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La Bataille de Magenta

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La Bataille de Magenta Empty La Bataille de Magenta

Message par Admin le Ven 13 Nov - 7:53

Les troupes du corps expéditionnaire, aux ordres du maréchal Certain de Canrobert et les approvisionnements sont concentrés vers les Alpes et la vallée Saône. Des unités sont amenées d’Afrique où la situation est calme, et c’est ainsi que la Légion étrangère, se voit appelée à l’honneur de participer à la campagne.

Le 1er RE dont les effectifs sont encore réduits, est transporté en Corse, le 2e RE débarque à Marseille. Le 26 avr. Le « Vauban » jette l’ancre en rade de Gênes avec à son bord le 2e RE. Les deux régiments se trouvent le 14 mai 1859 dans la plaine du Piémont et forment la 2e brigade de la 2e division du 2e corps d’armée.

La 2e division est commandée par le général Espinasse, le 2e corps est aux ordres du général de Mac Mahon. Le début de la campagne est calme. Quelques escarmouches sans importance opposent les avant-gardes des troupes franco-sardes et les forces autrichiennes à l’exception celle de Voghera, près de Montebelllo qui faillit bien se transformer en bataille rangée.

Les colonnes continuent à remonter le cours du Tessin. Cette région est peu faite pour une rencontre de masses, mais elle est favorable à une campagne de guérilla. Les forces françaises progressent au nord du Pô, dans un terrain coupé par plusieurs affluents. La Sésia est franchie sans opposition car les Autrichiens se replient derrière le Tessin. Initialement occupé à fixer les troupes autrichiennes sur le Pô, le 2e corps d'armée reçoit l'ordre d'envelopper par le nord l'armée autrichienne. Certains de ses éléments sont encore sur la rive ouest de la rivière quand le régiment de tirailleurs établit une tête de pont à Turbigo, le 2 juin. Enfin, le 3 juin, la rive droite du Tessin est pratiquement reconnue jusqu’à la hauteur de Milan, c’est-à-dire près de Trécate.

On envoie la Légion observer le pont de San Martino qui commande directement à l’ouest, le village de Magenta. Les légionnaires arrivent sur de puissantes positions censées défendre l’accès de ce passage important. Ils ne découvrent que 7 pièces d’artillerie, abandonnées à la garde de trois factionnaires, oubliés là par erreur. Le pont lui-même est endommagé, mais les artificiers autrichiens n’ont pas eu le temps d’achever leur besogne car seules les deux dernières arches se trouvent affaissées et le Génie n’a pas grand mal à réparer les dégâts.

Pratiquement, le Tessin est franchi. Le combat s'engage seulement le matin du 4 juin 1859. La bataille prend de l'ampleur sans que les commandants en chef des deux armées l'aient voulu. Une division de la Garde impériale tente d'élargir la tête de pont et se heurte à une forte résistance près de Magenta. Les Autrichiens profitent d'un terrain accidenté et d'un cours d'eau parallèle au Tessin pour établir leurs défenses.

Au bruit de la bataille, le 2e corps rallie Magenta où il s'engage en échelons successifs, sans véritable coordination. Le 1er régiment étranger du colonel Brayer avance sous la protection du 7e régiment de chasseurs à cheval quand ce dernier doit refluer sous la pression ennemie. Les Autrichiens progressent en trois colonnes, effectuant des feux de salve peu efficaces mais impressionnants. La compagnie de voltigeurs du capitaine Rembert se trouve la première au contact. Son chef la lance à la charge avec audace.

La Légion engagée dès le début de l’action, en position vers Marcallo, reçoit le choc des Autrichiens massés en grand nombre de l’autre côté. Elle ne peut passer immédiatement à l’attaque. Il faut attendre que l’ensemble du corps expéditionnaire se regroupe pour pouvoir envisager une tactique propre à briser la résistance des 50.000 hommes bien équipés qui barrent la route de Milan, et par le fait, de la Lombardie tout entière. Au soir, les deux régiments étrangers bivouaquent à Turbigo, au nord et sur la rive gauche du Tessin qui vient d’être franchi par la 1e brigade, aux ordres du général de La Motte-Rouge. Les Autrichiens réagissent fortement. Les lignes ennemies connaissent un certain flottement avant de mesurer la force réelle de la petite troupe et de se reprendre. et le général de Mac Mahon, aventuré avec une faible escorte dans le village de Robechetto, pour monter dans le clocher afin d’observer les mouvements de l’ennemi, ne trouve son salut que dans une retraite précipitée.

Entre-temps, les tirailleurs du général de La Motte Rouge dégagent le lieu et les autres corps peuvent bivouaquer, avec les précautions d’usage, dans les maisons et aux alentours du village. Le lendemain, à l’aube, la marche reprend vers Magenta. Les divisions ennemies sont massées aux alentours de l’agglomération et en surveillent sans défaillance les abords. Les plantations leur fournissent une barrière naturelle difficilement franchissable. Elles ont eu le temps d’organiser leurs liaisons.

Du côté des Français, le 2e corps les menace du Nord, tandis que la Garde impériale, profitant des renseignements donnés par les régiments étrangers au sujet des ponts de San Martino, s’avance dans la direction de Magenta et resserre la tenaille. La 2e division doit former l’aile gauche du dispositif français et progresser le long de la grande route de Milan, tout en gardant le contact avec la 1e division, en route vers Buffalora, sur les rives du Tessin, ayant pour mission de faire sa jonction avec les forces qui ont pu franchir le fleuve par les ponts de San Martino. Entre les deux divisions, près de trois kilomètres se trouvent découverts. Les liaisons ne sont assurées que par quelques compagnies essaimées. Les attaques doivent s’effectuer suivant l’axe des trois routes qui, de Marcollo, Buffalora et San Martino, rejoignent l’axe de Milan dans Magenta même.

