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Prise d’otages de Loyada

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Prise d’otages de Loyada

Message par Admin le Mar 8 Déc - 5:07

En février 1976, des terroristes somaliens agissant avec l'accord de leur gouvernement prennent en otage un autobus d'enfants à Djibouti. Les forces françaises sur place se précipitent à leur poursuite et le lendemain, une compagnie de légionnaires parachutistes donne l'assaut pour libérer les otages.
Le 3 février à 7h15, un car militaire effectuant le ramassage scolaire des enfants de la base aérienne 188 est pris en otage par 4 terroristes du FLCS, armés, dans le quartier d’Ambouli dans un faubourg de Djibouti. Le car est dirigé vers la frontière somalienne distante de 18 km. À son bord, 31 enfants, le chauffeur et une assistante sociale se trouvent bloqués à environ dix mètres avant le poste frontière somalien, en territoire français.
Le 4 février dans l'après-midi, les quatre terroristes ont été renforcés par des éléments venus de Somalie. Des éléments réguliers sont installés de part et d’autre du poste frontière, notamment dans un boqueteau à l’est du poste. Une équipe de tireurs d’élite de la gendarmerie prend position ainsi que ceux de la 13e DBLE. Une arme automatique, installée au poste du groupement nomade autonome du TFA, couvre le dispositif.
La 2e compagnie du 2e régiment étranger de parachutistes, commandée par le capitaine Soubirou et en mission de courte durée à la 13e demi-brigade de Légion étrangère, se déploie à proximité du poste frontière. Elle est renforcée dans la soirée par les auto-mitrailleuses légères de l’escadron de reconnaissance de la 13. De l’autre côté de la frontière, des soldats somaliens ont pris position derrière les barbelés. La nuit tombe sans qu’il soit possible de deviner les intentions des preneurs d’otages.
Le 4 février, un groupe de tireurs d’élite de la gendarmerie nationale, le GIGN, arrive de métropole. Le car avec ses passagers est toujours immobilisé au même emplacement. Les quatre terroristes ont été renforcés par des éléments venus de Somalie. Des soldats réguliers somaliens sont installés de part et d’autre du poste frontière. Les tireurs d’élite de la gendarmerie sont installés en avant de la palmeraie.
Les tireurs d’élite de la 13e DBLE et du 2e REP ont pris position à proximité. La compagnie du 2e REP est en attente dans la palmeraie à l’est de la position. Les automitrailleuses de l'escadron de reconnaissance de la 13e DBLE sont à 500 mètres au nord de la position derrière laquelle un escadron de la gendarmerie mobile est également en attente.
La 2e compagnie du 2e REP, présente sur le territoire, est mise en attente, non déployée, dans la palmeraie à l’est du poste GNA et autour de ce dernier. L’escadron de la 13e DBLE doté d’AML est amenée à pied d’œuvre. À 500 m au nord du poste GNA, un escadron de gendarmerie mobile est mis en attente. Le dispositif est commandé par le commandant supérieur des forces françaises du TFAI.
À 15h45, les tireurs d’élite ouvrent le feu en vue d’abattre les terroristes. Simultanément, l’assaut est donné par la 2e compagnie du 2e REP et par l’escadron de la 13e DBLE, qui se déploient en ligne face aux lisières du village de Loyada. Ces deux unités ont pour mission de protéger la récupération des enfants et de neutraliser les « réguliers » somaliens postés de part et d’autre du poste frontière, s’ils se manifestent.
Dès l’ouverture du feu, la compagnie du 2e REP est prise à partie par un feu nourri d’armes automatiques individuelles et collectives, notamment 2 MG 42, provenant des éléments installés de part et d’autre du poste-frontière. Ces éléments sont rapidement neutralisés par les armes automatiques des AML, permettant aux légionnaires d’atteindre la lisière nord d’un boqueteau et de pénétrer dans le car.
L’opération est terminée à 16h05.
Bilan :
2 enfants ont été tués par un terroriste resté cachés dans le car, dont une fillette, Nadine Durand(son frère jumeau stéphane était absent ce jour là car il était malade), décédée sur place et un enfant plus âgé mort plusieurs jours plus tard de ses blessures après avoir été transféré et opéré à l'hôpital du Val-de-Grâce à Paris ;

5 autres ainsi que l’assistante sociale et le conducteur ont été blessés ;

1 enfant a été emmené en Somalie et a été libéré plus tard ;

1 lieutenant (Ltn Doucet) de la 2e compagnie a été également blessé dans l’action ;

7 preneurs d'otage ont été tués ;

le nombre des soldats somaliens tués dans l'accrochage n'a pas pu être déterminé.


Sur la Photo L’assaut du bus À 15h45 les tireurs d’élite ouvrent le feu. Simultanément, la 2e compagnie du REP donne l’assaut tandis que les autos-mitrailleuses légères (AML) se déploient en ligne face à la frontière.