Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» Avis aux Visiteurs .
Ven 31 Mar - 9:55 par commandoair40

» 1 septembre 2015
Mar 1 Sep - 18:39 par olivier

» Visiteurs sur le forum 2014
Mar 1 Sep - 18:34 par olivier

»  Janvier 1885 - La Légion étrangère à Tuyen Quang au Tonkin.
Sam 18 Jan - 8:07 par ROBERT

» loto et bourse aux armes
Lun 13 Jan - 11:13 par Invité

» Dimanche 12 Janvier 2014
Dim 12 Jan - 12:17 par Invité

» Samedi 11Janvier 2014
Sam 11 Jan - 18:19 par Gibert j

» Le mémorial du 2°REI
Sam 11 Jan - 12:09 par Gibert j

» vendredi 10 janvier 2014
Ven 10 Jan - 20:38 par Gibert j

» Commandant Dupin
Jeu 9 Jan - 20:39 par Gibert j

» Jeudi 9 janvier 2014
Jeu 9 Jan - 20:34 par Gibert j

» Mercredi 8 Janvier 2014
Mer 8 Jan - 21:54 par Gibert j

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
musique Légion
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!pagerank
Tchat Blablaland

Guerre du Kosovo

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Guerre du Kosovo

Message par Invité le Ven 24 Mai - 13:19

Guerre du Kosovo

Informations générales
Guerre du Kosovo

Usine d'armement de Zastava après un bombardement.


Date



Lieu



Issue


6 mars 1998 - 10 juin 1999
République fédérale de Yougoslavie.
mise en place d'une administration provisoire au Kosovo
elligérants
République fédérale de Yougoslavie Armée de libération du Kosovo
OTAN
Forces en présence

140 000 soldats
30 000 policiers
16000 volontaires serbes
500 volontaires russes
500 volontaires grecs

40 000 hommes


80 avions
Pertes

931 morts

plus de 1 000 morts


3 morts
Guerre du Kosovo
La guerre du Kosovo a eu lieu en 1999 sur le territoire de la République fédérale de Yougoslavie, opposant l'armée yougoslave à l'armée de libération du Kosovo et l'OTAN.



Sommaire




Origine des revendications nationalistes


Articles détaillés : Kosovo et Histoire du Kosovo.
Les conflits entre les deux principales communautés du Kosovo et Méthochie (Serbes et Albanais)
sont liés à leur conviction mutuelle d’être les seuls occupants
légitimes de cette région. Aujourd’hui encore, la composition ethnique
du Kosovo du XVe siècle fait l’objet de nombreuses controverses, chaque partie interprétant en sa faveur les documents de l’époque.

Du côté serbe, le Kosovo est décrit comme le « berceau de la Serbie », car il en était, entre le XIe et le XVe siècle, le centre politique (Pristina), économique (mines de Novo Brdo), et spirituel (monastères de Peć, de Dečani, de Gračanica
et bien d’autres) du pays inscrits au patrimoine mondial de l'Unesco.
Toutefois, le terme de « berceau de la Serbie », utilisé depuis XIXe siècle seulement, est abusif, car les Serbes, installés dès le VIIe siècle en Bosnie et dans l’ouest de la Serbie actuelle (Rascie), ne s'installèrent au Kosovo et Méthochie qu’au XIe siècle.

De plus, la Serbie considèrent que le Kosovo et Méthochie était complètement slavisé
(et donc Serbe) avant l’occupation turque (prise de Priština en 1454),
qui dura jusqu’en 1912. Selon ce point de vue, les Albanais se seraient
alors installés au Kosovo après l’écrasement des insurrections serbes
par les Turcs (grandes migrations serbes de 1690 et de 1737-1739), les Serbes restés au Kosovo devant soit se convertir, soit accepter le statut de kmet (serf) auprès des notables albanais. En Serbie, les Albanais sont donc perçus comme des étrangers ayant profité de l’occupation ottomane pour coloniser une partie du territoire serbe.

