Rechercher
 
 

Résultats par :
 


Rechercher Recherche avancée

Derniers sujets
» 1 septembre 2015
Mar 1 Sep - 18:39 par olivier

» Visiteurs sur le forum 2014
Mar 1 Sep - 18:34 par olivier

»  Janvier 1885 - La Légion étrangère à Tuyen Quang au Tonkin.
Sam 18 Jan - 8:07 par ROBERT

» loto et bourse aux armes
Lun 13 Jan - 11:13 par Invité

» Dimanche 12 Janvier 2014
Dim 12 Jan - 12:17 par Invité

» Samedi 11Janvier 2014
Sam 11 Jan - 18:19 par Gibert j

» Le mémorial du 2°REI
Sam 11 Jan - 12:09 par Gibert j

» vendredi 10 janvier 2014
Ven 10 Jan - 20:38 par Gibert j

» Commandant Dupin
Jeu 9 Jan - 20:39 par Gibert j

» Jeudi 9 janvier 2014
Jeu 9 Jan - 20:34 par Gibert j

» Mercredi 8 Janvier 2014
Mer 8 Jan - 21:54 par Gibert j

» Mardi 7 janvier 2014
Mar 7 Jan - 13:00 par Gibert j

Navigation
 Portail
 Index
 Membres
 Profil
 FAQ
 Rechercher
musique Légion
Classement de sites - Inscrivez le vôtre!pagerank
Tchat Blablaland

Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas

Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Admin le Ven 13 Nov - 4:51

Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin, est un régiment de la Légion étrangère créé en 1930, sous la Troisième République, et dissous en 2000. Son histoire est marquée par la participation à la Seconde Guerre Mondiale et aux conflits d'Indochine et d'Algérie.
Les troubles imputables à la baisse des effectifs consécutifs à la Première Guerre mondiale soulignent la nécessité de renforcer les troupes du Tonkin. Quatre bataillons de Légion étrangère sont acheminés en Extrême-Orient et forment le 5e REI.

Héritier des unités de Légion étrangère qui combattent au Tonkin, dès 1883, il est créé par DM 7617 du 17 juillet 1930 et voit le jour le 1er septembre 1930. Dans l’attente de moyens en personnels et matériels, il est maintenu provisoirement sur le fonctionnement antérieur de ses unités formant corps, dans le cadre de la demi-brigade de Légion étrangère.

En fait, il n’est réellement constitué que le 1er avril 1931. Le colonel Debas, chef de la DBLE, est désigné comme chef de corps.


L’état-major, la compagnie hors rang, la 10e compagnie du 3e bataillon et le 4e bataillon s’installent à Viétri;
le 1er bataillon, la musique régimentaire et la section d’engins et de transmissions prennent leurs quartiers à Tong;
le 2e bataillon, à Dap Cau;
la 2e compagnie du 3e bataillon à Tuyen Quang;
une section du 2/5e REI, à Sept Pagodes;
un détachement du 2/5e REI, à Phu Lang Thuong;
la 9e compagnie du 3/5e REI à Yen Bay;
la section spéciale tient garnison à Ha Giang.
Il reçoit son drapeau le 7 mai 1932 au cours de l’inauguration du monument aux morts de la Légion à Son Tay. Le 7 septembre 1932, le 4e bataillon est dissout. Le régiment ne compte plus que trois bataillons à l’égal des unités du Tonkin. Les unités sont groupées autour d’Hanoï et chacune améliore sans cesse ses casernements.

En 1936, le général Buhrer entreprend d’élargir le champ d’action du régiment. Il préfigure les fonctions de « bâtisseur » du « 5 ». Le commandement envisage la possibilité d’une action extérieure et prévoit deux grandes rocades permettant de déplacer une masse de manœuvre stratégique motorisée selon les besoins de la situation. La première relie Hải Phòng à Phong Saly et la seconde le Tonkin au sud de l’Indochine.

Le 5e REI fait tourner ses bataillons qui se lancent dans l’exécution de grands travaux, dont la route stratégique entre Campha et Tien Yen. Les légionnaires sont utilisés pour encadrer des indigènes, mettent en œuvre des moyens mécaniques et construisent les ouvrages délicats. Ils construisent également les centres d’estivages du Mont Bavi et à Khang Kay au Laos, et agrandissent ceux de Chapa et de Tam Dau. Ils construisent également le centre de colonisation de Tranh Ninh.

