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Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

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Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par Admin le Dim 6 Déc - 10:00

Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français
Monsieur Lazare Ponticelli était le dernier poilu, mais aussi le dernier légionnaire survivant de la
Première Guerre mondiale. Il est décédé ce mercredi 12 mars 2008 à l'âge de 110 ans. Avec lui,
c'est une page de l'histoire de France qui se tourne, celle qu'avaient écrite les quelques huit
millions de soldats mobilisés et engagés de la Grande Guerre parmi lesquels près d'un million trois cent soixante quinze mille avaient été tués.
Il était le témoin acteur d'une immense tragédie qui a bouleversé l'ordre du Monde. Mais au-delà du combattant et de sa qualité d'ultime survivant de la Grande Guerre, Lazare Ponticelli était aussi un homme au destin hors du commun, arrivé pieds nus en France à l'âge de neuf ans et qui construira une entreprise implantée sur quatre continents. Homme d'exception, le parcours d'intégration de Lazare Ponticelli est un hymne d'amour à la France qui mérite d'être médité par tous.
par tous.
était le dernier poilu, mais aussi le dernier légionnaire survivant de la Première Guerre mondiale. Il est décédé ce mercredi 12 mars 2008 à l'âge de 110 ans. Avec lui, c'est une page de l'histoire de France qui se tourne, celle qu'avaient écrite les quelques huit millions de soldats mobilisés et engagés de la Grande Guerre parmi lesquels près d'un million trois cent soixante quinze mille avaient été tués.
Il était le témoin acteur d'une immense tragédie qui a bouleversé l'ordre du Monde. Mais au-delà
du combattant et de sa qualité d'ultime survivant de la Grande Guerre, Lazare Ponticelli était aussi un homme au destin hors du commun, arrivé pieds nus en France à l'âge de neuf ans et qui construira une entreprise implantée sur quatre continents. Homme d'exception, Nous sommes le 24 août 1914, quelques jours seulement après la déclaration de guerre. Lazare
Ponticelli se présente, du haut de son mètre cinquante cinq, à la caserne du boulevard Richard Lenoir à Paris. Il n'a alors pas encore 17 ans, puisqu'il était né le 7 décembre 1897 à Beddola en Italie. Issu d'une famille très pauvre, celui qui avait émigré en France à l'âge de neuf ans n'hésite pas un instant à rejoindre ses camarades transalpins qui s'engagent en masse en cet été torride de 1914 pour défendre la France, leur pays d'adoption. Ils suivent en cela l'appel lancé par les intellectuels du monde entier, dont Canudo, Cendrars, Seeger, Weeks : « Que tous les étrangers montrent à la France qu'ils sont prêts à se sacrifier au nom de la reconnaissance et de l'humanité » était-il écrit sur ce manifeste destiné à la très forte communauté étrangère expatriée à Paris. Journalier sur les marchés de gros de La Villette, le jeune Ponticelli se présente au poste de recrutement en compagnie de son meilleur ami, un petit parisien, journalier comme lui à La Villette. Si son jeune ami français rejoint un régiment d'infanterie de ligne, seule la Légion étrangère accepte
d'incorporer le jeune Italien. On l'affecte, avec le matricule 19718, au 4e Régiment de marche du 1e le Régiment de marche du 1e
Régiment étranger, unité composée exclusivement d'Italiens et surnommée « Légion garibaldienne ». Les deux copains se quittent. Avant de se séparer, Lazare déchire en deux un billet de cinq francs, leur seule richesse commune. Les deux amis font le serment de se retrouver, la guerre terminée, pour monter ensemble une entreprise… Cette entreprise, Lazare la montera effectivement. Aujourd'hui implantée sur quatre continents, elle fait vivre plusieurs milliers d'employés. Mais pour son jeune ami de La Villette, une balle mettra
brutalement fin à ce rêve. Il sera en effet l'un des tout premiers à tomber au cours de l'été 1914, fauché comme 300.000 jeunes « pantalons rouges » dans les forêts de Lorraine, les plaines ventées du Nord ou les champs de blé de la Beauce… Lazare n'a d'ailleurs jamais vraiment su où était tombé son ami…
Après une instruction rapidement menée, Lazare monte au front, en train puis à pied. Une nuit, alors que son bataillon fait une halte sommaire dans un champ, Lazare, est placé en sentinelle au bout d'un chemin. Une voiture s'approche. Lazare, qui maîtrise encore mal la langue de Molière, fait les sommations d'usage. Le conducteur ne répond pas. Lazare tire une balle. En face, le passager, un général français, reçoit la balle tirée dans le mollet. Lazare est immédiatement mis aux arrêts. On lui dit : « ça va mal, tu seras sûrement fusillé demain à l'aube ». La nuit est pénible pour le petit italien venu défendre la France. Fusillé comme un renégat, avec la honte qui allait s'abattre sur la famille. Et puis, quelques heures avant le dénouement, le général blessé revient, exigeant que le petit légionnaire soit relâché, arguant de ce qu'il avait fait son devoir, le conducteur de l'automobile ayant oublié le mot de passe. Quelle ironie de l'histoire ! Celui qui, à 110 ans était le tout dernier « poilu » survivant de la Grande Guerre de 14-18, celui auquel toute la Nation française rend aujourd'hui un hommage national, était ce petit légionnaire italien qui aurait pu tomber à 17 ans - sous les balles françaises – et être enterré à la sauvette dans une corne de bois de Lorraine. Lazare n'avait pas oublié cet épisode, même si, avec l'âge, les dates et les péripéties se brouillaient un peu dans son esprit : le dépôt en Avignon, les exercices au camp de Mailly et puis la bataille l'Argonne. Il se souvenait bien de ces terribles combats d'Argonne de décembre 1914 et janvier 1915, où six cents de ses camarades légionnaires avaient été tués lors de furieux combats, au bois de Bolante, aux Courtes Chausses, au Four de Paris, au ravin bien nommé de « la fille morte ». Il se souvenait de cette rencontre avec son frère qu'il avait croisé blessé sur le champs de bataille, se souvenait du
lieutenant Bruno Garibaldi, descendant de l'illustre patriote italien, un des chefs de section de la 2ème compagnie qui avait été tué à deux pas de son trou, le 27 décembre. Il n'avait jamais oublié non plus les copains morts, les cris des blessés laissés sur le terrain. C'est alors qu'il avait fait le serment de témoigner jusqu'à son dernier souffle pour perpétuer leur souvenir. Il tiendra parole, bien au-delà de ce que ses camarades auraient pu imaginer puisqu'il y a quelques semaines encore, à l'occasion des commémorations du 11 novembre 2007, il avait une fois de plus fait le déplacement au monument aux morts du Kremlin Bicêtre pour honorer la mémoire de ses copains
disparus dans la tourmente de la Grande Guerre… il y a près d'un siècle !
En mars 1915, suite à l'entrée en guerre de l'Italie aux côtés des alliés, le 4° RM du 1er Etranger est dissous. Les légionnaires italiens du 4ème de Marche sont démobilisés et si quelques uns d'entre eux sont autorisés à rejoindre un autre bataillon étranger, la grande majorité d'entre eux est fortement conviée à rejoindre les rangs de l'armée italienne. Malgré ses protestations, Lazare est lui aussi
démobilisé le 16 mars 1915 puis, après quelques péripéties, incorporé dans les Alpini italiens. Il se bat encore plus de trois ans, face aux autrichiens essentiellement cette fois-ci. Combats très durs, menés à des altitudes et sous des températures particulièrement rigoureuses. Si l'armistice avait été signé le 11 novembre 1918, la guerre de Lazare se terminera effectivement pour lui en 1920, six ans après avoir franchi la porte de la caserne du boulevard Richard Lenoir. C'est seulement alors qu'il pourra enfin rejoindre la vie civile et respecter le serment fait à son ami tué en août 14 : fonder son entreprise, en même temps qu'une belle et grande famille.
Démobilisé et de retour en France en 1920, il fonde avec ses deux frères, Céleste et Bonfils, Ponticelli Frères, une société de fumisterie. Cette entreprise deviendra une petite multinationale assez connue dans le domaine de la construction et de la maintenance industrielle, principalement dans le pétrole et le nucléaire. En 2008, l'entreprise emploie plus de 3 500 personnes .

En 1939, au déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, Lazare demande et obtient la nationalité française. Il s'engage au 3e bureau du département de la Seine. Mais jugé trop vieux pour le service actif, il est renvoyé à son entreprise où l’on estime que ses services seront plus profitables à l’effort de guerre. Il évacue cette dernière en zone sud non occupée par les Allemands. Lors de l'occupation de cette dernière en 1942, il retourne à Paris et s'engage dans la Résistance. Il prend sa retraite en 1960.





Lazare Ponticelli a reçu des obsèques nationales aux Invalides le 17 mars 2008 en présence du président de la République, Nicolas Sarkozy, de l'ancien président Jacques Chirac, des présidents des deux assemblées, du Premier ministre François Fillon et des principaux membres du gouvernement français, ainsi que du ministre italien de la Défense. Son cercueil était porté par onze légionnaires du 3e régiment étranger d'infanterie, héritier du 4e régiment de marche de la Légion étrangère où avait servi Lazare Ponticelli. Une messe a été célébrée en l'église Saint-Louis des Invalides, puis les honneurs militaires lui ont été rendus dans la cour d'honneur par la Légion étrangère et un détachement d'Alpini, les chasseurs alpins italiens dans lesquels il avait également servi à partir de 1915.
L'historien Max Gallo a prononcé l'éloge funèbre du dernier poilu : « Homme de paix, modeste et héroïque [...] italien de naissance et français de préférence » en faisant de nombreuses fois référence à l'œuvre de Primo Levi, notamment à Se questo e un uomo, phrase initiant et terminant son discours. Il a été ensuite inhumé, dans l'intimité, au cimetière parisien d'Ivry-sur-Seine. En France, il avait été demandé qu'une minute de silence soit observée dans les administrations et que les drapeaux soient mis en berne à 11 h 00, heure de la cérémonie.
L'après-midi, lors d'une cérémonie nationale dédiée à l'ensemble des anciens combattants de la Première Guerre mondiale, le président de la République a dévoilé une plaque dans la cour du dôme des Invalides, non loin du tombeau du maréchal Foch. Il y est inscrit :

« Alors que disparaît le dernier combattant français de la Première Guerre mondiale, la Nation témoigne sa reconnaissance envers ceux qui ont servi sous ses drapeaux en 1914-1918. La France conserve précieusement le souvenir de ceux qui restent dans l'Histoire comme les Poilus de la Grande guerre»








Dernière édition par Admin le Dim 6 Déc - 15:49, édité 1 fois
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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par Invité le Dim 6 Déc - 11:25


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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par olivier le Dim 6 Déc - 17:30

le dernier des poilus de 14 un légionnaire
clin d'oeil de l'histoire a méditer
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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par Invité le Dim 6 Déc - 18:52

oui, Olivier, le dernier poilu français était un ''non français'', d'origine.

Mais qui dit que le soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe n'est pas aussi un ''non français''?
On sait juste que c'est un soldat qui a servi sous l'uniforme français.
Et qui aimait la France.

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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par Invité le Dim 6 Déc - 20:44

quel homme ,tous mes respects

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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par olivier le Dim 6 Déc - 21:05

BZH a écrit:oui, Olivier, le dernier poilu français était un ''non français'', d'origine.

Mais qui dit que le soldat inconnu, sous l'Arc de Triomphe n'est pas aussi un ''non français''?
On sait juste que c'est un soldat qui a servi sous l'uniforme français.
Et qui aimait la France.
tout a fait tu a raison
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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

Message par Invité le Lun 7 Déc - 8:09

Merci pour ce Bel Hommage a ce grand HOMME d'origine ITALIENNE !!!!!!

Sont entreprise a été un de mes plus gros client et je n'avais jamais fait la relation !!!!!!!

Qu'il repose en Paix et merci a lui , pour sont intégration et sont Amour pour la FRANCE !!!!!!!!


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Re: Lazare PONTICELLI : le parcours légionnaire du dernier poilu français

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