenant/colonel Marcelin est tué à Hanoï avec 2 officiers et 25 légionnaires. L’adjudant Roman résista seul jusqu’au bout à la tête de sa colonne motorisée. Alors que de petits détachements de légionnaires résistaient dans la nature, les 3 bataillons survivants du régiment allaient devoir se replier en marche forcée vers la Chine, à travers la jungle, pour échapper aux Japonais.
Le 1er bataillon (capitaine Gaucher) ira de Tong et Hoc jusqu’à Sze Mao Ting, combattant à Ban Na Ghia (26 tués ou disparus dont le lieutenant Lequeux), au col des Meo (15 hommes hors de combat) et restera exposé jusqu’au 2 Mai.
Le 2ème bataillon (capitaine Cockborne) suit une route parallèle et résista à toutes les attaques japonaises, perdant au total 60 hommes.
Le 3ème bataillon (capitaine Lenoir), légèrement plus au Sud sur la même ligne, combat le 1er Avril à Dien Ben Phu, où le capitaine Kamaroff est tué, puis à Houei Houn, poursuivant sa marche au milieu des embuscades qui finirent par le décimer. Après 2 000 kilomètres de marche, l’ensemble de l’unité était réduite aux effectifs d’un bataillon.

LOUIS II DE MONACO : prince régnant de Monaco né à Baden-Baden, 1870-1949, surnommé le prince-soldat. Admis à Saint Cyr à titre étranger, il sert comme commandant au 1er Etranger et devient colonel de l’Armée française, puis général de division honoraire en 1939. En 1898 il eut, d’une relation avec la blanchisseuse du régiment Charlotte Louvet, une fille, Charlotte, née à Constantine, qu’il reconnaîtra en 1911, et fera princesse de Valentinois et sa seule héritière en 1919. Elle sera la princesse Charlotte, mère de Rainier II, et servira dans la Croix-Rouge française de 1917 à 1918.

LOUIS-PHILIPPE Ier : roi des Français né à Paris, 1773-1850 ; il promulga, le 10 Mars 1831, l’ordonnance signée par le Maréchal Soult, dont le texte est le suivant :

« N° 1313 ordonnance du Roi relative à la formation de la Légion Etrangère.
Louis-Philippe, Roi des Français, à tous présents et à venir, Salut.
Vu la loi du 9 Mars 1831.
Sur le rapport de notre ministre Secrétaire d’Etat au département de la guerre,
Nous avons ordonné ce qui suit :
Art. 1- Il sera formée une Légion composée d’étrangers ; cette Légion prendra la dénomination de Légion Etrangère.
Art. II- les Bataillons de la Légion Etrangère auront la même formation que les bataillons d’infanterie, exceptés qu’ils n’auront point de compagnie d’élite.
Chaque compagnie sera, autant que possible, composée d’hommes de même nation et parlant la même langue.
Art. III- pour la solde, les masses et son administration, la Légion Etrangère sera assimilée aux régiments français. L’uniforme sera bleu avec le simple passe-poil garance, et le pantalon de même couleur ; les boutons seront jaunes et porteront les mots « Légion Etrangère ».
Art. IV- Tout étranger qui voudra faire partie de la Légion Etrangère ne pourra y être admis qu’après avoir contracté, devant un sous- intendant militaire, un engagement volontaire.
Art. V- La durée de l’engagement sera de trois ans au moins et de cinq ans au plus.
Art. VI- Pour être reçu à s’engager, les étrangers devront n’avoir pas plus de quarante ans, et au moins dix-huit ans accomplis, et la taille d’un mètre soixante-cinq centimètres.
Ils devront en outre être porteurs :
1°) de leur acte de naissance ou de toute pièce équivalente ;
2°) d’un certificat de bonne vie et mœurs ;
3°) d’un certificat d’acceptation de l’autorité militaire, constatant qu’ils ont les qualités requises pour faire un bon service.
Art. VII- En l’absence des deux premières pièces indiquées à l’article précédent, l’étranger sera renvoyé par devant l’officier général commandant, qui décidera si l’engagement peut être reçu.
Art. VIII- Les militaires faisant partie de la Légion Etrnagère pourront se rengager pour deux ans au moins et pour cinq ans au plus.
Les rengagements ne donneront droit à une haute paie qu’autant que les militaires auront accomplis cinq ans de service.
Art. IX- Notre ministre Secrétaire d’Etat au département de la guerre est chargé de l’exécution de la présente ordonnance ».
Signé LOUIS-PHILIPPE
Pour le Roi, le ministre Secrétaire d’Etat à la guerre
Signé : Duc de Dalmatie

LOYODA : localité de la république de Djibouti, ancienne Côte française des Somalies ; le 3 Février 1976 des rebelles du FLCS y prirent en otages 31 enfants européens d’un autocar scolaire pendant 8 heures. Des éléments de la gendarmerie, du 2ème REP, et de la 13ème DBLE durent intervenir. 29 enfants, dont 5 blessés, furent sauvés, et les 7 terroristes abattus.

LUART (comtesse Laïka Hagondokoff, épouse de) : fille d’un général russe des Cosaques née à Saint Petersburg, 1898-1985 ; réfugiée en France aprés la victoire bolchevique, elle épouse un Français. En 1940 elle organise une antenne médicale pour l’Armée française pendant la campagne de France. Rejoignant le 1er REC elle est faite légionnaire de 1ère classe le 11 Novembre 1943, et participe aux campagnes de Tunisie, d’Italie, et de la Libération. Elle obtient 6 citations, dont 3 à l’ordre de l’Armée, et le grade de caporal/chef honoraire du 1er REC. En 1956 elle crée un centre de repos pour le 1er REC en Algérie, dont elle est la marraine, et anime toutes les fêtes régimentaires. Commandeur de la Légion d’Honneur, Grand Officier de l’ONM, Croix de Guerre 1939-45, Croix de la Valeur Militaire. Un monument est érigé en son hommage au sein du 1er REC d’Orange, qui célèbre son souvenir par une cérémonie tous les deux ans.

LUCINI (Francesco) : patriote italien né à Milan, 1805-1881, réfugié en France en 1831, engagé dans la Légion en 1832, campagne d’Algérie. Sénateur en 1854, artisan en 1859 de l’alliance franco-piémontaise.

LUFBERY (Raoul) : citoyen américain né à Chamalières (Puy de Dôme) en 1885 d’une mère française et d’un père américain, établi aux Etats-Unis en 1904 ; sert dans l’armée américaine aux Philippines, mécanicien d’aviation en 1911. S’engage comme pilote en 1914 dans l’escadrille Lafayette, médaille militaire, Croix de guerre, Légion d’Honneur, sous/lieutenant en 1917 ; tué en plein ciel en 1918.

LUNG KAT : localité tonkinoise, victoire le 13 Avril 1893 des 1ère et 4ème compagnies de la Légion et des tirailleurs annamites, sous les ordres du lieutenant de Howe, après une charge à la baïonnette contre des rebelles.



Dernière édition par commandoair40 le Dim 12 Aoû - 9:24, édité 1 fois
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par olivier le Dim 12 Aoû - 8:40

MERCI JP
KOVAC UN DESTIN EXCEPTIONNEL
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Dim 12 Aoû - 9:12

olivier a écrit:MERCI JP
KOVAC UN DESTIN EXCEPTIONNEL

Oui , comme ITZKOVITZ : putain , que de grands Hommes , dont personne ne parle jamais .

Ces hommes qui ont contribués a la Grandeur et a la Liberté de la France .
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par olivier le Dim 12 Aoû - 11:01

Le levant
l'histoire bégaie en ce moment
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Lun 13 Aoû - 16:35

Lundi 13 Aout 2012 : M .

MAC MAHON (Patrice de) : officier et homme politique français né au château de Sully, 1808-1893, descendant d’une lignée d’Irlandais de Limerick soldats au service de la France, puis naturalisés français. Saint-Cyrien, il participe à la campagne d’Algérie, et sera blessé en 1837 au siège de Constantine. Participant aux campagnes de Kabylie et des Hamenchas, il est lieutenant/colonel commandant le 2ème Etranger de Bône entre 1843 et 1844. Nommé ensuite colonel, il quitte la Légion, deviendra général en 1855, et Maréchal de France. Premier président de la République élu, de 1873 à 1844.

MADAGASCAR :
1°) : Campagne pour la conquête et la pacification de la Grande Ile, qui s’est déroulée de 1895 à 1902. Parmi les 20 000 hommes de tous corps engagés dans l’affaire, sous le commandement du général Duchêne, figure le 1er bataillon du 1er Etranger, 812 hommes, aux ordres du commandant Barre. Les légionnaires portent alors une vareuse et un pantalon bleus et un casque colonial ; la tenue sera kaki à partir de 1903. L’armée malgache, forte de 40 000 hommes, est équipée de façon moderne.
Placée à l’avant-garde, les légionnaires souffrent de la chaleur et de maladies, mais remportent facilement une première victoire à Maevatanana le 9 Juin 1895. Inclus ensuite dans la colonne Brundseaux, le bataillon va combattre les 14 et 15 Septembre sur la route de Tananarive, et les 28 et 30, jusqu’à la prise de la capitale. Un nouveau bataillon de légionnaires vient alors de débarquer et jusqu’en 1900 les légionnaires vont se battre : Antakara, Voromakery, le Tulear, qui marque la fin des hostilités. En même temps ils construisent des routes, des ponts, des postes. Les pertes de la Légion s’élèvent à 5 officiers, 27 sous-officiers, et 228 légionnaires, essentiellement par maladies.
2°) : Opérations de maintien de l’ordre menées entre 1947 et 1950 par le 1er Etranger, le 2ème bataillon du 4ème REI, et une compagnie de Génie-Légion ; trois camps rebelles furent détruits par la Légion, qui perdra 3 officiers, 1 sous-officier, et 1 légionnaire.

MADER (Max) : un des plus célèbres « Maréchaux de la Légion », né en Allemagne en 1866 ; sous-officier dans son pays, il déserte pour s’engager dans la Légion en 1908. Campagne d’Algérie, nommé sergent. Volontaire pour le RMLE sur le front français en 1914, blessé au feu, il est nommé lieutenant en 1919. Officier de la Légion d’Honneur, Croix de Guerre 1914-18, Médaille militaire, Médaille coloniale. Il finira sa vie gardien-chef au château de Versailles.

MADSEN (Chris): légionnaire né au Danemark, 1851-1914 ; ancien soldat danois, il s’engage dans la Légion et participe à la conquête de l’Algérie. Emigrant ensuite aux Etats-Unis, il sert dans la cavalerie américaine pendant les guerres indiennes, puis est élu sheriff en Oklahoma en 1891. Il abattra plusieurs hors la loi, dont ceux du gang des frères Dalton.



Légionnaire pendant la campagne de Madagascar

MAEVATANANA : place-forte des Hovas de Madagascar prise par les Français le 9 Juin 1895, au cours de combats où les légionnaires chargèrent à la baïonnette.

MAEZTU (Felipe) : légionnaire né en Espagne en 1905, engagé en 1927 ; campagnes d’Algérie et du Maroc, sergent/chef en 1940. Combat en Norvège (Narvik) avec la 13ème DBLE, nommé adjudant, campagne d’Afrique, d’Erythrée (1941), Syrie, accède au grade de sous-lieutenant, combat à Bir Hakeim et El Alamein, lieutenant en 1943. Campagnes d’Italie et de Tunisie, débarquement de Provence, campagnes d’Alsace et des Alpes en 1945. Naturalisé français, part pour l’Indochine, mis à la retraite en 1952, après 25 ans de service. Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de Guerre 1939-45, Croix de Guerre des TOE, Croix du Combattant, Médaille coloniale.

MAGENTA : ville d’Italie, victoire des 1er et 2ème Régiments étrangers sur les Autrichiens le 26 Avril 1859 ; face à une tentative d’encerclement, le colonel de Chabrières ordonna une contre-attaque qui forcera l’ennemi à battre en retraite après une journée de combats. Le lieutenant/colonel Martinez commanda la charge sur le village qui amena la reddition de l’ennemi. La Légion avait perdu 58 tués, dont de Chabrières et le capitaine d’Astis dans l’affaire, et prés de 250 blessés.

MAHIRIDJA : localité du Maroc, combat le 9 Avril 1912 entre la 2ème compagnie de Légion et 3 000 dissidents ; la compagnie résistera jusqu’à l’arrivée des renforts, perdant 7 tués et 41 blessés dont son chef, le lieutenant Bisgambiglia.

MAINE (Louis) : légionnaire né à Mussidan (Dordogne), en 1830. D’abord zouave en Algérie et en Crimée, où il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur, puis sergent dans les Chasseurs. Engagé comme 2ème classe dans la Légion en 1862, nommé caporal pendant la campagne du Mexique, il est l’un des rares rescapés de Camerone. Nommé sous-officier, puis officier des troupes coloniales, il participe à la campagne de 1870, prendra sa retraite et finira sa vie en 1893.

MAIRE : célèbre officier né à Quiberon (1876-1958), un des pères de la Légion, surnommé « Le mousquetaire » ; servant de 1914 à 1934, il participe aux campagnes du Maroc, du Tonkin, à la première guerre mondiale au sein du RMLE, et est chef de corps du 1er RE. Un des artisans de la réalisation du monument aux morts de la Légion, érigé à Sidi Bel Abbés, en 1932, puis transféré à Aubagne. Rappelé en 1939 pour prendre le commandement du 11 REI en 1939 en Lorraine, unité détruite à 80%. Grand Croix de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-18, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, Croix du combattant.

MAISON CARREE : première victoire de la Légion Etrangère prés d’Alger le 25 Avril 1832 ; les 1er et 2ème bataillons (Allemands et Suisses) s’emparent des redoutes tenues par les Arabes.

MALAPARTE (Curzio, Kurt Suckert dit) : écrivain, journaliste, homme de théâtre italien d’origine allemande né à Presto (Toscane), 1898-1957, auteur de « La Peau » et « Kaput ». Engagé dans la Légion dés 1914 en trichant sur son âge (16 ans), blessé et gazé, obtenant 2 citations et la Croix de guerre avec palmes. Décédé d’un cancer du poumon peut-être conséquence d’une blessure au lance-flammes dans les tranchées.

MALLET (Robert) : un « Maréchal de la Légion » né à Saint Flour (Cantal), en 1929 ; engagé dans la Légion en 1950, sous-officier au 2ème BEP, campagne d’Indochine, fait prisonnier à Dien Ben Phu. Libéré, sert en Algérie, 1er REP, 2ème REP, 3ème REI, 1er RE, et 13ème DBLE. Adjudant/major en 1978, quitte le service actif en 1980 ; Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant, Commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

MALYNOVSKY (Rodion) : maréchal et ministre soviétique né à Odessa (Ukraine) en 1898, sert en 1915 dans l’armée britannique sur le front français et obtient la Croix de Saint George ; intègre la Légion Etrangère en 1917 et sera décoré de la Croix de guerre. Libéré en 1918, retourne en Russie soviétique mener une carrière militaire et politique.

MARCHAND (Guy) : chanteur, musicien, et acteur français né à Paris en 1937 ; sous-lieutenant parachutiste appelé pendant la guerre d’Algérie, spécialiste du ravitaillement par air, il est affecté au 3ème REI comme officier de liaison. Au même titre d’officier parachutiste il sera conseiller technique du film « Le jour le plus long ».

MARECHAUX DE LA LEGION : expression utilisée par le capitaine Pierre Sergent, ancien officier de la Légion Etrangère, pour désigner un sous-officier jeune et particulièrement décoré, dont on peut imaginer qu’il aurait été fait Maréchal sous Napoléon 1er.

MARINO : famille d’origine italienne ayant donné à la Légion :
Le père, légionnaire au Maroc de 1939 à 1945.
Balthazar, son fils, sergent, blessé au feu, campagnes d’Indochine et du Maroc, 1950-1956.
Mario, second fils, engagé de 1951 à 1954, blessé au feu, réformé.
René Repetto, leur beau-frère, sergent à la 13ème DBLE.

MARKL (François) : un « Maréchal de la Légion » français né en 1903 ; engagé en 1928 au 3ème REI. Sergent en 1931, campagne du Maroc, adjudant en 1940, 11ème REI, campagne de France (Lorraine), 1 citation. Prisonnier, libéré, rengagé au 3ème REI, campagne de Tunisie, adjudant/chef en 1946. 3 séjours en Indochine 1948-1954. Sert ensuite au 4ème REI au Maroc et en Algérie, cité à l’ordre de l’Armée. Retraité en 1958, 30 ans de service, Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Médaille coloniale, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN.

MAROAKOHA : village malgache pris le 12 Décembre 1886 par les 50 légionnaires du lieutenant Lafon.

MAROC :
1°) Conquête menée dés 1903 avec l’intervention des bataillons des 1er et 2ème RE à la frontière algérienne et autour de Casablanca, où débarque le 6ème Bt du 1er RE aprés le 7 Août 1907 en raison d’un massacre d’Européens. En 1912-1913 la Légion se déploie de Marakech au Maroc espagnol, autour de Fés, et sur la côte Sud-ouest. En 1914 la conquête s’étend du Maroc espagnol à Taza, jusqu’en 1930 dans le centre et le Sud-ouest, et de 1932 à 1933 dans le Centre et Sud-marocain.
Les engagements les plus violents ont lieu à El Moungar en 1900 et 1903, Bou Denib, Menabha, Alouana en 1911. La Légion ouvrit également des routes – Moulouya, Moyen Atlas, Rif, Haut Atlas- et construisit des postes et des ouvrages divers, ponts, tunnels, etc. Jusqu’en 1914 elle perdit 5 officiers, 21 sous-officiers et 229 légionnaires dans ces missions.
De 1914 à 1918 le maintien de l’ordre fut assuré par le 1er Etranger, aux effectifs composés de ressortissants de pays en guerre contre la France, Allemands en majorité, mais aussi Autrichiens, Turcs, et Bulgares. Les pertes pour cette période s’élèvent à 4 officiers, 40 sous-officiers, et 304 légionnaires.
2°) : période dite de « la guerre du Rif » et de la pacification de Taza, après la 1ère guerre mondiale. Marquée par les activités des sapeurs-pionniers de la Légion, et la rebellion d’irréductibles. En 1922 le 3ème bataillon du 3ème REI et le 2ème du 4ème RE construisent 100 kilomètres de pistes et 13 postes, tout en combattant des dissidents. En 1923 les groupes mobiles Freydenberg, Canbay, De Guinyet, et Callais sont déployés alors que le Maréchel Lyautey commande en personne les forces engagées à El Mers. L’attaque des tribus pacifiées par Abd El Krim en 1924 entraîne l’envoi des bataillons des 1er, 2ème, 3ème et 4ème Etranger, puis du 1er REC. Le 18 Juillet mort du commandant Deslandes du 1er RE, et contre-offensive avec 6 bataillons des 1er, 2ème, et 3ème RE. Deuxième offensive en Mars avec 8 bataillons des 1er, 2ème, 3ème et 4ème RE, qui voit la défaite et la reddition d’Abd El Krim. Le 25 Juillet occupation de Taza. Les derniers combats ont lieu en 1927, mais la pacification doit se poursuivre jusqu’en 1939. Pour cette période, la Légion a perdu 74 officiers, 158 sous-officiers, et 1 264 légionnaires.
3°) : combats et opérations de maintien de l’ordre avant l’indépendance, de 1953 à 1956 ; le 4ème RE et les compagnies sahariennes de la Légion furent engagées, à Fez, Casablanca (Août 1955), Meknés, Kenifra, Oued Zeni, puis dans le Rif ; avant de rejoindre l’Algérie. Les pertes de cette phase s’élèvent à 3 officiers, 7 sous-officiers, et 56 légionnaires.

MARTIN (Louis-Pierre) : un « Maréchal de la Légion » né à Guingamp (Côtes d’Armor) en 1924 ; sergent FFI, puis Saint Cyrien, lieutenant en 1945, sert en Indochine en 1947, 13ème DEBLE, 1 blessure, muté au 3ème BEP en 1950, puis 2ème BEP. Second séjour en Indochine, 1 blessure, parachuté sur Dien Ben Phu, 3 fois blessé. Capitaine en 1954, prisonnier du Viet Minh, libéré et affecté au 1er REP. Guerre d’Algérie, parachuté sur Suez. Quitte la Légion en 1958, puis retour au REP jusqu’en 1961. Quitte alors la Légion, et fait valoir ses droits à la retraite en 1963. 14 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Médaille des blessés, Commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

MARTINEZ (Antonio) : officier espagnol né à Madrid, 1806-1877 ; pendant la guerre civile espagnole de 1835 à 1838, il combattit dans le camp carliste contre les Français, et fut surnommé « le tueur de légionnaires ». Deux ans plus tard, en 1840, il s’engageait pour servir à titre étranger comme capitaine au 2ème Régiment Etranger. Campagne d’Algérie, plusieurs fois blessé en Kabylie, plusieurs citations, décoré de la Légion d’Honneur en 1847. Participe ensuite à la campagne de Crimée, nommé chef de bataillon en 1854, lieutenant/colonel en 1855. Campagne d’Italie, colonel et chef de corps du 2ème Etranger. Il quitte la Légion en 1861 après 21 ans de service. Naturalisé Français, général en 1870. Médaille de Crimée, Médaille coloniale, Médaille d’Italie.

MASSELOT (Georges) : officier français né à Maktar (Tunisie) en 1911, 5ème génération de Pieds-Noirs de Bougie (Algérie) ; Saint Cyrien, sert en Syrie et au Liban en 1940 au sein du RMLE, 1 blessure, 1 citation. Capitaine en 1942, campagne de Tunisie, 1 nouvelle blessure, débarquement de Provence, campagne de Belfort, Chevalier de la Légion d’Honneur en 1944. 2 séjours en Indochine au 4ème RE et 3ème BEP. Officier de la Légion d’Honneur en 1952 pour fait de guerre exceptionnel avec le 1er BEP. Commandant en second du 3ème BEP à Sétif, parachuté sur Dien Ben Phu. Guerre d’Algérie au 2ème BEP puis 2ème REP, 1 blessure en 1957. Passe ensuite dans la régulière. Putschiste en 1961, condamné à 8 ans de détention, amnistié en 1966. Décède à Pau en 2001.

MATTEI (Antoine) : un des plus célèbres officier de la Légion Etrangère, né à Scolca (Corse), 1917-1981. D’origine modeste, Saint-Cyrien en 1938, lieutenant et combattant en 1940, prisonnier, et libéré en 1945. Volontaire pour la Légion en 1946, part pour l’Indochine au 3ème REI, où sa compagnie va devenir légendaire. Capitaine en 1952, sert ensuite en Algérie (Compagnie saharienne Portée de la Légion jusqu’en 1955) commandant au 1er RE en 1957, puis 4ème REI jusqu’en 1959, retrouve le 3ème REI comme lieutenant/colonel en 1961, puis chef de corps en 1962. Servira en Mauritanie, à Madagascar. Officier de la Légion d’Honneur, 9 citations, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE. Son épopée sera immortalisée par le livre de Paul Bonnecarrière « Par le sang versé ».

MAUDET (Clément) : officier français né dans la Sarthe, 1829-1863, qui participe à la Révolution de 1848 puis s’engage dans la Légion ; campagnes d’Algérie et de Crimée, Médaille militaire, porte-drapeau du régiment. Part avec son régiment pour le Mexique comme adjoint au chef de compagnie en tant que sous-lieutenant. Volontaire pour la mission de Camerone, il en est le dernier officier blessé ; bien que soigné avec humanité, il décède de ses blessures.