Seconde Guerre mondiale [modifier]
1940 : alors que le gouvernement Vichy autorise le passage en Indochine à l’armée japonaise, celle-ci envahit le Tonkin. Le 2e bataillon du 5e REI (commandant Marcelin) s’illustre à Lang Son.
1941 : lors de la guerre franco-thaïlandaise, le 3e bataillon combat au Cambodge, près de Battambang et le 1er bataillon près de Pailin
1945 : il participe à la lutte contre l’armée japonaise.
Le 1er juillet 1945, le régiment est dissout. Les rescapés du coup de force japonais sont regroupés en un bataillon de marche, le BM 5, dont les unités de tradition gardent le fanion de leur bataillon. En février 1946, les légionnaires sont autorisés à franchir la frontière tonkinoise et, bousculant le Việt Minh, leur nouvel ennemi, s’approchent de Son La. Ils sont arrêtés par les accords d’Hanoi. Reliés au monde extérieur seulement par radio et par parachutages, coincés entre les troupes chinoises et celles des communistes vietnamiens, ils réussissent en juin à atteindre la province de Sam Neua, qu’ils protègent contre les pillards. Le 1er novembre 1946 le BM 5 est dissout. Le 12 décembre 1946, les rescapés embarquent sur le Sontay en direction de l’Algérie et de la maison mère de Sidi bel-Abbès.

La Guerre d’Indochine [modifier]
Au moment où la guerre d'Indochine se développe, le 5e REI est remis sur pied, au Tonkin, le 1er novembre 1949 à partir d’éléments du V/4e REI et d’effectifs arrivant de Sidi bel-Abbès. Le 12 avril 1950, à Haiphong, le lieutenant-colonel François Binoche reçoit le drapeau du régiment des mains du général Alessandri, commandant en chef du Tonkin,. La mission du nouveau 5e REI est de défendre la frontière nord-est du Tonkin contre les soldats du Việt Minh qui remplacent les Pavillons noirs, et principalement l’axe routier qui relie le secteur de Mon Caï au Delta.

Un essaimage de petits postes tenus par quelques sections est pratiqué. Le 26 novembre 1949, le 1er bataillon se trouve engagé dans les combats de la RC 6 où les postes de Cho Bo et d’Hoa Binh sont menacés puis le poste de Suyut est encerclé. Les légionnaires prennent leur revanche le 22 février 1950, lors de l’opération « Tonneau ».

Le 2e bataillon, est dispersé en petits détachements sur les postes principaux de Tien Yen, Dam Ha, Ha Coi et Mon Caï. Il participe avec le 3e REI au désarmement des nationalistes chinois passés en Indochine après la victoire définitive des communistes de Mao. Le 16 avril 1950 marque le déclenchement de l’opération « Parpaing » à laquelle participe le 1er bataillon. Elle est suivie en mai, par l’opération « Canigou », au sud d’Hanoi. La pression Viêt-minh s’accentue sur la frontière avec la Chine. Après l’attaque du 25 mai 1950 contre Dong Khe, le commandement envoie le 2e bataillon renforcer le dispositif.

Le 16 septembre, les rebelles lancent à nouveau une ultime offensive contre Cao Bang qui tombe. Les postes de Na Cham et de Dong Dang sont évacués sous la protection du bataillon en arrière-garde. Il recueille les débris des colonnes Charton et Lepage ainsi que les garnisons échelonnées le long de l’axe de pression du Viêt-minh (Cf. Bataille de la RC 4).

Le 1er bataillon attaque du côté de Mon Caï et reprend pied au poste de Tan mai le 20 octobre 1950. Dix jours plus tard, il réoccupe Dinh Lap et sauve la bande côtière. Face à l’étendue du désastre, le triomphe est modeste.

