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Lieutenant Roger Degueldre

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Lieutenant Roger Degueldre Empty Lieutenant Roger Degueldre

Message par Admin le Ven 27 Nov - 7:09

Roger Degueldre, ou Roger Hercule Gustave Degueldre, était un lieutenant du 1er régiment étranger de parachutistes, et créateur des commandos Delta de l'Organisation armée secrète (OAS) ; il naît le 19 mai 1925 à Louvroil (Nord) à quelques kilomètres de la frontière belge.

Condamné à mort le 28 juin 1962 par la Cour de sûreté de l'État, Roger Degueldre est fusillé au fort d'Ivry (région parisienne), le 6 juillet 1962. Une balle seulement sur les onze du peloton d'exécution l'atteint. Le sous-officier chargé de lui donner le coup de grâce s'y reprend à six fois.
Né dans une famille ouvrière, d'un père cheminot et d'une mère au foyer, il fuit, avec sa famille, l'occupation allemande en 1940 pour se réfugier dans le sud de la France. En 1942, le jeune Roger Degueldre remonte dans le Nord de la France pour entrer clandestinement dans la zone occupée, et s’engager dans le maquis, auprès des partisans communistes, dans les Francs-tireurs et partisans (FTP).
Ancien maquisard FTP aux côtés de Roger Pannequin, le « commandant Marc » sous l'occupation allemande.
Il s'engage dans la 10e Division d'infanterie motorisée qui participe à la réduction de la poche de Colmar en janvier 1945.
Il s'engage à la Légion (1er régiment étranger de parachutistes) à la Libération, sous l'identité de Roger « Legueldre » né le 18 septembre 1925 à Gruyères (Fribourg) Confédération Helvétique. Par décision ministérielle, il reprend son identité le 28 septembre 1955.
Il gagne ses galons en Indochine puis en Algérie.
Il est décoré de la médaille militaire pour acte de courage (porte secours au capitaine de Blignières et au sous-lieutenant Boutot sous le feu de l'ennemi) pendant la guerre d'Indochine. Lieutenant Roger Degueldre Prise_arme_Degueldre

Pendant la semaine des barricades à Alger (janvier 1960) il est présent avec son régiment, toujours fidèle au gouvernement français.
Engagé dans la défense de l'Algérie française Il est alors soupçonné d’avoir participé au complot avorté de déc. 1960, contre le général de Gaulle peu après sa visite à Alger (décembre 1960). Il est muté au 4e REI. Niant les faits, convaincu de la nécessité de la lutte armée, il passe alors dans la clandestinité le 11 déc. 1960. .

Créateur et responsable des commandos Delta de l'Organisation armée secrète (OAS)

Le 15 mars 1962, à 10 h 45 un « commando Delta », pénètre au centre social de Château-Royal dans la commune d'El-Biar, près d'Alger. Dans la salle de réunion étaient rassemblés six dirigeants des centres sociaux qui furent alignés contre un mur de la cour et abattus à l'arme automatique.
Le 7 avril 1962 arrestation du lieutenant Roger Degueldre chef des commandos Delta ; il est ensuite traduit en justice, condamné à mort et exécuté.

Décorations
Lieutenant Roger Degueldre Lt-deg_1
Cité avec croix de guerre des TOE, celle ci porte 2 étoiles de bronze (régiment ou brigade) , 2 étoiles d'argent (division), 2 étoiles de vermeil (corps d'armée) et 2 palmes (armée) En Algérie il gagne la croix de la Valeur militaire.

Sa condamnation le prive de ses prérogatives en matière de décorations, toutefois, il a été décoré:

Médaillé militaire
Chevalier de la Légion d'honneur

son exécution:

C’est quelques heures seulement après le génocide du 5 juillet 1962 qui, rappelons-le, fit plus de trois mille victimes parmi la population civile européenne, que de Gaulle prit sa décision de faire fusiller le lieutenant Roger DEGUELDRE qui, fidèle à son engagement « La mort plutôt que le déshonneur ! », avait justifié son action dans l’OAS par ces mots : « Mon serment, je l’ai fait sur le cercueil du Colonel Jeanpierre. Plutôt mourir, Mon Colonel, que de laisser l’Algérie aux mains du FLN, je vous le jure ! »