Les Albanais réfutent cette version, estimant que la population
albanaise du Kosovo n’a pas été assimilée par les Serbes au Moyen Âge ;
les Albanais seraient donc déjà présents au Kosovo à l’arrivée des
Turcs. De plus, les Albanais ont tendance à minimiser, voire à nier,
l’existence des grandes migrations serbes, ce qui leur permet d’affirmer que les Serbes étaient déjà minoritaires avant 1690.

Ils se considèrent en effet comme les descendants des peuples illyriens qui occupaient la région comprise entre la Grèce et la Slovénie, avant l’arrivée des Slaves, et incluant l’actuel Kosovo (Dardanie,
en illyrien). Les Albanais estiment donc avoir été victimes d’une
occupation militaire à partir de l’installation des Serbes au Kosovo. Là
encore, il faut corriger ce point de vue, les peuples yougoslaves
descendant eux aussi des Illyriens, qui furent en grande partie
slavisés.

L’histoire du Kosovo, vue par les Serbes et les Albanais, repose donc
sur deux mythes fondateurs opposés, qui relèvent en grande partie de la
propagande.

Précédents conflits


Au XIXe siècle,
la Serbie, nouvellement indépendante, fera de la récupération du Kosovo
l’une de ses revendications principales. La première tentative, lors de
la guerre russo-turque de 1877-1878
se solde par un échec, et déclenche de nouvelles persécutions contre
les Serbes du Kosovo. Entre 1877 et 1912, le peu de Serbes qui existe au
Kosovo (60 000) quitte le Kosovo pour rejoindre la Serbie libre[réf. nécessaire].

Après ce nouveau mouvement de population, les Albanais sont
indiscutablement majoritaires dans la région. Le Kosovo (plus étendu que
la région actuelle) est alors l'une des 4 divisions administratives
ottomanes dont l'autonomie est réclamée par la Ligue de Prizren
dès 1877 dans le but de créer une grande Albanie, autonome dans le
cadre de l’Empire Ottoman. Ce projet ne voit pas le jour, mais les
Albanais obtiennent la reconnaissance d'une autonomie à l'été 1912,
quelques mois avant le début de la Première Guerre balkanique.

Finalement, à la suite de celle-ci, le Kosovo est intégré au royaume
de Serbie, malgré l’opposition des Albanais qui se révolteront jusqu’en
1924 sous l’impulsion d’Isa Boletini (guérilla kachak).
En 1921, l'élite albanaise du Kosovo se plaint des violences, et
mentionne le chiffre de 12 000 Albanais tués et 20 000 faits prisonniers
depuis 1918. Du côté serbe, la population subit de lourdes pertes
pendant la Première Guerre mondiale.
Le recensement yougoslave de 1921 (organisé par les Serbes) dénombrera
280 000 Albanophones au Kosovo, sur une population de 439 000 personnes
(63,7 %).

Après la guerre, le Royaume de Serbie y mène une politique de colonisation1.
De nombreuses familles Serbes sont implantées au Kosovo, rééquilibrant un peu la balance entre Serbes et Albanais.

Durant la Seconde Guerre mondiale, le Kosovo est rattaché a l'Albanie
fasciste, sous domination italienne. Environ 10 000 Serbes, Jevreja i
Roma sont tués et entre 80 000 et 100 000 sont chassés du Kosovo2. Les Albanais redeviennent alors[réf. nécessaire] largement majoritaires.

