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le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

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le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Admin le Mer 3 Fév - 7:58

En 1892, le roi Behanzin menace le comptoir de Porto Novo et la France décide d'intervenir. Un bataillon étranger de marche est constitué à partir de deux compagnies du 1er Étranger et de deux autres du 2e Étranger. Il est placé administrativement sous le commandement de ce dernier. Le commandant Faurax en prend la tête . la Légion étrangère fournit un bataillon de 825 hommes (23 officiers, 49 sous-officiers et 753 gradés et légionnaires



De Cotonou, les légionnaires doivent s'emparer d’Abomey, la capitale du mutin. Deux mois et demi sont nécessaires pour atteindre la cité au prix de combats répétés contre les soldats, et surtout les amazones du roi l’armée de Béhanzin, forte d’environ 12.000 hommes et...femmes (les femmes-guerriers formaient l’élite de cette armée) [, dont les conseillers étaient des européens, était équipée en partie de fusils à tir rapide et de quelques revolvers.
Celui-ci capitule et est capturé par les légionnaires en janvier 1894.Mais qui était ce Roi Béhanzin dit "Bec de zinc" :

Béhanzin ( Gbêhanzin ) né en 1844 et mort en 1906, ou Bédazin Boaijéré Honu Bowelé, est traditionnellement (si on ne compte pas Adandozan) le onzième roi d'Abomey. Il régna de 1890 à 1894 et lutta contre le processus d'expansion coloniale en son royaume. Il fut marié à 12 femmes et eut probablement plus de 50 enfants.Il est couronné le 6 janvier 1890, après la mort de son père, le roi Da-Da Glélé Kini-Kini, le 30 décembre 1889, après 40 ans de règne. Son combat contre les troupes françaises commandées par le général Alfred Dodds (1892-1894) prend fin le 15 janvier 1894 lorsqu'il signe sa reddition.
Le 30 mars 1894, Béhanzin est déporté par les autorités françaises sur l'île de la Martinique où, avec sa famille et sa suite, il réside au Fort Tartenson. «Le Requin» quitte la Martinique en 1906 et meurt en Algérie, quelques mois plus tard. Sa dépouille retrouve le sol ancestral en 1928.

Le message marquant de son action anti-coloniale est représenté par sa statue, érigée sur la place Goho à Abomey au Bénin (anciennement Danhomè ou royaume du Dahomey) : cette statue représente Béhanzin, sa pipe à la bouche, drapé dans son pagne royal, la main tendue vers l'avant intimant l'arrêt. Ce monument se trouvant à l'entrée de la ville d'Abomey, représente la résistance face au colon ainsi que le refus de laisser sa patrie aux mains de l'étranger. Sa détermination et son message-testament à l'endroit des Béninois d'aujourd'hui sont symbolisés par cette sentence qu'on lui attribue : "Le Requin se rend. Mais, les fils du Requin ne trahiront pas".

Petit rappel de l'histoire de ce Pays
D'après la légende, au XVIIe siècle, le roi Dan (Dã) était harcelé par un prétendant au trône, appelé Houegbadja. Celui-ci lui demandait des parcelles de terrain, à n'en plus finir, pour pouvoir construire sa résidence. Un jour, fâché, Dan lui dit : "Voulez-vous donc vous établir jusque dans mon ventre ?". Et en réponse, Houegbadja tua celui-ci, et éleva sur son tombeau une case qu'il appellera "dan-ho-mè", signifiant littéralement en fon "dans le ventre de Dan".

Le royaume du Dahomey survécut jusqu'à la fin du XIXe siècle quand, à l'issue de la Seconde guerre du Dahomey, les troupes françaises du général Alfred Dodds capturèrent et déportèrent le roi Behanzin, et annexèrent cette région. Le prince Arini Ouanilo, fils de Behanzin et dernier descendant royal du Dahomey est mort à Dakar le 19 mai 1928. Il a été enterré à Bordeaux, dans le caveau de sa femme, avant d'être exhumé le 24 septembre 2006 pour être enterré au Bénin. Les successeurs actuels au trône du Dahomey, même s'ils ne possèdent plus de pouvoir politique officiel, restent d'importants leaders d'opinion auprès des Fons d'Abomey.
Suite à la conquête coloniale française, les Établissements du Bénin, qui étaient rattachés à la colonie du Sénégal depuis juillet 1886, deviennent une colonie autonome en 1893, avant de prendre le nom de Colonie du Dahomey et dépendances par un décret du 22 juin 1894. L’extension du nom de Dahomey, qui ne désignait à l’origine que le royaume du Dahomey, à l’ensemble de la colonie répondait à la fois à une volonté de justification et de glorification d’une conquête relativement difficile, tout en évitant de possibles amalgames avec les territoires du royaume du Benin annexés par les Britanniques (sud-ouest de l'actuel Nigeria). La nouvelle colonie ne perd son autonomie qu’en 1904 lors de son incorporation à l’Afrique occidentale française (AOF).

Indépendant le 1er août 1960, le Dahomey est renommé Bénin le 30 novembre 1975.







Le roi Béhanzin, exilé à la Martinique, entouré de sa famille et de sa suite. La photographie, retraitée en gravure, a été publiée par L’Illustration dans son numéro du 12 mai 1894. En dépit de ses multiples demandes, le souverain ne reverra jamais son pays. COLLECTION HISTOIRE MUSÉE DU QUAI BRANLY/COUSIN

Les Amazones sont recrutées en général au début de leur adolescence et sont destinées au métier des armes qu’elles ont vocation à exercer toute leur vie. Leur entraînement est quotidien et éprouvant (exercices de tir, parcours du combattant) et se double d’un conditionnement psychologique et religieux (obéissance absolue, peur du châtiment en cas de transgression) exercé dans un climat de dévotion complète à la personne du roi. Naturellement, ce mode de vie exclut toute possibilité de fonder une famille et ces guerrières sont condamnées à vie au célibat.
Toutes les Amazones sont, bien sûr, (nous sommes en Afrique), chargées d’amulettes qui doivent les protégés contre les mauvais esprits et les balles ennemies.Sur le plan militaire, elles sont organisées en 5 spécialités dont trois d’infanterie :
les fusilières (« gulonento ») qui portent une cartouchière à compartiments qui contient de la poudre dans des feuilles de bananiers ainsi qu’un sabre court (c’est pittoresque, sauf pour l’ennemi)

les archères (« gohento ») qui ont vu leur rôle décliner avec l’apparition des armes à feu et qui servent d’auxiliaires et de porteuses durant les combats

les « faucheuses » (« nyekplohento ») qui sont armées d’un énorme rasoir de 45 cms au bout d’un manche de 60 cms : une arme en fait peu maniable qui ne sera pas utilisée contre des troupes françaises

les artilleuses
l’élite des amazones : les « chasseresses » sélectionnées pour leur stature et leur force physique. Leur prestige est grand et leurs officiers portent sur le crâne des cornes d’antilope attachées par un cercle de fer.

Elles ne participent que rarement aux combats. Mais ce sera le cas dans la lutte contre les Français, tant le roi Béhanzin sent la patrie en danger.
Dans ces conditions, les Amazones sont contraintes de combattre selon la technique dans laquelle elles excellent : le corps-à-corps !Face à des Français dont les baïonnettes effilées protègent les salves tirées depuis le carré qui est formé par leurs troupes en cas d’attaque, les Amazones tentent de provoquer un affrontement rapproché : elles attaquent par des roulés-boulés afin de passer sous la haie de baïonnettes et de s’immiscer dans les rangs ennemis. Leur audace étonne et, en cas de réussite, elles ont souvent le dessus en combat rapproché. Envoyées en véritables commandos dès les premiers accrochages avec les Français, elles bénéficient de l’effet de surprise lors des premiers assaut de postes de garde et elles rapportent au roi quelques têtes de tirailleurs sénégalais sauvagement décapités. Mais rapidement, malgré leur nombre, leur impétuosité et leur détermination, elles subissent de lourdes pertes.

Au fil des affrontements, l’armée de Béhanzin décline donc et les rangs des Amazones sont décimés. Les Français progressent, malgré une guérilla intense, mais ils progressent tout de même.

Le 26 octobre 1892, donc, un violent combat a lieu à Kotokpa. Malgré leur bravoure, les Amazones ne peuvent contenir les charges des soldats français. A l’issue d’un assaut mené à la baïonnette, les Français parviennent à entrer dans le village. La défaite est proche et quelques guerrières, désormais désarmées, dans un ultime sursaut où se mêlent désespoir et volonté de maudire l’ennemi, se mutilent en se coupant un sein et en en frappant leur adversaire !

La chute du royaume dahoméen est désormais certaine. En dépit d’un dernier baroud d’honneur devant Abomey le 17 novembre, la ville est prise. Depuis le début de la guerre, les Français ont perdu 85 hommes et 440 ont été blessés. Les Dahoméens ont laissé, eux, 4 000 morts et 8 000 blessés sur les différents champs de bataille. Quant au 1 200 Amazones qui combattaient dans les rangs dahoméens en 1890, elles ont quasiment toutes succombées dans les combats et, en octobre 1892, ne sont plus qu’une cinquantaine.





Déclaration du Général Dodds



Au nom de la République Française,
Nous, Général de Brigade, Commandant supérieur des Etablissements français du Bénin, Commandeur de la Légion d'honneur ;
Déclarons :
Le roi Béhanzin Ahy-Djéré est déchu du trône de Dahomey et banni à jamais de ce pays.
Le royaume de Dahomey est et demeure placé sous le protectorat exclusif de la France à l'exception des territoires de Whydah, Savi, Avrékété, Godomé et Abomey-Kalavy, qui constituaient les anciens royaumes de Ajuda et de Jacquin, lesquels sont annexés aux possessions de la République Française. Les limites des territoires annexés sont : à l'ouest, la rivière Ahémé ; au nord et à l'est, la rivière de Savi et les frontières nord-est du territoire d'Abomey-Kalavy ; au sud, l'océan Atlantique.
Fait à Porto-Novo, le 3 décembre 1892
A. DODDS

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Re: le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Invité le Mer 3 Fév - 8:39

merci Daniel

ce corps expéditionnaire était que de 825 Légio ou y avait-il d'autre troupe sous le commandement du général Dodds??
825 contre 12000 cela me parait pas beaucoup!!

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Re: le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Admin le Mer 3 Fév - 9:15

charognard33 a écrit:merci Daniel

ce corps expéditionnaire était que de 825 Légio ou y avait-il d'autre troupe sous le commandement du général Dodds??
825 contre 12000 cela me parait pas beaucoup!!


Mon cher Laurent ceci est un site sur la Légion et je rapporte les combats de la Légion mais il est évident que dans toutes les campagnes colonial il y avait d'autres troupes et dans ce cas ci Pour mener à bien sa mission, Dodds disposera du quatrième régiment d'infanterie de marine et plus tard, de 825 légionnaires, de deux escadrons de spahis sénégalais, de six compagnies de tirailleurs sénégalais et d'un armement lourd des plus modernes. Au total, le corps expéditionnaire commandé par Dodds sera composé de plus de 3 000 hommes. C’est également lors de cette campagne que les premières balles explosives furent expérimentées par les troupes françaises contre les hommes de Béhanzin.

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Re: le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Invité le Mer 3 Fév - 9:17

merci de ces precissions Daniel ok

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Re: le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Admin le Mer 3 Fév - 9:18

et je rajouterais pour être complet Pour gêner le ravitaillement des forces dahoméennes en armes et en munitions, Dodds commencera sa campagne en décrétant un blocus économique. Le 26 juin 1892 après un temps d'observation, Béhanzin passait à l'attaque sur le lac Denham. Dodds réagira en attaquant Zobbo. L’officier français donnera également l’ordre de bombarder Godomey, Abomey, Calavi et Ouidah. Le 19 septembre de violents combats se déroulèrent à Dogba où Béhanzin avait encore décidé d'attaquer. Le 4 octobre les troupes coloniales subiront l’assaut des femmes guerrières de Béhanzin, les Amazones vierges du Dahomey. Dodds contiendra cette attaque et occupera le pont stratégique de la rivière Pokissa. Entre le 13 et le 17 octobre 1892, les troupes françaises - légionnaires et tirailleurs sénégalais -, feront face à de nouvelles offensives de Béhanzin toutes plus violentes les unes que les autres et particulièrement à Oumbouémé et Akpa. A la suite de quoi, Dodds décida de se replier. L’officier français avouera 21 tués et 136 blessés. Il reprendra le combat quelques jours plus tard pour occuper le palais sacré de Djéhoué. Il l'abandonnera suite à un combat meurtrier contre les forces dahoméennes. Il faudra à l'officier français, faire charger les Sénégalais à la baïonnette dans un mémorable corps à corps pour en déloger Béhanzin. Enfin, le moment de livrer la dernière bataille arriva en ce matin du 4 octobre 1892. Béhanzin mobilisa tous ses combattants encore valides, appuyés par les courageuses Amazones vierges du Dahomey et mena l'assaut final à la tête d'une armée d'un autre âge. Son élan allait être brisé par une technologie et des moyens modernes. Le résistant africain laissera 4 000 morts et 800 blessés sur le terrain. Les troupes coloniales malgré leur supériorité en armement moderne, n’auront pas effectué qu’une simple promenade militaire pour terrasser Béhanzin. Le bilan de leur campagne s'élève à 93 morts au combat dont 15 officiers et 440 blessés. 205 hommes de leur corps expéditionnaire mourront également de maladie ou des suites de leurs blessures. Béhanzin se retirera pour méditer pendant plusieurs mois à Atchérigbé. Après avoir fait des adieux poignants au dernier carré de ses fidèles, le monarque dahoméen ira se rendre en janvier 1894. Son adversaire Dodds, sera nommé général après cette campagne. L’officier français notera dans son rapport de fin de mission : «Il n'appartient qu'au gouvernement français de fixer les conditions de la reddition, telles qu'elles soient acceptées pour un adversaire dont il faut reconnaître le courage et l'énergie.» Ainsi, ce fut le premier hommage rendu au grand résistant dahoméen qu'était Ahydjéré Béhanzin. Et venant de l’homme qui l’a combattu aussi durement, cela n'en est que plus appréciable. Le roi Béhanzin sera d'abord déporté au fort Tartenson à la Martinique où il vécut une belle histoire d'amour avec la jeune créole Régina. Béhanzin dira de cette femme qu’elle était adorable et étrange car, si pleine de l’Afrique mais si différente de l’Afrique. Ensuite, les Français, sous la pression de l’opinion publique et de la presse, transféreront Béhanzin - qui souhaitait mourir en terre africaine - à Blida en Algérie où il décédera en 1906.

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Re: le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Invité le Mer 3 Fév - 10:06

Merci PROF !!!!!

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Re: le Roi Béhanzin dit "Bec en zinc" et les Amazones

Message par Invité le Mer 3 Fév - 10:38

Merci Daniel

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