Le lendemain, 6 juillet 1962, à l’aube, au fort d’Ivry, Degueldre se présenta devant le peloton d’exécution en tenue de parachutiste, le drapeau tricolore sur la poitrine, drapeau auquel il avait tout sacrifié et qu’il avait choisi comme linceul. Autour de son cou, il avait noué un foulard de la légion. Dans la poche intérieure de sa vareuse, il y avait la photo d’un bébé, son fils qu’il n’avait jamais vu. Il avait conçu cet enfant dans la clandestinité. Le bébé était venu au monde alors que le père se trouvait dans sa cellule de condamné à mort.
« Dites que je suis mort pour la France ! » s’écria-t-il à l’adresse de son défenseur. Puis il refusa qu’on lui bande les yeux et, au poteau cria : « Messieurs, Vive la France ! » avant d’entonner la Marseillaise. Les soldats qui devaient l’exécuter, émus par son courage, hésitèrent à tirer. La première salve le blessa seulement : Une seule balle l’atteignit sur les douze qui furent tirées : au ventre dirent certains… au bras affirmèrent d’autres. Quoiqu’il en soit, le fait certain c’est que Degueldre ne fut pas atteint de manière décisive.
L’adjudant chargé de donner le coup de grâce se précipita, l’arme à la main, pour accomplir sa sinistre besogne et se rendit compte que le condamné était toujours en vie. Sa tâche ne consistait désormais plus à achever un quasi-mort censé avoir reçu douze bouts de métal… mais bel et bien de tuer un vivant. Et ce sont là deux choses bien différentes… Il en eut si terriblement conscience, que sa main pourtant préparée à cette macabre mission trembla, et que le revolver se déchargea dans le vide.
Parmi l’assistance, c’était la stupéfaction. Cette situation eut pour effet d’agacer le procureur qui, réveillé un peu tard, n’avait pas eu le temps de prendre son petit déjeuner. Et son estomac gargouillait. Mécontent, il fit signe à l’adjudant de se dépêcher. Pensant ce temps, Degueldre, à demi recroquevillé souffrait. Les coups de feu résonnaient encore à ses oreilles et il se demandait quand son calvaire prendrait fin. L’adjudant, toujours tremblant, pointa une nouvelle fois son arme sur la tête de l’officier parachutiste, ferma les yeux et appuya sur la détente. Stupeur ! Rien ne se produisit. L’arme s’était enrayé. Une rumeur monta de l’assistance. Degueldre tourna la tête vers son exécuteur comme pour l’interroger. Aucune haine dans son regard… juste de l’incompréhension.
Exaspéré par cette situation – unique dans les annales de l’exécution – le procureur ordonna qu’une nouvelle arme soit amenée. Mais personne parmi les militaires présents n’en possédaient. Il fallait courir en chercher une… Et pendant ce temps, Degueldre était toujours vivant… et il souffrait.
A partir de ce moment là, tous les juristes s’accordent à dire que la sentence ayant été exécutée, puisque le condamné étant encore en vie, il fallait le détacher du poteau et lui donner les soins nécessaires. Autrement dit, on n’avait pas le droit d’achever le blessé. Mais les ordres étaient formels ; Il fallait que Degueldre soit tué ! Il incarnait à lui seul, l’OAS, cette puissance qui avait fait trembler les Etats Majors, le FLN et l’Elysée… Il fallait exorciser jusqu’à son souvenir.
Et pendant que l’on s’affairait à se procurer une arme, celui qui, à cet instant, aurait pu changer le cours des événements ne réagit point. Pétrifié par la scène, glacé d’effroi, le défenseur du condamné demeurait inerte. Pourtant, il lui appartenait de tenter quelque chose, de courir jusqu’au supplicié, de le prendre dans ses bras et de le couvrir de son corps en invoquant la justice, en appelant à l’amour, en exigeant au nom de toutes les traditions humaines et chrétiennes qu’on fît grâce qu condamné. Cela s’était déjà produit dans l’Histoire quand la corde du pendu avait cassé et que la grâce lui avait été accordée. Mais non, l’avocat demeurait prostré, sans voix, mort… alors que Degueldre, lui, était vivant et qu’il le regardait.
Enfin on remit un pistolet à l’adjudant qui, blanc comme un linge, écoeuré par cette boucherie… mais servile au commandement de tuer, devait en finir puisque tels étaient les ordres et que le défenseur du condamné qui, seul avait qualité pour tenter quelque chose, se taisait.
Un nouveau coup de feu claqua. Stupeur ! Celui-ci fut tiré, non pas au-dessus de l’oreille comme l’exige le règlement, mais dans l’omoplate… Une douleur atroce irradia le corps du supplicié. Il regarda vers le ciel et ouvrit grand ses yeux. Peut-être perçut-il à cet instant que son calvaire prenait fin. Il était tout illuminé des illusions radieuses de ceux qui vont mourir et il lui sembla entendre, là haut, les voix des martyrs du 5 juillet lui murmurer : « Roger… Roger… dès aujourd’hui tu seras avec nous dans le Paradis ».
Puis une nouvelle détonation retentit… et ce fut la fin.