Après la guerre, le Kosovo est de nouveau rattaché à la Yougoslavie en tant que province autonome de Serbie.
L’autonomie de la province est accrue par les constitutions de 1960 et
1974, mais elles ne lui confèrent pas pour autant le statut de
République. En effet, la Constitution de 1974 prévoit l'existence de six
Républiques et deux régions ou provinces autonomes, le Kosovo et la
Voivodine qui ont une autonomie moins importante. À plusieurs reprises
(en 1970 et en 1981), les Albanais ont réclamé le statut de république à
part entière. Entre le recensement de 1948 et celui de 1971, la
répartition entre serbes et albanais reste stable : environ 69 %
d'albanais pour 26 % de serbes3.
Les Albanais deviennent encore plus majoritaires par la suite à partir
des années 1970, lors du renforcement de l'autonomie de la province et
du statut des Albanais dans tous les secteurs de l'administration, en
raison principalement du départ d'une partie des Serbes et Monténégrins.
Devenus très minoritaires, et craignant de voir tout lien avec la
Serbie définitivement coupés, les Serbes protestent contre l’autonomie
de la province.

En mars 1989, Slobodan Milosevic réduit drastiquement le statut d'autonomie du Kosovo, par l'apport de modifications à la constitution
serbe, aboutissant à une reprise du contrôle direct de la province par
la Serbie. Les Albanais se révoltent alors contre la suppression de
l’autonomie du Kosovo, d’abord pacifiquement sous l’impulsion d’Ibrahim Rugova, puis violemment en raison de l’inefficacité de cette politique de résistance passive. Lors de l’intervention de l’OTAN en 1999, on estime que le Kosovo compte 1 600 000 Albanais, contre 220 000 Serbes.

Le contexte juridique (droit international)



  • Le 31 mars 1998, le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote la résolution 11604 qui décide d'un embargo sur les armes à destination de la Yougoslavie, y compris sur la province Serbe du Kosovo et Méthochie.


  • Le 23 septembre 1998, le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote la résolution 11995
    qui exige l'application des mesures d'embargo, la fin de l'action des
    forces de sécurité, l'autorisation de la Mission de vérification de la
    Communauté européenne, le retour en sécurité des réfugiés, et
    l'établissement d'un calendrier de reprise du dialogue entre
    belligérants.


  • Le 13 octobre 1998,
    l'OTAN adresse un ultimatum à la partie serbe pour le retrait de ses
    forces et le début de négociations avec la partie albanaise. L'ultimatum
    est appuyé d'un ordre d'activation de ses forces.

Il faut observer qu'à la suite de la résolution 1199 du Conseil de
Sécurité des Nations Unies, c'est l'OTAN qui prend l'initiative malgré
les articles 166 et 177
de la résolution 1199. Ces articles expriment la volonté du Conseil de
Sécurité de garder le contrôle de la situation. Mais des divergences
existent, la partie Russe a annoncé son intention de mettre son veto à
une nouvelle résolution validant une intervention contre la partie
Serbe. Ce passage en force est présenté8 comme une victoire des néoconservateurs par Robert Kagan.


  • Le 24 octobre 1998, le Conseil de Sécurité des Nations Unies vote la résolution 12039 qui approuve l'accord négocié entre la Yougoslavie et l'OTAN le 15 octobre 1998.


  • Le 30 janvier 1999, le conseil de l'OTAN autorise son Secrétaire général à engager des actions militaires.


Déroulement de la guerre


Article détaillé : Opération Allied Force.




Mosquée de la région de Skënderaj (Srbica) détruite pendant la guerre du Kosovo


Le conflit débute en 1996 avec la création de l'« Armée de libération du Kosovo »
(ou UÇK), qui amorce une campagne de révolution en assassinant des
dirigeants, des policiers et des gardes-frontières serbes, ainsi que les
Albanais collaborant avec le régime. Les Serbes ont alors pris de
sévères contre-mesures policières et militaires. Le point tournant est
survenu en mars 1997, lorsque le gouvernement de l'Albanie
s'est effondré à la suite d'opérations financières pyramidales ratées.
Des arsenaux ont été pillés et ces armes se sont invariablement dirigées
en grand nombre vers le Kosovo, où l'UÇK naissante livrait aux
autorités serbes une véritable guerre d'indépendance.

La communauté internationale a réagi à la crise en 1998, en créant un « groupe de contact » composé de l'Allemagne, des États-Unis, de la France, du Royaume-Uni et de la Russie qui firent d'ultimes efforts diplomatiques en février 1999 lors de la conférence de Rambouillet suite à des allégations de massacres alors que les violences intercommunautaires se multipliaient11.

Human Rights Watch a estimé que les forces serbes avaient expulsé 862 979 Albanais du Kosovo vers la Macédoine
et l'Albanie, et que plusieurs centaines de milliers de plus avaient
été déplacés à l'intérieur de leur propre pays ; au total, plus de 80 %
de toute la population du Kosovo (ou 90 % des Albanais du Kosovo)
avaient été chassée de leurs foyers. Des rumeurs concernant un plan
d'épuration ethnique à grande échelle mené au Kosovo (plan Fer-à-cheval) circulèrent dans les médias occidentaux. Ces rumeurs se révélèrent par la suite infondées.

L'échec des négociations à Rambouillet et l'éventuelle catastrophe humanitaire poussa l'OTAN à intervenir en effectuant une campagne aérienne de bombardement appelée Opération Allied Force.

Le général Wesley Clark dirigea les opérations depuis le Supreme Headquarters Allied Powers in Europe, qui ont commencé le 24 mars 1999.

Celles-ci auraient dû se limiter à des bombardements symboliques durant 3 ou 4 jours pour ramener Belgrade à la table des négociations comme cela s'était passé pour en terminer avec la guerre de Bosnie mais ces bombardements ont finalement duré 78 jours.





MiG-29 de l'Armée populaire yougoslave abattu en Bosnie-Herzégovine.


58 574 missions aériennes sur ces 78 jours d’opérations ont causé la perte de deux appareils américains au combat (Un F-117 et un F-16), plus de 800 missiles sol-air ont été tirés par la DCA serbe. On compte 4 397 missions SEAD anti-radar.

Au sol, plusieurs forces spéciales des nations de l'OTAN opéraient dans la discrétion, un membre du Special Air Service a été tué12.

Des unités terrestres de l'OTAN se sont concentrées en Macédoine tandis qu'une brigade de l'US Army s'est déployée - avec difficulté - en Albanie ; n'ayant pas participé aux combats, elles seront l'avant-garde de la future KFOR à la fin de ceux-ci.

Une guerre de l'information eut lieu entre les parties en conflit. Les forces de l'OTAN avaient préservé les infrastructures du réseau Internet
en ex-Yougoslavie tout en tentant de neutraliser les médias serbes, car
« un accès libre et ouvert à Internet ne [pouvait] qu'aider le peuple
serbe à connaître la vérité au sujet des atrocités » du régime de
Milosevic13.

Ces frappes qui durèrent plus de 70 jours semblent mener à une
impasse jusqu’à la conclusion d’un accord entre la République Fédérative
de Yougoslavie et les envoyés spéciaux de l’Union européenne, le président finlandais Martti Ahtisaari, et de la Russie, l’ancien premier ministre Viktor Tchernomyrdine, le 3 juin 1999. Ils étaient venus présenter les exigences du G8
pour mettre un terme au conflit du Kosovo à Milosevic. Le cessez-le-feu
est accepté par la République Fédérative de Yougoslavie le 9 juin 1999 et met fin à la guerre du Kosovo14.

Le 10 juin 1999,
les frappes s'arrêtent et les forces serbes commencent à se retirer du
Kosovo investi par la force internationale mandatée par les Nations unies, la KFOR dans le cadre de l'opération Joint Guardian et placé depuis sous l'administration de la Mission intérimaire des Nations Unies au Kosovo en vertu de la Résolution 1244 du Conseil de sécurité des Nations unies.