Le 4 juin au matin, les troupes françaises s’ébranlent rapidement en direction de Magenta. La 2e division occupe presque sans coup férir, le village de Buffalora. À l’aile gauche, l’avance est plus difficile. Le village de Marcollo dépassé, l’ennemi se dévoile, bien retranché de part et d’autre de la route. Il oppose une vive résistance. La situation est confuse. Le 1er régiment étranger commandé par le colonel de Brayer et le 2e régiment de zouaves chargent d’abord, mais ne peuvent rompre les rangs de l’ennemi très supérieur en nombre. Le colonel de Chabrières, du 2e RE, à cheval en grande tenue s’écrie alors : « Non, non, pas en retraite ! Sacs à terre, en avant la Légion » et entraîne le 2e Étranger vers l'ennemi pour tomber presque aussitôt, mortellement blessé. L'élan de ces hommes n'est pas pour autant coupé : rendus furieux par la mort de leur chef, ils foncent vers l'ennemi, baïonnette au canon. Le terrain accidenté ne permet pas de maintenir un ordre strict dans les rangs, mais les légionnaires bousculent avec fureur les lignes autrichiennes qui commencent à se débander. Le 1er Étranger et le 2e Zouave se joignent à l'assaut qui ne s'arrête que devant les positions occupées par les réserves autrichiennes devant Magenta. Celles-ci sont composées de solides unités de chasseurs tyroliens et de redoutables croates.

L’élan de la Légion repousse les Autrichiens qui battent en retraite. Le lieutenant-colonel Martinez, l’ancien carliste, prend le commandement de la Légion à la mort de son chef. L’attaque continue sur toute la ligne et l’ennemi est poursuivi la baïonnette aux reins pendant 3 kilomètres. Arrivés au chemin de fer, les Autrichiens recueillis par de fortes réserves cessent de battre en retraite et la Légion se reforme dans un pli de terrain.

Les légionnaires attaquent la ville à deux reprises, mais sont repoussés. Dans la violence et la confusion des corps à corps, l'Aigle du 2e Étranger est alors en grand danger d'être pris et doit être dégagé par les zouaves. Vers 5 h du soir, le général Espinasse donne l’ordre d’enlever le village de Magenta et se met à la tête de la Légion et du 2e Zouave.

L’obstacle redoutable est la gare : puissante bâtisse tenue par de nombreux défenseurs, elle est bien approvisionnée. Les troupes du général de La Motte Rouge sont déjà aux abords de l’édifice et ne tardent pas à le neutraliser. Les combats de rue se poursuivent jusqu'à neuf heures du soir et sont d'une rare violence.

Le général Espinasse, ancien officier de Légion, conduit sa division en pointe est tué par un chasseur tyrolien, embusqué et tombe à la tête de ses zouaves. Jusqu’à 9 h du soir, on se bat dans le camp autrichien.

Les troupes françaises sont cependant trop épuisées pour exploiter leur avantage. Le 7 juin, le 2e corps pénètre dans Milan. Quand le général de Mac Mahon voit les légionnaires pénétrer dans la grande rue du bourg, il s’écrie « La Légion est à Magenta : l’affaire est dans le sac. ». La population fait un accueil triomphal aux troupes françaises.

Mais Magenta tombe, après une lutte au cours de laquelle le village de Ponte-di-Magenta est pris et repris sept fois. Cette victoire doit cependant être porté au crédit de la troupe. Cette ardeur coûte toutefois cher à l'armée d'Italie qui perd 4.000 tués et blessés ainsi que 600 disparus sur les 50.000 hommes engagés. Sensiblement égales en nombre, les forces autrichiennes subissent des pertes deux fois supérieures.

La Légion perd, outre le colonel de Chabrières, les capitaines Alavoine et d’Assis, le lieutenant André, 55 sous-officiers et soldats tués, 11 officiers et 143 sous-officiers et soldats blessés. Le capitaine Danjou a un cheval tué sous lui. Il est fait chevalier de l’ordre des saints Maurice et Lazare. Le sergent Vilain est fait chevalier de la Légion d’honneur et l’adjudant Maine et le fusilier Wensel reçoivent la médaille de la Valeur militaire de Sardaigne.

Les deux régiment étrangers inscrivent dans leurs plis le nom de « Magenta » et seront décorés de la médaille de la ville de Milan, cinquante ans plus tard. Avec ce succès, Mac Mahon, commandant en chef du 2e corps, obtiendra la dignité de maréchal et le titre de duc de Magenta.

Un mausolée existe où reposent les restes des combattants tombés lors de cette bataille.

La Bataille de Magenta Munif210
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Message par Admin le Ven 13 Nov - 7:58

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Message par Invité le Ven 13 Nov - 18:48

La Bataille de Magenta Batail10

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Message par Invité le Ven 13 Nov - 19:32

La Bataille de Magenta Batmag10

Carte de 1859 présentant les lieux de la bataille

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Message par Invité le Mer 10 Oct - 19:22

merci pour les photos et pour les infos
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Message par commandoair40 le Mer 10 Oct - 19:49

Tu vois en cherchant bien!!!!!!

Ce forum , représente des heures de boulot pour tous .

Et tu commence a en faire parti . ok ok
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