La fin de l’année 1950 voit le régiment échelonné sur la RC 18 et la zone frontière dans la région de Mon Caï. En décembre, le GM 6 est créé à partir d’éléments de la compagnie de commandement régimentaire. Il part à la rencontre du régiment Viêt-Minh 174 qui marche sur Dinh Lap. Le harcèlement est continu le long de la colonne. Le 2e bataillon déplore 50 tués et 50 blessés. Les derniers jours de ce mois sanglant sont marqués par l’opération de dégagement de Binh Lieu menée par le 1er bataillon qui, après avoir dû, devant l’importance des moyens ennemis, se borner à recueillir les rescapés, parvient à réoccuper le poste quelques heures n’y trouvant que trois morts et deux blessés.

À son arrivée en Indochine, le général de Lattre de Tassigny décide de créer une ceinture de fortifications autour du Delta. Dès le début de l’année 1951, le 2e bataillon s’affaire à cette tâche bientôt rejoint par le 1er bataillon qui œuvre dans la région de Vinh Yen et de Viétri. Jusqu’au mois de novembre, la vie de pionniers se poursuit, coupée d’ouvertures de routes, d’embuscades, de harcèlements, voire d’attaques en règle.

Le 3e bataillon est intégré au GM 4 dans le cadre de l’opération « Mandarine ». Le 1er bataillon se distingue lors des opérations « Tulipe » et « Lotus ». Les combats sur la Rivière noire se développent. Le III/5e REI, implanté dans le secteur, est attaqué en vain. La fin de l’année 1951 voit l’achèvement des combats de la Rivière noire où le Le Viêt-Minh en ressort pantelant. Pourtant, la division 304 contrôle la RC 6 et espère faire de Hòa Bình un nouveau Cao Bang.

La bataille commence dans la nuit du 7 au 8 janvier 1952 et le repli de Hoa Binh s’effectue le 23 février 1952,. Le I/5e REI rejoint Xuon mai et la ligne des postes bétonnés. Les rebelles sont maîtres des régions montagneuses où ils entreposent des camps, des armureries et des dépôts. Les troupes du Tonkin sont réduites à cantonner au seul Delta. La ceinture bétonnée n’est plus suffisante pour empêcher les infiltrations. Le «pourrissement » du Delta se développe. Ce premier « réduit » sera le fief d’une partie du régiment du Tonkin jusqu’à la fin.

Le 2e bataillon participe au nettoyage du secteur de Phat Diem puis aux opérations « Pins parasols ». Le 3e bataillon se signale à Na Sam en 1952. Les légionnaires participent aux opérations « Mercure », « Polo », « Dromadaire », « Sauterelles », « Cigogne », « Caïman ». La guerre change de visage. Les moyens mis en œuvre par l’ennemi s’accroissent sans cesse. De plus l’emprise du Viêt-Minh est telle que le régiment doit se démultiplier pour « éteindre tous les incendies ». Il demeure jusqu’au 6 avril 1953, organisant sans cesse ses positions, construisant des routes pour les desservir, subissant et repoussant des attaques de plus en plus violentes.

Le 4e bataillon constitué en grande partie de Vietnamiens devient le 75e bataillon vietnamien. Le mois de juillet 1953 voit le GM 5, avec le 2e bataillon, participer au recueil des parachutistes venant de s’illustrer durant l’opération « Hirondelle ». Dans le Delta, les opérations se succèdent : « Brochet » en septembre 1953, « Ventoux », « Mouette » le 15 octobre, dans la région de Phu Nho Quan, « Bison », « Buffle », « Gerfaut » dans le secteur de Dong Qui Thon et Trai Lai Vi.

En mars 1954, le 5e REI est représenté à Diên Biên Phù, par la 2e compagnie mixte de mortiers lourds (2e CMML et par 80 légionnaires volontaires pour être parachutés « pour l’Honneur ».

Pendant ce temps, le 1er bataillon a été transporté le 30 décembre 1953 en Cochinchine, puis au Laos. Autour de Seno, il mène jusqu’au 12 mai 1954 une lutte de contre guérilla. Les 22 et 23 mars, la région de Ban Seng Phon est le théâtre d’une véritable bataille rangée où le bataillon perd 23 tués, 25 disparus et 125 blessés. L’intervention du III/1er RTM le sauve, face à un ennemi dix fois supérieur en nombre et en armement.

