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Le Tonkin au 19è siècles

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Le Tonkin au 19è siècles

Message par Admin le Mer 11 Nov - 8:19

Le 18 novembre 1883, les 600 premiers légionnaires débarquent au Tonkin. Ils participent aux colonnes de l’amiral Courbet qui lutte contre les Pavillons noirs.

Le 16 décembre, les légionnaires accomplissent leur premier fait d'armes en terre asiatique en prenant la citadelle de Son-Tay. Renforcés par le 2e bataillon à partir de février 1884, les légionnaires s'emparent de la forteresse de Bac Ninh.

Du 26 janvier au 3 mars 1885, la citadelle de Tuyen Quang, défendue par une majorité de légionnaires est assiégée.

Le 1er janvier 1885, les 3e et 4e bataillons du 1er régiment étranger arrivent au Tonkin et sont intégrés au 2e Étranger. Le 3e bataillon tient une place particulière lors de la prise de Lang Son le 4 février. Le 4e bataillon du 2e Étranger, débarqué à Formose en janvier 1885 combat les Chinois sur place jusqu'à l'armistice franco-chinois du 21 juin 1885. Il rejoint ensuite son corps au Tonkin.

Après la conquête, vient la phase de pacification qui, comme en Algérie est une lutte permanente contre les bandes armées.

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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Invité le Mer 11 Nov - 9:54

Merci Daniel

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Qui etaient ces fameux Pavillons Noirs?

Message par Invité le Ven 13 Nov - 7:24

Les Pavillons Noirs (du chinois Hei qi jun) étaient des soldats irréguliers récupérés par les Chinois qui les utilisent en Indochine contre les Français.

Ce sont d'anciens rebelles Taiping commandés par Liu Yongfu (1837-1917, Lưu Vĩnh Phúc ou Lưu Vĩnh Phước en vietnamien). Ils furent expulsés de Chine en 1864 vers le Tonkin, après l'écrasement de leur révolte (1850-1864).

Les Annamites les utilisent contre les tribus des montagnes, entre le fleuve Rouge et la rivière Noire. À ce titre, Liu Yongfu obtient un rang officiel à la cour.

Les Pavillons Noirs harcèlent ensuite les Français sur la rivière Rouge. Un corps expéditionnaire commandé par Henri Rivière est envoyé en 1881 : c'est la guerre franco-chinoise (1881-1885).

Les Pavillons Noirs combattent alors avec les troupes impériales chinoises contre les Français (les impériaux toléraient ces anciens rebelles à la condition qu'ils restassent en dehors de la Chine).

Ils participent notamment au siège des troupes françaises (principalement la Légion étrangère) à Tuyen-Quang en 1885 au Tonkin.

À la fin de la guerre, en juin 1885, Liu Yongfu rentre en Chine et les Pavillons noirs sont formellement dissous. La plupart se transforment alors en bandits, continuant à harceler les français pendant plusieurs années. Une de leurs troupes pille notamment Luang Prabang en 1887.



http://fr.wikipedia.org/wiki/Pavillons_noirs

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Quelques elements d'information supplementaire

Message par Invité le Ven 13 Nov - 7:30

Le 21 décembre 1873, l'officier de marine Francis Garnier (34 ans) meurt près de Hanoi au cours d'un combat entre sa troupe et des irréguliers chinois, les «Pavillons noirs».

En France, dans les milieux républicains et nationalistes, l'émotion est immense et le gouvernement issu de la défaite de 1870-1871 se demande s'il vaut encore la peine de rester au Viêt-nam.

Après leur installation à Saigon, au sud de l'empire du Viêt-nam, en 1859, les Français se sont mis en tête de chercher une voie de pénétration vers la Chine du sud.

Ils voient dans la mainmise sur cette région, dont ils surestiment la richesse, une opportunité pour leurs commerçants et l'occasion de rivaliser avec les Britanniques, fortement présents aux Indes.

Un officier, Doudart de Lagrée, tente de reconnaître la vallée du Mékong. Mais il mesure les difficultés de l'expédition, le fleuve étant barré par des rapides et bordé de principautés hostiles. Sa conclusion est que la voie qui mène à la Chine n'est pas le grand fleuve de la Cochinchine (le Mékong) mais celui du Tonkin, la grande province vietnamienne du nord (le Sông Koi ou Fleuve rouge).

Il meurt en tentant de reconnaître cette autre voie et c'est un de ses adjoints, Francis Garnier, qui achève le voyage. Parti de Saigon, il y revient deux ans plus tard, en 1868, par la rivière des Perles, qui débouche sur le grand port chinois de Canton.

