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L' ART DE LA GUERRE SELON SUN TZU

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L' ART DE LA GUERRE SELON SUN TZU

Message par Invité le Mer 13 Jan - 11:19

Plutot que vous mettre la totalite de ce petit livre, traduit en francais svp et qui represente quand meme une quarantaine de pages sur mon Open Office,
je vous mets le premier chapitre et vous irez lire les suivants sur la page web jointe






L'
ART DE LA GUERRE


Cet
ouvrage fut écrit par Sun Tzu à une période inconnue, peut-être pendant
la période des Royaumes Combattants (entre 443 et 221 avant
Jésus-Christ), le texte comporte en effet quelques références à ces
Royaumes Combattants. On ignore de même qui fut Sun Tzu: s'agit-il d'un
seul auteur ou de plusieurs? (On remarque en effet que le texte
comporte parfois des: "Sun Tzu dit", et parfois des: "je dis").
Quoiqu'il en soit, on sent à la lecture de l'Art de la Guerre qu'il y a
derrière cet ouvrage une grande expérience et une solide connaissance
dans le domaine militaire.
Il ne s'agit pas simplement d'une série d'astuces, mais bien plutôt
d'une philosophie basée sur la surprise et la tromperie. L'Art de la
Guerre est considéré comme l'un des meilleurs livres de stratégie
militaire, bien qu'il date d'une période très éloignée. La traduction
proposée ici est celle du père Amiot, un jésuite qui vécut en Chine au
18e siècle et fut un haut fonctionnaire de l'État chinois; elle date de 1772.
Les 13 articles sont ici proposés dans leur intégralité. Cela
constitue à ma connaissance une première en français sur Internet.
Bonne lecture!





ARTICLE I


DE
L'ÉVALUATION


Sun Tzu dit: La guerre est d'une importance vitale pour l'État.
C'est le domaine de la vie et de la mort: la conservation ou la perte
de l'empire en dépendent; il est impérieux de le bien régler. Ne pas
faire de sérieuses réflexions sur ce qui le concerne, c'est faire
preuve d'une coupable indifférence pour la conservation ou pour la
perte de ce qu'on a de plus cher, et c'est ce qu'on ne doit pas trouver
parmi nous.

Cinq choses principales doivent faire l'objet de nos continuelles
méditations et de tous nos soins, comme le font ces grands artistes
qui, lorsqu'ils entreprennent quelque chef-d'œuvre, ont toujours
présent à l'esprit le but qu'ils se proposent, mettent à profit tout ce
qu'ils voient, tout ce qu'ils entendent, ne négligent rien pour
acquérir de nouvelles connaissances et tous les secours qui peuvent les
conduire heureusement à leur fin.

Si nous voulons que la gloire et les succès accompagnent nos armes, nous ne devons jamais perdre de vue: la doctrine, le temps, l'espace, le commandement, la discipline.
La doctrine fait naître l'unité de penser; elle nous inspire
une même manière de vivre et de mourir, et nous rend intrépides et
inébranlables dans les malheurs et dans la mort.

Si nous connaissons bien le temps, nous n'ignorerons point ces deux grands principes Yin et Yang
par lesquels toutes les choses naturelles sont formées et par lesquels
les éléments reçoivent leurs différentes modifications; nous saurons le
temps de leur union et de leur mutuel concours pour la production du
froid, du chaud, de la sérénité ou de l'intempérie de l'air.

L'espace n'est pas moins digne de notre attention que le temps;
étudions le bien, et nous aurons la connaissance du haut et du bas, du
loin comme du près, du large et de l'étroit, de ce qui demeure et de ce
qui ne fait que passer.

J'entends par commandement, l'équité, l'amour pour ceux en
particulier qui nous sont soumis et pour tous les hommes en général; la
science des ressources, le courage et la valeur, la rigueur, telles
sont les qualités qui doivent caractériser celui qui est revêtu de la
dignité de général; vertus nécessaires pour l'acquisition desquelles
nous ne devons rien négliger: seules elles peuvent nous mettre en état
de marcher dignement à la tête des autres.

Aux connaissances dont je viens de parler, il faut ajouter celle de la discipline.
Posséder l'art de ranger les troupes; n'ignorer aucune des lois de la
subordination et les faire observer à la rigueur; être instruit des
devoirs particuliers de chacun de nos subalternes; savoir connaître les
différents chemins par où on peut arriver à un même terme; ne pas
dédaigner d'entrer dans un détail exact de toutes les choses qui
peuvent servir, et se mettre au fait de chacune d'elles en particulier.
Tout cela ensemble forme un corps de discipline dont la connaissance
pratique ne doit point échapper à la sagacité ni aux attentions d'un
général.

Vous donc que le choix du prince a placé à la tête des armées, jetez
les fondements de votre science militaire sur les cinq principes que je
viens d'établir. La victoire suivra partout vos pas: vous n'éprouverez
au contraire que les plus honteuses défaites si, par ignorance ou par
présomption, vous venez à les omettre ou à les rejeter.

Les connaissances que je viens d'indiquer vous permettront de
discerner, parmi les princes qui gouvernent le monde, celui qui a le
plus de doctrine et de vertus; vous connaîtrez les grands généraux qui
peuvent se trouver dans les différents royaumes, de sorte que vous
pourrez conjecturer assez sûrement quel est celui des deux antagonistes
qui doit l'emporter; et si vous devez entrer vous-même en lice, vous
pourrez raisonnablement vous flatter de devenir victorieux.