Lieutenant Roger Degueldre Msrdegueldre8mo Lieutenant Roger Degueldre Degueldreroger3

Lieutenant Roger Degueldre Tombdegueldre


22 avril 1961. Pendant le Putsch, dans une perspective révolutionnaire, il est prêt à « liquider » le général Gambiez et le délégué général Morin... Le colonel Godard s'y oppose. Lorsque l'OAS s'organise, Roger Degueldre, Chef du Bureau d'Action Opérationnelle tient un rôle prépondérant au sein de l'ORO. Sous ses ordres, les Commandos Delta affrontent victorieusement les barbouzes des polices parallèles. Il donne à l'OAS d'Alger tout son poids et son influence.. Il tient le serment qu'il a fait et que d'autres ont aussi fait: « Faites bien attention. Vous affirmez que rien ne vous empêchera de garder l'Algérie à la France. J'ai prêté ce serment avec vous. Mais sachez bien qu'en ce qui me concerne, il sera respecté. J'irai jusqu'au bout ».
7 avril 1962. Degueldre esi arrêté à Alger par les gardes mobile dans un immeuble du boulevard di Télemly. .
28 juin 1962. Il est condamné à mot par la Cour Militaire de Justice à l'issue d'un procès joué d'avance. .

6 juillet 1962. il est assassiné au Fort d'Ivry dans des conditions atroces (une seule balle tirée du peloton l'a touché) quelques jours après la proclamation de l'indépendance de l'Algérie.
6 juillet 1962, 3 h. 56 : le supplice de Delta
2 h. 55. 15 motocyclistes encadrant le fourgon de Roger Degueldre quittent la prison de Fresnes. Une quinzaine d'autres motos suivent, puis 8 véhicules de la P. P. et 15 autres voitures de l'administration. Que de monde pour fusiller un homme.
Degueldre a revêtu sa tenue kaki d'officier parachutiste et coiffé son béret vert du 1 er REP. Avant de franchir le seuil de sa cellule, il s'est adressé d'une voix calme à ses défenseurs: « Je vous demande de dire à mes camarades officiers que je suis fier (...) de mourir pour avoir tenu le serment que tout officier combattant a prêté au moins une fois: ne jamais livrer l'Algérie au FLN... Dites aux généraux Salan et Jouhaud que je suis fier d'avoir servi sous leurs ordres ». Puis se tournant vers le général Gerthoffer, qui le 28 juin avait requis contre lui, il dit simplement: « Je ne vous garde pas rancune mais je vous plains ».
À 3 h. 45, le convoi arrive au fort d'Ivry. Le peloton d'exécution formé de 12 soldats en treillis kaki attend l'arme au pied. Le condamné refuse qu'on lui bande les yeux. Il serre sur son coeur un drapeau tricolore. Au moment où on le met en joue, il crie « Vive la France! » et entonne la Marseillaise. Dans la poche de sa vareuse, il avait la photo d'un petit garçon. Son fils Philippe. Un petit garçon qu'il n'avait jamais vu.
En ce jour de sainte Lucie, il est 3 h. 56. Plus tard, à 5 heures, son avocat, Me Tixier-Vignancour, fait la déclaration suivante: « Aussitôt après le feu du peloton le coup de grâce était donné. Le peloton s'en va. Je me suis approché du poteau et je
me suis aperçu que Degueldre respirait profondément.
C'est à ce moment qu'un deuxième coup de grâce fut donné par l'adjudant. Je m'approchai de nouveau. Degueldre respirait encore et souffrait énormément. Un médecin vint enfin, qu'il fallut attendre sept minutes.
C'est alors que l'adjudant, par trois fois, tenta de nouveau le coup de grâce, mais à chaque fois, les trois coups ratèrent. On dut aller chercher un second revolver. Et ce n'est que onze minutes après la salve du peloton, que le coup de grâce définitif fut donné. Je ne ferai pas d'autres commentaires, sinon que l'Armée française tire bien. Du peloton, Degueldre n'a pu être atteint que d'une seule balle. Je n'ai plus rien à dire ».
La répression gaulliste c'est 11.000 arrestations, 3.300 condamnations dont 40 à mort, 4 exécutions, l'épuration ethnique et la déportation d' 1.200.000 Pieds-Noirs, l'abandon de millions de Français musulmans à la terreur FLN 150.000 Harkis, soldats français, désarmés et livrés , par un chef d'Etat parjure rallié aux terroristes soutenus par le Parti communiste français et ses alliés...