Le régiment se regroupe le 12 mai 1954 alors que le camp retranché de Diên Biên Phu vient de succomber. Par ailleurs, le 16 avril 1954, le GM 5, composé entre autres des 2e et 3e bataillons du 5e REI, subit de grosses pertes contre un bataillon rebelle à Thai Binh. Le régiment du Tonkin reçoit le triste privilège de faire appliquer les accords d’armistice et de remettre Hanoi aux mains du Việt Minh.

Le 10 octobre 1954, le dernier élément franchit le pont Paul Doumer. Le régiment se regroupe alors en Annam où il reste 7 mois. Il se consacre à des œuvres pacifiques, construisant camps et routes. Au mois de septembre 1955, regroupé aux environs de Cap Saint-Jacques, le 5e régiment étranger fête le 25e anniversaire de sa création.

Le 14 janvier 1956, les 1er et 3e bataillons embarquent sur le « Pasteur ». Le 2e bataillon quitte en dernier la terre indochinoise, le 12 mars 1956. Dans les éléments du Régiment du Tonkin, on enregistre 137 officiers, sous-officiers et légionnaires tués au combat jusqu’au cessez-le-feu.

Le drapeau est décoré de 3 citations à l’ordre de l’armée et s’orne de la fourragère aux couleurs de la croix de guerre des TOE. Les fanions des bataillons totalisent 6 citations à l’ordre de l’armée et de 4 à l’ordre du corps d’armée.

Le régiment foule pour la première fois le sol algérien le 9 février 1956. Après un passage rapide à Orléansville, les 1er et 3e bataillons sont dirigés vers l’Oranie, dans le secteur de Marnia Nédroma.

Le 20 mars 1956, le chef de corps, quelques officiers d’état-major et le capitaine Cozette, tombent dans une embuscade sur la route menant à Nédroma. Le capitaine Cozette est tué lors de la poursuite des rebelles. Il est vengé le 6 avril, par le 3e bataillon qui accroche une compagnie rebelle se repliant après une embuscade. L’ennemi laisse sur le terrain cinquante tués. Ce premier succès est confirmé le 10 avril, par le 1er bataillon qui disloque définitivement la même bande rebelle. Les fellaghas souffrent du mordant du régiment du Tonkin. Le 18 avril, à Tient, un engagement leur coûte 43 hommes. Les coups de boutoir se succèdent : le 15 juillet, contre les repaires du pays du Berrached, le 22 au djebel el Khoun. Le 14 août, le repaire de Si Moktar est forcé et ses énormes dépôts anéantis. Dès lors, l’ennemi sérieusement bousculé semble vouloir refuser le combat.

C’est durant cette période que le chef de corps prend le commandement du sous-secteur de Turenne dans la zone opérationnelle de Tlemcen. Le 5e REI devient le groupe d’intervention et se voit confier des missions délicates. Il entreprend une guerre psychologique et une lutte contre l’appareil politico-administratif du Front de libération nationale (FLN).

Le bilan de l’année 1956 est significatif : 559 fellaghas tués, 46 prisonniers, 439 armes prises dont un mortier, 7 FM et 29 PM sont récupérés. Ces résultats sont chèrement payés par 10% des effectifs du régiment hors de combat. Ces pertes représentent 58% de celles, subies dans l’ouest Oranais.

Pendant l’année 1957 le régiment du Tonkin s’illustre dans quelques grands combats, en particulier le 15 janvier, au douar Kréane, le 26, au djebel el Bellel, le 15 févrie au djebel Nekrif. Fillaoussène à nouveau le 20 avril, où 250 rebelles retranchés sur la côte 895 sont délogés par la 2e compagnie, à l’oued Amiguier, le 13 juin et au djebel Mies, le 13 septembre.

Quatre jours plus tard, le nouveau drapeau arrive au régiment. Dans ses plis est inscrit « Indochine 1945-1946, 1949-1954 ». Le 29 décembre, pour clôturer l’année, le 1er bataillon anéantit un commando zonal composé de 36 fellaghas, tristement célèbre pour ses multiples exactions. Le bilan de l’année 1957 fait état de 649 fellaghas mis hors de combat, 492 armes saisies dont deux mortiers, trois mitrailleuses et douze FM.

Comme les autres régiments d’infanterie de Légion, le 5e étranger est réduit à deux bataillons. Le premier prend la place du second, dissout, dans le sous-secteur de Turenne. Au début de l’année 1958, un 3e bataillon vient occuper les postes du 245e bataillon d’infanterie. Le régiment est à nouveau dispersé. Cependant, lors d’une opération se déroulant le 25 mars 1958, l’adjudant-chef Mix, brillant sous-officier, trouve la mort alors qu’une compagnie de fellaghas est décimée. Trois jours plus tard, dans le djebel Gorine, le régiment met hors de combat 77 adversaires. La veille du 13 mai 1958, le régiment du Tonkin saisit sa millième arme.

Au début du mois, le 1er bataillon se voit confier la mission de mettre à raison les bandes du colonel « Bellounis » qui sèment la terreur dans la région de Djelfa. Une compagnie engagée le 29 mai contre une unité « bellouniste », reçoit la consigne de ne riposter que dans la mesure où sa sécurité l’exige. Elle supporte ainsi les tirs ennemis durant 45 minutes. Il faut attendre juillet, pour que le régiment passe à l’action. Le 27, au djebel bou-Kahil, un combat particulièrement violent et meurtrier ote la vie à un jeune officier, le lieutenant Longueau de Saint Michel, ainsi qu’à trois sous-officiers et quatre légionnaires. C’est l’un des derniers engagements de cet intermède pré-saharien qui se termine le 12 août par le retour du 1er bataillon à Turenne.

Le 1er octobre 1958, le régiment implanté dans le secteur d’Arzew, sous les ordres de la 10e division parachutiste du général Gilles (10e DP). Il est réorganisé suivant le type 130 « force d’intervention ». Sa base opérationnelle est située dans les environs de Mascara. Le bilan de l’année 1958 fait état de 374 fellaghas hors de combat, 210 armes récupérées dont un mortier de 81 mm, 2 mitrailleuses et 7 FM.

Le 4 février 1959, le régiment se dirige vers l’Ouarsenis central. Le 5e REI est le fer de lance du « Plan Challe » qui a comme objectif de chasser les rebelles dans leurs zones refuges et de les détruire. L’opération « Pacôme » qui débute le 5 mars, voit tomber au champ d’honneur l’adjudant-chef Vasko. Le 19 mai, lors de l’opération « Yves », qui marque le déclin des bandes de fellaghas, le lieutenant Ivanoff est frappé d’une balle en pleine tête alors qu’il monte à l’assaut d’un FM.

Le 18 juin, le régiment quitte l’Ouarsenis. Le 21 juillet, il fait mouvement en direction de la Grande Kabylie pour prendre part à l’opération « Jumelles », maillon essentiel du « plan Challe ». À part un court déplacement sur Alger, l’année 1960 s’écoule jusqu’en octobre, dans la presqu’île de Collo. Le régiment assure la protection des personnes, les dirigeant peu à peu vers des centres de regroupement. Les opérations de nomadisation se succèdent mais sont peu rentables car l’ennemi très dispersé arrive à déjouer les pièges. De plus, les opérations « Pierres précieuses » lui ont porté des coups sérieux.

En octobre 1960, le 5e REI quitte la presqu’île de Collo pour les Aurès. Le 4, le régiment participe à l’opération « Trident » sous les ordres du colonel Langlois. Le groupement formé par le 5e REI, le 3e REI et le 1er REC, travaille dans la région du djebel Tougour et du Ras Selb. La 3e compagnie accroche un groupe de rebelles lors de la fouille de Zizi Timselhadj. La 4e compagnie héliportée au nord-est de Kebach, abat les fellaghas retranchés dans leurs emplacements de combat. Le 17 octobre, une opération est montée dans le djebel Ouzarharte commandée par le chef de corps du 5e REI. Le bilan fait état de 77 rebelles tués et 49 prisonniers. Ainsi, en novembre, la région semble vide de toute unité ennemie.