Il publie une belle relation de cette mission : Voyage d'exploration en Indo-Chine 1866-1868, et caresse dès lors l'objectif d'ajouter le Tonkin aux possessions françaises du sud.

Son projet bénéficie d'un écho favorable chez les républicains qui ont succédé à Napoléon III à la tête de la France ainsi que chez les missionnaires catholiques et les officiers de marine qui gouvernent la Cochinchine.
Rébellion tonkinoise

Justement, Tu Duc, l'empereur du Viêt-nam, s'inquiète des agissements de certains trafiquants français au Tonkin, notamment un certain Dupuis qui vend des armes à un général chinois du Yunnan (province chinoise limitrophe du Tonkin).

Il craint que ces trafiquants n'excitent les opposants locaux à sa dynastie. Il s'en plaint auprès du gouverneur français de Cochinchine, l'amiral Dupré. Mais Dupuis intervient également auprès du gouverneur pour qu'il protège les commerçants français du Tonkin.

L'amiral envoie Francis Garnier en délégation à Hanoi capitale du Tonkin. Sur place, l'officier de marine se heurte au refus des mandarins d'ouvrir le port et le Fleuve Rouge aux commerçants étrangers. Ces mandarins locaux ont le soutien de l'empereur Tu Duc.

Francis Garnier ne se laisse pas intimider et avec seulement 120 hommes, attaque la forteresse de Hanoi, défendue par 7.000 soldats annamites au service de l'empereur Tu Duc. Il réussit contre toute attente à s'en emparer. Il n'en reste pas là. Au terme d'une campagne de trois semaines et avec le concours des 140.000 chrétiens locaux, il s'empare également de toutes les forteresses du delta.

Le gouverneur Dupré finit par s'inquiéter de son activisme. Il ne lui envoie pas les renforts qu'il attend. Finalement, le jeune officier de marine trouve la mort aux portes de Hanoi, au cours d'une embuscade tendue par des mercenaires chinois au service des Annamites, les terribles «Pavillons noirs».

Sa mort est exaltée en France par les promoteurs républicains de la colonisation. Mais l'amiral Dupré, qui mesure les risques d'une conquête du Viêt-nam, choisit d'évacuer le Tonkin et d'abandonner les chrétiens locaux à leur sort, en échange de la promesse par l'empereur Tu Duc d'ouvrir les ports et le fleuve aux commerçants français.
La tentation du repli

Comme la situation des commerçants français établis au Tonkin reste précaire, Jules Ferry, président du Conseil, reprend la conquête moins de dix ans plus tard. En juillet 1881, il obtient un crédit de 2,5 millions de francs pour officiellement lutter contre les pirates chinois qui sévissent sur le Fleuve Rouge et menacent les commerçants.

Le 25 avril 1882, avec seulement 600 hommes et trois canonnières, le capitaine de frégate Henri Rivière (55 ans) renouvelle l'exploit de Francis Garnier et s'empare de la forteresse de Hanoi. Mais il est tué le 19 mai de l'année suivante, comme son prédécesseur, par les «Pavillons noirs» ! Le gouvernement français en fait aussitôt un héros national.

Jules Ferry porte sans attendre à 4.000 puis à 9.000 hommes les effectifs du corps expéditionnaire en Extrême-Orient et donne l'ordre de châtier comme il se doit les Tonkinois.

Plus au sud, à Hué, l'empereur Tu Duc meurt en août de la même année. Aussitôt, une escadre sous les ordres de l'amiral Courbet bombarde les forts de la ville.

Par le traité de Hué du 25 août 1883, l'amiral Courbet impose au nouvel empereur, Ham Nghi, la présence d'un résident français à ses côtés et le protectorat de la France. Le protectorat n'est véritablement confirmé que par le traité de T'ien-tsin avec la Chine, quelques mois plus tard, le 9 juin 1885.
Joseph Savès.

http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=18731221

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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Invité le Ven 13 Nov - 8:28

Merci a vous deux :OK: :OK:

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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Invité le Ven 13 Nov - 9:19

Merci a vous deux

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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Admin le Mar 1 Déc - 13:36



Une halte de légionnaires dans la brousse



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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Admin le Mar 1 Déc - 13:40


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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Invité le Mar 1 Déc - 14:22

Belle page sur la conquête du Tonkin, mais était-ce bien nécessaire?

Pour la colonisation de l'Algérie je comprends fort bien, les Turcs nous pourrissaient la vie en Méditerranée, mais en Asie?...

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Re: Le Tonkin au 19è siècles

Message par Invité le Mar 1 Déc - 14:40

Merci Daniel

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Re: Le Tonkin au 19è siècles

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