Il ya quarante cinq ans, le 6juillet 1962, le lieutenant Roger Degueldre était fusillé.
Pieds-Noirs d'hier et d'aujourd'hui N ° 154 JUILLET/AOUT 2007



En tant qu'ancien responsable de l'ORO(Organisation du Renseignement et des Opérations) à l'échelon national de l'OAS, le docteur Jean-Claude PEREZ assuma, en son temps, la responsabilité de tous les actes de guerre imputables à l'OAS. C'était son rôle.

COUPS DE GRACE

Ils ont tué l'Algérie française petit à petit. En hésitant. En titubant. En bafouillant. Minables, gribouilles, traîne-savates de la politique. Motivés, en apparence seulement, par des convictions aux contours incertains.
Qu'on pardonne la violence du propos! Mais il existe une terminologie de la sincérité. Un vocabulaire du spontané.
L'incohérence opérationnelle de cet assassinat territorial s'illustra symboliquement lors de l'exécution du lieutenant Roger Degueldre.
Responsable opérationnel à l'échelon national, Degueldre fut exécuté au fort d'Ivry, le 6 juillet 1962, en conclusion d'un jugement de la Cour de Sûreté de l'Etat. Après le rejet d'une grâce sollicitée auprès du président de la République, Charles De Gaulle, par les avocats de ce brillant soldat français. Depuis lors, ils ne cessent de porter un regard malsain, sur le drame de l'Algérie française assassinée. Un regard malsain sur les hommes et les
femmes qui ont engagé leur vie et leur liberté pour défendre l'Algérie française.
Ils ont tué Roger Degueldre petit à petit. En hésitant. En titubant. En bafouillant. Par une mauvaise salve de peloton d'exécution. Une salve qui ne fut pas mortelle. Ils ont dû l'achever. Le»finir»comme on le di t chez les voyous. Ils l'ont achevé par DES coups de grâce ! Terme odieux, indigne, inacceptable, révoltant. Car ce terme «coups de grâce» ne connaît pas de pluriel. Un coup de grâce, c'est de la pitié. Des coups de grâce, c'est de la boucherie. Il faudra «un coup de grâce» dans la mâchoire. «Un coup de grâce» dans l'épaule. D'autres encore et enfin une balle dans la tête, celle qui emportera Degueldre vers l'infini du repos éternel.
Martyre qui évoque, comme si le ciel voulait illuminer de son rayonnement la mort du héros, celui de Saint Sébastien. Puisque Degueldre, comme ce glorieux élu de la chrétienté fut lui aussi un «mal tué». Un «mal tué» par de mauvais sicaires soumis aux exigences de l'assassin de l'Algérie française.
Nous n'oublierons jamais l'Algérie française. Nous n'oublierons jamais le lieutenant Roger Degueldre. Nous n'oublierons jamais Piegts, Dovecar, Bastien-Thiry. Nous n'oublierons rien.
Avides de justice, avides de réparation, nous citons en permanence devant le tribunal de l'Histoire les responsables de cette euthanasie partielle de la Patrie. De ces infâmes assassinats.
Sentinelles de la vérité, ne souffrant d'aucun complexe de culpabilité, nous nous lançons à l'assaut des citadelles du mensonge.
Que le ciel prenne en pitié les promoteurs de ce qui restera, envers et contre tout, un crime contre la France.
Un crime contre la raison.

D'après le livre du Dr Jean-Claude Perez «Vérités tentaculaires sur
l'OAS et la guerre d'Algérie». Aux Éditions Dualpha.
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Message par Admin le Ven 27 Nov - 7:30

Dans cette cellule, Roger Degueldre avait écrit, sur un cahier d'écolier, ce texte :


« Après un certain procès qui s'est déroulé jeudi de la semaine dernière, Degueldre Roger a été transféré dans sa cellule de condamné à mort de Fresnes.

« Voici ce que disent les gens ; moi qui connais D. R., l'ayant pratiqué pendant trente-sept ans, j'affirme que c'est faux. D. R. n'est pas ici. Le personnage enfermé à Fresnes s'appelle Jules (c'est du moins le nom que je lui ai donné.

« Jules est bien différent de Roger. Depuis son arrivée, Jules ne fait que dormir, lire, boire et manger. Tout le monde est très gentil avec lui. On dirait un grand personnage qui sort de maladie après avoir frôlé la mort. Il est entré en

convalescence, mais on doit le surveiller attentivement par crainte de rechute. Il faut aussi se soucier qu'il ne lui manque rien et, à cet effet, lui ouvrir souvent sa porte et lui demander s'il n'a besoin de rien. La nourriture riche et abondante est nécessaire à ce grand malade et on ne se fait pas faute de la lui donner. La nuit, il faut veiller sur ce pauvre Jules. Aussi met-on une ampoule bleue de façon à pouvoir guetter son sommeil, mais ne pas lui blesser les yeux.

« Le matin, on lui apporte son café jusque dans le lit, puis on lui fait faire une petite promenade, toujours sous la surveillance attentive et attendrie d'un, ou de deux, même parfois de trois gardiens. Parmi ces gardiens, il y en a toujours qui sont armés, et c'est là un des points pour lesquels je dis que ce n'est pas R. D. qui est là, car Jules n y fait même pas attention,

« Parfois, le directeur de la maison vient le voir et lui apporte un médicament. Il lui avait promis ce médicament tous les soirs afin qu'il s'endorme mieux, mais, en fait, jusqu'à ce jour, il n'est venu qu'une seule fois avec le médicament. Peut-être le docteur n'est pas d'accord? Car il doit y avoir un dans cette maison, mais Jules ne l'a pas encore vu. En revanche, l'aumônier est venu le voir hier. Très gentil et compréhensif mais Jules est très méfiant vis-à-vis de ces gens-là. En cela, il ressemble à R. D.

« Tout le monde a, sur le passage de Jules, un sourire attristé plein de compréhension. Jules répond par un large sourire et une parole aimable, et il lui semble à chaque fois entendre un soupir de soulagement sortir des poitrines des gens qu'il rencontre.

« Ce soupir semble dire : « Ah! il va mieux. » Et Jules est tout content de la bonne farce qu'il est en train de jouer. Parfois, mais rarement quand même, une peur bleue s'infiltre en Jules. Elle est vite rejetée, car cette peur est destinée à R. D. et Jules n'en veut pas. Voici le deuxième point qui me fait dire que ce n'est pas R. D. qui est ici, mais bien Jules.

« Jules est détaché de ce monde, il ne s'intéresse à rien. Tous les jours, la radio lui parle d'un certain Tour de France qui est, paraît-il, l'attrait de tous les Français. Mais Jules ne fait guère attention à ces bonshommes qui font des kilomètres en suant et en fatiguant, alors que l'avion ou l'auto sont plus rapides ou plus reposants.

« La chambre de Jules est toute jaune, proprette et nette, mais la porte et la fenêtre derrière laquelle se trouvent d'énormes barreaux et un grillage sont fermées en permanence. Diable! On ne sait jamais ce qui peut se passer dans la tête d'un malade.