Dès le 4 décembre 1960, le régiment remplace la 13e DBLE à Bou Hamama, dans le Constantinois, puis le 3e REI à Kenchela. Le 20 décembre, un EMT no 1 est mis à la disposition de la zone sud-est Constantinois et rejoint Morsott pour participer à la garde de la frontière algéro-tunisienne. Les relèves se poursuivent jusqu’au 14 février 1961, date à laquelle le régiment se retrouve à sa base arrière. Du 28 février au 3 mars 1961, le régiment est à Oran pour des opérations de maintien de l’ordre en milieu urbain.

Le régiment du Tonkin devient une unité pré-saharienne et revient dans la région de Géryville. L’ennemi se faisant rare, la fonction de bâtisseur du régiment est de nouveau mise en avant. En mai 1961, une nouvelle phase opérationnelle commence le long du barrage à ratisser, à protéger les électro-mécaniciens, à dégager les réseaux de barbelés de la neige, à régler les tirs. Les noms du djebel Bou Amoud, du djebel Mzi, du djebel Goursifane deviennent familiers aux légionnaires. À Noël, le régiment remonte vers le Nord, dans la région de Sebdou au long de la frontière du Maroc. À partir de cette période, le régiment n’assure plus qu’une mission de surveillance.

Le 4 avril 1962, le 5e REI quitte la région de Tlemcen. Le 30 juin 1962, l’Indépendance de l’Algérie est proclamée. Le 1er juillet la 1re compagnie est mise en sommeil et le 19 septembre, c’est le tour de la 3e compagnie. En octobre, le régiment relève le 2e REI à AÏn Sefra. Enfin, en mars 1963, le 5e REI est transformé en unité de Génie Légion et il doit se préparer à partir pour la Polynésie.

Fin 1959, le « Régiment du Tonkin » fait ses comptes depuis son arrivée en Algérie : 2 033 fellaghas hors de combat, 1 401 armes capturées.
À partir de mars 1963 et en prévision d’une nouvelle organisation du 5e REI sur le type « Génie-Légion », des stages divers de spécialistes ont lieu pour le personnel dans les unités du génie en métropole. Un élément précurseur est envoyé à Tahiti et les départs se succèdent ainsi jusqu’à la fin de l’année. Réduit considérablement, le 30 novembre 1963, le 5e REI cesse d’exister administrativement et devient 5è RMP.

Admin
Admin
Admin

Localisation : Roux
Messages : 4458
Date d'inscription : 10/11/2009

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Invité le Ven 13 Nov - 11:54

merci Daniel :OK:

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Admin le Mer 2 Juin - 6:15

le Tonkin



Admin
Admin
Admin

Localisation : Roux
Messages : 4458
Date d'inscription : 10/11/2009

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Admin le Mer 2 Juin - 6:30




Admin
Admin
Admin

Localisation : Roux
Messages : 4458
Date d'inscription : 10/11/2009

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Invité le Ven 13 Aoû - 11:09

Merci Daniel







Chant


I

Vaillants guerriers de ce Régiment
Vous qui luttiez si superbement
En maintenant dans la tourmente
L’Honneur et la Fidélité
Vos successeurs ont serré les rangs
Donné leur cœur et versé leur sang
En combattant sans épouvante
Pour le 5e Etranger

Refrain

Le front haut et l’âme fière
Marchant du pas de nos anciens
Nous suivons dans la poussière
Un glorieux chemin
La boue sombre des rizières
Scella notre destin
Donnant ce nom qui sonne clair
Régiment du TONKIN

II

Toujours plus haut flotte fièrement
Le beau drapeau de ce Régiment
Jetant au vent notre devise
D’Honneur et de Fidélité
Et sans l’écrin des plis glorieux
Tout le TONKIN revit à nos yeux
En le voyant que chacun dise
C’est le 5e Etranger

Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Admin le Mar 23 Nov - 7:28


Admin
Admin
Admin

Localisation : Roux
Messages : 4458
Date d'inscription : 10/11/2009

http://patrianostra.forum-actif.eu

Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Invité le Mar 23 Nov - 13:35


Invité
Invité


Revenir en haut Aller en bas

Re: Le 5e régiment étranger d’infanterie, surnommé Régiment du Tonkin

Message par Contenu sponsorisé Aujourd'hui à 22:15


Contenu sponsorisé


Revenir en haut Aller en bas

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut

- Sujets similaires

 
Permission de ce forum:
Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum