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Le COS et l'Opération Artémis (juillet - septembre 2003)

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Le COS et l'Opération Artémis (juillet - septembre 2003) Empty Le COS et l'Opération Artémis (juillet - septembre 2003)

Message par Admin le Jeu 10 Déc - 7:25

Opération Artémis
Une centaine de soldats français de l’opération européenne d’urgence Artemis sont arrivés mardi à Bunia, dans le nord-est de la République démocratique du Congo, où les avait précédés un «élément précurseur» des forces spéciales chargé de sécuriser l’aéroport. Composée de 1400 hommes, dont 900 Français, la force européenne a pour mission de «stabiliser» le district de l’Ituri où les affrontements entre lendus (majoritaires) et hemas (minoritaires), pilotés en sous-main par l’Ouganda et le Rwanda voisins, ont fait près de 50000 morts et 500000 déplacés depuis 1999. Le mandat de cette opération, la première décidée conjointement par l’Union européenne et l’ONU en dehors du continent européen, s’achèvera le 1er septembre.
Artémis est une mission militaire menée, du 6 juin au 6 septembre 2003 en Ituri, par l'Union européenne au titre de la Politique européenne de sécurité et de défense (PESD), sous l'autorité du Conseil de sécurité de l'ONU, selon sa résolution 1484 du 30 mai 2003
Le Conseil de sécurité de l'ONU « Autorise le déploiement, jusqu’au 1er septembre 2003, d’une force multinationale intérimaire d’urgence à Bunia, en coordination étroite avec la MONUC, en particulier son contingent déployé dans la ville, en vue de contribuer à y stabiliser les conditions de sécurité et à y améliorer la situation humanitaire, d’assurer la protection de l’aéroport et des personnes déplacées se trouvant dans les camps de Bunia et, si la situation l’exige, de contribuer à assurer la sécurité de la population civile et du personnel des Nations Unies et des organisations humanitaires dans la ville » .

Cette force avait en effet été déployée pour mettre fin dans l'immédiat aux combats et faire cesser les exactions à l'encontre des populations civiles dans la capitale de ce district de la République démocratique du Congo. Ainsi, les Nations unies disposaient du temps nécessaire à la mise en place d'une nouvelle « Brigade Ituri » des casques bleus de la MONUC.


Il s'agit de la première opération militaire « Agissant en vertu du Chapitre VII de la Charte des Nations Unies » réalisée par l'Union européenne en dehors du périmètre du vieux continent et sans le recours aux accords dits de Berlin plus qui permettent aux européens de bénéficier de moyens de l'OTAN. Les objectifs de cette opération et le contexte de son insertion par rapport à la problématique de la MONUC présentent des similitudes avec l'Opération Turquoise menée par la France en 1994 au Rwanda, alors que la MINUAR y était chargé du « maintien de la paix », comme la MONUC dans l'Est de la République démocratique du Congo.
La France assumait la fonction de « nation cadre » de l'opération et fournissait le contingent le plus étoffé. Bien que 18 nations participaient à l'opération, environ 80 % des effectifs engagés émanaient des armées française. Environ 2200 personnes ont été mobilisées pour cette action. 2060 étaient effectivement présentes sur le continent africain, tandis que les autres éléments étaient affectés au quartier général de niveau stratégique, installé à Paris, chargé de la conduite de l'opération. 1035 soldats étaient effectivement présents à Bunia au moment où la force a atteint sa plénitude opérationnelle. Le reste du contingent se répartissait entre la Base de Soutien à Vocation Inter Armées (BSVIA) de la mission — établie à Entebbe — et des aérodromes gabonais et tchadiens qui accueillaient les avions de combat destinés à protéger et appuyer la composante terrestre.