MAURER (Emile) : légionnaire légendaire né à Colmar en 1869 ; fils d’un soldat mort pour la France en 1870, orphelin de père et de mère à 2 ans. Recherché par la police allemande en Alsace pour faits de résistance en 1890, il s’engage un an plus tard dans la Légion. Caporal, puis sergent, il participe aux campagnes d’Algérie puis du Tonkin. Libéré, devenu ingénieur, il est le créateur de la première association d’entraide d’anciens légionnaires. En 1914 il est recruteur au service de la Légion, et préside les Anciens légionnaires de 1931 à 1948. Après avoir contribué à la réalisation de plusieurs maisons de retraite, il prend alors sa retraite.

MA YI PAO : un des premiers légionnaires chinois, né en 1894 ; engagé dans la Légion en 1917, plusieurs fois blessé, décède de ses blessures dans l’Oise le 2 Septembre 1918.

MAZLOUM (Silvano) : légionnaire né à Milan en 1926, d’un père égyptien et d’une mère italienne ; après des études à Nice, au Caire, et à Milan, il s’engage dans la Légion pour 5 ans à Dakar en 1943. Caporal, Campagne du Maroc, d’Algérie, débarquement d’Italie, de Provence, campagne de France, blessé devant Colmar, campagne des Alpes, caporal/chef en 1945. Tireur d’élite et breveté parachutiste en 1948, rengage deux ans. Libéré en 1950, sert dans l’Armée américaine en Corée, et entame alors une carrière militaire aux Etats-Unis. Croix de l’Engagé Volontaire, Croix du Combattant, Médaille de la Victoire, Croix de Guerre 1939-45 avec palme et étoile, 1 citation, membre de l’Association des Anciens légionnaires des Etats-Unis.

MEDIOUNA (casbah de): victoire au Maroc le 1er Juin 1908 du 1er Bataillon du 2ème REI sur un parti rebelle.

MEDIOUNA: poste du Sud marocain ; le 10 Juin 1925 le Groupe Franc (commando) du 6ème bataillon du 1er RE (bataillon Cabazan) fut massacré par 500 hommes d’Abd El Krim ; 4 officiers et 60 légionnaires y sont tués. Les 5 rescapés seront décorés de la Croix de guerre des TOE.

MENABAH: localité du Maroc; après le débarquement de la colonne Pierron, la 24ème compagnie montée du 1er RE (capitaine Maury) sauva le camp français d’une attaque marocaine le 16 Avril 1908, perdant 1 officier et 11 légionnaires.

MERIC (Maurice) : officier français, 1926-2006; d’abord combattant des FFL en Dordogne, affecté dans un régiment d’infanterie en 1944, campagne d’Allemagne, caporal en 1945. Campagne de Tunisie, sergent, présenté à l’Ecole Interarmées en 1949, sous-lieutenant en 1951. Part pour l’Indochine avec le 2ème REI, 1 citation, Croix de guerre des TOE, 2ème citation en 1954, blessé et fait prisonnier à Dien Ben Phu. Libéré, rapatrié, affecté au 5ème REI en AFN, 1 citation. Capitaine en 1959, muté à la 13ème DBLE en 1961, part ensuite pour la Somalie et en 1965 rejoint Aubagne et le 1er RE. Commandant à la 13ème DBLE, puis au 1er RE de nouveau, et prend sa retraite en 1975 comme lieutenant-colonel. Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, Croix du Combattant volontaire.

MEROLLI (Aristide) : officier né à San Giovanni (Italie), 1885-1947 ; émigré en France en 1911, immédiatement engagé dans la Légion. Campagne du Maroc, caporal au 1re RM/1er RE, blessé en 1914, sergent. Muté au front métropolitain en 1916, Médaille militaire, sous-lieutenant et retourne au Maroc en 1918. Sert au 3ème REI et 1er RE, 4 citations, Légion d’Honneur, capitaine en 1925, libéré en 1938. Il publie ses souvenirs dans « La grenade héroïque ».

MESSAOUAH : lieu du combat en Erythrée le 27 Février 1941 de la 13ème DBLE contre les Italiens ; 2 généraux, 100 officiers, et 2 000 hommes de rang sont capturés.

MESSIFRE : poste du levant (Syrie) où le 17 Septembre 1925 un escadron du 1er REC et une compagnie du 4ème REI furent attaqués par 3 000 Druzes ; les légionnaires résistèrent jusqu’à l’arrivée des renforts, ayant eu 1 officier et 21 sous-officiers et légionnaires tués, et 22 autres blessés. Les deux unités seront citées à l’ordre de l’Armée.

MESSMER (Pierre) : homme politique français né à Vincennes en 1916 d’une famille alsacienne réfugiée en France après 1870 ; sous-lieutenant de tirailleurs sénégalais en 1939, rejoint les FFL à Londres en 1940. Sert comme lieutenant puis capitaine à la 13ème DBLE ; campagne d’Erythrée, Syrie, Bir Hakeim, Tunisie. Quitte la Légion en 1944 pour Londres ; débarquement de Normandie, libération de Paris, campagne de France. Parachutiste en Indochine en 1945, prisonnier du Viêt-Minh, évadé, démobilisé à Hanoï. Ministre de la défense, puis Premier ministre de Pompidou entre 1972 et 1974. Grand Croix de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-45, 6 citations, Médaille de la Résistance, Médaille des évadés, Croix du combattant, Médaille coloniale, commémorative 1939-45, American Legion Medal.

MEXIQUE (guerre du) : expédition menée par la France et l’Autriche de 1863 à 1867, pour soutenir l’empereur Maximilien contre les républicains de Benito Juarez. 2 000 légionnaires du 1er RE y furent engagés et stationnés à Vera Cruz et Puebla. Les légionnaires, dont la tenue se compose alors d’une tunique ou d’une veste bleue, d’un pantalon bouffant garance puis écru, portent un képi blanc à couvre-nuque ou le sombrero local. Le datachement comprenait une batterie d’artillerie formée à Queretaro, un bataillon du génie, et une compagnie de train. La Légion était placée sous les ordres du colonel puis général Jeanningros, puis du colonel Guilhem. Beaucoup de militaires souffrirent de maladies dans les marais des « terres chaudes », qui firent 600 morts au total. Assurant la sécurité des convois, la Légion combattra entre autres à Camerone, Oajaca, Santa Isabel, Monterey, Incarnacion, Jamapa, Jarra. Elle perdra 22 officiers, 32 sous-officiers, et 414 légionnaires au feu, mais des centaines d’autres furent victimes de la fièvre jaune.





Obsèques de Pierre Messmer : le cercueil porté par les légionnaires

MEY Horst : légionnaire allemand né en 1937 ; engagé dans la Légion en 1958, 2ème REC en Algérie, 2 citations, sergent en 1961, blessé, puis 1er REC à Mers El Kébir, rapatrié en 1967. Polynésie, Corse, métropole. 3 fois cité, médaille militaire, libéré en 1984 comme chef de bataillon, fait Chevalier de la Légion d’honneur en 2007.

MILIANAH : ville d’Algérie ; durant trois mois, de Juillet à Octobre 1840, le 4ème bataillon de Légion y défendit la place, perdant 452 tués et 89 blessés, 118 hommes seulement restant valides. La plupart des pertes sont dues aux fièvres et à la dysenterie. Le commandant de la place, le chef de bataillon Ferrari, fut fait lieutenant/colonel.

MILSON VON BOLT (Ernst): officier allemand né en 1839 à Samter (Prusse) apparenté à la famille royale ; officier et porte-enseigne du 4ème Régiment des hussards prussiens, il s’engage comme 2ème classe dans la Légion à la suite d’un duel en 1860. Sert en Algérie puis au Mexique, où il est cité à l’ordre du Corps expéditionnaire et fait lieutenant en 1862. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1863. Quitte la Légion en 1867 et devient officier d’ordonnance du prince Frédéric Charles. Pendant la guerre de 1870 il est mobilisé dans son pays, mais intervient à plusieurs reprises en faveur des officiers français prisonniers ou des légionnaires.

MINIE : carabine portant une baïonnette équipant les voltigeurs de la Légion étrangère au début du XXème siècle.

MINNAERT (Jean-Baptiste): légionnaire belge né à Gand, 1862-1908, un des plus célèbres « Maréchaux de la Légion ». Servant de 1883 à 1898, il participe à la campagne d’Algérie, puis du Tonkin, où il entre le premier dans la citadelle de Son Tay tenue par les Chinois. Blessé au Tonkin, il sert ensuite au Sahara, à Madagascar, au Dahomey ; caporal en 1885, sergent en 1892, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille coloniale, Médaille militaire, Médaille des Blessés,

MONCLAR (Raoul Magrin-Vernerey, dit): officier français né à Budapest, 1892-1964 ; Saint-Cyrien, capitaine en 1914-18, blessé 7 fois, 11 citations. Rejoint la Légion en 1924, campagnes d’Extrême-Orient, du Maroc, Narvik en 1940 avec la 13ème DBLE, comme chef de corps. Suivent les campagnes d’Afrique du Nord, du Levant, d’Algérie et de Madagascar. Inspecteur général de la Légion étrangère en 1948, commandant du Bataillon français de Corée en 1952. Termine sa carrière comme gouverneur des Invalides. Titulaire de 22 citations, Médaille militaire, Grand Croix de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-18, 1939-45 et des TOE, Silver Star, Military Cross, Compagnon de la Libération.

MONDEX René : légionnaire français né dans les Landes en 1911, engagé en 1937 ; AFN, Narvik à la 13ème DBLE, sergent en 1940, campagne d’Erythrée, Syrie, sergent/chef en 1942. Adjudant en 1943, campagne d’Italie, d’Alsace, Compagnon de la Libération en 1947. Démobilisé, rengagé, campagne d’Indochine, blessé, puis rapatrié, 2ème séjour, libéré au sein du 5ème REI. Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de la Libération, Croix de guerre 1939-45 2 citations, Croix de guerre des TOE 3 citations, Croix du Combattant, Médaille coloniale, Médaille du Levant, Commémorative de la 2ème guerre mondiale, Commémorative d’Indochine, d’Italie, Commémorative norvégienne, Médaille des blessés.

MONIVONG (Bat Sisowath): roi du Cambodge, 1875-1941, sorti de Saint Maixent comme sous-lieutenant en 1908, et entre dans la Légion ; campagne d’Algérie, lieutenant en 1910, capitaine en 1916, commandant en 1922, Officier de la Légion d’Honneur. Il doit quitter la Légion de 1927 pour accéder au trône.

MONIVONG (Sisiwath): fils de Bat Sisowath, prince cambodgien, 1909-1975 ; élevé à Nice, sorti de Saint Cyr, entre dans la Légion en 1939, et sert pendant la seconde guerre mondiale comme sous-lieutenant en France et en AFN. Chevalier de la Légion d’Honneur. Rentre dans son pays, sera Inspecteur général de l’Armée cambodgienne, ambassadeur en France, général cambodgien ; exécuté par les Khmers Rouges.

MONTEREY : ville du Mexique ; victoire de la Légion, le 25 Septembre 1865 sur les partisans de Juarez, qui perdirent une vingtaine d’hommes.

MONT GARBI: montagne de la République de Djibouti ; le 3 février 1982 un Nord-Atlas français s’y écrasa, avec à son bord 2 officiers et 28 sous-officiers et légionnaires du 2ème REP et de la 13ème DBLE (2 hommes), de nationalités française, allemande, portugaise, américaine, turque, malgache, algérienne, belge, et 4 militaires de la régulière. Il n’y eu aucun survivant.

MONTAGNON (Pierre) : historien né en 1931, Saint-Cyrien, sert en Algérie au 1er REP, 7 citations, 1 blessure en 1956, Commandeur de la Légion d’Honneur, 2ème blessure. Parvient au grade de capitaine ; favorable à l’OAS, participe au putsch de 1961 et doit quitter l’Armée après la dissolution du régiment. Auteur d’une vingtaine d’ouvrages sur l’Armée – et en particulier la Légion étrangère- et la décolonisation, couronné par le Prix de l’Académie française.

MORE MAJORUM : selon la coutume des Anciens, devise de la 13ème DBLE.

MORIN (Jacques) : officier français, 1925-1999, Saint-Cyrien, combattant dans la Résistance, déporté à Buchenwald en 1944. Breveté parachutiste à son retour en France. Officier à la Légion en 1948, lieutenant à 23 ans, campagne d’Indochine, où il crée la compagnie aéroportée du 3ème REI. 1 blessure. Muté au 3ème BEP en tant que capitaine en 1949, puis au 1er BEP. 2 séjours en Indochine. Quitte l’unité en 1953, affecté au 1er REP en Algérie en 1956. Participe à l’expédition de Suez. Chef de bataillon et adjoint au chef de corps du 1er REP en 1956 en Algérie, et quitte la Légion en 1959, puis l’Armée en 1968. Grand officier de la Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille des blessés.

MOULAY BOUCHTA: localité du Maroc où le 24 Juillet 1925 un convoi protégé par deux sections de la 6ème Cie du 2ème Bt/du 2ème REI fut attaqué par des dissidents, fut anéanti avec ses défenseurs.

MOU M’HRIS: djebel marocain; le 10 Septembre 1915 le 6ème Bataillon de Marche de la Légion y livra un violent combat aux dissidents, perdant 1 officier (lieutenant Eckdahl), 1 légionnaire, et 5 blessés.

M’RIT: lieu du Maroc; combat le 23 janvier 1916 entre le 2ème REI et les dissidents, pour dégager des goumiers encerclés.

MUONG SAI: localité d’Indochine; le 2 Février 1954 le 2ème bataillon du 3ème REI perd 220 hommes morts ou disparus dans un assaut du Viet Minh ; on ne récupèrera que 6 survivants.

MURRAY (Edmund): légionnaire britannique engagé dans la Légion en 1937, sert d’abord dans les rangs de la Musique principale, nommé 1ère classe en 1938, part pour l’Indochine avec le 5ème REI en 1941. Caporal en 1944, caporal/chef et sergent la même année. Participe à la longue marche du régiment sous le harcèlement des Japonais. Quitte la Légion en 1945, Croix de guerre 1939-45, Croix du Combattant volontaire, Médaille coloniale, Commémorative d’Indochine. Il sera ensuite garde du corps de Winston Churchill.

MURRAY (Simon) : légionnaire britannique né en 1940, engagé dans la Légion en 1960, sert en Algérie jusqu’en 1965 ; Croix de la valeur militaire, Ordre National du Mérite. Publie ses souvenirs sous le titre « Légionnaire ». Diplômé d’institutions anglaises et américaines, Simon Murray est devenu un financier international en Occident et en Asie.

MUSIQUE PRINCIPALE : formation musicale de la Légion datant de sa création, et dépendant du 1er RE. Elle regroupe jusqu’à 100 exécutants, et se distingue par la présence de fifres, du chapeau chinois (instrument à clochettes d’origine turque), et le port bas du tambour sur le ventre. Son premier Chef de musique fut le Suisse Seyboz, qui dirigeait alors 27 musiciens. En 1854 il fut décidé que le poste de Chef de musique devait être confié à un officier, et de nos jours il peut même être choisi hors Légion, seul d’ailleurs de la formation. La musique principale comprend également des clairons, trompettes de cavalerie, cors de chasse, grosses caisses, cymbales, trombones à coulisse, clarinettes, trompettes d’harmonie, cornets à piston, saxophones et hélicons.
Chaque régiment de la Légion possède par ailleurs sa propre musique et parfois ses chœurs.


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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Invité le Lun 13 Aoû - 18:59

Merci Jp

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mar 14 Aoû - 9:46

Mardi 14 Aout 2012 : N .

NAÎS (Roger), officier français, 1899-1980, Saint-Cyrien, sous-lieutenant en 1900, combattant de 1914-18, qui choisit la Légion en 1920 ; campagne du Maroc au 1er RE, puis d’Indochine au 4ème RE, et quitte l’Armée en 1927. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-18, Médaille coloniale. Entre en religion en 1954, et sera aumônier du 1er REC en AFN jusqu’en 1967.

NAM BINH : poste d’Indochine tenu du 7 Janvier au 13 Mars 1947 par une compagnie de Légion assiégée, qui tint la position jusqu’à l’arrivée des renforts, ayant perdu 20 et 20 blessés.

NAMUTH (Hans) photographe américain d’origine allemande né à Essen en 1915 ; Emigré à Paris en 1933 pour cause de propagande antinazie, il s’engage dans la Légion ; campagne d’AFN, campagne de France, Croix de guerre 1939-45. En 1941 rejoint les Etats-Unis sert dans l’Armée américaine, puis est naturalisé et travaille en Amérique.

NAPOLEON (Louis-Jérôme), prince français, chef de la maison impériale Bonaparte, né à Bruxelles en 1914. Diplômé de sciences politiques, économiques et sociales d’universités suisses. En 1939, sa famille étant frappé d’ostracisme en France, il s’engage dans la Légion comme 2ème classe sous le nom de Blanchard. Après avoir fait ses classe en Algérie, il se porte volontaire pour Narvik en 1940, mais n’est pas retenu, et se voit démobilisé en Septembre après l’armistice. Entre alors dans la Résistance, puis les FFL. Blessé et cité à l’ordre de l’Armée en 1944, décoré de la Légion d’Honneur. Il s’installera plus tard comme hommes d’affaires en France.

NARVIK : port de Norvège où se déroulèrent, du 13 Mai au 7 Juin 1940, des combats opposant victorieusement des troupes alliées, dont la 13ème DBLE, aux Allemands. Les troupes françaises –la « 13 » et la 27ème Brigade alpine -, sous les ordres du général Béthouard étaient soutenues par la flotte anglaise. Elles forcèrent les Allemands à battre en retraite par -20°, puis firent leur jonction avec les Norvégiens et les Polonais. En reculant jusqu’à la frontière suédoise les Allemands opposèrent une forte résistance. Les combats cessèrent le 5 Juin, la « 13 » étant aussitôt rembarquée. Elle avait saisi 200 mitrailleuses, 10 canons et 10 avions, mais perdu 7 officiers, 5 sous-officiers, et 55 légionnaires.

NA SANH : poste d’Indochine dans une cuvette ; du 21 Novembre au 2 Décembre 1952, 6 bataillons français, plus le 3ème BT/3ème REI, le 3ème BT/5ème REI, et les 1er et 2ème BEP s’opposèrent à toutes la attaques de 3 divisions viêt-minh.

NATIONALITES : l’engagement dans la Légion comme homme de troupe est réservé aux étrangers ; les Français qui y entrent sont donc enregistrés comme Canadiens, Belges, Suisses, ou Monégasques. La majorité des effectifs a toujours été constituée d’Européens, Allemands, Suisses, Belges, Français, Espagnols, Italiens, Autrichiens, Russes, Polonais, Yougoslaves. Après 1870 le plus fort contingent était celui des Alsaciens et Mosellans, après 1917 des Russes, Ukrainiens, Géorgiens et Cosaques, après 1918 des Allemands et Austro-Hongrois, après 1938 d’Espagnols venus des rangs républicains, de Juifs allemands et Polonais en 1940, d’Allemands, Hongrois et Italiens après 1945. Dans les années 1970 on enregistre l’arrivée massive de Français, puis de ressortissants du Tiers-Monde, Malgaches, Maghrébins, Turcs, Africains, Asiatiques. Après Kolwezi, on constate un engouement chez les anglophones, Anglais, Américains, Australiens, Ecossais, Irlandais. Depuis la disparition du rideau de fer les 2/3 des engagés proviennent des pays de l’ex pacte de Varsovie : Polonais, Russes, Roumains, Ukrainiens, Hongrois, Tchèques, Slovaques, Bulgares, Baltes, Biélorusses, etc. Au début du XXIème siècle 138 nationalités sont présentes dans les rangs de la Légion, dont de plus en plus de Chinois, de Japonais, de Sud-Américains.

NATURALISATION : par vote à l’unanimité de l’Assemblée Nationale en date du 29 Décembre 1999, la nationalité française est accordée sans délai de temps à tout légionnaire blessé en service commandé ; en cas de décès du légionnaire, cette nationalité est immédiatement reconnue à ses enfants. De plus tout légionnaire a accès à la nationalité française après 3 ans de service.

NEC PLURIBUS IMPAR : au-dessus de tout le monde ; devise de Louis XIV, adoptée par le 1er REC, en souvenir du Royal Etranger de Cavalerie.

NEGRIER (François Oscar) : officier français né à Belfort, 1839-1913, sorti de Saint Cyr, capitaine des chasseurs en 1870, prisonnier, évadé en tuant deux uhlans, puis blessé à deux reprises en reprenant le combat ; rejoint la Légion en Algérie de 1877 à 1883, où il crée les premières compagnies portées alors qu’il est colonel. Ses succès dans la pacification lui valent une éorme popularité. Il s’illustre ensuite au Tonkin en 1884 comme général, et sera grièvement blessé à deux reprises. Il prend sa retraite en 1904, Grand croix de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Officier du Mérite militaire, Médaille coloniale.

NGA TU : localité d’Indochine ; le 22 Janvier 1947 une embuscade est tendue par le viêt-minh au détachement du 3ème REI, qui perd un sous-lieutenant (Lajouanie), 2 sous-officiers, et 11 légionnaires tués. Le lendemain 4 autres légionnaires y perdront la vie.

NGO HA : poste du Tonkin attaqué le 7 Juin 1886 par les pirates chinois ; le capitaine Bornot et 13 légionnaires de la colonne de secours envoyée meurent de fièvre avant d’arriver au poste.

NGUYEN PHUC (Bao Long) : prince annamite, fils de Bao Daï, -le dernier empereur d’Indochine-, 1936- 2007. Effectue ses études en France à partir de 1947 lorsque sa famille s’installe à Cannes. Saint-Cyrien en 1954 puis aspirant à l’Ecole de Saumur, lieutenant en Algérie, sert pendant 10 ans dans les rangs de la Légion, parvenant au grade de capitaine, cité, décoré, rejoint ensuite le Cadre Noir.

NICOLET (Arthur) : légionnaire suisse né à La Chaux de Fond (Vaud), 1912-1958 ; instituteur, journaliste, ami de Charles Maurras, il s’engage en 1931 dans la Légion. Sert en AFN jusqu’en 1936, libéré, rengagé, sert au Maroc, campagne de France 1940 au 11ème RE comme sergent, blessé, réformé. Déporté en Allemagne et libéré en 1945. Regagne la Suisse, publie des poèmes et des romans, milite pour un Jura suisse francophone indépendant du canton de Berne, mais décède prématurément.

NOUS SOMMES TOUS DES VOLONTAIRES : chant du 1er Etranger dont les paroles sont les suivantes :

Nous sommes tous des volontaires
Les gars du 1er Etranger
Notre devise est légendaire
Honneur Fidélité, fidélité
Marchons, légionnaires
Dans la boue dans le sable brûlant
Marchons l’âme légère
Et le cœur vaillant
Marchons, légionnaires
I
Nous marchons gaiement en cadence
Malgré le vent, malgré la pluie
Les meilleurs soldats de la France
Sont là devant vous, les voici
II
Partout où le combat fait rage
On voit le 1er Etranger
Exemple d’héroïsme, de courage,
Se couvrir de glorieux lauriers.


NOUVELLE LEGION : corps suisse à l’uniforme vert crée par l’ordonnance royale du 17 Janvier 1835 ; composé d’un puis deux bataillons qui furent envoyés en Algérie, sous les ordres du commandant Bedeau. Elargi ensuite à 4 bataillons et enfin 2 régiments de 3 000 hommes en 1840, commandés par les colonels de Chabrières puis De Hulsen. En 1839 la Nouvelle Légion avait perdu le commandant Horain à Djidjelli. Elle fut installée à Bône et Alger, et engagée au combat de Coudiat Aty, dans lequel elle perdit son chef le colonel Combe. Puis elle fut engagée dans les Aurès, à Zaatcha, et Constantine.
Elle adopta une tenue bleu foncé en 1845, et ses hommes, coiffés d’une casquette blanche portaient une cartouchière ventrale qui les fit surnommer « ventres de cuir ». Après la découverte de cadavres mutilés de chasseurs à Sidi Brahim, elle fusilla 45 prisonniers et ne fit plus de quartier pendant des mois. Elle s’installa progressivement dans Sidi Bel Abbés jusqu’en 1854.

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Invité le Mer 15 Aoû - 15:51

Merci JP

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par Bushman le Mer 15 Aoû - 23:25

Bien que ne repondant pas toujour a ce sujet. J'apprecie le Travail effectue par JP et cela est interessant car pour suivre a chronologie des evenements n'est pas toujours facile a assembler


Merci
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 15 Aoû - 23:44

Pas de quoi , c'est un plaisir et de plus une promesse !!!!!!
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 15 Aoû - 23:49

Jeudi 16 Aout 2012 : O & P .



-O

OAJACA : localité du Mexique, victoire du 1er Régiment étranger ; après un siège du 1er au 9 Février 1865, il provoqua la capitulation de Porfirio Diaz. Les Mexicains alignaient 12 bataillons, 800 cavaliers, et 60 canons, les Français 6 bataillons dont 3 de Légion, 1 000 cavaliers et 60 canons.

OBOSERSKALA : localité de la Russie du Nord ; victoire le 17 mars 1917 du bataillon de Légion sur les bolcheviks.

OCAMPO (Pierre Marie de) : légionnaire né à Paris en 1924, engagé dans la Légion en 1945, campagne d’Indochine, libéré en 1950 ; émigré plus tard en Argentine, il y développa l’agriculture et publia ses mémoires dans un ouvrage « Chambrée 28 ».

OCHSENBEIN (Ulrich) : homme politique et militaire suisse né dans le canton de Berne, 1811-1890. Avocat, capitaine à l’Etat-major helvétique, député, il s’engage dans la Légion en 1855, commandant la 2ème Brigade étrangère, et accède au rang de général. Naturalisé français en 1860, il se distingue pendant la guerre de 1870 où il est fait Chevalier de la Légion d’Honneur. Il retourne en Suisse en 1871.

OFFICIERS : à la création de la Légion étrangère, les unités étant constituées par nationalités, un tiers des officiers était de nationalité allemande, espagnole, italienne, hollandaise, belge, suisse ou polonaise. Avec l’amalgame, il ne resta bientôt plus que 10% d’officiers étrangers, surtout Suisses. Et outre les nationalités des unités d’origine, on vit servir quelques officiers anglais, roumains, mexicains, et américains. Après 1870 et jusqu’en 1920 il n’y eu plus d’officiers allemands, sauf 3 dont 2 venaient du rang. Au début du XXème siècle les officiers étrangers étaient en majorité Suisses, mais aussi Danois et Indochinois.
En 1914-18 on vit arriver pour la durée de la guerre des officiers de toutes origines, surtout Italiens, mais aussi Américains, Polonais, Russes, Brésiliens, Latino-américains, Arméniens, entre autres. Aujourd’hui il y environ 10% d’étrangers parmi le corps des officiers, essentiellement sortis du rang. Les officiers français ne peuvent choisir la Légion qu’après leur sortie d’une école d’application de l’infanterie, du génie ou de la cavalerie. Ils ne sont pas censés y rester toute leur carrière et demeurent à disposition du Ministère de la Défense. Sauf naturalisation, les officiers étrangers ne peuvent par contre servir qu’au sein de la Légion. Certains officiers étrangers peuvent même intégrer directement la Légion avec le rang d’officier, par décision du gouvernement français.

ONM : Ordre National du Mérite, décoration remontant au 3 décembre 1963, pour récompenser les activités civiles et militaires ; elle arrive au second rang dans l’ordre des décorations françaises après la Légion d’Honneur.




Général Ochsenbein, un Suisse au service de la France

OPERATION APRONUC : intervention militaire internationale sous l’égide de l’ONU du 28 Février 1992 au 24 Septembre 1993 pour désarmer les Khmers rouges et permettre des élections libres. La 2ème Compagnie du 2ème REI fut chargée d’effectuer des patrouilles, d’escorter des convois, et de récupérer les armes des Khmers rouges. Elle regagna Nîmes après 4 mois.

ORLEANS : ville française siège le 11 Octobre 1870 de violents combats entre le 5ème bataillon du régiment étranger et les Prussiens, en nombre très supérieur. Les légionnaires défendirent la ville rue par rue, avant d’être encerclés, et il fallu leur donner à trois reprises l’ordre de décrocher. Les pertes subies d’élevèrent à 600 hommes tués ou blessés, et 300 capturés. Au nombre des morts figurent le commandant Arago, le capitaine Charnaux, les sous-lieutenants Kaczkowski, Fay, Yung de Cristofeu et Kurnevitch. Le sous-lieutenant Karageorgevic, futur roi de Serbie parvint à échapper à l’encerclement avec quelques compagnons.

ORLEANS (Henri d’, comte de Paris) : prétendant au trône de France né en 1908 ; les descendants des familles royales étant frappées par une loi d’exil, il s’engagea dans la Légion en 1940 sous le nom d’Orliac ; après l’armistice, il se rendit à Alger puis au Maroc espagnol, et rentra en France en 1950 après l’abrogation de la loi d’ostracisme.

ORTIZ (Peter) : légionnaire américain né à New York en 1913, élevé en Californie et en France (Pau, Bayonne). Engagé dans la Légion en 1932 sous une fausse identité et la nationalité polonaise. Campagne d’AFN au 2ème REI en 1933, 2 citations, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, nommé caporal. Libéré en 1938, rengagé dans la Légion en 1939 ; campagne de France 1940, blessé, prisonnier, évadé, rejoint le corps des Marines. Versé dans l’OSS qui assiste la Résistance en AFN et en France. Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Médaille des blessés, Médaille des Evadés, un des officiers américains les plus décorés de la 2ème guerre mondiale.

OSLING (Karl) : célèbre sous-officier, compagnon du capitaine Mattei dans son périple indochinois ; né à Stuttgart (Allemagne) en 1910, médecin militaire dans l’armée allemande. Mariée à une Juive, il déserte en 1944 et s’engage dans la Légion, participe au débarquement de Provence avec la 13ème DBLE, puis à la campagne d’Indochine comme sergent/chef du 3ème REI.

OUED KEBIR : lieu de Tunisie où le 13 Janvier 1943 le 3ème REI résista jusqu’à la victoire aux forces ennemies supérieures en nombre.

OUED RIOU: lieu d’Algérie qui vit le 5 Septembre 1842 la victoire d’une compagnie du 1er RE contre des dissidents.

OUGHZIAT: oued du Maroc, où le 21 Mars 1921 le détachement du 4ème RE du lieutenant Lamargue subit les assauts des rebelles et l’emporta par une charge à la baïonnette, malgré la perte de 13 tués et 12 blessés.

OULED SELIM: tribu dissidente d’Algérie défaite le 12 Novembre 1881 par les 1er et 2ème bataillons du 1er RE.

OULED SHEAH: tribu algérienne soulevée par les marabouts et défaite le 6 Avril 1845 par le 2ème bataillon de Légion du colonel Saint Arnaud ; elle perdit 212 hommes tués ou blessés.

OULED YAYA: tribu algérienne qui, se prétendant ralliée, fut chargée d’assurer la protection d’un convoi de 200 militaires français blessés ou malades et les massacra tous le 1er Juin 1845 ; la Légion fut chargée des représailles et abattit 200 de ses membres.

OUVRAGES BLANCS :
1°) bataille en Crimée à laquelle participa la Légion en 1855 avec les zouaves.
2°) bataille du même nom en Artois, prés de Neuville Saint Vaast, en Mai 1915, des forces franco-anglaises pour s’emparer d’un ouvrage défensif allemand ; au sein de la division marocaine, le 2ème Régiment de Marche du 1er RE (lieutenant/colonel Cot, puis commandant Muller) s’empara de la côte 140, perdant 50 officiers dont le lieutenant/ colonel Cot, et 889 sous-officiers et légionnaires. Il sera cité à l’ordre de l’Armée.


-P

PAHLAWAN : médecin irakien né à Mossoul en 1909, qui sert à titre étranger dans les FFL au Levant et en Libye en 1941, s’illustrant en particulier avec la 13ème DBLE à Bir Hakeim. Campagne d’Indochine en 1948 au sein du 1er Bataillon/ 5ème REI dont il est le médecin chef. Sert ensuite en Algérie, commandant puis lieutenant/colonel au 1er RE, qu’il quitte en 1961 ; retraité en 1963, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN, plusieurs fois cité.

PALMYRE : désert de Syrie où le 21 Juin 1941 22 légionnaires du 6ème REI restés aux ordres du gouvernement de Vichy tinrent tête, sous les ordres de l’adjudant Stroscheim, à une brigade d’assaut anglaise. Un légionnaire sera tué, 12 autres blessés.

PAMPELUNE : ville d’Espagne, lieu du combat le 24 Avril 1836 entre le 4ème bataillon de Légion et les Carlistes ; 100 légionnaires seront mis hors de combat, ainsi que 200 Espagnols.

PAMPLEMOUSSE : opération du 9 au 11 Mars 1951 en Indochine, sur la RD 803, qui vit la victoire sur le Viet Minh du 4ème bataillon de la 13ème DBLE.

PARET (René) : officier français né en Avignon en 1920 ; Résistant, il est intégré dans l’Armée en 1944, affecté à la Légion et part en 1951 avec la 13ème DBLE pour l’Indochine. Engagé ensuite dans la guerre d’Algérie aux 4ème, 3ème puis 1er REI. Lieutenant/colonel, quitte l’Armée en 1974, Médaille de la Résistance, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, commémoratives d’Extrême-Orient et d’Algérie.

PARSONS (Edwin) : légionnaire américain né dans le Massachusetts en 1892 ; pilote dans l’aviation mexicaine, engagé comme ambulancier dans l’Armée française en 1914, puis au RMLE en 1916, puis dans l’aviation. Caporal, sergent, adjudant, muté dans l’escadrille Lafayette, titulaire de 8 victoires, Croix de guerre avec 8 palmes, Médaille militaire. Rentré aux Etats-Unis après 1918, devient agent du FBI, puis sert dans la marine américaine pendant la seconde guerre mondiale, et termine avec le grade d’amiral.

PATIES (Mario) : un « maréchal de la Légion » né à Venise, 1929-1982 ; engagé dans la Légion en 1949, part pour l’Indochine. Sergent en 1952, 2 citations, sert ensuite en Algérie au 1er RE, puis trouve diverses affectations en métropole et outre-mer. Adjudant/chef, Médaille militaire, Croix de guerre des TOE, ONM, Commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN.

PAVICEVIC (Radomir) : légionnaire yougoslave engagé en 1931, campagnes d’Algérie et du Liban en 1937 au 6ème REI ; sergent en 1941, rengagé à la 13ème DBLE, campagne du Levant et d’Afrique, parvient au grade de sergent/chef. Porté disparu à Bir Hakeim avec 5 légionnaires, récupérés 5 jours plus tard avec 20 prisonniers de l’Afrika Korp. Débarquement de Provence, adjudant/chef en 1947, libéré. Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45 avec palmes et 4 étoiles, commémorative 2ème guerre mondiale.

PAVILLONS NOIRS : sortes de mercenaires chinois mi-pirates mi-soldats, recrutés par l’empereur d’Annam en 1867 pour lutter contre les Français. Leur nom provient des immenses drapeaux de soie qu’ils arboraient. Vivant sur le dos de la population, ils s’opposèrent en de nombreux combats (Tuyen Quang) à la Légion et restèrent même après le traité franco-chinois de 1883. Deux de leurs pavillons pris par les légionnaires avaient été exposés au Musée de la Légion à Sidi Bel Abbés, mais suivant les volontés du commandement de Borelli, ils furent brûlés en 1963 lors du départ du 1er RE pour la métropole.

PECHKOFF (Zinovi) : militaire et diplomate né en Russie dans une famille juive sous le nom de Yeshua Zalman Sverdlov, 1884-1966. Orphelin, adopté par l’écrivain Maxime Gorki, il est baptisé orthodoxe en 1902 et change son nom. Engagé comme 2ème classe au RMLE en 1914, 1ère classe, caporal en 1915, blessé, amputé d’un bras, Médaille militaire, nommé lieutenant et capitaine en 1917. Passe commandant, sert au sein de la Légion au Maroc, en Syrie, jusqu’en 1938. Naturalisé Français, il termine sa carrière avec le grade de général, Légion d’Honneur, Croix de guerre, Croix du Combattant volontaire, Médaille des blessés, plusieurs citations, médaille coloniale. Polyglotte, nommé en 1946 ambassadeur de France au Japon. Enterré au cimetière russe de Paris avec pour seule épitaphe choisie : « Zinovi Pechkoff, légionnaire ».

PENETTE (Jean) : officier français, 1903-1992, sorti de Saint Cyr en 1922, affecté au 3ème REI en 1926 au Maroc, où il commande au feu contre les dissidents, tout en dirigeant des travaux exécutés par les légionnaires. Cité à 3 reprises, il quitte ensuite la Légion (1929) et le retrouve en 1939 au Maroc. Campagne de Tunisie en 1940, avant d’intégrer la « régulière », mais retourne à la Légion comme commandant au RMLE en 1943.Promoteur en 1953 d’une souscription pour la rénovation du monument de Camerone (Mexique), dont il s’occupera jusqu’en 1965. Parvient au rang de général, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Médaille coloniale, Médaille de la France Libre.

PENICAUT (Armand) : général français né à Limoges, 1900-1991, sorti de Saint Cyr, affecté en 1934 en Algérie à la Légion, puis au Maroc, chef de bataillon en 1943. Campagne d’Indochine toujours avec la Légion en 1945, 2 citations ; chef de corps du 1er RE en 1951, quitte la Légion comme colonel en 1953. Commandeur de la Légion d’Honneur, 5 citations, Médaille coloniale, Croix de guerre des TOE, entre autres décorations.

PERETZ (Jules) : légionnaire né en Roumanie au sein d’une famille juive, 1907-1997 ; émigré en France, engagé dans la Légion en 1939 au 1er REC. Croix de guerre 1939-45. Libéré à la fin de la guerre. Président de l’AALE, il s’implique dés 1945 dans toutes ses œuvres sociales, en particulier dans la construction de la maison du légionnaire de Paris en 1960-1962, et reste président d’honneur de l’Association.






Zinovi Pechkoff, général, diplomate, légionnaire

PERIER (Guy) : officier français né en 1925, Résistant à 15 ans, Saint-Cyrien en 1945, part pour l’Indochine avec le 2ème BEP ; Sert ensuite en Algérie au 2ème REP, atteint le rang de capitaine, puis participe au putsch de 1961, emprisonné et acquitté après 3 mois de prison. Rendu à la vie civile, Grand Officier de la Légion d’Honneur, 6 citations, Médaille de la Résistance, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire.

PETROVSKY (Paul) : officier de la Garde impériale russe engagé dans la Légion en 1921 ; campagnes du Maroc –Atlas, Rif- puis du Levant et d’Indochine. Termine sa carrière comme capitaine après 25 ans de service, 2 citations à l’ordre de l’Armée, Médaille militaire, Légion d’Honneur, Médaille coloniale. Particulièrement distingué comme administrateur et bâtisseur tout en s’illustrant au feu. Décédé en 1981.

PEYRAT (Jacques) : avocat et homme politique né à Belfort en 1931 dans une famille de militaires qui s’installe à Nice en 1946 ; après des études de droit et de lettres, s’engage au 2ème BEP comme sous-lieutenant pour la durée du conflit en Indochine en 1953. Se lie alors avec Jean-Marie Le Pen. Rentré en métropole, sera député en 1986, conseiller général, maire de Nice, et sénateur.

PHU TONG HOA : théâtre d’un combat en Indochine le 25 Juillet 1949 ; 3 bataillons viêt-minh, soit plus de 1 500 hommes attaquèrent 2 sections du 3ème REI, moins de 100 hommes. Trois colonnes successives furent nécessaires pour dégager le poste le 27. 2 officiers –capitaine Cardinal, lieutenant Charlotton- 20 sous-officiers et légionnaires avaient été tués, 35 blessés. Les survivants présentèrent les armes à leurs libérateurs en képi blanc, fourragère, et ceinture bleue.

PICARDIE : lieu du combat mené en Avril 1918 par le RMLE après l’effondrement des troupes anglo-portugaises ; dans le brouillard, ses 3 bataillons devaient percer les lignes ennemies sous les tirs d’artillerie. Malgré cinq contre-attaques allemandes, et des pertes élevées, la Légion accomplit la mission, et sera citée à l’ordre de l’Armée, tandis que la radio allemande lui rendait hommage.

PIKA (Heliodor): officier tchèque, 1897-1949, sert dans la Légion tchécoslovaque rattachée à la Légion étrangère en 1917, en Russie contre les bolcheviks, puis sur le front français ; cité, Croix de guerre, présenté à Saint Cyr et breveté d’Etat-major en France en 1926. Attaché militaire tchèque en Roumanie, membre de la mission militaire de son pays. Il s’oppose aux visées soviétiques dans les années 1930, et à l’invasion allemande et aux persécutions anti-juives en 1940. Chef d’Etat-major adjoint de l’Armée tchécoslovaque en 1945, il est victime d’un « procès » stalinien en 1949, condamné et pendu par le régime communiste. Il sera réhabilité en 1968.

PLANTEVIN (Joseph) : officier français né en Ardèche, 1923-1993 ; passe en 1944 des Chantiers de jeunesse aux FFI, nommé sergent, Saint Cyrien après la guerre, sous-lieutenant en 1946. 1re RE en 1947, part ensuite pour l’Indochine, lieutenant à la « 13 » en 1949. Rapatrié, affecté au 1er RE en 1950, deuxième séjour en Indochine avec la « 13 », 1 blessure en 1954. Rapatrié, officier des CSPLE en 1955 puis comandant au 1er RE en 1962. Sert ensuite aux 4ème et 2ème REI au Sahara. Lieutenant/colonel en 1969, 3ème REI à Madagascar en 1970, chef de corps du 1er RE en 1972. Quitte la Légion en 1974 et atteindra le rang de général. Officier de la Légion d’Honneur, 5 citations, ONM, Médaille coloniale.

POERIO (Raffaelle): patriote et carbonaro italien né dans une famille d’aristocrates, 1792-1853. Exilé en France et aussitôt engagé dans la Légion en 1832, campagne d’Algérie, d’Espagne avec la 2ème Légion, parvient au grade de colonel, commandant le Vème bataillon, Légion d’Honneur, Médaille Militaire, Médaille coloniale. Libéré après 17 ans de service, retourne en Italie, et commande une division avec le grade de général.

POGUESSA : localité du Dahomey ; victoire le 3 Octobre 1892 de la colonne Dodds, dont le 1er Bataillon de Marche de la Légion, forte de 3 500 hommes, sur 10 000 combattants indigènes bien encadrés et encadrés d’instructeurs européens. Le capitaine Bellamy, le lieutenant Bassano, le sous-lieutenant Amelot, officiers de Légion, figurent parmi les tués.

POIRIE (André) : légionnaire français, né à Paris, qui fut hospitalisé après une tentative de suicide, et s’engagea sous un nom d’emprunt dans la Légion. Libéré en 1970 avec le grade de caporal, il se fixa à Marseille et exerça divers métiers sans reprendre son identité d’origine. L’administration le considérant comme perdu, il fallu un jugement du Tribunal d’instance en 2009 pour qu’il soit déclaré vivant sous son vrai nom.

PONTICELLI (Lazare) : le dernier poilu français survivant, né en 1897 à Bettola (Italie) dans une famille très pauvre, débarqué tout seul en France à l’âge de 9 ans, ramoneur et vendeur de journaux. Engagé au 4er RM/du 1er RE dés 1914 à 17 ans, combat en Argonne, versé contre sa volonté dans l’Armée italienne en 1915. Combat en Italie et en Slovénie contre les Autrichiens, sera blessé. Retourne en France en 1920, avec 2 de ses frères, devient entrepreneur. Naturalisé français en 1939, engagé volontaire, refusé en raison de son âge, devient Résistant. Légion d’Honneur, Croix du Combattant, Médaille des blessés. Décédé en 2008 à 111 ans.

PORTER (Cole) : musicien et compositeur américain né en Indiana, 1893-1964, auteur de comédies musicales, musiques de films, et de chansons ; engagé dans la Légion en 1918, sert d’abord en AFN, puis versé au RMLE, aspirant, passe ensuite dans l’Artillerie puis au bureau de l’Attaché militaire des Etats-Unis. Libéré en 1919, Croix de guerre 1914-18.

POUVOURVILLE (Albert de) : officier né à Nancy, 1861-1939 ; Saint Cyrien, sous-lieutenant d’infanterie, il démissionne pour s’engager comme 2ème classe dans la Légion. Sergent au 2ème REI en 1887, sert au Tonkin, sous-lieutenant en 1889, Médaille du Tonkin, inspecteur de la Garde indigène en 1890. De retour en France il publie plusieurs romans, puis repart pour l’Indochine, lieutenant au 1er RE, et quitte ensuite le service. Officier de la Légion d’Honneur, Médaille coloniale. Son œuvre littéraire prévoit la mainmise communiste sur l’Asie.

PRETS (Paul) : légionnaire autrichien, 1916-1996, engagé en 1936. Campagne d’AFN, Norvège avec la 13ème DBLE en 1940, Erythrée, Libye, Tunisie, campagne de France 1944. Sert ensuite à Madagascar, puis en Indochine entre 1951 et 1953, puis en Algérie et au Maroc. « Maréchal de la Légion », il quitte le service en 1955, adjudant/chef, Commandeur de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille militaire, Médaille coloniale, Commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN.

PROSZECK (Jan dit Jean) : légionnaire né en Pologne en 1905, engagé dans la Légion en 1935, sert en Algérie et au Maroc, affecté en 1940 à la 13ème DBLE, campagne de Norvège, 1 blessure, 1 citation, Médaille militaire. Participe aux campagnes d’Erythrée, de Syrie, de Libye de Tunisie. Nommé caporal en 1941, à nouveau cité. Participant aux combats de la campagne d’Italie en 1944, il est tué à Radicofani. Chevalier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-45 avec 3 citations, Médaille militaire, Médaille coloniale.

PROVENCE (débarquement de) : opération mise en œuvre d’Août à Septembre 1944 entre Hyères et Saint Tropez, dans le Var, par les troupes franco-américaines ; un bataillon de la 13ème DBLE et deux compagnies de son 1er Bataillon s’illustrèrent par la prise du Mont des Oiseaux et de la Colline Noire, avant de remonter sur Lyon pour faire leur jonction avec le 1er REC et le RMLE.

PUJO (Bertrand) : militaire, aviateur et homme politique né à Orignac (Hautes Pyrénées), 1878-1964. Saint-Cyrien, choisit la Légion étrangère en 1899, campagne d’Indochine au 2ème RE, campagne de Chine, lieutenant en 1901, sert en AFN, puis second séjour en Indochine (Tonkin) avec le 1er RE. Accédant au grade de capitaine, passe à l’Etat-major en 1913, décoré de la Légion d’Honneur. Sert en 1914-18 dans l’aviation, 2 citations, lieutenant/colonel en 1919, général en 1926, de nouveau affecté à l’Etat-major. Admis à la retraite, PDG d’Air France, nommé ministre de l’Air dans le gouvernement Pétain en 1940, bénéficie d’un non-lieu en 1944 pour faits de Résistance. Croix de guerre 1914-18, Médaille coloniale, Médaille d’Extrême-Orient.

PUYLOUBIER : Institution des Invalides de la Légion étrangère fondée en 1953, dans les Bouches du Rhône, au pied de la montagne Sainte Victoire. Dirigée par un officier Légion, elle accueille les légionnaires malades, blessés, réformés, seuls, avec ou sans ressource. Les pensionnaires, logés et nourris sur place, participent en outre à diverses activités, céramique, reliure, viticulture, élevage de volaille, et gèrent un musée de la Légion et un stand de vente de leur production, car le lieu est ouvert au public.






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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Jeu 16 Aoû - 9:18

Jeudi 16 Aout 2012 : Q.

QUANG XA : poste d’Indochine ; en 1952 la 1ère compagnie du 1er BEP repoussa une attaque des Viêts et lui infligea de lourdes pertes.

QUINCLET (James) : sergent de l’armée helvétique né dans le canton de Vaud ; en 1944 il fut amené à effectuer un stage d’un an à la Légion, dans le cadre d’un accord franco-suisse. Il y restera en fait 25 ans, participant aux campagnes d’Indochine, du Maroc, d’Algérie. Cité trois fois, retraité en 1969 en ayant atteint le grade de capitaine, Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Médaille du Combattant volontaire, Commémoratives d’Indochine et d’Algérie. Décédé en 1992.

QUIROS (Cristobal) : légionnaire argentin né à Buenos Aires en 1896, marquis et descendant de Christophe Colomb. Engagé dans la cavalerie anglaise en 1914, puis en Décembre de la même année dans la Légion. Plusieurs fois cité, titulaire de la Médaille militaire, Croix de guerre, Légion d’Honneur. Tué en 1916 à Belloy en Santerre.

QUIROS (Fernando) : frère de Critobal, né en mer en 1897 ; engagé en 1916 au 1er RE, 2 fois blessé, 3 fois cité, blessé, prisonnier, libéré en 1918, décédé de ses blessures en 1919. Légion d’Honneur, Croix de guerre, Médaille des blessés, Médaille militaire.




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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Ven 17 Aoû - 22:33

Samedi 18 Aout 2012 : R .

RACHAYA : citadelle chrétienne du Liban tenue par un escadron de 260 légionnaires du 1er REC le 20 Novembre 1925 ; elle fut attaquée par 4 000 Druzes et résista jusqu’à l’arrivée des renforts, les légionnaires sa battant au corps à corps. L’unité fut citée à l’ordre de l’Armée, ayant perdu 12 tués, dont 2 officiers, et 34 blessés.

RADICOFANI : ville d’Italie, place-forte allemande prise par la 13ème DBLE le 18 Juin 1944, qui capture 2 officiers et 90 soldats ennemis.

RAFFALLI (Barthélémy) : officier français né à Nice dans une famille corse en 1913 ; Saint-Cyrien il sert d’abord de 1933 à 1944 dans la cavalerie et l’infanterie, sous-lieutenant en 1935 ; campagne d’Italie en 1944, 1 blessure, campagne d’Autriche, Chevalier de la Légion d’Honneur. Breveté parachutiste, volontaire pour le 3ème BEP en 1949, rejoint le 1er BEP, campagne d’Indochine en 1950. Capitaine, blessé en 1951, chef de corps du Bataillon en 1952. Tué au combat en 1952, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, 3 citations. Commandeur de la Légion d’Honneur à titre posthume ; son nom a été donné au quartier du 2ème REP en Corse.

RAMOS : localité du Mexique ; la colonne de Légion du commandant Saussier y anéantit plusieurs bandes de partisans de Juarez, leur infligeant la perte d’une cinquantaine d’hommes.

RECTIFICATION : opération administrative consistant à redonner, après deux ans minimum de service, sa véritable identité à un légionnaire engagé sous un nom d’emprunt.

REGIMENT DE LANCIERS POLONAIS : unité créée au sein de la Légion étrangère en 1836 par le général Bernelle pendant la guerre d’Espagne ; 250 volontaires venus de la diaspora polonaise de France et d’Europe y furent incorporés. Son premier chef de corps fut le commandant Horain, auquel succéda le lieutenant/colonel Kraiewski. En dépit de sa qualité cette unité disparut lorsque la France céda la Légion à l’Espagne.

REGIMENT DE MARCHE DE LA LEGION ETRANGERE : unités prestigieuses de la Légion, à savoir :
Le premier RMLE crée le 11 Novembre 1915 au sein de la division marocaine, à partir des bataillons qui subsistent des bataillons de marche des régiments étrangers, 2ème/1er, 2ème/2ème, 3ème/4ème. Des milliers de volontaires représentant plus de 100 nationalités vont y affluer ; on y trouvera 8 822 Français dont 2 583 Alsaciens-Lorrains (alors sujets allemands), 6 042 Italiens, 5 242 Russes, 3 087 Allemands, 2 572 Suisses, des Espagnols, des Belges, Autrichiens, Américains, des Polonais et Tchèques (dont les nations n’existaient pas en tant qu’Etat). Toutefois les Italiens, les Belges et les Russes seront presque tous versés dans leurs armées nationales. Sous le commandement du célèbre lieutenant/colonel Rollet, le RMLE sera engagé en Artois, Champagne, dans la Somme, sur les monts Verdun, et contre la ligne Hidenburg, qu’il va percer. Cité à 9 reprises, il sera le régiment le plus décoré, mais perdra 139 officiers, 349 sous-officiers, et 3 628 légionnaires au combat. Parmi les tués figurent un chef de corps, le lieutenant/colonel Duriez, et les chefs de bataillon Ruelland, Mouchet, Colin, Germann, de Saupigny, de Lannucien, et Sanchez-Carrero. Stationné en Allemagne après la victoire, il est dirigé en 1920 sur le Maroc, et devient le 3ème REI.
Le second RMLE surnommé « la grande équipe » est constitué à Sidi Bel Abbés en Juillet 1943, avec des éléments des 1er et 2ème Etranger, du dépôt commun, et du 3ème REIM. Il est intégré au Maroc à la 5ème DB et équipé par les Américains. Ses effectifs sont surtout constitués de Français, d’Allemands, d’Espagnols, de Juifs d’Europe centrale, de Polonais, de Suisses, de Russes de la diaspora, d’Italiens. Son deuxième chef de corps, le lieutenant/colonel Tritschler, mourra de maladie et d’épuisement.
Débarqué en Provence, le 21 Septembre 1944, le régiment est dirigé vers l’Est, attaque les Allemands à Belfort et libère la ville le 20 Novembre, puis le Doubs et le Sud de l’Alsace. Devant la résistance allemande le général de Vernéjoul commandant la division décide : « Les chars n’avancent pas ; faites donner la Légion ». Passant les Vosges et la vallée d’Orbey en Janvier 1945, le RMLE franchit le Rhin le 3 Avril, après avoir libéré Colmar. Associé au 1er REC, il participe aux campagnes d’Allemagne et d’Autriche jusqu’à l’Armistice. Cité à 3 reprises, le RMLE a perdu 1 800 hommes dont 21 officiers au combat. Il est dissous en Juillet 1945, ses effectifs intégrés au 3ème REI.

REGIMENT DE MARCHE DES VOLONTAIRES ETRANGERS : trois unités provisoires mises sur pied pour la campagne de France en 1939-40 portèrent ce nom ; elles regroupaient des volontaires étrangers encadrés par des sous-officiers de la Légion : 30% de républicains espagnols, 20% de Juifs d’Europe centrale, des Polonais, Italiens, Russes, Arméniens, Suisses, en tout 47 nationalités.
Le 21ème RMVE, d’abord appelé 1er RMVE, est crée en Septembre 1939, engagé en Alsace et dans les Ardennes, où il perd 60% de ses effectifs en contrant la percée allemande. Il est alors retiré du front, laissé à l’arrière, et dissous en Juillet 1940.
Le 22ème RMVE, d’abord appelé 2ème RMVE est crée en 1939, et engagé dans la Somme où il résisté héroïquement et obtient la Croix de guerre avec palmes. Il est également dissous en Juillet 1940.
Le 23ème RMVE, crée en Mai 1940, combat en Bourgogne et dans le Centre, perdant 50% de ses effectifs, et sera dissous deux mois plus tard.

REGIMENT D’INSTRUCTION DE LA LEGION ETRANGERE : unité créée en Corse en 1963 pour assurer la formation des jeunes légionnaires, à la place du 1er RE ; transféré ensuite à Castelnaudary, il est devenu le 4ème Régiment étranger.

REGIMENT ETRANGER : appellation en 1862 de l’unité formée par la fusion du 2ème RE d’Algérie et de la Nouvelle Légion (Suisses), aux effectifs insuffisants. Le 22 Août 1870 un 5ème bataillon lui fut ajouté. Il était formé de volontaires autrichiens, espagnols, italiens, roumains, polonais, suisses, serbes, belges, et même d’Allemands opposés aux Prussiens, Bavarois et Badois. Ses effectifs atteignirent alors 5 000 hommes, dont 1 400 s’engagèrent pour 5 ans. Le régiment remporta les victoires de Coulmiers, Orléans, Cercotte-Chevilly, et regagna l’Algérie après la défaite. Parmi ses chefs de corps, le plus célèbre demeure le général Jeanningros.

1er REGIMENT ETRANGER : unité dont la création remonte au 1er Avril 1841 au sein de la Nouvelle Légion ; il prend le nom de 1er Régiment de la 1ère Légion étrangère en 1855. D’abord stationné à Saïda, il s’installe à Sidi Bel Abbés en 1843. Engagé dans la conquête de l’Algérie, puis dans la guerre de Crimée. Reformé le 26 Juin 1856 avec les éléments suisses de la 2ème Légion étrangère. Il participe ensuite à la campagne d’Italie en 1859 et se distingue à Magenta. De 1863 à 1867 il prend part à la campagne du Mexique, où sa 3ème compagnie se couvre de gloire à Camerone. Le régiment adoptera comme insigne l’aigle mexicain autour duquel s’enroule un serpent. En 1870 il participe en Septembre aux combats en France avant de regagner l’Algérie en 1871. En 1875 il prend l’appellation de Légion Etrangère, et se scinde en deux en 1885, le 1er RE percevant à nouveau son drapeau. Il est envoyé au Tonkin, au Dahomey, à Madagascar (« Partout où le combat fait rage on voir le 1er Etranger » dit le chant régimentaire) et compte 6 bataillons en 1891.
Il est inclus dans le RMLE pendant la première guerre mondiale, et reformé le 15 Février 1918. Jusqu’en 1939, il est le régiment de base de la Légion, formant les gradés des autres régiments, englobant les services administratifs et la musique principale. Il continue d’assurer sa fonction administrative pendant la 2ème guerre mondiale. De 1945 à 1954 il assure à nouveau la formation du personnel. Puis il devient une unité opérationnelle dans le secteur de Saïda-Bel Abbés-Mascara. En 1962 il est transféré à Aubagne, et perd la charge de formation des légionnaires, mais regroupe les services communs tout en étant une unité adaptée au combat. En 1972 sa compagnie de pionniers devient Compagnie Routière et de Travaux de la Légion. Le 1er RE abrite aussi le COMLE, commandement de la Légion Etrangère, les installations de le revue « Képi Blanc », l’équipe de cross de la Légion, et dirige la maison de retraite des légionnaires de Puyloubier.
Ses plus illustres chefs de corps furent les colonels de Mollenbeck, Bazaine, de Villebois-Mareuil, Rollet, Maire, et Nicolas. Son drapeau porte les inscriptions : « Sébastopol 1815, Kabylie 1857, Magenta 1859, Camerone 1863, Extrême-Orient 1884-85, Dahomey, Maroc, 1892, 1907, 1925, Madagascar 1895-1905, Orient 1915-1917, AFN 1952-62 » et porte : la Croix de la Légion d’Honneur, la Croix de guerre 1939-45, la Médaille de la ville de Milan.

1er REGIMENT ETRANGER DE CAVALERIE : régiment crée à Sousse en 1921, qui se veut l’héritier du Royal Etranger de 1635 ; il est composé lors de sa formation d’une majorité de Russes, Cosaques, et Ukrainiens rescapés des armées blanches, y compris d’ex généraux. Il participe aux combats du Levant, à la guerre du Rif, puis en 1940 à la campagne de France sous le nom de GRD 97, obtenant une citation à l’ordre de l’Armée. En 1943, devenu régiment de blindés équipé par les Américains, il combat en Tunisie : 2 citations à l’ordre de l’Armée. Il participe au débarquement de Provence, à la campagne de France et à la libération de l’Alsace, puis entre en Allemagne et en Autriche. En 56 combats il a fait plus de 3 000 prisonniers. Rapatrié en Algérie, il part en 1947 pour l’Indochine, stationnant à Tourane, et participe aux opérations contre le Viet Minh sur des engins amphibies, et atteint alors 17 escadrons. En 1949 il perd un de ses officiers de légende, le capitaine Milogevitch, et obtient cette année là une citation à l’ordre de l’Armée. Revenu en AFN (Mers El Kébir) en 1954 il combat le FLN jusqu’en 1961 et ne sera rapatrié sur Orange qu’en 1967.Il va intervenir dans de nombreuses opérations extérieures : Tchad (1978-79), Centrafrique, Liban (1983), Cambodge avec l’APRONUC (1992-93), Bosnie (1997), Congo-Brazzaville (1999), Macédoine et Kossovo. Ses chefs les plus prestigieux furent les colonels Miquel, de Battesti, de Blignières. Son drapeau porte les inscriptions : » Camerone 1863, Levant 1925-26, Maroc 1925-27, Ousselia 1943, Colmar 1945, Stuttgart 1945, Indochine 1947-54, AFN 1952-62 ». Il porte la Croix de guerre 1939-45 avec 3 palmes, et la Croix de guerre des TOE avec 4 palmes.

1er REGIMENT ETRANGER DU GENIE : régiment de Génie d’assaut créé en Juillet 1999 pour succéder au 6ème REG, et stationné comme lui à Laudun (Gard). Il est intervenu en Côte d’Ivoire (2002-2003), au Kosovo, en Afghanistan (2005), au Liban (2006), au Cambodge, et a mené des opérations humanitaires en Somalie, Erythrée, Indonésie et en métropole (Gard, Somme). Son drapeau, hérité du 6ème REG, porte l’inscription « Camerone 1863, Musseifre 1925, Syrie 1925-26 ».

1er REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES : régiment issu du 1er BEP d’Indochine, créé prés d’Alger, à Zéralda, en 1955. Il participe aux combats contre l’ALN, saute sur Suez en 1956, participe à la « bataille d’Alger » contre le terrorisme urbain, intervient dans l’Algérois, les djebels, les Aurès, le Bônois, en Kabylie. En 1958 il perd au feu son chef de corps le colonel Jean-Pierre. Mais en 1961 il participe au putsch contre les autorités gaullistes, et il est dissous. Son drapeau porte les inscriptions « Camerone 1863, Indochine 1948-54, Algérie 1955-62 » et porte la Croix de guerre des TOE, 5 palmes, et la Médaille militaire.

1er REGIMENT DE MARCHE D’AFRIQUE : unité formée le 1er Mars 1915 à partir de 4 compagnies du 2ème Etranger et 2 bataillons de zouaves, avec le commandant Geay comme chef de corps. Il est engagé dans les Dardanelles au sein des forces franco-britanniques le 27 Mars. Il repousse toutes les offensives germano-turques. Il est ensuite expédié le 19 Octobre à Kalukovo (Serbie) contre les Bulgares, et prend Monastir. Puis il combat contre les bolcheviks à Odessa, avant d’être rapatrié en AFN en Avril 1919.

2ème REGIMENT ETRANGER DE CAVALERIE : régiment créé au Maroc en 1939, avec comme embryon un escadron du 1er REC, mais dissous en 1940. Il est reformé en 1946 stationnant au Maroc, mais, par escadrons, il interviendra à Madagascar (1949), Suez (1956), et en Algérie. Il sera dissous en 1962, son personnel incorporé au 1er REC, et son drapeau confié au DLEM. Ce drapeau porte les inscriptions : » Camerone 1863, AFN 1952-1962 ».





Le drapeau du RMLE de 1914-18 présenté par le colonel Rollet
A gauche, l’adjudant/chef Mader


2ème REGIMENT ETRANGER DE PARACHUTISTES : prestigieuse unité de la Légion créée à Philippeville (Algérie) en 1955 pour succéder au 2ème BEP. Le régiment combat le FLN sur tous les fronts jusqu’en 1962, totalisant 2 386 citations individuelles dans ses rangs. Transféré à Calvi (Corse) en 1967, il est engagé de façon systématique sur tous les théâtres d’opérations extérieurs : Tchad (1969-70, 1978, 1983, 1984), Djibouti (1970, 1976, 1992, 1999), Kolwezi (1978) où il est cité à l’ordre de l’Armée, Beyrouth (1982), Koweit (1991), Bosnie, Centrafrique, Congo, Kosovo, Côte d’Ivoire, Afghanistan. Parmi ses chefs illustres, on note les noms de Lacaze, Darmuzaï, Chenel. Ses compagnies sont spécialisées dans le combat de montagne, le combat amphibie, l’intervention sur l’arrière des lignes ennemies, le sabotage, les opérations commando. Son drapeau porte les inscriptions « Camerone 1863, Indochine 1949-52, Algérie 1952-62 » et porte la Légion d’Honneur, et la Croix de guerre des TOE avec 6 palmes.

2ème REGIMENT DE MARCHE DU 1er ETRANGER : régiment formé en Septembre 1914 avec 2 bataillons de légionnaires venus de Sidi Bel Abbés, et des volontaires étrangers, en particulier italiens, russes, polonais, tchèques, grecs, parfois en unités homogènes. Il combat sur la Marne en Octobre, en Alsace, de nouveau sur la Marne, et subit à chaque fois de lourdes pertes ; 1066 officiers et légionnaires seront tués dont le colonel Pein, chef de corps. Les renforts ne vont compenser ni les pertes, ni le départ des Italiens et des Russes dans leurs propres armées, ou des Grecs, insuffisants et renvoyés à l’instruction. Malgré l’attribution de la Croix de guerre et deux citations à l’ordre de l’Armée, le régiment est dissous le 11 Novembre 1915, et les effectifs survivants versés dans le RMLE.

2ème REGIMENT DE MARCHE DU 2ème ETRANGER : unité créée à Saïda en Août 1914 et complétée en France, atteignant 2 000 hommes ; engagé dans l’Aisne et la Marne, le régiment va perdre en Mars 1915 ses éléments belges, russes, et italiens, versés dans leurs unités nationales. En Septembre, il est cité à l’ordre de l’Armée pour son action en Champagne, mais il a subi de telles pertes qu’il est dissous en Octobre. Ses personnels sont mutés au RMLE.

2ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE : régiment crée en Algérie en 1841 sous le nom de 2ème Régiment de la Légion Etrangère ; il participe à la conquête du pays, établi d’abord à Sidi bel Abbés, puis en 1886 à Saïda. A la fin du XIXème siècle, il va développer les compagnies montées pour ses opérations en AFN. Il participe au conflit de Crimée avec 90% de Suisses dans ses effectifs, est engagé en France en 1870, puis à Madagascar, au Tonkin, au Maroc, au Soudan en 1892, en Guinée en 1894. En 1884 il est de l’expédition de Formose. Incorporé dans le RMLE pendant la 1ère guerre mondiale, il est reformé en 1921, et comporte même alors une batterie d’artillerie. Il est dissous en 1943, et reformé en 1945. Part pour l’Indochine, où un de ses bataillons combat à Dien Ben Phu. De retour en AFN, il combat en 1955 au Maroc, en Algérie, au Sahara, à Mers El Kébir. Il stationne au Sahara de 1962 à 1967. Dissous en 1968, recrée en Corse en 1972, partagé entre Corte et Bonifacio, et reprend l’appellation 2ème REI en 1980. Il participe aux opérations de Beyrouth en 1982, et est transféré à Nîmes l’année suivante.
Intégré à la Force d’Action Rapide, il intervient alors régulièrement sur les théâtres extérieurs, - Balkans, en Afghanistan, en Côte d’Ivoire, en république Centrafricaine- et sera cité à l’ordre de l’Armée en 1991 au Koweït. Régiment d’infanterie blindée, il possède plus de cent véhicules blindés de l’avant. Ses chefs les plus illustres furent le lieutenant/colonel MacMahon, les colonels Carbuccia et Lorillot, tous devenus plus tard généraux. En souvenir des compagnies montées, l’insigne régimentaire est un fer à cheval et la grenade à sept flammes dans un rectangle. Son drapeau porte les inscriptions : « Sébastopol 1855, Kabylie 1857, Magenta 1859, Camerone 1863, Extrême-Orient 1884-85, Dahomey Maroc 1892, 1907, 1925, Madagascar 1895, 1905, Orient 1915-1917, Maroc 1907, 1913, 1921, 1934, Indochine 1946-54, AFN 54-62 » et porte la Croix de guerre des TOE et la Médaille de la ville de Milan.

2ème REGIMENT ETRANGER DU GENIE : unité créée le 1er Juillet 1999 et fixé sur le plateau d’Albion à Saint Christol (Vaucluse) ; régiment de Génie d’assaut inclus dans la 27ème Brigade de montagne, il se veut l’héritier du 5ème RE d’Indochine. Il est déjà intervenu en Afghanistan (2002-2004), Côte d’Ivoire (2005-2007), Liban (2006) et Kosovo.

3ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE : héritier du RMLE de 1915-18, il est crée au Maroc en 1920, où il participe aux opérations de pacification. Il participe ensuite à la campagne de Tunisie en 1942-43 contre les forces de l’Axe, et capture 7 000 Allemands ainsi que 1 300 Italiens. Dissous en 1943, son drapeau est confié au nouveau RMLE au sein de la 1ère Armée française à Sidi Bel Abbés. Il redevient 3ème REI en 1945 à Fez. Combat en Indochine, entre autres à Cao Bang et Dien Ben Phu ; ses effectifs comprennent alors plus d’un tiers d’Allemands. Rapatrié en 1954, il est engagé dans les Aurés, le Constantinois, et la frontière tunisienne. Il débarque à Bizerte en 1961 avant d’être transféré à Madagascar en 1962. Il est établi en Guyane en 1973, où il trace des pistes et assure la sécurité de la base de Kourou (ce qui lui vaut la Médaille de Vermeil du CNRS), et organise des stages de survie et de combat dans la jungle pour son personnel et des stagiaires étrangers. En 2004 une de ses compagnies fait partie de la force d’intervention internationale en république d’Haïti, et en 2008 le régiment est inclus dans les forces de l’opération « Harpie » visant à repousser les orpailleurs étrangers clandestins en Guyane.
Les plus mythiques chefs de la Légion l’ont commandé : le lieutenant/colonel Rollet (1921-25), le colonel Trischler (1943), le lieutenant/colonel Mattei (1962), les colonels Lestestu et Fouques-Duparc. Son drapeau porte 16 citations, et les inscriptions : « Camerone 1863, Artois 1915, Champagne 1915, Somme 1916, les monts Verdun 1917, Picardie 1918, Vauxaillon 1918, Soissonnais 1918, Maroc 1921-34, Djebel Mansour 1943, Alsace 1944-45, Stuttgart 1945, Indochine 1946-54, AFN 1954-62 ». Il est décoré de la Légion d’Honneur, de la Médaille Militaire, de la Croix de guerre 1914-18 avec 9 palmes, de la Croix de guerre 1939-45 avec 3 palmes, de la Croix de guerre des TOE avec 4 palmes, du Mérite militaire chérifien, de l’Ordre de la Tour et de l’Epée portugais, de la Médaille des volontaires catalans, de la Flamme des Unités d’Elite des Etats-Unis.




Intervention du 2ème REP en Afrique


3ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE DE MARCHE : unité mise sur pied en Algérie en 1942 avec différents bataillons d’unités de la Légion ; engagé en Tunisie il perd au combat 2 bataillons, 35 officiers, et 1 643 légionnaires. Renforcé par des éléments venus du Maroc, il prend en charge 19 000 prisonniers le 12 Mai 1943. Il est alors versé dans le RMLE.

3ème REGIMENT DE MARCHE DU 1er ETRANGER : unité mise sur pied à Paris en Mars 1915, et placée à disposition d’une division ; mais le départ pour leurs armées nationales des volontaires italiens, belges et russes, obligea les autorités militaires à dissoudre le régiment le 6 Juillet, avant qu’il ait eu à combattre. Les légionnaires et volontaires demeurant furent versés au 2ème régiment de Marche du 1er RE.

4ème REGIMENT DE MARCHE DU 1er ETRANGER : régiment de 2 000 hommes formé le 9 Novembre 1914 par les Italiens de la Légion garibaldienne, et commandé par le lieutenant/colonel Garibaldi. Il combat dés Noël 1914 dans l’Argonne, où il subit de lourdes pertes et se heurte aux contre-offensives allemandes. Mais l’affectation des Italiens dans leurs unités nationales pour combattre sur le Brenner provoque sa dissolution en 1915. Il aura perdu en France 93 tués, 136 disparus, 337 blessés.

4ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE : régiment constitué au Maroc en 1920, par la fusion de différents bataillons déjà sur place. Deux de ses bataillons partent pour la Syrie en 1921, le reste du régiment, doté d’une batterie d’artillerie, étant engagé au Maroc, dans le Rif en particulier. Il participe à la campagne de France en 1939, mais sera dissous en 1940. En 1941 sous le nom 4ème DBLE stationnée au Sénégal, il est reformé, avant d’être transféré au Maroc. Il participe à la campagne de Tunisie en 1943, sous le nom de 1er Régiment Etranger d’Infanterie motorisée, et obtient la Croix de guerre avec palme avant d’être intégré au RMLE. Redevenu 4ème DBLE au Maroc en 1946 (Fez et Meknés) il est engagé dans la pacification de Madagascar, puis reprend son nom de 4ème REI en 1948. Il assure la protection de la frontière tunisienne, et forme dans les années 1950 le personnel pour l’Indochine. En 1964 il stationne au Sahara et protège le site d’essais nucléaires, et est dissous en 1964. En 1976 sous l’appellation GLE il forme le personnel de la Légion en Corse, et en 1980, redevenu 4ème REI, il est transféré à Castelnaudary. Unité non opérationnelle, il forme prés de 650 légionnaires par an, y compris à l’apprentissage du français, ainsi que les caporaux et sergents. Son drapeau porte les inscriptions : » Camerone 1863, Maroc 1921, Djebel Zaghouan 1943, AFN 1952-62 », et porte la Croix de guerre 1939-45.

5ème REGIMENT ETRANGER : régiment crée au Tonkin en 1930 afin de regrouper toutes les unités de Légion sur place ; il participe aux combats contre les Japonais, les Thaïlandais, et les Chinois pendant la Seconde guerre mondiale. Après sa « longue marche » il est réduit aux effectifs d’un bataillon, et dissous en 1945. Mais il est reformé en 1949, et participe au conflit indochinois, obtenant une citation à l’ordre de l’Armée à Dien Ben Phu. Stationné en AFN en 1956, il s’illustre en maints accrochages, infligeant de lourdes pertes aux rebelles, à partir de sa base arrière d’Arzew. Dissous en 1963, il devient le 5ème RMP (régiment mixte du Pacifique) à Tahiti. Puis, le 1er Juillet 1984 il redevient le 5ème RE, qui sera dissous en 1999. Il aura exécuté de nombreux travaux, ouvrages défensifs et pistes, mais la fin des essais nucléaires entraîne sa disparition. Ses plus célèbres chefs de corps ont été les lieutenants/colonels Thomas (1950), Andolenko (1956), Pfirmann (1960). Son drapeau porte les inscriptions : « Camerone 1863, Son Tay 1883, Bac Ninh 1884, Tuyen Quang 1885, Lang Son 1885, Indochine 1945-1954, AFN 1952-62 ». Il porte la Croix de guerre 1939-45 avec 1 citation, et la Croix de guerre des TOE avec 2 citations.

5ème REGIMENT MIXTE DU PACIFIQUE : héritier du 5ème RE d’Indochine, il est créé en 1963 à Mururoa, avec des compagnies de sapeurs et pionniers de la Légion, et des éléments de l’arme Génie, appelés compris. Il accomplit de grands travaux pour les essais nucléaires, dont il assure la sécurité des sites, mais aussi des pistes d’aviation. Dissous le 1er Juillet 1984, il laisse place au 5ème RE, uniquement composé de légionnaires.

6ème REGIMENT ETRANGER DU GENIE : unité créée une première fois en 1929 et envoyée au Levant, où elle perd 250 hommes au combat, et sera dissoute en 1931. Reformé en Juillet 1984 à Laudun (Gard), il participe à diverses opérations au Tchad, en Irak où il est cité à l’ordre de l’Armée en 1991, au Cambodge, en Bosnie (Sarajevo), au Kosovo. Il devient le 1er REG en 1999.

6ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE : régiment crée en Octobre 1939 au Levant par la fusion des bataillons des 1er et 2ème régiments étrangers stationnés sur place. Il va s’opposer aux Anglais en Syrie en 1940, mais si la moitié de ses effectifs rentre en Algérie aux ordres du gouvernement de Vichy, l’autre moitié s’engage dans les FFL. Dissous en 1941, il est reformé en 1946, combat en Tunisie, et sera dissous en 1955. Son drapeau comprend les inscriptions : « Camerone 1863, Mussifre 1925, Syrie 1925-26 ». Le 6ème REG crée en 1984 hérite de son drapeau et de ses traditions.

11ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE : unité créée dans l’Ain en Novembre 1939 avec des réservistes, des légionnaires d’autres régiments et des volontaires étrangers, Espagnols, Polonais, Suisses, Juifs d’Europe ; fort de 3 bataillons (3 000 hommes au total), il stationne dans le secteur de Sedan et affronte les Allemands en Lorraine. Il résiste encore prés d’une semaine après l’armistice, réduit à 800 survivants forcés de se rendre ; la Croix de guerre lui a été attribuée, mais il est dissous.

12ème REGIMENT ETRANGER D’INFANTERIE : régiment mis sur pied dans l’Ain en Février 1940, avec des réservistes, des légionnaires d’AFN, et des volontaires étrangers, surtout Espagnols et Polonais ; il combat au Chemin des Dames, dans l’Aisne, à Soissons, et obtient la Croix de guerre le 6 Juin. Détruit à 80%, il est dissous après l’Armistice de Juin 1940.

REGULIERE : armée française hors Légion étrangère.

REHMANN (Jan) : officier polonaise né à Caracovie, 1836-1963, dans une famille de patriotes ; après avoir servi dans l’Armée autrichienne –la Pologne étant alors partiellement incluse dans l’Empire austro-hongrois - il s’engage dans la Légion en 1859 et sert en Algérie. Il fait ensuite partie du Régiment étranger pendant la campagne du Mexique, avec le grade de lieutenant. Mais il meurt de maladie pendant l’expédition.

REITER (Johann) : sous-officier de l’Armée allemande né en 1906, élève officier dans son pays, il déserte pour s’engager dans la Légion en 1930 et sert au Maroc. Enlevé par des agents nazis et ramené en Allemagne, il est interné et s’évade pour reprendre son service. Démobilisé en 1935, il s’engage dans les Brigades Internationales pendant la guerre d’Espagne, et se réfugie à Oran en 1939. Interné en 1940, évadé. Engagé dans les Corps Francs de l’Armée d’Afrique, il sert avec la 2ème DB pendant la campagne de France 1944, et la suit jusqu’en en Indochine.

REST (Georg): célèbre « Maréchal de la Légion » né en Autriche en 1913 ; membre du parti nazi et de la SS, il entre en désaccord avec le régime hitlérien, et entre en dissidence. Déporté en camp de concentration en 1933, il en est libéré en 1935. Il s’enfuit alors pour s’engager dans la Légion ; campagnes d’Algérie, du Maroc, d’Indochine. Caporal en 1940, il termine sa carrière comme adjudant/chef. Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Commémorative d’Indochine, d’Algérie, Médaille coloniale, Croix du Combattant volontaire.

RIF (guerre du) : soulèvement organisé et dirigé par Abd El Krim au Maroc dans le Nord montagneux entre 1921 et 1926, contre les troupes espagnoles. Il est marqué par la proclamation d’une république du Rif en 1922, et par la terrible bataille d’Anouai, dont le bilan est de 3 500 soldats espagnols tués, 5 000 prisonniers, amenant le suicide du général responsable. Le Légion étrangère espagnole, fondée en 1920, comme « petite sœur » de la française y fit ses premières armes. L’aviation espagnole fut engagée, et utilisa des bombes au gaz moutarde. La France observa d’abord le conflit, mais réalisa qu’il allait compromettre sa position au Maroc, et décida d’intervenir. De nombreuses forces françaises, commandées par Lyautey puis par Pétain, furent mobilisées en coordination avec les Espagnols, cette alliance étant forte de 32 divisions. Les compagnies portées de la Légion se distinguèrent alors par leur efficacité. Quelques mercenaires américains, recrutés par les anciens légionnaires de 1914-18 Rockwell et Sweeny, servirent dans l’aviation française. Finalement, les insurgés furent écrasés, et leur leader capturé emprisonné à la Réunion.

RIO BLANCO : localité mexicaine ; le 8 Décembre 1865 les 150 légionnaires du capitaine Vigneau y défirent deux bandes de rebelles mexicains, qui perdirent 12 hommes, et s’emparèrent d’une centaine de chevaux et de mulets.

RIPERT (Olivier) : officier français servant à la CMLE du 1er Etranger en 1971, puis au Tchad lors de l’intervention française. Dans les années 1990, devenu civil, il travaille comme dessinateur et publie des bandes dessinées pour enfants, dont « Les aventures de Kiki le singe » où il met parfois en scène des légionnaires.

ROCHE PERCEE : lieu-dit au Maroc ; le 4 février 1917 le 1er Bataillon de Légion y résisté aux violentes attaques de dissidents, perdant 1 sergent tué et 11 légionnaires blessés.

ROCKWELL (Paul) : légionnaire américain né en 1889 en Caroline du Nord ; engagé dés 1914 au 2ème régiment de Marche/2ème RE, blessé au Chemin des Dames en 1915, Croix de guerre 1914-18, il devient alors correspondant de guerre. En 1925 il sert comme mercenaire dans l’aviation française pendant la guerre du Rif au Maroc, Croix de guerre des TOE. Pendant la seconde guerre mondiale, il est mobilisé dans l’US Air Force, servant en AFN, Sicile et en Europe ; 3ème Croix de guerre. Il sera fait Commandeur de la Légion d’Honneur.

RODEL (Rolf) : légionnaire allemand, 1930-1999, engagé en 1950 au 2ème REI, qui effectue 2 séjours en Indochine. Prisonnier du Viêt-Minh, libéré, réintègre la Légion après un rengagement de 2 ans. Guerre d’Algérie, termine son contrat comme sergent, 5 citations dont 1 à l’ordre de l’Armée, Croix de guerre des TOE, Croix du Combattant volontaire, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN. Dans les années 1990 il parviendra à ériger au Viet Nam un monument à la mémoire de ses camarades légionnaires tombés en Indochine.

RODINSKY (Pavel) : un « maréchal de la Légion » mis en évidence dans le livre de Pierre Sergent ; né en Russie en 1898, lieutenant tsariste, évadé d’un camp de prisonniers bolchevik, il s’engage dans la Légion en 1927. Campagnes du Maroc et d’Algérie, du Levant dans les années 1920, puis d’Indochine. Nommé adjudant/chef Légion en 1938, lutte avec le 5ème RE contre l’occupant japonais, et termine sa carrière après la seconde guerre mondiale. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille militaire.

ROHR (Oskar): footballeur allemand né à Mannheim en 1912, avant-centre et international dans son pays. Après avoir joué au Bayern de Munich et en Suisse, il signa à Strasbourg et y marqua 117 buts de 1934 à 1939. Lors de la déclaration de la guerre, il s’engagea dans la Légion, fut capturé, interné et envoyé sur le front russe. Malgré une blessure face aux Russes, il rejoua à un niveau plus modeste en Allemagne jusqu’en 1949. Il est le grand oncle de Gernot Rohr, joueur puis entraîneur allemand en France.

ROLLET (Paul) : général et figure mythique de la Légion né à Auxerre, 1875-1941, surnommé « le père de la Légion étrangère ». Saint Cyrien, sert dans la Légion comme lieutenant en 1899, participant aux campagnes d’Algérie, de Madagascar, du Maroc, du Sahara, de Mauritanie, du Tonkin. Il commande alors les compagnies montées en AFN. Il quitte la légion en 1914, mais la retrouve en 1917 en se trouvant chef de corps du RMLE, puis passe au 3ème REI. Inspecteur de la Légion étrangère en 1930, puis chef de corps du 1er RE jusqu’en 1935. En 33 ans de service dans les rangs de la Légion, il a réorganisé les services administratifs de tous les régiments, s’est impliqué dans le développement des amicales d’anciens légionnaires, de leurs maisons de repos ou de retraite.
Légion d’Honneur, Médaille coloniale agrafes Algérie, Madagascar, Maroc, Tonkin, Croix de guerre des TOE, Croix de guerre 1914-18, l’un des officiers les plus décorés de son temps. Décédé à paris, inhumé à Sidi Bel Abbés, son corps fut ramené en 1962 à Puyloubier (B d R), sur l’emprise de la maison de retraite des légionnaires.

ROMAN (Max) : sous-officier né en Hongrie en 1912, un des célèbres « maréchaux de la Légion » ; engagé en 1929 à l’âge de 17 ans, il participe aux campagnes d’Afrique du Nord et d’Indochine, nommé adjudant/chef en 1938. Un des héros du périple du 5ème RE en Indochine contre l’occupation japonaise. Il se retire après 1945, Légion d’Honneur, Médaille coloniale, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE.

ROOS (Horst) : célèbre « maréchal de la Légion » né en Allemagne en 1932, engagé en 1951 pour l’Indochine ; 1er séjour au 2ème REP, 1 citation. 2ème séjour en 1953, 1 citation, nommé sergent en 1955 en Algérie. Adjudant/chef en 1968, puis adjudant/major. Affecté en Corse, à Djibouti, en Polynésie. 1er président des sous-officiers de la Légion en 1982. Il est le sous-officier le plus décoré de l’Armée française en 1990, un an avant sa retraite : Légion d’Honneur, ONM, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant volontaire, Médaille des blessés, 7 citations, 2 blessures.

ROSENBERG (Andreas) : légionnaire autrichien naturalisé français né à Cwernowitz (Ukraine, alors empire austro-hongrois) dans une famille juive, et élevé à Vienne, 1906-2002 ; docteur en droit, peintre et illustrateur, engagé dans la Légion en 1939, libéré en 1944 avec le grade de caporal/chef. Collaborateur de France-Soir, publiciste, peintre aux Armées, il a réalisé des centaines de dessins et peintures de légionnaires de 1831 à nos jours. Nombre de ses œuvres ont été offertes aux revues et musées de la Légion. Officier de la Légion d’Honneur.

ROSER (Helmut) : un « maréchal de la Légion » né en Allemagne en 1934 ; engagé en 1953, campagne d’Indochine au 1er REC, brigadier en 1956. Guerre d’Algérie, maréchal des Logis en 1958, maréchal des Logis/chef en 1962. Il termine sa carrière en 1986 comme adjudant/chef, 33 de carrière. Légion d’Honneur, Médaille militaire, ONM, Croix de guerre des TOE, Croix de la valeur Militaire avec étoile de bronze et d’argent, Médaille coloniale, commémorative d’Indochine et d’Algérie.

ROSSIF (Frédéric) : cinéaste yougoslave né au Monténégro, 1920-1990, naturalisé français. Légionnaire à la 13ème DBLE de 1941 à 1945, il combat en Lybie, Italie, débarque en Provence, participe à la campagne d’Allemagne ; blessé au feu, Croix de guerre 1939-45, Médaille des blessés. Il participera à l’émission « 5 colonnes à la une », produit « La vie des animaux », et réalise plusieurs films-documentaires.




Andreas Rosenberg : clairon de la Légion en Afrique du Nord


ROUMIANTZOFF (Nicolas) : comte et officier né en Russie, 1903-1988, sorti de Saint Cyr à titre étranger en 1926, sert au 1er REC en Tunisie en 1927-29, puis au Maroc 1929-32, en Syrie 1932-35, de nouveau au Maroc. Nommé lieutenant en 1928. Il quitte un temps la Légion qu’il retrouve en 1936 avec le 1er REC. Sert au Maroc et en Tunisie. Naturalisé français en 1939, participe à la campagne de France avec le GRD 97, blessé, prisonnier, évadé. Détenu au Maroc espagnol, il s’évade encore, rejoint les FFL et la « régulière ». Blessé en Lybie en 1942, commandant en 1943, il débarque en Normandie, et entre dans Paris. Il effectue deux séjours en Indochine 1949 et 1951, troisième blessure. Colonel en 1953. Sert ensuite en Algérie de 1955 à 1961. Nommé général en 1962, demande la même année sa mise à la retraite. 22 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille des Evadés, Compagnon de la Libération.

ROUX (Robert) : officier né à Toulon, 1912-1982 ; Saint Cyrien, il choisit la Légion à sa sortie d’école, et participe aux campagnes du Maroc et d’Algérie avec le grade de sous-lieutenant. Puis affecté en 1939 au 11ème REI et blessé dans la Meuse ; décoré de la Légion d’Honneur, démobilisé à l’armistice. Résistant de 1942 à 1946, Médaille d’or de la Résistance, il rejoint la Légion en 1946. 1er séjour en Indochine, puis 2ème séjour. Quitte la Légion pour la régulière, nommé chef de bataillon en Algérie, retrouve la Légion en 1958 comme chef de corps de la 13ème DBLE. Plusieurs fois cité, quitte définitivement la Légion en 1960, et le service actif en 1971 au grade de général. 11 citations, Légions d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, Médaille des blessés, Croix de la Valeur militaire, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

RYSAVY (Josef) : légionnaire tchèque né en 1904, engagé en 1927, sert au 4ème RE à Beyrouth, au Maroc, en Algérie et au Levant en 1932. Rengagé la même année, affecté au Maroc, caporal en 1940. Campagne de Norvège avec la 13ème DBLE, nommé caporal/chef. Campagne d’Afrique, sergent en Erythrée, 1 citation. Sert en Syrie, en Lybie, à Bir Hakeim en 1941. Grièvement blessé en 1942, nommé sergent/chef, 1 citation. Décoré de la Croix du combattant en 1942. Après la campagne de Tunisie et d’Algérie, il est nommé Adjudant en 1945, et démobilisé ; il se retire à Oran. Compagnon de la Libération, Médaille militaire, Croix de guerre 1914-1918, Médaille des blessés, Médaille coloniale.



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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Sam 18 Aoû - 11:48

Samedi 18 Aout 2012 : S .

SAGHO : djebel de l’Atlas marocain ; les troupes françaises –dont les compagnies portées des 1er, 2ème, et 3ème Etrangers- l’occupèrent le 28 Février 1933.

SAINT ARNAUD (Arnaud, dit Achille Leroy de) : militaire et homme politique né à Paris, 1798-1854. Officier, puis démissionnaire, il mena une vie d’aventurier, professeur privé et comédien avant de reprendre l’uniforme. Capitaine à la Légion en 1832, il s’illustra pendant la campagne d’Algérie, en particulier lors de la prise de Constantine. Décoré de la Légion d’Honneur en 1837, il passa dans les zouaves en 1841. Il fut vainqueur des Russes à l’Alma, et plus tard ministre de la guerre et maréchal de France en 1852. Il mourut en mer de maladie.

SAINT DENIS DU SIG : ville d’Algérie (Oranie) dont la construction fut commencée en 1844 par une compagnie disciplinaire de la Légion.

SAINT GEORGES : fête de la cavalerie fixée au 23 Avril, et célébrée par le 1er REC et la 13ème DBLE.

SAINT GERMAIN sur MEUSE : combat du 18 Juin 1940 ; le 11ème RE résista à toute une division allemande, qui rendra les honneurs aux légionnaires tombés au cours de la bataille.

SAINT HILLIER (Bernard) : général né à Dôle (Jura) en 1911 ; Saint-Cyrien, il choisit la Légion en 1938. Lieutenant en Norvège en 1940 avec la « 13 », 1 blessure, 1 citation. Campagne d’Erythrée, Syrie, Tunisie, débarquement d’Italie, campagne de France. Chef de bataillon en 1943, puis chef de corps de la « 13 » en 1948 en Indochine. Affecté ensuite à l’Etat-major, termine sa carrière en 1971 au rang de général ; 11 citations, 4 blessures, Légion d’Honneur, Croix de la Libération, Compagnon de la Libération, Croix de guerre 1939-45, Croix du Combattant, Croix de la Valeur militaire, Croix de la Résistance, insigne des blessés, DSO britannique, Croix de guerre norvégienne.

SAINT MICHEL : fête des parachutistes fixée au 29 Septembre, et célébrée par le 2ème REP.

SAINTE BARBE : fêtes des sapeurs du Génie, fixée au 4 Décembre, et célébrée par les REG et les sapeurs du 1er RE.

SAINTE CECILE : fête des musiciens, fixée au 22 Novembre, célébrée par toutes les musiques régimentaires, et la musique principale de la Légion.

SAITO (Akihito) : légionnaire japonais, ancien parachutiste dans son armée nationale, en service au 2ème REP de 1983 à 2004, et parvenu au grade de sergent/chef. Reconverti dans une société de sécurité en Irak, il fut enlevé par les islamistes et assassiné en 2005.

SALLE D’HONNEUR : bâtiment destiné à recevoir les trophées et souvenirs de la Légion étrangère, créé en 1883 par le colonel Wattringue, chef de corps du 1er RE. Ce patrimoine est à l’origine du musée de la Légion étrangère.

SAMUEL (Fred) : légionnaire argentin né à Buenos Aires en 1907 de parents juifs alsaciens émigrés après 1870. Joaillier à Paris en 1936, il s’engage pour la durée de la guerre dans la Légion (22ème RMVE) en 1939. Nommé caporal/chef ; il combat en Alsace, dans la Somme, est fait prisonnier, s’évade, et entre dans les FFI. Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Médaille militaire, Médaille de la Résistance. En 1944 il reprend ses activités professionnelles et acquiert une réputation mondiale. Mais il reste lié à la Légion et participe aux activités en faveur des anciens légionnaires.

SANCHEZ CARRERO (José) : lieutenant/colonel vénézuélien, aide-de-camp du président de la république de son pays, 1883-1918. Engagé dans la Légion en 1914, affecté au RMLE, il parvient au grade de capitaine, plusieurs fois cité, décoré de la Légion d’Honneur. Tué au combat dans l’Aisne en Septembre 1918.

SANCHEZ IGLESIAS (Manuel) : « Maréchal de la Légion » né en Espagne en 1927, engagé dans la Légion en 1952 ; 1 séjour en Indochine, puis guerre d’Algérie. Caporal en 1957, 1 citation. Sergent, nouvelle citation, Croix de la Valeur militaire en 1959, cité à nouveau en 1960. Héros de Beni Smir, le « Camerone algérien », 1 citation, Médaille militaire. Il sert ensuite outre-mer et en métropole et prend sa retraite en 1983 avec le grade d’adjudant/chef. 4 citations, ONM, Croix de guerre des TOE, Croix du Combattant volontaire, Commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

SANTA ISABEL: localité du Mexique ; le 1er Mars 1866 un détachement du 2ème bataillon de Légion -280 légionnaires secondés par 250 auxiliaires mexicains- y affronta 1 500 soldats ennemis. L’affrontement tourna au désastre : 7 officiers –dont le chef de bataillon Brian- et 92 sous-officiers et légionnaires y furent tués, 82 autres, dont la moitié grièvement blessés, étant faits prisonniers.

SANTINI (Charles) : légionnaire né en 1912 à Velone Orneto (Corse) en 1912 ; engagé dans la Légion en 1932, campagnes d’Algérie et du Maroc, passe en 1941 dans les rangs de la 13ème DBLE. Nommé sergent, présent au combat de Bir Hakeim, Croix de guerre, El Alamein en 1942, campagne d’Italie, Sergent/chef en 1944, participe au débarquement de Provence, puis à la libération du Doubs et en Janvier 1945 de l’Alsace (Illhausern). Combat ensuite dans les Alpes du Sud (Authion). Grièvement blessé à la jambe, libéré, travaille comme ouvrier dans le civil. Officier de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Croix de guerre, Médaille militaire.

SCHAEFFER (Christopher): un maréchal de la Légion » du XIXème siècle, né à Harsefelf (Allemagne), 1825-1883 ; engagé dans la Légion en 1845, il participe aux campagnes du Mexique, de Crimée et d’Italie, totalisant 27 ans de service, et 2 blessures. Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de la valeur militaire sarde. Parvenu au grade de sergent /major, il se retira en Algérie.

SCHACHT (Aloys) : légionnaire allemand engagé en 1948 ; sert en Indochine au 2ème REI jusqu’en 1953. Nommé caporal, puis sergent en 1951 ; 2 blessures, 4 citations. Affecté ensuite au Maroc avec le 4ème REI, puis en Algérie, nouvelle blessure, et 4 citations dont 3 à l’ordre de l’Armée. Médaille militaire, nommé sergent/chef en 1954, adjudant en 1957, adjudant/chef en 1961, adjudant/major en 1978. Sert ensuite au 2ème REP avant d’être muté outre-mer. Légion d’Honneur, ONM, Croix de guerre des TOE, Valeur militaire, Médaille des blessés, Croix du Combattant volontaire. Un « maréchal de la Légion » qui prend sa retraite en 1983 (35 ans de service).

SCHETERER (Walter): sous-officier autrichien, « maréchal de la Légion », né en 1908, engagé dans la Légion en 1928. Il participe aux campagnes d’Afrique du Nord et est nommé caporal en 1931, sergent/chef en 1938. Part en Indochine avec le 5ème REI, et participe à la « longue marche » pendant la seconde guerre mondiale contre les Japonais. Il terminera sa carrière comme adjudant/chef, Légion d’Honneur, Médaille militaire, Médaille coloniale, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE.

SCHIERMER (Thomas): caporal suédois ; le 5 Juin 1948, conducteur d’un camion dans un convoi de munitions sur une route de montagne à Hguom Kim (Indochine), il sentit ses freins lâcher ; il fait sauter à terre le jeune légionnaire qui l’accompagnait, et précipita son GMC dans un ravin afin d’éviter une explosion générale des autres véhicules. Il fut fait Chevalier de la Légion d’Honneur à titre posthume.

SCHIRM (Ferenc dit François) : légionnaire né à Budapest en 1927, réfugié en France en 1945 et engagé dans la Légion ; campagnes d’Indochine et d’Algérie, libéré en 1956. Emigre au Québec, et entre dans le Front de Libération du Québec. En 1964 il est blessé lors de l’attaque d’une armurerie qui fait deux tués. Condamné à mort, sa peine commuée en détention perpétuelle, il est libéré en 1978.

SCHNEIDAREK (Josef) : patriote et officier tchécoslovaque né en Autriche-Hongrie en 1875 (la Tchécoslovaquie n’existait alors pas) ; il servit au 2ème REI de 1900 à 1905, terminant avec le grade de caporal. En 1914 il sert comme capitaine dans la Légion tchèque rattachée à la Légion étrangère, combat sur la Marne et dans l’Aisne. Il sera fait Chevalier de la Légion d’Honneur et décoré de la Croix de guerre. En 1919 il sera gouverneur militaire de Prague, général, puis commandant la région Est de son pays en 1925.

SEBASTOPOL : ville de Russie ; à partir du 1er Mai 1854, pendant la guerre de Crimée, elle fut le théâtre de combat dans la neige. Parmi les 30 000 hommes du maréchal de Saint Arnaud, figurent 4 compagnies du 1er RE et 2 compagnies du 2ème RE commandées par le général de Carbuccia. Elles participèrent aux affrontements qui coûtèrent la vie à 5 officiers, 89 sous-officiers et légionnaires, dont le colonel Viénot du 1er RE, 73 légionnaires étant blessés. De plus le choléra fit des ravages parmi les troupes françaises et alliées, emportant le général de Carbuccia, 3 officiers, et 175 hommes de rang de la Légion. Les alliés remportèrent toutefois la victoire qui força les Russes à évacue la place le 10 Mai.

SEBDUL BAHR : lieu des Dardanelles ; du 28 Avril au 1er Mai 1915 les légionnaires du Régiment de Marche d’Afrique menèrent le combat contre les Turcs et repoussèrent cinq contre-attaques ennemies. Le bataillon de Légion fut cité à l’ordre de l’Armée, après avoir perdu 8 officiers, 150 sous-officiers et légionnaires. La conduite de l’adjudant/chef Léon lui valu d’être fait Chevalier de la Légion d’Honneur et promut au rang de sous-lieutenant.

SEEGER (Alan): poète et écrivain américain né à New York en 1888, engagé dans la Légion en 1914, 2ème RM/2ème RE, nommé caporal, tombé dans la Somme le 4 Juillet 1916. Il avait écrit la veille un poème de venu célèbre « I have a rendez-vous with death », j’ai un rendez-vous avec la mort. Croix de guerre et Médaille militaire à titre posthume.

SEGRETIN (Pierre) officier français né dans la Meuse en 1909 ; Saint-Cyrien en 1930, il rejoint le 1er RE en 1936 après diverses affectations, puis participe aux campagnes du Maroc, de Tunisie, Sahara et du Levant en 1939 au 2ème et 6ème RE. Campagne de France dans l’Infanterie coloniale en 1940, puis rejoint le 6ème RE en Syrie ; son régiment restant aux ordres de Vichy, il combat les FFL et les Britanniques. En 1942, le 6ème RE se rallie à la France Libre ; campagne de Tunisie, puis débarquement de Provence avec le RMLE, libération de la Franche-Comté, campagne d’Autriche. Lieutenant des troupes aéroportées à Pau de 1945 à 1948, il monte le 1er BEP au Tonkin. Cité 8 fois dont 4 à l’ordre de l’Armée, Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale. Commandant et chef de corps du 1er BEP, il tombe à sa tête en 1950, et l’ennemi lui rendra les honneurs.

SERBIE (campagne de) : ensemble des opérations militaires menées par le Régiment de Marche d’Afrique, dont un bataillon de Légion venu des Dardanelles, en 1915. Le bataillon va
s’illustrer pendant les batailles de la Dent de Scie et lors de la prise de Monastir en Novembre 1916. Il sera de ce fait cité par deux fois à l’ordre de l’Armée.

SERGENT (Pierre) : officier français né dans les Hauts de Seine, 1926-1992 ; maquisard, membre des Corps francs de la Résistance, il prend part à la libération de Paris. Saint Cyrien, il choisit la Légion étrangère (1er RE à Sidi bel Abbès en 1950), puis sert en Indochine au 1er BEP de 1952 à 1953 ; grièvement blessé en Annam, affecté à la CSPLE du 1er RE au Sahara en 1953, puis de 1958 à 1961 il est capitaine au 1er REP. Il participe au putsch d’Alger, et




Le commandant Segrétin, Chef de corps de 1er BEP


devient un des dirigeants de l’OAS et du CNR. Pendant 7 ans il échappe à la police et sera condamné à mort par contumace à deux reprises. Amnistié en 1968, rendu à la vie civile, il sera député, écrivain et historien spécialiste de la Légion étrangère. Légion d’Honneur, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant volontaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur Militaire, Médaille des blessés, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN.

SGUIZZATO : sous-officier italien, un des « maréchaux de la Légion », 1919-1948. Engagé en 1939, affecté à la 13ème DBLE, il combat en Norvège 1940, puis en Erythrée, Bir Hakeim 1942, et campagne d’Italie en 1944. Il effectue ensuite 2 séjours en Indochine, blessé à deux reprises, obtenant huit citations, et parvenant au grade d’adjudant. Il tombe au champ d’honneur lors d’une opération à Tourane ; Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Médaille militaire, Médaille des blessés.

SHALTIEL (David) : militaire et homme d’Etat israélien né à Hambourg d’une famille juive d’origine portugaise, 1903-1969. Ouvrier agricole en Palestine, il s’engage en 1925 dans la Légion ; campagne du Rif et d’Algérie, caporal en 1927, Médaille militaire, Médaille coloniale, parvient au grade de sergent/chef. Libéré en 1931, il entre dans la Hagana, l’Armée secrète juive en Palestine, et au cours d’une mission en Europe est arrêté par la Gestapo (1936) et interné en camp de concentration. Libéré par un commando juif en 1939, il part en Galilée. Condamné à mort par les Britanniques, finalement libéré, il devient officier de Tsahal, atteignant le rang de général. Il sera ensuite attaché militaire en France entre 1950 et 1952, puis ambassadeur aux Pays-Bas et en Amérique latine.

SIDI BEL ABBES : ville d’Algérie dans l’Oranie qui doit sa célébrité à l’implantation de la Légion étrangère, présente dés 1843 sur place, et qui en fera son centre –aujourd’hui transféré à Aubagne- de 1854 à 1962, représenté par la 1er RE et les services administratifs de toute le Légion. Les légionnaires participèrent d’ailleurs aux travaux de développement de la ville (murailles, routes, débroussaillement, etc.), que les rebelles tentèrent en vain d’enlever en 1845.

SIDI CHABEL: localité d’Algérie, dans l’Oranais ; en 1832 le 4ème bataillon de Légion – effectifs espagnols, chef de corps commandant Cros d’Avenas- y affronta un millier de fantassins et 3 000 cavaliers d’Abd El Kader et Mahdi El Din, qu’il repoussa.

SIDI MOHAMED TITTERY: localité prés de Maison Carrée (Algérois) où le 23 Mai 1832 75 cavaliers arabes tuèrent 27 légionnaires dont le lieutenant Cham, premier officier tombé en Algérie.

SIDI MOUMEN : localité du Maroc ; le 3 Septembre 1907, la 2ème compagnie du 3ème bataillon de Légion y affronta 5 à 6 000 cavaliers, perdant beaucoup d’hommes, dont son chef d’unité le lieutenant Prevost.
SIMON (Jean): officier né à Brest en 1912, sorti de l’Ecole spéciale militaire en 1933, affecté à divers postes, jusqu’en 1940 ; lieutenant à la 13ème DBLE, campagne de Syrie, 1 blessure, nommé capitaine en 1941, puis commandant pendant la campagne d’Italie. Lieutenant/colonel et chef de corps du 3ème REI en Indochine entre 1947 et 1949, quitte la Légion ; colonel en 1952. Général en 1960 en Algérie, connaît diverses affectations jusqu’à sa retraite en 1973. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Compagnon de la Libération, Médaille militaire, Croix de la Valeur militaire, Médaille de la Résistance, Croix du Combattant volontaire, Médaille des blessés, 13 citations.

SLOAN (Tony): légionnaire anglais né à Norfolk en 1960, engagé en 1978 ; il sert au 2ème REP puis à la 13ème DBLE en Corse et à Djibouti. Libéré en 1983, il s’engage dans le corps des parachutistes britanniques. Redevenu civil, il est écrivain, et publie ses mémoires de légionnaire dans « The Naked soldier ».

SM/FELE : service moral et social de la Légion étrangère créé en 1985 et issue de diverses structures datant de 1933, 1950, etc. Il regroupe l’I.I.L.E. de Puyloubier, le Centre d’hébergement des anciens légionnaires de La Ciotat, le Centre des permissionnaires de Marseille-Malmousque, le S.I.H.L.E. qui édite le mensuel « Képi blanc », ainsi que des disques, livres, et objets relatifs à la légion étrangère, et le service des achats groupés de Marseille. On peut lui rattacher la maison de repos d’Auriol, fondée en 1933.

SOK (Herbert) : légionnaire né en Allemagne, 1930-1998, engagé dans la Légion en 1950 ; sert au 3ème BEP, part pour l’Indochine. Caporal, blessé, cité deux fois. Rapatrié, effectue un second séjour, au 1er BEP, sergent, 2 fois blessé à Dien Ben Phu, où il obtient ses troisième et quatrième citations et la Médaille militaire. Nommé sergent/chef, prisonnier du Viet-Minh, libéré. Participe au conflit algérien avec le 2ème REP ; 2 nouvelles citations, nouvelle blessure. Réformé en 1958 avec le grade d’adjudant. 9 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire. Sportif handicapé, il va remporter la médaille d ‘or au tir à l’arc dans l’équipe de France aux jeux mondiaux de 1970.

SOLFERINO : bataille de la guerre d’indépendance italienne, à laquelle participa le 2ème Etranger, le 24 Juin 1859 ; face à une armée autrichienne forte de 125 000 hommes et commandée par François-Joseph en personne, 100 000 Français et 50 000 Italiens combattirent pendant 12 heures, en pleine nuit. Les pertes terribles – 40 000 morts ou blessés en l’absence totale de service Santé – déterminèrent le Suisse Henri Dunan, témoin de l’affrontement, à créer la Croix Rouge. Après la défaite autrichienne, un défilé de la victoire aura lieu dans Paris, auquel la Légion participa.

SOLOMIRSKY (Vladimir) : major de l’Armée impériale russe né à Pskoff, 1895-1989. Engagé dans la Légion en 1921, il sert comme lieutenant à titre étranger au 1er REC. Il est celui qui mena la dernière charge à cheval dans l’Histoire de l’Armée française, le 30 Septembre 1925 à Tirouhin (Maroc). Il participe ensuite aux campagnes d’Algérie, à nouveau du Maroc, et sert pendant la 2ème guerre mondiale. Il prend sa retraite en 1946, 25 ans de service, Légion d’Honneur, Médaille coloniale, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE.

SON TAY : citadelle des Pavillons Noirs de Lun Vinh Phouc en Indochine ; le 16 Décembre 1883 elle fut prise par le 1er Bataillon de Légion du commandant Donnier –unité à fort contingent d’Alsaciens- malgré les 2 500 Chinois et leurs alliés locaux qui la défendaient. La Légion perdra dans l’affrontement 10 hommes, dont le capitaine Mehl, premier officier français tombé en Indochine, et 48 blessés. Le légionnaire Minnaert, figure légendaire du corps, entrera le premier dans la place.
Le 7 mai 1932 un monument à la mémoire des légionnaires morts en Asie fut inauguré.

SONG TRAN BAC : lieu d’un combat en Indochine le 16 Février 1947 ; le 1er Bataillon/ 3ème REI appuyé par de l’artillerie y affronte les Viets, qui laissent 360 tués ou blessés sur le terrain, et 248 autres capturés. Les forces françaises ne déplorent que 4 blessés.

SOUDAN (campagne du) : expédition menée dans l’actuel Mali, qui dura 43 jours depuis janvier 1893 contre les sultans rebelles Ahmadou et Samory Touré. Une compagnie de Marche du 2ème Etranger –lieutenant Betbeder- et une compagnie de tirailleurs sénégalais battirent les troupes adverses, mettant fin aux tentatives d’insurrection.

SOULTZMATT : localité du Haut-Rhin libérée par le 1er REC le 6 Février 1945.

SOUS LE SOLEIL BRULANT D’AFRIQUE : chant de la 13ème DBLE au texte suivant

Sous le soleil brûlant d’Afrique,
Cochinchine, Madagascar
Une phalange magnifique
A fait flotter nos étendards
Sa devise : Honneur, Vaillance
Forme des soldats valeureux
Son drapeau, celui de la France
Est un emblème des plus glorieux

C’est une chose d’importance Vive la Légion étrangère
La discipline à la Légion Et quand défilent les képis blancs
L’amour du chef, l’obéissance Si leur allure n’est pas légère
Sont de plus pure tradition Ils portent tous tête haute et fière
Et pour notre France chérie Et s’élancent dans la fournaise
Tous ces étrangers, bravement, Le cœur joyeux, jamais tremblants
Viennent défendre notre patrie Au son de notre Marseillaise
Avec Honneur et dévouement Savent combattre les képis blancs.





La bataille de Son Tay vue par la presse de l’époque


STAEL (baron Nicolas Vladimirovitch Stael Von Holstein dit Nicolas de): un des grands peintres russes du XXème siècle, né en 1914 à Saint Petersburg ; sa famille ayant fui la révolution bolchevique, s’installe à Bruxelles, où il suit les cours de l’Ecole des Beaux-arts. En 1939 il s’engage dans la Légion étrangère et sera démobilisé en 1941. Il se fixera définitivement en France un peu plus tard. Une partie de ses œuvres est exposée au Musée National d’Art Moderne.

STEINER (Rolf): légionnaire allemand né à Munich, né en 1933 ; d’abord séminariste, il s’engage dans la Légion en 1951, sert au 1er BEP en Indochine, 3 blessures, 4 citations. En 1955 son unité est rapatriée en Algérie ; malade, il doit être opéré d’un poumon et réformé. Il retourne en Algérie comme civil pour militer avec les partisans de l’Algérie française. Arrêté en 1962 comme membre de l’OAS, il est libéré après 9 mois de prison. Il sert alors comme mercenaire au Biafra, participe à des actions humanitaires en Afrique. Naturalisé Biafrais, il part ensuite au Soudan, où il est arrêté et torturé en 1971, avant que l’Allemagne le fasse libérer. En 1978 la rumeur de sa mort se répand, mais il se trouve en Afrique du Sud, et au début des années 2000 il s’installe avec sa famille dans une ferme en Allemagne.

STIMPLIN (Alfred) : grand sous-officier, « maréchal de la Légion » né en Allemagne, engagé en 1945. Il va servir pendant 37 ans, en Indochine et en Algérie. Prisonnier du Viet Minh, il totalise 2 blessures et 4 citations, terminant sa carrière au grade d’adjudant/chef, Chevalier de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Médaille des blessés, Croix du Combattant volontaire, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

STOCKMAN (Johann dit Jean) : sous-officier légendaire, héros du périple du 5ème REI en Indochine lors de l’occupation japonaise. Né à Vienne (Autriche) en 1917 dans une famille juive, engagé dans la Légion en 1939 avec son frère Richard. Campagne d’AFN puis d’Indochine, dont il sortira sain et sauf, avec le grade d’Adjudant/chef, Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille militaire, Croix du Combattant volontaire, Commémorative d’Algérie et d’Indochine. Un « maréchal de la Légion ».

STOFFEL (Christophe-Antoine, baron d’Empire) : officier suisse né à Madrid, 1780-1842, ayant accompli toute sa carrière au service de la France. A 12 ans il est cadet dans un régiment suisse, en 1807 il est officier d’un régiment helvétique au service de l’Empire français, en 1812 il est capitaine dans la Grande Armée, et colonel en 1817. Général en 1820, il est mis à la retraite en 1830, à l’âge de 50 ans, Chevalier de la Légion d’Honneur et de l’Ordre de Saint Louis. Il est rappelé un an plus tard pour organiser et commander la Légion étrangère qui vient d’être créée, à partir d’éléments suisses, et allemands du régiment de Hohenlohe. Il y reste un an, puis connaît divers postes avant une retraite définitive en 1837.

STOLPA (Joseph) : légionnaire hongrois né à Budapest en 1919. Après des études de diplomate, il échappe à l’invasion soviétique de 1945, et s’engage dans la Légion en 1946. Campagne d’Indochine, il parvient au grade de sergent/chef, Croix de guerre des TOE, Croix du Combattant volontaire, Commémorative d’Extrême-Orient. Retiré à Oran puis à Marseille, il devient joueur puis entraîneur de tennis ; Françoise Durr, Patrice Dominguez et Illie Nastase comptent parmi ceux qui feront appel à lui.

STOURM (René) : ecclésiastique né à Paris, 1904-1998, ordonné prêtre en 1928. Lieutenant de réserve après son service militaire, il est mobilisé en 1940 comme lieutenant au 22ème RMVE et participe aux combats en Ile de France et dans l’Aisne. Prisonnier, libéré en 1945, il sera décoré de la Légion d’Honneur, de la Médaille des Prisonniers, de la Croix de guerre 1939-45. Capitaine de réserve, il sera évêque d’Amiens en 1951 puis de Sens. Il est l’oncle de l’homme politique Bruno Gollnisch.

STREIBLER (Thiebald) : légionnaire du 1er bataillon de Légion au Tonkin ; le 3 Mars 1885 à Tuyen Quang il protégea de son corps son chef, le capitaine de Borelli, et se fit tuer en lui sauvant la vie. Il fut ramené mort dans les lignes françaises sur le dos du caporal Beulin, malgré le feu ennemi, de même que le corps du légionnaire Schelbaum. Un autre légionnaire, Hinderschmitt, sera tué en ramenant sur son dos un à un vers ses lignes des camarades blessés.

STRUZINA : sous-officier né en Pologne en 1910, un « maréchal de la Légion », engagé en 1930. Il participe aux campagnes du Levant, d’AFN, et est nommé sergent en 1942 à la 13ème DBLE. Combat à Bir Hakeim et El Alamein, puis participe aux campagnes d’Italie et de France. Adjudant/chef en 1946, il part pour l’Indochine, et tombe au champ d’honneur en Cochinchine. Il était Chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de 5 citations, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille Militaire. Il repose au cimetière de Puyloubier.

SUD ORANAIS : campagne de pacification menée de 1882 à 1907 par les 1er et 2ème RE et des compagnies montées. Le Légion y perdit 8 officiers, 46 sous-officiers, et 601 légionnaires dans divers embuscades et accrochages, dont le plus célèbre est celui d’El Moungar.

SUEZ (débarquement de) : opération « Mousquetaire » engagée les 6 et 7 Novembre 1956 par les forces franco-britanniques après la nationalisation du canal de Suez par Nasser. Un débarquement au sein duquel figurait un escadron du 1er REC fut renforcé par le larguage de troupes aéroportées dont le 1er REP. Le succès fut total, marqué par la prise de Port Fouad ; les troupes égyptiennes mises en déroute, les soldats français restèrent sur place jusqu’en Décembre.