Ces mêmes connaissances vous feront prévoir les moments les plus favorables, le temps et l'espace
étant conjugués, pour ordonner le mouvement des troupes et les
itinéraires qu'elles devront suivre, et dont vous réglerez à propos
toutes les marches. Vous ne commencerez ni ne terminerez jamais la
campagne hors de saison. Vous connaîtrez le fort et le faible, tant de
ceux qu'on aura confiés à vos soins que des ennemis que vous aurez à
combattre. Vous saurez en quelle quantité et dans quel état se
trouveront les munitions de guerre et de bouche des deux armées, vous
distribuerez les récompenses avec libéralité, mais avec choix, et vous
n'épargnerez pas les châtiments quand il en sera besoin.

Admirateurs de vos vertus et de vos capacités, les officiers
généraux placés sous votre autorité vous serviront autant par plaisir
que par devoir. Ils entreront dans toutes vos vues, et leur exemple
entraînera infailliblement celui des subalternes, et les simples
soldats concourront eux-mêmes de toutes leurs forces à vous assurer les
plus glorieux succès.

Estimé, respecté, chéri des vôtres, les peuples voisins viendront
avec joie se ranger sous les étendards du prince que vous servez, ou
pour vivre sous ses lois, ou pour obtenir simplement sa protection.

Également instruit de ce que vous pourrez et de ce que vous ne
pourrez pas, vous ne formerez aucune entreprise qui ne puisse être
menée à bonne fin. Vous verrez, avec la même pénétration, ce qui sera
loin de vous comme ce qui se passera sous vos yeux, et ce qui se
passera sous vos yeux comme ce qui en est le plus éloigné.

Vous profiterez de la dissension qui surgit chez vos ennemis pour
attirer les mécontents dans votre parti en ne leur ménageant ni les
promesses, ni les dons, ni les récompenses.

Si vos ennemis sont plus puissants et plus forts que vous, vous ne
les attaquerez point, vous éviterez avec un grand soin ce qui peut
conduire à un engagement général; vous cacherez toujours avec une
extrême attention l'état où vous vous trouverez.

Il y aura des occasions ou vous vous abaisserez, et d'autres où vous
affecterez d'avoir peur. Vous feindrez quelquefois d'être faible afin
que vos ennemis, ouvrant la porte à la présomption et à l'orgueil,
viennent ou vous attaquer mal à propos, ou se laissent surprendre
eux-mêmes et tailler en pièces honteusement. Vous ferez en sorte que
ceux qui vous sont inférieurs ne puissent jamais pénétrer vos desseins.
Vous tiendrez vos troupes toujours alertes, toujours en mouvement et
dans l'occupation, pour empêcher qu'elles ne se laissent amollir par un
honteux repos.

Si vous prêtez quelque intérêt aux avantages de mes plans, faites en
sorte de créer des situations qui contribuent à leur accomplissement.

J'entends par situation que le général agisse à bon escient, en
harmonie avec ce qui est avantageux, et, par là-même, dispose de la
maîtrise de l'équilibre.

Toute campagne guerrière doit être réglée sur le semblant; feignez
le désordre, ne manquez jamais d'offrir un appât à l'ennemi pour le
leurrer, simulez l'infériorité pour encourager son arrogance, sachez
attiser son courroux pour mieux le plonger dans la confusion: sa
convoitise le lancera sur vous pour s'y briser.

Hâtez vos préparatifs lorsque vos adversaires se concentrent; là où ils sont puissants, évitez-les.
Plongez l'adversaire dans d'inextricables épreuves et prolongez son
épuisement en vous tenant à distance; veillez à fortifier vos alliances
au-dehors, et à affermir vos positions au-dedans par une politique de
soldats-paysans.

Quel regret que de tout risquer en un seul combat, en négligeant la
stratégie victorieuse, et faire dépendre le sort de vos armes d'une
unique bataille!

Lorsque l'ennemi est uni, divisez-le; et attaquez là où il n'est
point préparé, en surgissant lorsqu'il ne vous attend point. Telles
sont les clefs stratégiques de la victoire, mais prenez garde de ne
point les engager par avance.

Que chacun se représente les évaluations faites dans le temple,
avant les hostilités, comme des mesures: elles disent la victoire
lorsqu'elles démontrent que votre force est supérieure à celle de
l'ennemi; elles indiquent la défaite lorsqu'elles démontrent qu'il est
inférieur en force.

Considérez qu'avec de nombreux calculs on peut remporter la
victoire, redoutez leur insuffisance. Combien celui qui n'en fait point
a peu de chances de gagner!

C'est grâce à cette méthode que j'examine la situation, et l'issue apparaîtra clairement.



http://artdelaguerreselonsuntzu.ifrance.com/

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Re: L' ART DE LA GUERRE SELON SUN TZU

Message par Invité le Mer 13 Jan - 12:40

un bon debut

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Re: L' ART DE LA GUERRE SELON SUN TZU

Message par Admin le Sam 18 Déc - 8:57

on va consulter
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Re: L' ART DE LA GUERRE SELON SUN TZU

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