« Jules s'en f... éperdument et ne songe qu'à s'allonger sur son lit, pas très confortable car trop mou, et fumer, lire, manger, boire, dormir.

« Tous les jours après la promenade, on lui fait prendre une douche, toujours sous surveillance attentive et directe. Il passe là un bon moment, car il peut s'amuser à demander à l'un des gardiens de lui faire la douche chaude et froide alternativement, et on s'emploie à le satisfaire immédiatement.

« Quand Jules sort de sa chambre, tout ce qui n’est pas gardien rentre et se camoufle. Personne n’a le droit de voir Jules, car c'est quelqu'un d'important.

« Je crois que j'ai tout dit sur Jules et de sa vie bien calme et si douce.

« Et R. D., me direz-vous, où est-il alors? Que fait-il? Que pense-il ?


« Ça c'est un secret que je connais bien, mais moi seul le connais. »

Ce secret, c'est celui d'un homme, et les hommes sont rares, Les familles, les patries, les civilisations, et même les régiments peuvent mourir. Ça va, ça vient, et rien de tout cela n'a vraiment d'importance. Mais voir mourir des hommes, c'est toujours dommage.

Pierre SERGENT.


Dernière édition par Admin le Mar 29 Juin - 4:43, édité 1 fois
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Message par olivier le Ven 27 Nov - 12:10

respect
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Message par Invité le Ven 27 Nov - 13:26

Merci Daniel de ressortir Roger D
Puissent nos générations futures comprendre que l'Honneur habitait ces Roger D, Bastien T (polytechnicien ayant contribué au missile SS11) etc..
Et pas l'"autre', ambitieu, prétencieu, caractériel.

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Message par Bushman le Dim 13 Déc - 4:21

[img]Lieutenant Roger Degueldre Lt_deg16[/img]

Je crois que j'ai reussi

More majorum
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Message par Invité le Dim 13 Déc - 6:34

merci pour cette Honneur rendu à ce Valeureux Soldat
qui a choisi la voie de l'Honneur à celle de la Honte!!!
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Message par Invité le Jeu 24 Déc - 15:32

C'est très bien de reparler de ces hommes qui ont respecté la parole donnée.
Et honte au félon, prétentieux, imbu de lui même Lieutenant Roger Degueldre 555874 .

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Message par Admin le Mar 29 Juin - 4:29

COMMEMORATION assassinat Roger DEGUELDRE

Samedi 3 juillet 2010 - 10 heures

+

Le 48ème anniversaire du sacrifice du

Lieutenant Roger DEGUELDRE

Exécuté au Fort d’Ivry le 6 juillet 1962 pour crime de fidélité à la parole donnée

Et du Sergent Albert DOVECAR et de Claude PIEGTS

Exécutés le 7 juin 1962 au « Trou d’Enfer »

Sera marqué le samedi 3 juillet 2010 à Versailles, par les cérémonies suivantes :

- à 10h : Messe en l’Eglise Notre-Dame des Armées – 1, impasse des Gendarmes

- à 11h : Au cimetière des Gonards, prières et dépôt de gerbes sur la tombe du Lieutenant DEGUELDRE

Les anciens officiers, sous-officiers et soldats des 1er R.E.C, 1er R.E.P et 2ème R.E.P sont instamment invités à participer ou à s’associer à ces cérémonies.

De la part de leurs familles, leurs amis et du Cercle National des Combattants



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Message par Admin le Mar 29 Juin - 6:21

à lire :

Lieutenant Roger Degueldre 1fju60
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Message par Admin le Jeu 1 Juil - 4:31

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Message par Admin le Mar 27 Sep - 9:40

a relire absolument les divers témoignages de ce meurtre Lieutenant Roger Degueldre 572990
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Message par Gibert j le Mer 28 Sep - 12:16

Re-bonjour,o.k,pour l'adjudant,puisque c'est Me Tixier Vignancourt qui le dit,il était mieux placer que moi,,mais il y avait au moins un officier supérieur,(qui,a la derniere mn,a peut-etre refusait),cela on ne le saura jamais,honneur et respect a cet homme qui a sut relever la tete face a ses bourreaux.
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Message par commandoair40 le Sam 6 Avr - 13:31

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