SUKUNA (Lababava) : prince et chef fidjien, né aux îles Fidji en 1888, et éduqué en Nouvelle-Zélande ; engagé en 1914 comme 2ème classe dans le RMLE, il obtient 2 citations, est blessé au feu, et libéré en 1916. Il rengage en 1917 et sert jusqu’en 1918. Décoré de la Médaille militaire. Chef politique et administratif, il servira dans les forces britanniques en 1940-45.

SURY (Jan) : légionnaire tchécoslovaque, « maréchal de la Légion » né en 1905 et engagé en 1927 dans la Légion, en même temps que son frère Lubomir, qui tombera en Syrie en 1940. Il participe aux campagnes d’AFN et d’Indochine avec le 5ème REI et termine sa carrière au grade d’adjudant/chef, décoré de la Légion d’Honneur, de la Médaille militaire, de la Croix de guerre 1939-45, de la Croix de guerre des TOE, de la Croix du Combattant volontaire, et des commémoratives d’AFN et d’Extrême-Orient.

SUZANNA : chant de compagnies montées datant de 1925.

SWEENY (Charles) : militaire et aventurier américain né à San Francisco en 1883, engagé dans l’Armée américaine contre les Espagnols à Cuba à l’âge de 16 ans ; sorti de l’université américaine de Notre-Dame, de West Point, et de l’Ecole militaire en France. Il organise des corps de volontaires américains pour la Légion en 1913. Engagé lui-même en 1914 comme 2ème classe, il finit lieutenant, Croix de guerre et Légion d’Honneur. Il accède ensuite au grade de capitaine dans les chars. Versé dans l’Armée américaine en 1917, termine la guerre comme lieutenant/colonel. Il sert ensuite dans l’armée polonaise contre les bolcheviks, puis dans les forces de Mustafa Kemal en Turquie. En 1925 il fait partie des mercenaires américains engagés dans l’aviation française pour la guerre du Rif au Maroc. Plus tard il sera conseiller pendant la guerre d’Espagne, et terminera sa carrière militaire.

SYRIE ou LEVANT : campagne menée dans le cadre d’un mandat de la Société des Nations en Syrie et au Liban de 1925 à 1927, pour s’opposer aux exactions commises contre les Chrétiens par les Druzes. Le 1er REC y fit ses premières armes, et la 5ème compagnie du 4ème RE y fut également engagée. La Légion y perdra 2 officiers, 6 sous-officiers, et 37 légionnaires.

SZUSTER (Stephan) : un « maréchal de la Légion » né en Pologne, 1931-2004 ; engagé en 1953, affecté au 2ème BEP en Indochine, puis sert en Algérie au 2ème REP, débarque à Suez en 1956. 3 citations, naturalisé français en 1966, sert ensuite au 3ème REI, à Madagascar, à Tahiti. Retraité en 1986, 33 ans de service parvenu au grade d’adjudant/major, 3 citations, Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Médaille militaire, ONM, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant volontaire, commémoratives d’Indochine et d’Algérie. Il assurera pendant plusieurs années la présidence d’une amicale d’Anciens légionnaires.

SZUTS (Istram) : légionnaire hongrois « maréchal de la Légion » né en 1926 ; engagé en 1945, il participe à deux campagnes d’Indochine avec le 1er BEP, puis il est rapatrié sur l’AFN. Campagne d’Algérie au 1er REP, débarquement de Suez en 1956, et reprise des opérations en Algérie au 3ème REI, parvient au grade d’adjudant/chef. Il tombe au combat en 1959 ; Officier de la Légion d’Honneur, 9 citations, Médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de Combattant volontaire, Croix de la Valeur militaire, Commémorative d’Extrême-Orient. Un camp d’entraînement en jungle du 3ème REI en Guyane porte son nom.







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Message par commandoair40 le Dim 19 Aoû - 15:56

Dimanche 19 Aout 2012 : T.

TABANA : village kabyle des Illouls ; victoire le 1er Juillet 1857 de la colonne Randon, dont le 1er Etranger fait partie.

TAGANEIT : poste du Maroc occupé et défendu le 13 Novembre 1921 par une section de la 8ème compagnie du 3ème REI qui met les assaillants hors de combat.

TAGHIT : poste du Sud-oranais ; le 21 Août 1902 un peloton de Légion, de tirailleurs, et des éléments d’un bataillon d’Afrique résistent pendant 5 jours à 5 000 rebelles qui doivent se retirer après avoir subi de nombreuses pertes.

TAHIANT : poste du Maroc défendu par des tirailleurs, et attaqué le 7 Juin 1886 par des rebelles ; une colonne de secours de la Légion y parviendra et résistera jusqu’au dernier homme pour couvrir la retraite des défenseurs.

TAKITOUNT : bordj en Algérie qui voit le 2 Avril 1850 la victoire d’une compagnie du 2ème bataillon de Légion sur les Kabyles.

TAM SOL : village du Tonkin ; le 4 Mars 1885 le 4ème bataillon du régiment étranger y remporte une victoire sur les pirates chinois.

TASNADY (Laszlo): célèbre sous-officier hongrois, « maréchal de la Légion » né en 1926, engagé en 1946 ; il effectue deux séjours en Indochine au 1er BEP, et y sera blessé à 3 reprises. Sergent en 1954 en Algérie, son régiment est engagé dés le début de la guerre. Puis il participe avec le 1er REP aux combats sur Suez en 1956. Blessé pendant la bataille d’Alger, il est nommé adjudant en 1958, alors qu’il est cité pour la 9ème fois. Chevalier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre des TOE, Médaille militaire, Croix de la Valeur militaire, Médaille des blessés, commémoratives d’Indochine, il tombe en Algérie en 1959, et sera fait Officier de la Légion d’Honneur à titre posthume.

TAZA: ville du Maroc, entre le Rif et l’Atlas ; en Mai 1914 la colonne Baumgarten de la Légion occupa les lieux ; le maréchal Lyautey passa les troupes en revue et prononça la mise sous protectorat de la cité. Mais en 1921 Taza devint la capitale de la rébellion animée par Abd El Krim, échappant à l’autorité française et constituant une « tache ». Plusieurs combats pour s’en emparer furent menés en 1922 par le 2ème REI, qui dut affronter en 1924 les contre-attaques des troupes rebelles bien organisées. En 1926 les 1er et 3ème bataillons du 2ème REI prirent le Djebel Iskritten, résistèrent aux offensives des Rifains, et furent cités à l’ordre de l’Armée. Le 25 Juillet 1926 Taza était définitivement conquise et Abd El Krim battu.

TCHAD : campagnes d’intervention en Afrique pour soutenir un gouvernement local contre des rebelles pro-libyens. De 1969 à 1971 des compagnies du 2ème REP –chef de corps colonel Lacaze- et une compagnie motorisée inter-régimentaire interviennent ; de 1978 à 1980 ce sont des compagnies du 1er REC, du 2ème REP, et du 2ème REI qui sont engagées. La Légion perdra dans les affrontements 1 officier et 8 légionnaires ; le 13 Novembre 1969 tombait le premier légionnaire mort au feu depuis la guerre d’Algérie.
Une dernière intervention eut lieu de Janvier à Juin 1984 dans le cadre de l’opération Manta, à laquelle fut mêlé le 3ème escadron du 1er REC. Enfin, en 1990, le 6ème REG prête son assistance technique au déminage.

TCHERNOMAZENKO (Constantin) : légionnaire ukrainien né à Odessa dans une famille cosaque, 1903-1997 ; engagé à 17 ans dans la Légion, en 1921, caporal la même année, sergent en 1922, sergent/chef en 1930, puis, après être passé adjudant et adjudant/chef, sous-lieutenant en 1939. Campagnes du Levant, du Maroc, du Tonkin, campagne de France en 1940. Afrique du Nord, libération de l’Alsace 1944-45, passe capitaine. Effectue ensuite 3 séjours en Indochine, et sert pendant la guerre d’Algérie. Commandant en 1954, retraité en 1961 ; 40 ans de service, Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant volontaire, Ouissam Alaouite chérifien, décorations américaines et vietnamiennes, 6 citations.

TEMPETE DU DESERT : nom de code de la guerre du Golfe, conflit international se déroulant du 16 janvier au 28 Février 1991 après l’invasion du Koweït par l’Irak. Une trentaine de nations alliées interviennent ; les principaux contingents sont par ordre de nombre : américain, saoudien, émirati, britannique, d’Oman, syrien, et français. Regroupés dans la division Daguet, les 12 000 hommes des forces françaises comprennent les 1er REC, 2ème REP, 2ème REI, et 6ème REG. La victoire sera absolue, et les forces françaises perdront 2 hommes dont un légionnaire démineur.

TENNE (Claude) : légionnaire français né à Paris, 1936-1996, ouvrier, engagé dans la Légion en 1954. Participe aux combats d’Algérie au sein du 1er REP, 1 citation. Acteur du putsch de 1961 il rejoint l’OAS, faisant partie des commandos Delta chargé « d’éliminer » les ennemis de l’Algérie française. Arrêté après avoir été grièvement blessé par les gendarmes mobiles, il est condamné à la prison à perpétuité. Mais en 1963 il s’évade du pénitencier de l’île de Ré et se réfugie en Espagne. Amnistié en 1968, il publie alors un livre « Mais la diable marche avec nous ».

TESENFELDT : embuscade au Maroc le 3 Juillet 1925 contre le 3ème escadron du 1er REC, qui se terminera au corps à corps ; 25 dissidents seront tués, 6 légionnaires seulement étant blessés.

THAI BINH : village d’Indochine où le 8 Février 1950 le 1er BEP battit le Viet Minh, assurant ainsi à l’Armée française l’usage du pont de Song Ta Ly.

THAI DINH : village d’Indochine ; le 28 Octobre 1886 un peloton de la 1ère Compagnie du 1er RE y défait 500 pirates chinois.





La Légion dans la division Daguet au Koweit


THAÏLANDE : lieu des combats menés pendant la seconde guerre mondiale par le 5ème REI ; sous le gouvernement de Phiban, l’Armée thaïlandaise attaque l’Indochine française au lendemain de la défaite de 1940, annexant quelques provinces. En Janvier 1941, sur la frontière, les légionnaires repoussèrent les assauts d’un ennemi supérieur en nombre. En Décembre le premier ministre Phiban scella officiellement son alliance avec le Japon.

THAN MOI : victoire au Tonkin le 14 Janvier 1885 des 50 légionnaires du capitaine Thiéron sur des pirates ayant opposé une forte résistance.

THEVENON (Henri) : officier français, 1903-1998 ; Saint-Cyrien, sous-lieutenant en 1927, lieutenant au 1er RE en 1932, puis au 3ème REI. Il participe aux campagnes du Maroc et d’Algérie, puis quitte la Légion pendant la seconde guerre mondiale. Il y retourne en 1950 en Indochine dans ses services administratifs. Colonel et chef de corps du 2ème REI en Algérie, puis commandant des Services techniques de la Légion entre 1959 et 1962. En 1963 il organise la célébration du centenaire de la bataille de Camerone, et prend peu après sa retraite. 6 citations, 1 blessure, Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

TIEN DONG : village de pirates chinois du Tonkin pris par la Légion le 1er Novembre 1886 ; 29 d’entre eux sont tués.

TIMMERMANS (Jean) : légionnaire belge, 1845-1863, le plus jeune tué de Camerone, à 17 ans et 8 mois.

TIRAZOUINE : localité d’Algérie ; le 17 Février 1957 3 bataillons de la 13ème DBLE y mettent 48 fellaghas hors de combat.

TISSOUFLET : localité marocaine ; le 3 Juillet 1925 un accrochage y oppose le 3ème bataillon du 1er REC à des rebelles. Le régiment y perd son premier tué en AFN, le brigadier Loubovitsky.

TIZI N’OUIDEL : localité du Maroc ; le 16 Juillet 1926 le 1er bataillon du 1er RE remporte sur les dissidents une victoire qui lui vaut une citation à l’ordre des TOE.

T.O.E. : théâtre d’opérations extérieurs ; Croix de guerre instituée le 30 Avril 1921 pour récompenser les actes de bravoure militaire dans les campagnes du Levant, d’Orient, du Maroc, d’Afrique équatoriale, d’Afrique occidentale, d’Indochine, et de divers pays étrangers. Non décernée pendant la seconde guerre mondiale, elle le fut à nouveau pour l’Indochine à partir de 1946, ainsi que pour le Bataillon de Corée, puis ne le fut plus à partir de 1956. Attribuée encore pour les actions concernant la guerre du Golfe en 1991, elle fut suspendue en 1992. Elle a été de nouveau décernée pour l’intervention au Kosovo en 1999.





Croix de guerre des TOE, une décoration très souvent décernée à la Légion


TONKIN: campagne menée contre les Pavillons Noirs de 1883 à 1910, et aboutissant à la conquête du Tonkin. Deux bataillons de Légion sont inclus dans l’avant-garde du général Négrier, alors que l’amiral Courbet commande l’ensemble des forces terrestres et navales. La ville de Hué fut occupée en Août 1883, puis Son Tay fut prise le 16 Décembre. Le combat contre les Chinois se poursuivit aux Sept Pagodes, puis le 1er bataillon prit Hanoï, après quoi Dap Can, Bac Ninh, Hong Hoa et Tuyen Quang tombèrent aux mains des Français. En 1917 il ne restait qu’un bataillon de Légion au Tonkin.
Les légionnaires étaient alors équipés d’un képi à couvre-nuque, d’une capote, d’un pantalon de treillis, soit la tenue « algérienne ». Elle sera modifiée par le port du casque colonial, puis, en 1884, le général Brière de l’Isle dota les hommes d’une vareuse bleue, puis du kéo, veste annamite noire sans col. La Légion perdit dans ces combats 23 officiers, 159 sous-officiers, et 1882 légionnaires ; mais entre 1887 et 1909 4 705 hommes moururent de maladie. De 1914 à 1940 la pacification fut menée par 4 bataillons du 5ème REI, qui perdit 1 officier, 4 sous-officiers, et 49 légionnaires.

TRAN VAN DY : légionnaire vietnamien, d’abord combattant en Indochine en 1945 dans les commandos de l’Armée « régulière » française ; adjudant en 1952, il est capitaine, puis colonel et général de l’Armée sud-vietnamienne qui continue la lutte contre les communistes après le départ des Français. En 1975 il mène à la tête de ses parachutistes la dernière contre-offensive contre le Viet Cong dans Saigon. Engagé dans la Légion en 1976 comme chef de bataillon, il est nommé lieutenant/colonel et adjoint au chef de corps du 1er RE. Il prend sa retraite en 1981. Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix du Combattant volontaire, Croix de guerre des TOE, Médaille des blessés, Commémorative d’Indochine, 21 fois cité, 2 fois blessé, il porte 26 décorations françaises, vietnamiennes et américaines.

TRAVERS (Suzan) : infirmière anglaise servant en 1940 dans la 1ère Brigade de France Libre, et qui fut affectée à la 13ème DBLE ; elle participa avec elle au combat de Bir Hakeim, puis à la campagne de Lybie, celles de Tunisie, d’Italie et de France. A titre exceptionnel, elle fut autorisée à signer un engagement dans la Légion en 1945, et participa à la guerre d’Indochine jusqu’en 1947 où elle fut démobilisée. Elle épousa le sergent/chef Schlegelmich, de la Légion. Suzan Travers sera décorée de la Légion d’Honneur, de la Croix de guerre 1939-45, de la Croix de guerre des TOE, de la Médaille commémorative d’Indochine.

TRESTI (Vittorio) : légionnaire italien né en 1939, à la carrière exceptionnelle ; engagé au 3ème REI en 1958, il participe aux opérations de guerre en Algérie. Caporal en 1960, sergent en 1962, rapatrié en métropole, sergent/chef en 1965, il passe officier en 1967. Montant les échelons ; il est lieutenant/colonel puis colonel en 1989, et chef de corps du 3ème REI en Guyane, dans le régiment de ses débuts. Plusieurs citations, Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de la valeur militaire, ONM, commémorative d’Algérie. Après avoir servi en Algérie, en métropole, et outre-mer, il est forcé de quitter la Légion pour acquérir la nationalité française et accéder au rang de général de division de l’armée « régulière ».




Légionnaire et épouse de légionnaire


TSCHARNER (Albert) officier suisse né à Aubonne, 1875-1948 ; engagé dans la Légion en 1916, il est capitaine au RMLE et sera blessé à 3 reprises, Cité 4 fois, fait Chevalier de la Légion d’Honneur. Après la victoire il demeure à la Légion étrangère et participe à la pacification du Maroc en 1919. Il sert ensuite en Algérie. Il accède au grade de lieutenant/colonel en 1931, et prendra sa retraite en 1933. Commandeur de la Légion d’Honneur la même année, Croix de guerre 1914-18, Croix du Combattant volontaire, Médaille des blessés, Croix de guerre des TOE, il a participé à 11 campagnes, été blessé 7 fois, et fait l’objet de 11 citations.

TUNISIE
1°) : campagne menée par la Légion – 3ème REI, batteries sahariennes, 1er RE, 1er REC, et 13ème DBLE contre les Allemands et les Italiens de Décembre 1942 à Mai 1943. Très mal équipée (tenue française de 1940) et dépourvue d’armes lourdes, la Légion combat à Medjez El Beb, remporte la victoire de Karachoun en Janvier 1943, mais perd le capitaine Forde, et résiste jusqu’à l’anéantissement à Oued Kebir, El Hamra, Robaa, Oum El Abouad. En quelques jours il ne reste que 2 200 légionnaires en état de combattre sur 7 000.
Reconstituées, les unités de Légion -3ème REI de marche, 1er REI de marche, et escadron du 1er REC- sont incluses dans la DFL du général Barré, aux côtés des Anglo-américains. Elles combattent les forces de l’Axe équipés de Panzer qui viennent de débarquer. Combats de Dorsales, Tébessa, où le tiers des effectifs provient de réfugiés républicains d’Espagne. Du 20 Avril au 13 Mai, les troupes germano-italiennes font leur reddition. La Légion s’illustre ensuite au Djebel Mansour face à la division Hermann Goering, avec de sévères pertes de part et d’autres. Nouveaux combats à Fahs, Tella, contre l’Africa Korps et la division Superga. Finalement, le 11 Mai, 10 000 Allemands et Italiens sont faits prisonniers, et le 13 les généraux Von Arnim et Messe capitulent. La Légion sera citée deux fois à l’ordre de l’Armée pour ce périple.
2°) : opérations de maintien de l’ordre avant l’indépendance tunisienne de 1952 à 1954 menées par les 2ème et 6ème REI, qui perdront 2 officiers, 1 sous-officier, et 11 légionnaires.

TUNSTALL (Steven): légionnaire anglais né en 1964 à Preston, engagé au 2ème REP en 1983 ; il sert jusqu’en 1988, parvenu au grade de caporal/chef. Il s’illustre par ses performances sportives pendant son temps de service : 4 fois champion de France militaire de cross country, vice-champion du monde en 1988 avec l’équipe de France, et vice-champion de France du 10 000 mètres.

TURENNE : ville d’Algérie ; le 14 Septembre 1932 une catastrophe ferroviaire causa la mort de 56 légionnaires en route vers la Maroc, 217 autres étant blessés, et 255 rescapés.

TURELL Y TURRULL (Jaime) : légionnaire espagnol né à Barcelone en 1904, engagé dans la Légion en 1924. Sert en Algérie au 1er RE, puis au Maroc dans la bataille du Rif, en Algérie et au Liban en 1929. Rengagé en 1931, sert à nouveau en Algérie et au Maroc, 1 citation en 1933, caporal en 1934. Rengagé en 1936, sert encore en AFN, nommé sergent, 2ème séjour au Levant. Naturalisé français, engagé en 1941 dans les rangs de la 13ème DBLE, sergent/chef, campagne de Lybie, Bir Hakeim, 1 citation, Croix de la Libération. El Alamein en 1942, Tobrouk, Tunisie 1943, Italie 1944, adjudant/chef, débarquement de Provence, libération de l’Alsace, Alpes du Sud 1945. Part en 1946 pour l’Indochine ; 2 citations en 1952, puis sert en Algérie en 1954, 1 blessure, libéré, se retire à Oran. Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de Combattant, Médaille coloniale, Médaille des blessés, Commémoratives du Levant, d’AFN et d’Extrême-Orient pour ce « maréchal de la Légion ».

TUYEN QUANG : combat pendant la conquête du Tonkin ; les 3ème et 4ème compagnies du 1er RE, sous les ordres du capitaine de Borelli, une compagnie de tirailleurs tonkinois, une batterie d’artillerie de marine, et 8 sapeurs du sergent Bobillot, soit un total de 600 hommes sous les ordres du Commandant Dominé tiennent la position. De Décembre 1883 à Janvier 1884, 3 000 Chinois soutenus par de l’artillerie attaquent le poste, et creusent des galeries de mine. Les défenseurs résisteront jusqu’aux assauts du 3 Mars, date de l’arrivée des renforts, et méneront une dernière contre-attaque. La moitié des tués et la majorité des blessés sont des légionnaires, qui perdent 32 tués et 126 blessés.



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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Lun 20 Aoû - 13:14

Lundi 20 Aout 2012 : U & V .

-U

UBALDINI (Mori) : prince et évêque italien né à Florence ; engagé comme 2ème classe dans la Légion, il sert en Algérie au 2ème RE. Nommé caporal il part en 1854 pour la Crimée, où sa conduite lui vaut la Médaille militaire. Nommé sergent en 1857, il se distingue la même année en Kabylie à la bataille d’Ischeriden, ce qui lui vaut la Légion d’Honneur. Il continue sa carrière en Algérie, la terminant comme capitaine. Médaille coloniale, Médaille de Crimée, Médaille d’Algérie.

UNGERMANN (Slavomir) : légionnaire né en 1915 à Varsovie (Pologne), alors ville russe, de parents tchèques à l’époque sujets autrichiens. Engagé dans la Légion en 1935, il est sergent en 1940, sous-lieutenant en 1944, et colonel en 1967. Participe aux campagnes d’Afrique du Nord, puis de Narvik avec la 13ème DBLE, de Bir Hakeim, El Alamein, à la campagne de France 1944, puis à la guerre d’Indochine et au conflit algérien. Retraité en 1967, 4 fois cité dont 2 à l’ordre de l’Armée, 2 fois blessé, 32 ans de service, Commandeur de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Médaille des blessés, commémoratives d’Indochine et d’Algérie.

-V

VAHITRINSRY : village malgache enlevé par la 5ème compagnie du Bataillon de marche de la Légion étrangère –capitaine Morel- le 21 Juillet 1899.

VALEUR MILITAIRE : décoration militaire de 1956 à ruban rouge blanc rouge, destiné à remplacer en Afrique du Nord la Croix de guerre qui ne pouvait être attribuée ; elle porte comme agrafes « Tunisie 1952-53 », « Maroc 1953-54 », « Algérie 1954-62 ».

VALKO (Janos): légionnaire hongrois un « maréchal de la Légion », 1926-1959. Engagé en 1946, caporal la même année, campagne d’Indochine au 1er BEP, sergent en 1947, puis sert au 3ème REI. Blessé, 1ère citation et décoré de la Croix de guerre. Second séjour indochinois en 1951, Médaille militaire, adjudant à titre exceptionnel ; parachuté sur Dien Ben Phu, 5 citations, sert ensuite en Algérie au 1er REP, parachuté sur Suez. Chevalier de la Légion d’Honneur en 1955, naturalisé français en 1956, Adjudant/chef et décoré de la Croix de la Valeur militaire en 1958, 9 citations, tombe au feu en Algérie.

VAN CASSEL: sous-officier belge né au Zaïre, « maréchal de la Légion », 1928-1961. Engagé en 1949, il participe aux campagnes d’Indochine et d’Algérie avec le 2ème BEP puis 2ème REP. 6 fois cité, décoré de la Légion d’Honneur, de la Croix de guerre des TOE, de la Médaille militaire, de la Croix de la valeur militaire, commémoratives d’Indochine et d’Algérie. Tombé au combat en Algérie ; une promotion de l’Ecole des Officiers de Saint Maixent porte son nom.

VANDENBERG (Dominique Horevoets dit)): légionnaire né en Belgique en 1969 ; acteur et chorégraphe, spécialiste en arts martiaux, il passe son enfance au Japon, et effectue son service militaire dans l’Armée belge en Allemagne. Engagé dans la Légion, il sert en Afrique, Tchad et République centrafricaine, et en Bosnie au 2ème REP de 1989 à 1994. Libéré, il part en Californie jouer et conseiller dans des films d’action et de close-combat.

VAN HECKE (Alphonse) : officier belge naturalisé français né à Anvers, 1880-1981. Engagé dans la Légion en 1900, il participe aux campagnes d’Afrique du Nord (Maroc), puis à la guerre de 1914 en France ; 4 blessures, 4 citations. En 1919 il quitte la Légion après avoir acquis la nationalité française pour poursuivre une brillante carrière dans la « régulière » qui le ménera au rang de général. Légion d’Honneur, Croix de guerre 1914-18, Médaille militaire, 6 fois blessé, 11 fois cité dont 8 fois à l’ordre de l’Armée, Médaille coloniale, Médaille des blessés. Il était le père de l’acteur Pierre Vaneck.

VARENNE (Alphonse Tetaert, dit Luc) : célèbre commentateur sportif belge de la radio et de la télévision francophone né à Tournai en 1918. Engagé dans la Légion en 1940, il sert au sein de la 13ème DBLE, et après Narvik et le rapatriement du corps sur Londres il devient porte-parole de la Belgique Libre à la radio.
VATCHNADZE (Jean) : officier né en 1899 en Géorgie, d’une famille réfugiée en France après la révolution bolchevique. Sorti de Saint Maixent, il est sous-lieutenant au 1er REC en 1922, et participe en 1925 à la campagne du Levant. Il sert ensuite en Tunisie, puis est engagé dans la campagne de France en 1940 avec le GRD 97. Prisonnier, évadé, il rejoint le 1er REC à Fez, et participe aux campagnes de France et d’Allemagne de 1944-45. Nommé capitaine à la fin de la guerre. Il sera l’un des créateurs du 2ème REC et du groupe d’instruction mécanisé du 1er RE, avant de prendre sa retraite en 1951 comme chef de bataillon. Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, Médaille des Evadés.

VAUGRINEUSE (Maurice Brochet de) : officier né à Brest, 1911-1957, sorti de Saint Cyr en 1933 et affecté comme lieutenant au 2ème REI. Participe à la campagne du Maroc, puis en 1940 aux combats en France avec le 11ème REI. Rejoint la demi brigade du 1er RE en Afrique, participe à l’épopée du RMLE. Commandant en 1945, il quitte la Légion, et ne peut servir en Indochine en raison d’une maladie. En 1956 il retrouve la Légion comme lieutenant/colonel et chef de corps du 3ème REI en Algérie. Mortellement blessé en opération. Il était Commandeur de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Médaille coloniale, 7 citations, 2 blessures.

VERHEUST (Richard): légionnaire belge né à Ostende en 1912, engagé dans la Légion en 1939 ; campagne du Levant, prisonnier en 1941 en Syrie, libéré, il participe avec la 13ème DBLE aux campagnes de Libye, Bir Hakeim (1 blessure), El Alamein. Nommé caporal en 1943, campagne de Tunisie, d’Italie en 1944, caporal/chef ; participe au débarquement de Provence, à la campagne des Vosges, où il obtient 1 citation. Sergent en 1945, campagne des Alpes, puis sert en Indochine, à Madagascar, et en Afrique du Nord jusqu’en 1957. Libéré, il est décoré de la Légion d’Honneur, Compagnon de la Libération, Médaillé militaire, titulaire de la Croix de guerre 1939-45, de la Croix de guerre des TOE, de la Médaille de la Résistance, de la Médaille coloniale, de l’insigne des blessés.

VENIZEL (pont de) : lieu des affrontements entre les Allemands et le 3ème bataillon du 12ème RE, les 6 et 7 Juin 1940 ; l’unité sera citée à l’ordre de l’Armée.

VERA CRUZ : combat au Mexique sur le chemin de Tejeria le 2 Octobre 1863 ; après un sabotage de la voie ferrée, les légionnaires repoussent une attaque mais perdent le chef de bataillon Ligier dans l’affrontement.

VERDUN : théâtre des combats menés par le RMLE du commandant Rollet en Aôut 1917 au sein de la brigade Mittelhauser ; après une préparation d’artillerie, le bataillon –commandant Waddell- atteint son objectif, le dépasse. Le régiment sera cité à l’ordre de l’Armée et décorée de la Légion d’Honneur.

VIENOT (Raphaël) : officier français né à Fontainebleau, 1804-1855 ; sorti de Saint Cyr, il sert d’abord de 1823 à 1846 dans l’infanterie, et participe à la conquête et à la pacification de l’Algérie, ce qui lui vaut la Légion d’Honneur, la Médaille coloniale. Affecté en 1852 à la Légion étrangère, il est colonel et chef de corps du 1er RE à Sidi Bel Abbès. En 1855 son régiment se trouvant en Crimée, il meurt en conduisant une charge à sa tête contre les positions russes de Sébastopol. Depuis, le quartier du 1er RE, à Sidi bel Abbès d’abord puis à Aubagne, porte son nom.

VIETNAMIENNES (unités vietnamiennes de la Légion) : pendant la guerre d’Indochine, des milliers de volontaires vietnamiens servirent comme supplétifs ou commandos de la Légion, et parfois comme légionnaires, sous-officiers et officiers.
Le 3ème REI aura de 6 à 700 supplétifs ; au 1re REC, 50% des équipages des « crabes », véhicules amphibies sont des Vietnamiens.
70% des effectifs des commandos sont vietnamiens : commando 13 de la « 13 » (lieutenant Brisson) en 1946, commando 10 du 2ème BEP en 1951 (lieutenant Barbier de Preville), commando supplétifs du 1er REC (Maréchal des Logis Gruebler puis caporal Constant), commando Le Lai, compagnie de supplétifs 511 du même régiment, commando du sergent Kopatoff au 1er BEP.
D’autres unités plus importantes de combattants vietnamiens seront constituées au sein des régiments : bataillon de Génie vietnamien « Cong Binh 2 » du 3ème REI, 68ème bataillon vietnamien de la 13ème DBLE en 1953, 75ème et 76ème Bataillons vietnamiens du 5ème REI en 1953-54, compagnie de supplétifs du 1er REC.

VILAIN (Jean) : officier né à Poitiers, 1936-1963, fils d’officier et engagé dans la Légion à 18 ans. Participe aux campagnes d’Algérie et d’Italie, se distingue en 1859 à Magenta, où il est blessé, ce qui lui vaut la Légion d’Honneur et la Médaille d’Italie. Sous-Lieutenant au 1er RE en 1863, il part pour le Mexique ; officier-payeur de la compagnie, il se porte volontaire pour la colonne commandée par la capitaine Danjou, et il trouve la mort à Camerone.

VILLEBOIS MAREUIL (Georges) : officier né à Nantes, 1847-1900 ; sorti de Saint Cyr, il sert dans la « régulière » (infanterie de marine) en Cochinchine, en France en 1870-71, nommé capitaine, il est inscrit à l’Ecole de guerre avant de servir en Tunisie et en Algérie. Nommé colonel en 1892, il choisit el 1er RE en 1895, et participe à la campagne de Madagascar comme chef de corps du régiment. Rendu à la vie civile en 1896, il se lance dans la politique et participe à la fondation de l’Action française. En 1899 il s’engage comme général aux côtés des Boers en Afrique du Sud, et meurt en combattant les Anglais au Transvaal en 1900.

VIRIATORIX : surnom du légionnaire portugais Juan Barros, né en 1941, engagé en 1980, dessinateur, graphiste, collaborateur de « Képi Blanc », qui continue sa carrière dans le civil après ses 5 ans de service.

VITALIS PACHA (Victor) : officier turc appartenant à la minorité grecque né en 1825 à Istambul, engagé comme 2ème classe dans la Légion en 1844, il sert au 2ème RE en Algérie. Caporal en 1844, sergent en 1846. Libéré, il rengage en 1849 comme 2ème classe de nouveau ; Sergent/major en 1851, officier – sous-lieutenant - à titre étranger en 1854. Campagne d’Algérie et de Crimée, 1 blessure, lieutenant en 1855. Blessé à nouveau en Algérie, puis campagne d’Italie, capitaine au Mexique, naturalisé français en 1867. Passe dans la régulière en 1870 et se distingue pendant la campagne de France où il est fait Officier de la Légion d’Honneur. Il retourne en Turquie en 1875 et sera général de division de l’Empire ottoman. Légion d’Honneur, Médaille militaire, Médaille coloniale, Médaille d’Italie, Médaille du Mexique.

VON BORZYKOWSKI (Hans Paul) : légionnaire allemand né en Pologne dans une famille aristocratique, 1906-1996. Engagé dans la Légion en 1927, il participe aux campagnes d’Afrique du Nord et du Maroc. Il continue à servir pendant la seconde guerre mondiale, puis en Indochine, et enfin en Algérie. Gravissant tous les échelons, il termine sa carrière Chef de bataillon en 1948, ayant effectué la majeure partie de son service dans les CSPLE. Officier de la Légion d’Honneur, Médaille militaire, Médaille coloniale, Croix de guerre des TOE, 4 fois cité.



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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mar 21 Aoû - 10:41

Mardi 21 Aout 2012 : W ; X ; Y ; Z .

-W

WAGNER (Otto): légionnaire tchèque né à Prague en 1902 ; entré à Saint Cyr comme élève-officier étranger, il est capitaine de l’Armée tchécoslovaque en 1940, et participe à la campagne de France avec le contingent de son pays. Croix de guerre 1939-45, il intègre ensuite la 13ème DBLE en 1941 comme capitaine, campagnes de Syrie, Lybie, Bir Hakeim, El Alamein, blessé en 1942. Participe ensuite à la campagne de la Libération, puis rentre dans son pays. Compagnon de la Libération, médaille coloniale, Croix de guerre avec 2 citations. Colonel tchécoslovaque il est limogé par les communistes en 1951. Décédé en 1974, ses cendres ont été placées selon ses volontés dans le cimetière de la Légion étrangère d’Aubagne.

WAGRAM: bataille en Champagne du 25 au 28 Septembre 1918 ; le 2ème régiment de marche du 2ème RE rétablit la situation, mais a 10 et 310 mis hors de combat.

WALEWSKI (Alexandre): fils naturel de Napoléon Ier né à Walewice (Pologne), 1810-1868. Comte d’Empire, hostile aux Russes, il combat en 1831 pour l’indépendance de la Pologne. Naturalisé français, officier d’ordonnance du maréchal Gérard, il sert comme capitaine à la Légion en Afrique. Il passe ensuite dans la « régulière », puis quitte l’Armée en 1837. Il mènera alors une carrière de journaliste et d’homme politique.

WALLISCH (Johann): sous-officier autrichien né à Vienne engagé dans la Légion en 1946, un de ses « maréchaux » ; 3 séjours en Indochine, blessé, prisonnier à Dien Ben Phu, participe ensuite au débarquement de Suez, et au conflit algérien. Retraité en 1962, il a été cité 8 fois dont 2 fois à l’ordre de l’Armée ; Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre des TOE, Croix de la Valeur militaire, Croix du Combattant, Médaille coloniale, commémorations d’Indochine, du Moyen-Orient, d’Afrique du Nord, Médaille des blessés.

WALZACK (Janek dit Jean) : boxeur professionnel né à Nœud les Mines (Pas de Calais) en 1922 dans une famille nombreuse d’origine polonaise. D’abord mineur de fond, il devint boxeur, fut champion de France welter en 1948, et remporta 44 victoires. Il s’engagea au RMLE en 1944 pour la durée de la guerre.

WEIL (Heinz): avocat allemand né dans une famille de magistrats juifs ; engagé dans la Légion en 1938, rengagé en 1943, il participe avec la 13ème DBLE, aux campagnes de Tripolitaine, d’Italie, et de France. Libéré en 1951, il est passé du rang de sergent/chef à celui de lieutenant à titre étranger, titulaire de la Médaille militaire. Devenu haut magistrat en Allemagne, il publie ses souvenirs de guerre dans « Contre moi de la tyrannie ».

WELLMAN (William): cinéaste américain né à Brookline (Massachusetts) en 1896, réalisateur d’une quarantaine de films (dont « Une étoile est née », « L’étrange incident ») et qui reçut le premier Oscar. Engagé dans la Légion en 1917, il servit ensuite comme ambulancier, puis aviateur. Croix de guerre 1914-18 avec 2 palmes.

WEINBERGER (Eric): légionnaire né en Hongrie dans une famille juive, 1924-1992 ; déporté à Auschwitz par les nazis, rescapé, il s’engage dans la Légion en 1945. Campagne d’Indochine de 1946 à 1948, présenté au concours de l’Ecole interarmes dont il sort major. 2ème séjour en Indochine avec le 2ème REI, prisonnier à Dien Ben Phu, libéré. Il sert ensuite au Maroc puis à Madagascar. Naturalisé français, il quitte la Légion en 1959 pour la « régulière » et le service actif en 1973. Il a atteint le grade de colonel, Officier de la Légion d’Honneur, 4 fois cité, Croix de guerre des TOE, Médaille coloniale, commémoratives d’Extrême-Orient et d’AFN, Croix du Combattant.

WORDEN (James): légionnaire américain né à Philadelphie en 1912. Ambulancier volontaire dans l’Armée française en 1940, engagé dans les FFL en 1941, il est affecté à la 13ème DBLE ; campagne de Lybie, Bir Hakeim, Tunisie, campagne d’Italie, 2 citations. Débarquement de Provence, sous-lieutenant des services sanitaires du 2ème bataillon de Légion Etrangère, libéré en 1945. Croix de la Libération, Croix de guerre 1939-45, Croix du Combattant volontaire.


-X

XOM PHEO: poste sur la RC 6 en Indochine, où le 30 Décembre 1951 le 2ème bataillon de la « 13 » défendit victorieusement la place, obtenant une citation à l’ordre de l’Armée, avec attribution de la Croix de guerre des TOE.

-Y

YANG DANG KOUM: localité du Cambodge ; le 16 Janvier 1941 une section du 3ème bataillon du 5ème REI affronta un bataillon thaïlandais appuyé de chars. Les légionnaires durent abandonner la place après avoir perdu une dizaines d’hommes dont deux officiers.
YONG MAN KWON : légionnaire né en Corée du Sud en 1972, naturalisé français ; professeur de dessin il s’engage dans la Légion en 1999, travaillant pour le magazine « Képi Blanc ». Nommé caporal/chef en 2003, il sera en 2005 peintre aux Armées et remportera de nombreux prix.
YSQUIERDO (Antonio) : légionnaire espagnol né à Fuente Alano en 1924, engagé dans la Légion en 1942 ; campagne de Tunisie, nommé sergent en 1945, libération de l’Alsace, effectue ensuite 3 séjours en Indochine. Sous-lieutenant en 1948, parachuté sur Dien Ben Phu en 1954, fait prisonnier. Libéré, campagne d’Egypte en 1956, nommé capitaine en 1957, participe au conflit algérien jusqu’en 1961, où il quitte le service. Officier de la Légion d’Honneur, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Croix du Combattant, commémoratives d’Indochine et d’Algérie, 14 citations dont 5 à l’ordre de l’Armée.

-Z

ZAATCHA : localité du Sud de l’Algérie ; le 2ème RE l’assiégea 6 semaines avant de conquérir la place le 26 octobre 1849. Elle était le fief de Bou Zian, qui sera fusillé aussitôt pour avoir assassiné des dizaines de soldats français blessés.
ZADKINE (Ossip): sculpteur biélorusse né à Vitebsk, 1890-1967, naturalisé français. Après avoir étudié la sculpture à Londres et à Paris, il s’y fixe. Engagé au RMLE en 1916, blessé, hospitalisé, il est démobilisé en 1917. Exposant dans le monde entier, trois musées lui sont consacrées à Paris, Rotterdam, et Amsterdam.
ZIGRAND (Arsène) : « maréchal » belge de la Légion né à Martelaye en 1914 ; engagé dans la Légion en 1935, il sert en AFN, puis participe à la campagne de France en 1940. Prisonnier, évadé, rejoint la Légion en Tunisie comme sergent au 3ème REI. Prisonnier, interné en Italie, il s’évade à nouveau. Campagne de France avec la 13ème DBLE, obtient 2 citations. Nommé sergent/chef en 1945, adjudant en 1946. 1er séjour en Indochine en 1948, 2ème séjour avec le 3ème REI. Adjudant/chef, cité à nouveau, naturalisé français. Retraité en 1951 ; Légion d’Honneur, Médaille militaire, Croix de guerre 1939-45, Croix de guerre des TOE, Insigne des blessés, Médaille des évadés, commémorative d’Extrême-Orient.
ZIMMERMANN (Heinz) : légionnaire allemand, dernier légionnaire tué en Algérie ; son corps a été ramené et enterré à Aubagne auprès du général Rollet et du prince Aage de Danemark.
ZNATCHOVSKY (Igor) : officier russe réfugié en France servant comme capitaine au 22ème RMVE en 1940 où il combat dans la Somme jusqu’à la dissolution du régiment en Juillet. Il entrera alors dans les ordres, finissant prieur de la basilique orthodoxe de Bari (Italie), jusqu’à sa mort en 1980.
ZOLA (Francesco): légionnaire italien né à Venise, 1795-1847. Il est successivement sous-lieutenant en Italie dans l’Armée française d’Eugène de Beauharnais et sert ensuite l’Autriche de 1815 à 1821, tout en obtenant son diplôme d’ingénieur en 1818. Carbonaro, il se réfugie en France en 1830 et s’engage dans la Légion comme sous-lieutenant. Campagne d’Algérie, puis quitte l’Armée en 1833 comme capitaine et s’installe ingénieur à Marseille. Il est le père d’Emile Zola.
ZUBIRI : ville d’Espagne ; le 4 Juillet 1836 les 1er et 2ème bataillons de Légion y combattent pendant 18 heures les Carlistes, qui laisseront plus de 1 000 morts ou disparus sur le terrain.



BIBLIOGRAPHIE

John Robert Young-Erwan Bergot: La Légion étrangère, Robert Laffont
Janos Kemencei : Légionnaire, en avant ! J. Gaucher
Chants et marches de la Légion étrangère, Képi Blanc
Pierre Sergent : Camerone, Fayard
La Légion étrangère, Del Prado
Numéro spécial La légion étrangère, Revue Historique des Armées
Bernard Ouris : l’aventure légionnaire, France-Empire
Alain Gandy : Royal Etranger, France Loisirs
Pierre Sergent : 2ème REP, Presses de la Cité
Historia : 150ème anniversaire de la Légion Etrangère, N° 414 bis
Historama : Spécial Hors série N° 3, la Légion
Georges Blond : Histoire de la Légion étrangère, France Loisirs
Erwan Bergot : 2ème classe à Dien Ben Phu, Presses Pocket
Paul Bonnecarrère : Par le sang versé, Livre de poche
Pierre Sergent : Les maréchaux de la Légion, Fayard
Daniel Berger-Christian Portal : mission profonde en Guyane avec la Légion étrangère, J. Gaucher
Pierre Sergent : je ne regrette rien, Fayard
Erwan Bergot : La Légion, Ex-Libris
Médecin-commandant Grauwin : j’étais médecin à Dien Ben Phu, France-empire
Pierre Sergent : la légion saute sur Kolwezi, France-Loisirs
Képi Blanc, revue de la Légion étrangère de 1982 à ce jour .
VSD N° 650 de 1990 : La Légion
AMI : N° 8 Avril 1980 : la Légion en Extrême-Orient
AMI : N° 19 Avril 1981 : 1831-1981 : la Légion
GMPA Prévoyance, N° 165, 3ème trimestre 2004

Un grand merci a Lionel HERBERT : www.lionelherbert.fr










Nous voici a la fin du Dico ,

Je vous souhaite une bonne lecture , chaques lettres , vous ammenera a de beaux voyages dans le temps de notre belle Légion .

Paramicalement .

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Message par ROBERT le Mer 22 Aoû - 8:02

Belle et courageuse initiative qui demande du travail. Peut être pourrait on ajouter dans la rubrique B le nom de BEVALOT Jacques puisque le combat de PHU TONG HOA est évoqué ainsi que les noms des officiers tués dans le poste. Le sous lieutenant BEVALOT était le seul officier survivant. Il finira sa carrière comme lieutenant colonel après avoir servi uniquement la Légion. Il a été le patron de la compagnie de pionniers à AUBAGNE. Il est titulaire de cinq citations et attends à 91 ans sa cravate de commandeur.
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http://aalefc.nipox.com

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Message par chartier gerald le Mer 22 Aoû - 9:27

bonjour
un travail titanesque bravo
merci de nous faire decouvrir tout ceci
cord
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 22 Aoû - 10:08

ROBERT a écrit:Belle et courageuse initiative qui demande du travail. Peut être pourrait on ajouter dans la rubrique B le nom de BEVALOT Jacques puisque le combat de PHU TONG HOA est évoqué ainsi que les noms des officiers tués dans le poste. Le sous lieutenant BEVALOT était le seul officier survivant. Il finira sa carrière comme lieutenant colonel après avoir servi uniquement la Légion. Il a été le patron de la compagnie de pionniers à AUBAGNE. Il est titulaire de cinq citations et attends à 91 ans sa cravate de commandeur.

Merci a tous ,

Je suis très touché !!!!

Robert , je vais faire ta rectification dans la journée !!!! Merci pour ton aide .


Dernière édition par commandoair40 le Mer 22 Aoû - 16:02, édité 1 fois
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Message par Invité le Mer 22 Aoû - 15:34

bonjour et mérci de ses renseignements

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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mar 4 Sep - 9:07

Aux INVITES et aux MEMBRES

Il me semble , qu'il manque certainement des noms de personnages et des faits d'armes de la Légion , étant Commando de l'air , je ne sais pas tout ; aussi vous pouvez me contacter par mail ou en Mp , si vous pensez qu'il y a des choses a rajouter , je le ferai avec le plus grand plaisir , afin d'amener a tout le monde , un maximum de renseignements sur notre belle Légion .

Aidez moi , participez a la vie de ce Forum .

Merci d'avance ,

Commandoair40 .
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Message par Invité le Mer 5 Sep - 6:17

bonjour et mérci de ses renseignements

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Message par Bushman le Mer 5 Sep - 6:39

Bravo JP tu a fait un boulot tityanesque.

merci pour nous tous
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Re: Dictionnaire de la LEGION ETRANGERE .

Message par commandoair40 le Mer 5 Sep - 9:11

Merci a vous , mes AMIS Légio , de me considérer comme un des votres !!!!!!

Des modif , je vous tiens au courant .

Encore Merci .

Le prochain dico , sera celui de mes Cousines , nièces amies etc etc ..........

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