Bilan humain


Pertes civiles


En juin 2000, la croix rouge estima que 3 368 civils (2 500 Albanais,
400 Serbes et 100 Roms) étaient toujours portés disparus, environ un an
après la fin du conflit15

En 2008, une étude commune du Centre pour la loi humanitaire (en) (Fond za Humanitarno pravo), une ONG de Serbie et Monténégro,
la commission internationale des personnes disparues, et la Commission
des personne disparues de Serbie a établi une liste de 13 472 noms de
victimes tuées dans la periode janvier 1998 à décembre 20001617.
La liste contient le nom et prénoms des victimes, leur date de
naissance, la qualification civile ou militaire et le lieu et la date du
décès. Il y a 9 260 victimes albanaises, 2 488 victimes serbes ainsi
que 1 254 victimes dont la nationalité n'est pas établie18.

Civils tués par l'opération Allied Force


La République fédérale de Yougoslavie a estimé à 1 200 à 5 700, le
nombre de victimes civiles causées par les bombardements de l'OTAN. Le
secrétaire général de l'OTAN, Lord Robertson, a écrit après la guerre
que le nombre de victimes ne sera jamais précisément connu mais donne
les chiffres de l'ONG Human Rights Watch comme une estimation raisonnable. Le rapport de Human Rights Watch
compte 488 à 527 victimes civiles serbes dans 90 incidents séparés, le
plus important étant la mort de 87 civils lors du bombardement d'une
cible militaire à Korisa que les forces serbes auraient fait occuper par
des civils1920.

Victimes des forces terrestres yougoslaves


Le département d'état américain a utilisé le chiffre de 10 000 victimes pour justifier l'intervention en Yougoslavie21.

Des experts en statistique mandatés par le TPIY ont estimé le nombre total de victimes à 10 00022.
Eric Fruits, professeur à l'université de Portland, s'oppose à cette
estimation qu'il a jugée être basée sur des données fausses23.

En août 2000, le TPIY a annoncé avoir exhumé 2 788 corps au Kosovo
sans se prononcer sur le nombre de victimes de crimes de guerre parmi
ces victimes24. La KFOR a annoncé que sur les 2 150 corps découverts jusqu'en 1999, environ 850 seraient des victimes de crimes de guerre25.

Pertes militaires de l'OTAN






Un équipement de pilote de F-16 ainsi que la carcasse d'un F-117 abattu par les forces serbes


Selon les rapports officiels, la guerre n'a fait aucune victime au
sein des militaires de l'OTAN lors des opérations militaires. Cependant,
le crash d'un AH-64 Apache américain en Albanie 26 a causé la mort de 2 soldats de l'OTAN, David Gibbs and Kevin L. Reichert. Un membre du Special Air Service aurait été tué en Yougoslavie.

Pertes militaires serbes


L'OTAN n'a pas fait d'estimation officielle du nombre de victimes
militaires. La Yougoslavie a estimé le nombre de victimes militaires à
462 soldats, ainsi que 299 blessés, lors des bombardements de l'OTAN27.

Pertes militaires de l'UÇK


Certains rapports donnent le nombre de 1 000 victimes militaires au sein de l'UÇK28.
Cependant, les pertes militaires de l'Armée de libération du Kosovo
sont difficiles à estimer car il est difficile de savoir qui était un
combattant de l'UÇK et qui ne l'était pas. L'armée serbe estimait tout
Albanais armé comme membre de l'UÇK, donc une victime comptée comme
civile par les Albanais pourrait être comptée comme militaire par les
Serbes.

Conséquences


À la fin du mois d'avril 2001, les crimes de guerre commençaient tout juste à faire l'objet d'une enquête et à cette date, l'Armée populaire yougoslave
avait inculpé 183 militaires et mis en examen 62 autres pour ceux-ci,
sans toutefois inclure dans ces investigations les forces spéciales de
police ou les forces paramilitaires serbes.

Lui reprochant, outre son autoritarisme, une perte de tous les
territoires promis dans ses discours nationalistes, la population serbe
vote contre Milosevic et lui fait perdre les élections présidentielles en septembre 2000 ; il fut arrêté le 31 mars 2001 pour être jugé devant le Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie, mais il décédera avant la fin du procès en 2006.

La situation reste encore difficile au Kosovo avec le décès de Ibrahim Rugova, président du Kosovo depuis 1989.

Le coût financier des opérations militaires au Kosovo pour (pré et
post conflit comprit) a été pour les États-Unis de 3,260 milliards de
dollars pour l'année fiscale 1999 et 1,909 milliard pour l'année fiscale
200029.

Des négociations étaient toujours en cours concernant le statut final de la région en 2007.


Le 17 février 2008, le Kosovo proclame officiellement son indépendance de la Serbie. Le Kosovo est reconnu par 76 États dont les États-unis et 22 pays de l'Union européenne (au 18 juin 2011).

Chronologie des événements de 1999



  • Après l'Incident de Račak, le 15 janvier, Louise Arbour, procureur du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) est empêchée par les forces serbes de se rendre dans la province.
  • 6-23 février : la Conférence de Rambouillet sur le Kosovo est un échec, l'UÇK refusant un simple statut d'autonomie et les Serbes un déploiement international dans la province.
  • 15-19 mars : reprise et nouvel échec des négociations de Rambouillet
    sur l'avenir du Kosovo, l'UÇK ayant accepté le simple statut
    d'autonomie pour la province mais les Serbes ayant refusé l'imposition
    du contingent militaire de l'OTAN et son statut.
  • 23 mars :
    résolution de l'Assemblée Nationale Serbe condamnant le retrait des
    observateurs de l'OSCE du 20 mars ordonné par l'OTAN, et demandant à
    l'ONU et à l'OSCE de faciliter une solution diplomatique par le biais de
    négociations.
  • 23 mars : l'OTAN ordonne le début de frappes aériennes sur la Serbie.
  • 24 mars : Opération Allied Force. Début des frappes aériennes de l'OTAN sur la Serbie (fin le 9 juin).
    Immédiatement se déclenche un afflux de réfugiés kosovars vers les pays
    voisins. La Russie suspend sa coopération avec l'OTAN.
  • 26 mars : début des frappes aériennes de l'OTAN sur les forces serbes stationnées au Kosovo.
  • 2 avril : pour la première fois, des frappes de l'OTAN visent le centre de Belgrade.

Article connexe : Incidents de frontière albano-yougoslaves de 1999.

  • 6 mai : accord des ministres des affaires étrangères du G8 sur le déploiement de forces internationales au Kosovo.
  • 8 mai : l'ambassade de Chine à Belgrade est touchée lors d'un raid mené par un bombardier furtif B-2 américain.
  • 27 mai : Slobodan Milošević, président yougoslave, est inculpé par le Tribunal Pénal International pour l'ex-Yougoslavie (TPIY), pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité.
  • 2 juin : la Cour internationale de justice rend son arrêt dans le conflit entre la Yougoslavie et dix pays de l'OTAN concernant la licéité
    de l'emploi de la force de la part des membres de l'OTAN. La cour se
    déclare incompétente dans les dix cas, notamment parce que les frappes
    de l'OTAN sont intervenues avant la signature du traité et parce que la République fédérale de Yougoslavie (RFY) ne faisait pas partie de l'ONU30.
  • 3 juin : Slobodan Milošević accepte le plan de paix pour le Kosovo.
  • 8 juin : suspension des bombardements de la Serbie par l'OTAN et début du retrait des forces serbes du Kosovo.
  • 9 juin :
    accord de Kumanovo entre OTAN et Serbes, fin des bombardements au
    Kosovo, des forces internationales (la KFOR) doivent prendre position au
    Kosovo.
  • 12 juin : entrée au Kosovo des troupes de la KFOR, mais aussi de troupes russes inattendues, qui prennent position sur l'aéroport de Pristina.
  • 20 juin : fin du retrait des forces serbes du Kosovo.
  • 21 juin : l'UÇK signe un accord de démilitarisation avec la KFOR.
  • Juin: Début de la construction du Camp Bondsteel31.
  • 2 juillet : le Français Bernard Kouchner est désigné par l'ONU représentant spécial des Nations unies au Kosovo.
  • 23 juillet : massacre de 14 paysans serbes au Kosovo.
  • 25 juillet : débuts de l'« administration Kouchner », dirigeant de la MINUK, mission des nations unies au Kosovo.
  • 6 août : le dirigeant albanais modéré Ibrahim Rugova accepte de participer, avec l'UÇK, au comité de transition au Kosovo dont B. Kouchner est l'instigateur.
  • En août, début de l'exode des Serbes du Kosovo, victimes des représailles des Albanais.
  • 3 septembre : le Deutsche Mark (DEM) remplace le dinar yougoslave comme monnaie officielle du Kosovo.
  • 20 septembre : l'UÇK (armée de libération) se transforme en corps de protection civile (TMK) du Kosovo.
  • 17 novembre : une conférence à Bruxelles permet de débloquer 1 milliard de $ pour la reconstruction du Kosovo.
  • 6 décembre : l'OSCE publie son rapport sur les crimes commis au Kosovo
  • 15 décembre :
    un accord signé entre l'ONU et les trois principaux partis albanais
    permet la mise en place d'une administration provisoire au Kosovo.

Critiques de la guerre






Véhicule blindé Marder de la Bundeswehr au Kosovo en 1999.






Carte des bombardements ayant utilisé de l'uranium appauvri.


L'intervention de l'OTAN ainsi que les réelles motivations de cette guerre font l'objet de nombreuses discussions.

En Europe, les souverainistes, l'extrême droite et les communistes
rejettent la guerre et la plupart soutenaient le point de vue serbe32.

L'opinion publique
des pays de l'OTAN était initialement majoritairement en faveur de
cette opération, bien qu'un revirement progressif se soit amorcé suite à
la longueur imprévue du conflit et à la multiplication des critiques
des bombardements, que ce soit dans les médias yougoslaves ou dans
certains rapports d'organisations non gouvernementales (voir par exemple
Human Rights Watch).

L'écrivain Vladimir Volkoff dénonce dans Désinformation, flagrant délit, en tant que spécialiste de ces questions, les mécanismes de désinformation dont il pense voir toutes les caractéristiques dans cette opération militaire33.

Certaines personnalités de gauche s'insurgent contre un retour de la doctrine de la guerre juste, et accusent les médias occidentaux de propagande. Noam Chomsky, par exemple, dans son livre Dominer le monde ou sauver la planète,
argue que les massacres serbes ont été provoqués par les frappes de
l'OTAN, la majeure partie des victimes antérieures étant du fait de l'UÇK,
accusée d'être un groupe terroriste ayant assassiné plusieurs milliers
de Serbes comme d'Albanais. Les bombardements, ayant contribué à
détruire l'industrie de la Serbie, sont aussi accusés d'avoir eu entre
autres pour but de mettre à bas l'économie de type socialiste du pays,
une des dernières d'Europe.

Le projet d'oléoduc AMBO allant de Bourgas en mer Noire à Vlora en mer Adriatique
est aussi présenté par eux comme une importante motivation cachée de ce
conflit, celui-ci pourtant ne passe pas par le Kosovo mais par la
Macédoine reliant la Bulgarie à l'Albanie. Un tel oléoduc jouerait un
rôle crucial dans la course que mènent les grandes puissances
occidentales, notamment l'Allemagne et les États-Unis, pour contrôler
les routes du pétrole et du gaz entre l'Europe et l'Asie centrale
(gisements de la Caspienne).
Ainsi, la guerre aurait été planifiée bien avant les évènements censés
l'avoir déclenchée, tandis que le rôle prépondérant des grandes
puissances occidentales aurait été occulté par les grands médias. C'est
par exemple la thèse soutenue par Michel Collon dans son livre Monopoly - l'Otan à la conquête du monde. La construction du camp Bondsteel au Kosovo est parfois avancée pour appuyer cette théorie.

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum